Sortir les poubelles

Initiative « Juillet sans plastique »

http://www.gosfordest-p.schools.nsw.edu.au/news/plastic-free-july

Aujourd’hui, je suis vraiment excitée de vous parler de l’initiative « Juillet sans plastique ».  Tout d’abord petit rappel des faits : le plastique est partout et est une source importante de pollution dans la nature et dans nos océans.

Le défi « Juillet sans plastique » est le suivant : pendant le mois de juillet, on essaie de refuser d’utiliser du plastique à usage unique. Par usage unique, on entend le plastique habituellement utilisé dans la vie de tous les jours, qui ne sert qu’une fois et qui sera recyclé ou jeté par la suite, par exemple les contenants et les emballages des aliments. Cette initiative nous est venue d’Australie, où il semble être devenu difficile de faire de la plongée sans croiser une bouteille d’eau ou un sac de plastique. C’est d’ailleurs pour ça que malheureusement toute l’information diffusée est en anglais uniquement.

L’idée est de nous faire prendre conscience de la quantité de plastique à usage unique que nous utilisons au quotidien et de nous inciter à favoriser des alternatives plus écologiques. On peut embarquer dans le défi complètement comme moi et essayer d’éviter tout type de plastique à usage unique pendant juillet ou se donner comme objectif de limiter les quatre produits de plastique les plus utilisés (et donc les plus polluants) : les sacs de plastique, les bouteilles d’eau, les tasses de café jetables et les pailles.

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National Geographic, http://news.nationalgeographic.com/news/2015/01/150109-oceans-plastic-sea-trash-science-marine-debris/

Alors comment on fait si le défi nous intéresse? On commence par s’inscrire sur ce site. Le site de l’initiative en lui-même est vraiment très intéressant et plein de bonnes ressources pour aider à diminuer sa consommation de plastique au quotidien, comme celle-ci.

Puis, pendant le mois de juillet, on reçoit par courriel de l’information, des trucs, des petits témoignages et des encouragements! Mais surtout, la vraie richesse de ce défi quant à moi est l’accès, à travers la page web, le facebook et le twitter de « Juillet sans plastique », à toute une communauté de gens qui s’entraident et qui s’encouragent. Une belle communauté de gens engagés qui vivent les mêmes défis et les mêmes victoires que nous! Bref, ce défi est totalement enligné sur la philosophie zéro déchet.

Le problème avec le plastique

Le problème avec le plastique, c’est qu’il est largement et de plus en plus utilisé et qu’il a une durée de vie de 100 à 1000 ans. C’est donc dire que depuis son invention en 1870 à sa commercialisation massive en 1950, chaque morceau de plastique jamais créé existe encore sur terre quelque part.

Beaucoup d’objets de plastique finissent dans l’océan, entre autres dans ces fameux gyres océaniques immenses dont je vous reparlerai la semaine prochaine. On estime à 5,25 milliards le nombre de morceaux de plastique dans l’océan. Le chiffre 5,25 milliards est tout simplement monstrueux et irréel quant à moi. On estime également que plus de 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans l’océan chaque année. Ouch.

http://news.nationalgeographic.com/news/2014/12/141211-ocean-plastics-garbage-patches-5-gyres-pollution-environment/

National Geographic, http://news.nationalgeographic.com/news/2014/12/141211-ocean-plastics-garbage-patches-5-gyres-pollution-environment/

Parmi les dix objets les plus présents dans les débris, on retrouve les bouteilles d’eau (près de la moitié des objets retrouvés!), les sacs de plastique, les pailles, les ustensiles jetables et les emballages de nourriture. Est-ce possible de se passer de ces articles l’espace d’un mois? Je pense que oui! Ce mois-ci, on traîne notre tasse à café, nos ustensiles, notre bouteille d’eau et on refuse les pailles!

Je crois qu’il est possible de penser nettoyer nos océans un jour, mais je crois qu’il est encore plus fondamental d’attaquer le problème à la source et de refuser le plastique.

Et le recyclage dans tout ça?

Le recyclage du plastique est essentiel, mais n’est pas et ne sera jamais une solution suffisante et adéquate à la consommation exponentielle de plastique à travers le monde. À travers ce défi, on essaie de freiner la quantité de nouveaux objets de plastique produits. Je vous invite également à lire au sujet des problèmes liés au recyclage du plastique la fin de mon article sur le recyclage.

Alors quand dites-vous? Embarquez-vous avec moi? Bilan et photos à la fin juillet!


Sauces et condiments

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Décidément l’été me donne des envies de popote et de projets faits maison! Ceux qui me suivent depuis quelque temps savent déjà que je n’essaie pas seulement de réduire ma poubelle, mais également mon bac de recyclage. Je pense que si on peut éviter les emballages en général, que ce soit le plastique, le verre, le métal ou le carton, on devrait essayer de le faire. Créer un contenant requiert énormément de ressources et d’énergie alors mieux vaut éviter de gaspiller inutilement les ressources à la base.

Quand je pense contenants et emballages, je pense à ma cuisine. Malgré mes efforts ces derniers mois, mon frigo et mes armoires sont toujours pleins d’emballages et de contenants, en plus d’être tout simplement pleins à craquer comme si je me préparais pour la fin du monde ou une invasion de zombies. Dans mes rages de zéro déchet, lorsque j’ai envie de tout donner à des organismes et de refaire ma vie avec seulement une casserole et une cuillère en bois, j’ai très souvent eu envie de clairer l’entièreté de ma cuisine. Allez hop, fini les sauces et les condiments! Finies les parties de tetris grandeur nature lorsque j’essaie de ranger de la nourriture dans mon frigo ! Si certaines activistes du zéro déchet ont l’air heureuses et épanouies avec un frigo ordonné avec pas grand-chose, je peux l’être aussi ! Et puis j’ai réalisé que non. J’aime les condiments et j’aime trop manger. Comment certaines personnes font-elles pour n’avoir que des pots Masson et des lentilles dans leur frigo ET avoir l’air d’aimer leur vie ? Je ne comprends pas.

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Bon bref. J’ai fait mon deuil du frigo zen, mais je veux tout de même essayer de réduire mon recours à des contenants au maximum. Premièrement, en étant plus consciente de mes besoins et en évitant d’acheter des produits emballés inutiles, comme des algues séchées que décidément je ne cuisinerai jamais. Deuxièmement, en commençant à faire certains produits moi-même.

J’ai commencé avec la moutarde. On m’avait dit que faire de la moutarde était facile alors j’ai essayé. J’ai regardé les ingrédients de ma moutarde à l’ancienne préférée et j’ai réalisé qu’il n’y en avait que 3 : graines de moutarde, vinaigre et sel. Révélation ! Ça ne pouvait pas être si sorcier et je peux acheter tous ces ingrédients en vrac. Le résultat m’a beaucoup plu alors j’ai continué mes essais.

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J’ai fait du lait d’amandes, du beurre d’amandes, du beurre de pacanes, de la confiture et du Nutella maison. J’ai aussi fait des cornichons, du ketchup, du hummus et du pesto. J’ai toujours fait mes recettes en m’inspirant de recettes trouvées sur Internet. Voici certaines des recettes dont je me suis inspirée, si vous êtes curieux :

Tous ces aliments sont selon moi faciles à faire et ne requièrent pas beaucoup de temps ou de savoir-faire. J’avais peur au début que de préparer beaucoup de mes aliments maison ne me prenne trop de temps. J’ai du temps, mais pas tant que ça. Je veux adopter de nouvelles habitudes de vie qui sont durables et que je voudrai continuer à long terme. Il y a quelque temps je m’étais emportée et j’avais commencé à faire mon yogourt, mes craquelins, mes biscuits et même mon pain. Je voulais aussi faire ma propre sauce soya pour éviter d’acheter une bouteille, même si ça impliquait faire fermenter du soya pendant plusieurs mois pour favoriser la croissance de micro-organismes et de moisissures. J’étais vraiment motivée à réaliser mon projet, jusqu’à ce qu’une amie me rappelle que je n’étais certainement pas assez bonne pour fermenter quelque chose et le manger après sans m’empoisonner. Surtout quelque chose qui doit fermenter pendant des mois. Vous comprendrez que je lui ai donné raison et que j’ai été convaincue que j’étais rendue un peu trop intense.

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C’est pour ça que je ne ferai pas mon pain chaque semaine, ni mon tofu ni mon yogourt bref rien qui m’oblige à y consacrer trop de temps. Pour le reste par contre, faire du ketchup et de la moutarde au début de l’été, de la confiture pendant la saison des fraises et des pestos à l’automne, c’est 100% faisable !

Tentés d’essayer le fait maison ? Je vous conseillerais de commencer par fouiller dans votre frigo pour y choisir une sauce ou un condiment que vous aimez bien. Vous réaliserez sûrement qu’il contient peu d’ingrédients, et qu’il est donc faisable. Si par contre votre sauce contient 400 ingrédients et que la majorité ne vous dit rien, je vous conseille plutôt de la jeter (au sens figuré bien sûr ; je veux que vous la recycliez !). Pour le reste, c’est assez facile.

Bonne chance !


Beurre corporel fait maison

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Comme la majorité des filles, je suis constamment à la recherche de LA crème miracle pour le corps. J’ai dû essayer à ce jour des dizaines de crèmes, sans jamais être complètement satisfaite d’aucune. Mon sentiment d’insatisfaction vient peut-être du fait que je suis constamment bombardée à travers les médias de publicités de nouvelles crèmes, toujours plus miraculeuses que celles d’avant. Et chaque fois que je me laisse tenter par une nouvelle crème, elle marche à moitié ou un certain temps jusqu’à ce qu’une autre attire mon attention. C’est un cycle éternel.

En plus, je n’ai pas envie de croire que chaque partie de mon corps a besoin d’une crème spécifique et différente. Tout ça, et tout cet argent dépensé pour apprendre par la bande que mon innocent pot de crème contient des dérivés de pétrole, des substances cancérigènes et des résidus de pesticides, bref du beurk.

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J’ai donc décidé d’arrêter de perdre mon temps dans les allées de la pharmacie, de garder mon argent pour moi et de me faire ma propre crème. C’est le début du « fait maison », aussi appelé « DIY (Do it yourself) », sur Sortir les poubelles!

Cette première recette mérite définitivement un article parce qu’elle est in-croy-a-ble. C’est un beurre corporel hydratant dont on peut s’enduire de la tête aux pieds et qui sent le chocolat. Tellement qu’on a vraiment envie de le manger. La recette vient du blogue Trash is for tossers, un blogue zéro déchet new-yorkais écrit par la magnifique Lauren Singer. Avec une légère modification à la recette et quelques suggestions, voici la version Sortir les poubelles.

Tout d’abord, il vous faudra les quatre ingrédients suivants : du beurre de mangue, de l’huile d’amande douce, de l’huile de noix de coco et du beurre de cacao. La recette initiale proposait du beurre de karité au lieu du beurre de mangue, mais pour une raison que je ne m’explique pas je déteste l’odeur du beurre de karité. Va pour le beurre de mangue qui est un bon substitut.

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Pour les proportions, on met la même quantité des quatre substances. Puisque c’est déjà un beurre assez riche, si on a la peau grasse ou à tendance acnéique, on peut mettre un peu moins d’huile de noix de coco. Le beurre de mangue est très riche et aide à régénérer les tissus et à rendre la peau élastique. L’huile d’amande douce adoucit la peau et le beurre de cacao est riche en antioxydants et protège et nourrit la peau en plus de sentir le CHOCOLAT. Finalement, l’huile de noix de coco est super hydratante et sent le Sud. Quoi demander de plus?

Puisqu’on est zéro déchet, on essaie de se procurer ces ingrédients en vrac. Ils sont disponibles en vrac au Noblessence ou chez Coop Coco à Montréal. Ces ingrédients proviennent souvent de l’agriculture biologique, ce qui est un plus.

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Pour préparer le beurre, il suffit de faire fondre les quatre ingrédients ensemble dans un bain-marie. Si comme moi on n’a pas de bain-marie, on peut faire chauffer de l’eau dans une casserole et déposer un plat de verre ou de métal au-dessus ou dedans. L’important, c’est que la source de chaleur ne soit pas directement en contact avec les huiles. On fait fondre tranquillement pendant 5 à 10 minutes à feu doux.

Puis, on réfrigère notre mélange jusqu’à ce qu’il soit bien dur, soit entre 40 minutes et une heure. On peut s’arrêter là, car le beurre corporel est prêt. Par contre, si on a encore un peu de temps à consacrer au projet, on peut battre le mélange avec un robot culinaire pour lui donner une consistance de presque crème fouettée. Ça prend quelques minutes de plus et rend l’application plus facile et agréable.

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Et voilà, un vrai beurre pour le corps comme ceux qu’on achète au magasin, sauf sans emballages, sans déchets, sans agents cancérigènes, sans dérivés de plastique et sans résidus de pesticides (si organique). Je m’en mets tout le temps depuis 3 semaines et je dois dire que je l’adore et que ma peau est vraiment superbe. Tenté? Allez-y vous ne le regretterez pas!

Bonne journée!


10 000 !!!

Sortir les poubelles vient de passer le cap des 10 000 lecteurs! Youpi hourra wow! À part parce que je suis hyper heureuse et excitée, pourquoi est-ce que je tiens à le partager? D’abord, parce que je veux vous remercier de supporter ce blogue et mon projet. Faire la transition vers une vie sans déchets est une aventure incroyable; merci d’en faire partie!

Ensuite, parce que j’aimerais que vous preniez conscience du fait que vous êtes 10 000 à avoir eu de l’intérêt pour ce blogue depuis son commencement. Que vous soyez arrivé ici par hasard ou non, vous avez eu la curiosité de vous intéresser au projet zéro déchet. Comme 10 000 autres personnes.

Lorsqu’on entreprend de changer ses habitudes pour mieux consommer et protéger l’environnement, on se sent souvent un peu seul et parfois isolé. Je sais que c’est difficile de trouver des endroits où acheter en vrac, des commerces qui vont vous aider ou même d’essayer de sensibiliser ses proches. Il ne faut pas se sentir seul dans sa démarche. Selon moi, nous sommes beaucoup à nous préoccuper, au moins 10 000. 10 000 petits ninjas de l’environnement disséminés à travers le Québec et le monde, toujours prêts à dégainer un sac réutilisable ou à refuser un article promotionnel!

Alors la prochaine fois qu’on vous servira dans du styromousse ou que quelqu’un vous dira que si on consommait moins l’économie s’écroulerait (plus capable de cet argument…), rappelez-vous que nous sommes beaucoup à travailler à changer les choses chacun de notre côté.

Vous avez toute mon admiration et ma gratitude. Merci!

Charlotte xox

Sortir les poubelles

Santé!