Sortir les poubelles

Sous la douche

Sortir les poubelles

Aujourd’hui on se lave sans faire de déchets! Parlons savons, shampoings et… rasoir! Oh que oui. Débutons par le savon. Il est possible et facile en cherchant un peu d’acheter du savon sans emballage. Les savons de la compagnie ontarienne The Soap Works, que j’aime beaucoup, sont vendus sans emballage. Leurs savons sont doux pour la peau et faits avec des ingrédients d’origine végétale. Je les utilise pour mes mains, mon visage et le corps et ils sont faciles à trouver dans les magasins de produits naturels. Mais il y a beaucoup d’autres compagnies qui en offrent!

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Pour le shampoing, j’ai testé deux options: le shampoing en vrac et le shampoing en barre. Commençons par se rappeler que le shampoing, c’est en fait du savon liquide. Ce n’est pas autre chose que du savon; la formule moléculaire du savon qui lave les cheveux est la même que le savon qui lave n’importe quoi d’autre. Je ne crois pas vraiment en la capacité de certains à lisser/friser/onduler/gonfler mes cheveux. Je crois plutôt que la différenciation des shampoings est un beau travail de marketing qui a réussi à créer une demande pour le même produit embouteillé dans des bouteilles différentes. Bref, cela m’amène à dire qu’à mon humble avis, n’importe quel bon savon serait en mesure de laver mes cheveux.

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Quoi qu’il en soit, je me suis prêtée au jeu et j’ai essayé la fameuse barre shampoing. Plusieurs compagnies en offrent, dont The Soap Works et la compagnie anglaise Lush. Il existe également du revitalisant en barre. Je dois avouer que j’étais sceptique au début parce que j’avais peur que le shampoing ne mousse pas. Mais ça a moussé très bien hourra! Je n’ai pas eu besoin, comme je le redoutais, de mettre la barre directement dans mes cheveux et de frotter chaque mèche individuellement. Conclusion : cheveux propres, mais je pense que le shampoing liquide est plus facile à utiliser tout de même.

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Ce qui m’amène à notre seconde option zéro déchet, soit le shampoing et le revitalisant en vrac. On trouve beaucoup d’options en vrac dans les magasins de produits naturels et on peut y remplir directement nos contenants. Parmi les choix offerts, il y a les marques Pure, OH, Oneka et Druide. Personnellement, mon shampoing en vrac préféré est celui des magasins Lemieux, une compagnie québécoise offrant des produits écologiques en vrac. Si vous me le permettez, je n’écrirai pas dans cet article une liste de magasins offrant ce genre de produits en vrac, car elle serait bien longue. Par contre, je suis en train de monter un carnet d’adresses zéro déchet pour le blogue qui devrait être disponible avant l’été! D’ailleurs, n’hésitez pas à partager vos endroits préférés avec moi à l’adresse suivante : charlotte@sortirlespoubelles.com.

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Finalement, je veux absolument vous parler de mon nouveau rasoir. Je sais depuis longtemps que c’est un peu stupide d’acheter des rasoirs de mauvaise qualité et de jeter continuellement des cartouches à la poubelle. En fait, c’est un peu comme jeter de l’argent (beaucoup d’argent) dans la poubelle. Je me suis mise à chercher de l’information sur des rasoirs réutilisables sur Internet. Je voulais le rasoir parfait (rien de moins), le genre robuste qui ressemblerait à celui que nos grands-parents utilisaient. J’ai finalement choisi le rasoir 23-C de la compagnie allemande Merkur en me basant sur des commentaires que j’avais lus en ligne. Il est très beau et je suis supposée pouvoir le léguer à mes enfants un jour, c’est donc dire qu’il est robuste. Seulement, ce genre de rasoir à de vraies de vraies lames, du genre qui peuvent blesser et qui n’entrent pas dans ton bagage à main dans l’avion. J’avais donc vraiment peur de l’utiliser au début, surtout à cause de tous ces gens anonymes sur Internet qui racontent qu’on peut se couper facilement et qu’il faut être habile pour utiliser cet objet. Laissez-moi vous dire que la première fois que je l’ai utilisé, j’avais l’impression de manipuler une arme! J’y suis allée tout doucement, tellement doucement que je n’ai rien réussi à raser du tout! Un jour à la fois, lui et moi on s’est apprivoisés et maintenant on a une très belle relation. Finalement, c’est facile à utiliser et ça marche super bien! La minuscule lame devrait me durer plusieurs mois si je l’entretiens bien. D’ailleurs, si vous cogitez l’achat d’un rasoir, n’hésitez pas à m’écrire et à me poser des questions j’ai un doctorat en la matière maintenant.

Et hop voilà, c’est facile de prendre sa douche sans faire de déchets!

Bonne journée ensoleillée tout le monde!


Tri et ménage de printemps

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Le printemps est arrivé (enfin il fait beau!) et donne à tout le monde des envies de ménage de printemps. Chez moi, le gros ménage bat son plein depuis la fin janvier déjà, soit depuis le début de mon défi. On me demande souvent par où commencer lorsqu’on veut entreprendre une aventure zéro déchet et ma réponse est la suivante : par un bon tri.

Un bon tri permet de créer de l’espace, de réévaluer ses besoins et de se rappeler ce qu’on a déjà à la maison. Alors on ouvre les tiroirs, les armoires, les garde-robes et les commodes et on fouille! Cette démarche peut être extrêmement frustrante et décourageante parce que c’est long et beaucoup plus difficile que de laisser les objets s’accumuler. En fouillant dans mes affaires, je m’en veux d’avoir accumulé autant de trucs au fil des années. J’aurais vraiment aimé que quelqu’un me parle des règles « Refuser » et « Réduire » il y a longtemps! C’est bien clair; la plupart du temps j’ai envie de TOUT jeter, de faire le vide complètement et de repartir à zéro. Seulement, on se comprend que tout jeter n’est pas vraiment l’idée de ce blogue. Je serai donc patiente et ferai les choses comme il faut.

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Après avoir établi que certains de mes biens devaient partir, j’ai entrepris de m’en débarrasser correctement. J’utilise beaucoup les petites annonces Kijiji pour les objets ayant de la valeur. Lorsque je veux plutôt donner un bien, j’essaie de penser à qui il pourrait vraiment servir avant de penser le donner à un organisme comme Renaissance. Par exemple, j’ai laissé mes vieilles lunettes à mon optométriste, qui les donnera à d’autres personnes dans le cadre d’un programme de réutilisation. J’ai donné des livres à ma bibliothèque et des magazines à un centre de personnes âgées de mon quartier. J’ai trié mes tiroirs et ai donné des stylos et des articles de bureau à un centre de jeunes près de chez moi. J’ai donné des outils que j’avais en double ou qui ne me servaient pas et j’ai disposé de vieux appareils électroniques correctement. La liste des choses dont je me suis départie est longue : produits de nettoyage, produits de beauté, restes de peinture, vieilles batteries, vêtements, etc. Tous ces biens peuvent servir à d’autres. Sinon, on peut en disposer de façon sécuritaire. Je me suis demandé longtemps s’il était préférable de disposer correctement de ses biens plutôt que de les donner et de risquer que les gens les jettent par la suite, et j’ai décidé de favoriser la réutilisation des biens.

Tout ce processus m’apprend progressivement à éviter d’accumuler des biens. J’essaie de réduire mes effets personnels, mes besoins et de contrôler mon goût pour la nouveauté. Si le printemps vous donne également des envies de simplicité volontaire, je vous encourage à diminuer le temps que vous passez près des magasins ou devant la télévision. J’ai personnellement réalisé que moins je recevais de messages me disant que je manquais de quelque chose, moins j’avais l’impression de manquer de quelque chose.

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Finalement, je ne peux pas parler de réduire sans parler de réduire la quantité de lettres et de dépliants qu’on reçoit par la poste. Combien d’entre nous ouvrons chaque semaine notre boîte aux lettres et jetons machinalement le trois quarts de son contenu au recyclage? Des circulaires, des publicités, des magazines, des publications et des lettres inutiles de nos institutions bancaires s’accumulent à l’infini dans nos boîtes aux lettres. Ce n’est pas normal de se demander s’il y a une lettre pour nous dans une malle pleine! J’ai donc pris le temps de remédier à la situation pour éviter la création de ce gaspillage de papier à la source. Je me suis désabonnée des versions papier des magazines et publications que je recevais. J’ai appelé mon institution bancaire pour qu’ils communiquent avec moi par Internet le plus possible et je me suis inscrite à la facture Internet d’Hydro-Québec. J’ai finalement apposé une belle mention « pas de circulaire » au-dessus de ma boîte aux lettres. Vous pouvez faire de même en vous imprimant cette image, à moins que vous aimiez recevoir les promotions du gym ou de la pizzeria du coin.

Bon ménage!


La boîte à lunch

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Je ne sais pas pour vous, mais moi dès que l’horloge indique 11:00, je commence à avoir faim. Dîner, avec déjeuner et souper, est une de mes activités favorites, mais ne doit pas être une occasion de produire des déchets. C’est facile de terminer son repas avec une pile d’emballages à jeter. À mon humble avis, il n’y a rien de normal à produire autant de déchets en une seule activité. Bref, l’idéal c’est de se faire des lunchs.

Pour commencer, c’est plus économique que d’acheter de la nourriture pour emporter et souvent bien meilleur pour la santé. C’est aussi vraiment plus écologique, surtout si on évite les pièges des collations, fromages, yogourts et compotes emballés. Pour éviter d’acheter des collations emballées individuellement, je me suis équipée de plusieurs contenants pour me faire des portions individuelles.

Mon kit de lunch comprend : une boîte à lunch, des ustensiles, des serviettes de table en tissus, des plats en verre, des plats de divers formats en plastique et des pots en verre pour les liquides. La boîte à lunch est un « must ». Jusqu’à récemment, j’utilisais les sacs réutilisables de petits formats qu’on me donnait lors de mes achats dans les magasins, mais j’ai réalisé qu’ils ne me duraient jamais plus que quelques mois et que je devais les remplacer souvent. J’ai donc cherché une vraie boîte à lunch, comme celle qu’on avait au primaire mais plus jolie. J’en ai trouvé des usagées chez Renaissance et il y en avait des millions. Ça m’a rappelé que je n’ai vraiment pas souvent besoin d’acheter neuf, car même si j’essayais je ne pourrais jamais venir à bout de tout ce que les autres ont consommé avant moi. Pour les serviettes, j’ai coupé de vieux linges à vaisselle et cousu de mignonnes petites serviettes. Les ustensiles viennent de la maison.

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Repas sans BPA s’il vous plaît

Je sais depuis longtemps qu’il faut éviter de manger dans des contenants en plastique ou de faire chauffer du plastique dans le micro-ondes. Seulement, par paresse entre autres, je me disais que c’était plutôt de la science populaire et qu’entre ce qui est vraiment dangereux pour la santé et ce qui ne l’est pas, manger dans du plastique ne devait pas être si dangereux. J’ai depuis poussé mes recherches et je comprends mieux comment et pourquoi c’est dangereux. En fait, le plastique est un composé chimique qui peut diffuser dans la nourriture. Lorsque les aliments sont en contact avec du plastique, de minuscules particules de plastique s’infiltrent dans la nourriture et le rythme de transfert augmente si le contenant est chauffé.

Parmi les substances qui diffusent facilement, on parle beaucoup du Bisphénol A (BPA) et du groupe des phtalates. Certaines études indiquent de solides corrélations entre l’ingestion de BPA et des perturbations du système endocrinien, surtout en ce qui a trait à la régulation de l’estrogène. L’ingestion de ces composés est également liée à des problèmes de fertilité, des problèmes de développement chez l’enfant et divers problèmes neurologiques. D’autres études affirment que le niveau d’ingestion du canadien moyen n’est pas suffisant pour avoir un impact sur la santé. Dans les faits, toutes ces études ont été effectuées à court terme et on ne connaît pas l’impact sur la santé d’une exposition prolongée à ces composés chimiques. On sait par contre que 95% des Canadiens ont des niveaux mesurables de BPA dans leur sang ou leur urine. J’ai donc décidé d’essayer de migrer progressivement vers le groupe du 5% en évitant au maximum de manger dans du plastique, surtout les numéros 3 et 7. Bien sûr, vous avez remarqué que j’ai toujours des contenants en plastique. J’ai décidé que je n’en achèterai plus de nouveau, mais que ce n’était pas écologique de m’en départir tout de suite. Je les utilise donc à l’occasion et évite désormais de les chauffer ou de les congeler. Pour plus d’information, je vous invite à lire ceci de la Fondation David Suzuki (disponible en anglais uniquement, désolé).

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On privilégiera donc des contenants en verre ou en pyrex ou des contenants en acier inoxydable. L’avantage des contenants en acier inoxydable est qu’ils sont légers et incassables, mais on ne peut pas les chauffer dans le micro-ondes. Les contenants en verre et en pyrex sont plus lourds, mais on peut les chauffer. Personnellement, je préfère le verre.

Finalement, oui il m’arrive de ne pas avoir de lunch ou de l’oublier. Est-ce que je produis des déchets pour autant quand ça arrive? Non, parce que j’ai un kit d’urgence dans ma case à l’école, qui est en fait uniquement constitué d’un gros bol et d’une cuillère. Comme ça, je peux me présenter à la cafétéria avec mon bol (je fais d’ailleurs un malheur à chaque fois) et voilà hop! Un autre repas sans déchet!

Bonne journée!