Sortir les poubelles

Les bons coups et les moins bons coups de 2015

Sortir les poubelles

Bonne année tout le monde!

Je suis de retour après un temps de repos bien mérité, et c’est l’heure des bilans! Cette dernière année, ma première année zéro déchet a été vraiment incroyable et remplie d’émotions. Il y a eu des moments fabuleux et enivrants, et des moments de découragement total en petite boule à me demander pourquoiiiii? Mais bon, je vais vous épargner ces derniers parce qu’ils sont peu nombreux et que je veux me concentrer sur tout le positif que cette expérience m’a apporté et m’apporte encore! Je veux également vous faire sourire en vous racontant en toute honnêteté (et en toute humilité), mes moins bons coups zéro déchet de 2015.

Les bons coups

Le grand ménage

Cette année, j’ai fait un vrai de vrai ménage de mes affaires. C’est fou ce que j’avais réussi à accumuler en quelques années. J’ai pris le temps de faire le tri et de vider vider vider. Un an plus tard, j’ai enfin de la place et j’arrive à retrouver mes choses quand je les cherche. J’aime tellement mon petit cocon simple et rangé que j’ai décidé que je ne voudrais jamais vivre dans un endroit plus gros, de peur de vouloir le remplir à nouveau de trucs.

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Bye bye produits toxiques

Pour éviter de faire des déchets, j’ai évité au maximum les emballages et le plastique. Grâce à mes achats en vrac, je suis capable d’acheter mes aliments non transformés et d’éviter le BPA, les produits de conservations, les colorants alimentaires, bref tout ce qui est dégeux et qui finit dans notre bouffe. Puis, je me suis débarrassée de tous mes cosmétiques à usage unique comme mon maquillage, et je leur ai trouvé des alternatives plus naturelles ou zéro déchet. Finalement, je me suis débarrassée de produits nettoyants toxiques que j’avais chez moi et j’ai fouillé sur Internet pour trouver par quoi les remplacer. C’est ainsi que sans m’en rendre compte, devenir zéro déchet m’a permis d’assainir mon environnement, un avantage auquel je n’avais pas pensé.

Vive le compost

Le compost, c’est vraiment la vie. En faisant un effort pour éviter le suremballage à l’épicerie, en choisissant des contenants recyclables et en compostant, on peut facilement réduire de moitié le contenu de ses poubelles.

Les gens et la communauté zéro déchet

Là c’est le moment où je suis émue seule devant mon ordinateur en me disant à quel point tout le monde qui m’accompagne dans cette aventure est extraordinaire. Le monde est beau! Je suis remplie d’espoir pour le futur, et vous rencontrer ainsi que d’autres membres de la communauté zéro déchet a sans aucun doute été l’expérience la plus marquante de cette première année.

Vivre plus simplement

C’est ça le but, non? Personnellement, je voulais surtout être plus libre et sentir que je pouvais vraiment vivre ma vie comme je l’entendais. Je ne suis plus la mode, je fais de moins en moins les choses comme tout le monde et je ne consomme plus comme avant. Je n’accorde plus autant d’importance à ce que les gens pensent. Je sens que je coure moins après mon temps, et je m’amuse beaucoup plus.

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Les moins bons coups

Voici, chers lecteurs, mes moins bons coups de 2015. L’aventure du zéro déchet est une aventure qui ne se vit pas sans faire quelques erreurs, qui font de drôles d’histoires à raconter!

Ce que je pense de l’huile de noix de coco

J’en suis venue à la conclusion que l’huile de noix de coco, ce n’est pas pour tout le monde. Et ça ne peut pas remplacer les crèmes, exfoliants et nettoyants de tout le monde. Cette année, je l’ai essayée à toutes les sauces parce qu’Internet me disait à quel point c’était merveilleux. Le visage, les cheveux, les yeux… J’ai finalement jeté l’éponge: ça rend ma peau et mes cheveux gras et ça me donne des boutons! Si certaines huiles vous font pareil, pour l’amour du ciel n’attendez pas aussi longtemps que moi pour démissionner et retourner à votre bonne vieille crème. La vie est TROP courte.

Un vrai rasoir, ça coupe

L’hiver dernier, j’ai acheté un rasoir réutilisable et durable et encore aujourd’hui, 9 mois plus tard, j’ai de la misère avec. Soit je me coupe, soit ça ne rase rien. Je lis sur Internet que j’ai peut-être la peau très sensible, que je n’ai pas la bonne lame, que je n’ai pas la bonne technique et que bla bla bla. Bref des fois je rêve d’entrer dans une pharmacie et de m’acheter le bon vieux rasoir rose bon marché. Ou d’être assez à l’aise avec mon corps pour ne plus avoir à me raser du tout. Un des deux. Mais je résiste et continue d’essayer. D’ailleurs, vos trucs sont les bienvenus!

La guerre aux mouches à fruits

J’ai eu des mouches à fruits une grande partie de l’été et tout notre bel automne dans ma cuisine. Je les DÉTESTE. Elles rôdent autour de mon compost et de mon vermicompost. C’est sûr que si je n’avais pas de compost, je n’aurais pas des colonies et des nuages de plusieurs générations de mouches dans ma cuisine. Des fois, je pète une coche et j’essaie frénétiquement et pathétiquement de les attraper. Des fois, j’ai envie d’ouvrir ma fenêtre et de jeter mon bac dans la rue. Ce n’est pas encore arrivé; donc le combat se poursuit.

Les chips

Je m’ennuie de manger des chips. Je n’en mange pas souvent, mais maintenant que je dois m’en priver à cause de leur sac et de mon défi, c’est comme si les sacs de chips me parlent dès que je passe devant à l’épicerie. Je résiste, mais des fois je craque. C’est la vie!

La pâte à dents

Oui, je l’aime ma recette de pâtes à dents. Elle est simple, peu dispendieuse, sans fluor et sans microbilles de plastique. Mais des fois, quand je vais à l’extérieur chez les gens, je prends de leur pâte à dents chimique et je m’en mets un gros moton sur ma brosse à dents en bambou. Je suis infidèle à ma pâte à dents parce que des fois, c’est vraiment plaisant d’avoir un gros goût de menthe intense et chimique dans la bouche. Voilà c’est dit!

Les friperies

Je vais mettre ça dans la catégorie à travailler. J’aimerais vraiment être devenue une pro des friperies et de l’usagé, mais j’ai de la difficulté à trouver des vêtements usagés qui me plaisent. Et puis il y a quelque chose avec le neuf… je n’en achète plus souvent, mais je ne suis pas encore arrivée à m’en passer.

Voilà mes bons coups et, disons, ce qu’il me reste à travailler en 2016. Vous êtes-vous reconnus? J’espère que oui; je ne dois pas être la seule à aimer les chips et haïr les mouches à fruits. Enfin j’espère.

Bonne journée tout le monde xxxxx

P.S. Je travaille une petite vidéo pour le premier anniversaire de Sortir les poubelles bientôt. J’ai hâte de vous le montrer!