Sortir les poubelles

Mes débuts dans le zéro déchet: inspirations et optimisme

Résultat du défi « Juillet sans plastique »!

Salut tout le monde! Aujourd’hui, je vous invite à découvrir Amélie, du superbe blogue Bric à bacs. Amélie a mis sur pied cette petite mine d’or d’informations afin d’informer et de sensibiliser les gens sur certains enjeux environnementaux et surtout, sur la gestion des déchets! Elle vous raconte ici ses débuts dans l’aventure zéro déchet et certaines de ses réflexions d’écolo imparfaite. Gageons que vous allez vous y reconnaître! Bonne journée xxxx

Insufflez un vent d’optimisme

C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation de Charlotte à collaborer à Sortir les poubelles et de partager quelques-unes de mes réflexions sur le sujet qui l’intéresse et qu’elle documente généreusement avec son blogue. Depuis près de 8 mois, j’ai emprunté la route vers le zéro déchet. Mon aventure a commencé en juillet dernier, alors que je me suis engagée à participer au défi « Juillet sans plastique ». L’objectif : réduire la consommation d’emballages en plastique à usage unique pendant un mois. Ce qui semblait au début un défi quasi insurmontable (et perturbant pour certaines personnes de mon entourage : je n’allais quand même pas m’empêcher de vivre pour éviter d’acheter des choses contenant du plastique…) a été un tremplin vers des changements durables.

En plus d’intégrer de nouvelles habitudes et de vivre davantage en cohérence avec mes valeurs, j’ai depuis découvert une multitude d’initiatives inspirantes qui contribuent chacune à leur manière à construire un monde meilleur. Le zéro déchet s’inscrit à mon avis dans un mouvement planétaire plus large, très diversifié, qui propose de reconnecter avec notre environnement et l’humanité.

Aujourd’hui, malgré l’importance du travail à réaliser pour que des changements durables soient mis en place, c’est avec optimisme que je regarde l’avenir… et j’aimerais le partager avec vous!

Réduire et reconnecter avec le savoir-faire

Mon rythme vers le zéro déchet est probablement plus lent que certain-e-s, mais je suis convaincue que nous devons nous écouter pour apporter des changements durables à notre mode de vie. Charlotte l’expose d’ailleurs très bien dans son bilan de 2015, accepter ses limites et ne pas utiliser de l’huile de coco même si c’est LE produit miracle qui permet de tout faire, c’est aussi un choix sain (et meilleur pour sa peau).

Peu à peu, j’ai intégré plein de nouvelles habitudes : acheter en vrac avec mes propres contenants, cuisiner pour éviter d’acheter des produits (sur)emballés (barres tendres, pesto, hummus, faire des gnocchis car je n’ai pas trouvé de pâtes en vrac près de chez moi, congeler des fruits d’été, canner de la sauce tomate, etc.), trouver des alternatives aux produits de soins personnels (comme le shampoing en barre – et le déo que je m’engage à faire quand j’aurai fini celui que j’utilise actuellement). La liste de choses à faire est encore longue, mais c’est loin d’être décourageant : il y a beaucoup de place à l’amélioration et tant de choses à apprendre!

Parce que zéro déchet, c’est aussi synonyme de nombreux apprentissages. C’est une chose que j’apprécie particulièrement : réduire ma consommation d’emballages me permet peu à peu de reconnecter avec le savoir-faire. Faire davantage de choses avec mes mains plutôt que d’opter pour des produits prêts-à-consommation-immédiate est aussi un moyen efficace de décélérer le rythme effréné du quotidien et de connecter avec soi. De prendre le temps.

Nord

Cabane à bouquins pour partager ses livres à Montréal

Collaborer, partager et agir : la société en mouvement!

Cuisiner, réparer, s’informer sur les produits pour choisir celui qui est plus local, éthique, durable, voir chaque matière comme une ressource qui pourrait être valorisée autrement… le zéro déchet mène à des réflexions beaucoup plus larges sur la consommation. Et heureusement, nous sommes entouré-e-s de gens, de projets, d’initiatives et d’innovations qui injectent une bouffée d’optimisme quotidienne. Que ce soit l’Ocean clean up, qui vise à nettoyer les plastiques de l’océan d’ici 10 ans, ou encore des entreprises d’ici qui travaillent à accroître l’écoresponsabilité dans un secteur d’activité (garderies, établissements de santé, pharmacies) : plusieurs s’organisent pour que se concrétisent les transitions nécessaires à une société viable.

L’année 2016 a bien commencé. Avec toute la visibilité qui a été donnée aux blogueuses zéro déchet, force est de constater que ce mouvement (qui était initialement marginal) intéresse de plus en plus de citoyennes et de citoyens. Dans la Capitale-Nationale, le groupe Zéro déchet ville de Québec a presque triplé dans les derniers mois et atteint près de 1 000 membres. La Radio NRJ, qui n’est pas particulièrement reconnue pour sa sensibilité environnementale, m’a récemment proposé une entrevue d’une heure pour parler de zéro déchet. L’animateur, Mario Tremblay, s’est même engagé à rapporter son sac réutilisable la prochaine fois qu’il ferait l’épicerie. Un petit geste témoignant d’une ouverture concrète sur le sujet!

Les changements s’opèrent au niveau individuel, mais aussi collectif. Plusieurs actions bien réelles sont en cours à grande échelle : bannissement des sacs de plastique à Montréal, projet de loi canadien contre le gaspillage alimentaire, mouvement social pour une transition vers des énergies propres, etc. Nous avons de quoi être optimistes!

Finalement, la croissance de l’économie collaborative (et pas l’ubérisation – voir cet article du Devoir qui expose très bien les enjeux opposant ces deux projets) est pour moi une source d’inspiration de taille. Des événements de troc d’objets, des ateliers de réparation, un réseau pour échanger des services, des frigos collectifs, des sites de partage de connaissances, d’idées et d’informations pour réparer : voilà tant d’initiatives qui contribueront à construire une société plus juste, inclusive et écologique.


Les mouchoirs en tissu

mouchoir_1

Et une autre belle collaboration pour Sortir les poubelles ! Celle-ci nous vient d’Amélie, une lectrice du blogue qui voit grand côté zéro déchet. J’ai appris à connaître Amélie au fil d’échanges de courriels et à travers ses commentaires sur le blogue. J’ai été séduite par sa plume, si bien que j’ai décidé de lui offrir l’opportunité de nous partager une de ses réflexions sur cette plateforme. Voici donc sans plus attendre et pour le plus grand bonheur de tous, le mystère des mouchoirs en tissu DÉ-MYS-TI-FIÉ ! Merci Amélie et bonne journée tout le monde, Charlotte xxxxx

Je suis née avec un tout petit nez, mais un petit nez qui voit grand. Il se compare aux érables de nos forêts québécoises dont la sève coule abondamment au printemps. La seule différence, c’est que lui croit que cette saison dure 365 jours par année. Autrement dit, j’ai toujours la goutte au nez ! Sans avoir achevé ma transition vers le zéro déchet, j’ai décidé de faire un autre pas dans cette direction. J’utilisais déjà du papier hygiénique recyclé, non blanchi et biodégradable, acheté dans une caisse de carton recyclable. Chaque rouleau est aussi emballé individuellement avec du papier recyclable au lieu du plastique. J’avais en quelque sorte la conscience tranquille sur ce dossier. Mais en constatant l’ampleur du tas de papier remplissant mon compost, je me suis questionnée sur la possibilité de faire un Xième changement. C’est ainsi que j’ai adopté les mouchoirs de tissus. Et comble du bonheur, un atelier tout près de chez moi en confectionne avec du coton biologique. Je vous avoue qu’au début, c’est plutôt bizarre de se moucher dans du tissu. Notre cerveau ne comprend pas ce qui se passe, et notre nez trouve ça drôlement confortable ! Il faut cependant s’enlever de la tête que cette pratique est répugnante. Qui n’a pas déjà quitté la maison pour faire une longue promenade, sans apporter le petit paquet de Kleenex de voyage et être profondément heureux de retrouver un vieux mouchoir usagé dans le fond d’une poche ? C’est exactement le même principe. On utilise le mouchoir à sa pleine capacité, en utilisant à chaque fois un bout de tissu sain.

Saviez-vous que ce n’est qu’en 1924 que la compagnie Kimberly-Clark commercialise les serviettes démaquillantes de papier, qui ensuite changeront de vocation pour être utilisées comme mouchoirs jetables ? Dès 1930, la marque Kleenex s’impose aux États-Unis mais il faudra attendre vers 1960 pour que les produits traversent l’océan vers la France. L’ère du jetable prend son essor plus lentement dans ce pays. Mon mari se rappelle bien qu’encore dans les années 80, à Grenoble, tous les membres de sa famille possédaient leur propre pile de mouchoirs en tissus. Il avoue même qu’il aimait bien se moucher sur Bambi !

mouchoir_2

De nos jours, plusieurs centaines de milliards de mouchoirs sont vendus annuellement aux États-Unis. Imaginons alors la quantité mondiale que cela représente ! Non seulement nous devons considérer la pollution liée à l’utilisation de papiers que l’on jette aux ordures mais également celle liée à sa production. Pour leur fabrication, une grande quantité d’eau est gaspillée, du chlore est utilisé pour le blanchiment et certaines compagnies se procurent encore des fibres non recyclées, donc provenant de nos forêts si précieuses. C’est pourquoi je vous encourage à consulter la liste des alternatives plus respectueuses de l’environnement offerte par Greenpeace Canada concernant les divers produits de papier jetables.

Pour réussir ma transition, j’ai simplement dû prévoir au moins un mouchoir par jour, que je glisse dans mon sac à main avant de quitter la maison. Il ne faut évidemment pas que j’oublie de les intégrer à ma lessive hebdomadaire. Puisque je lave seulement à l’eau froide, j’aime faire tremper mes mouchoirs dans une petite quantité d’eau savonneuse très chaude avant de les ajouter à ma lessive de serviettes. Au besoin, je profite de cette étape pour frotter quelques taches qui semblent plus tenaces.

Pour l’instant, je suis plutôt discrète en public et j’ai tendance à me retirer afin d’éviter le jugement des autres. J’imagine qu’avec le temps, je réussirai à assumer pleinement ce choix que je fais pour la planète. Par contre, si je suis très malade et  que je puisse être contagieuse, je reviendrais exceptionnellement aux mouchoirs jetables afin d’éviter la prolifération et la transmission des microbes, qui peut être un peu plus probable avec les mouchoirs réutilisables. Aujourd’hui, c’est mon nez qui me remercie pour ce changement car il est bien heureux d’avoir fait peau neuve et de laisser derrière lui son ancienne apparence rougeâtre et irritée !

mouchoir_3

Un dernier petit truc pour les nez sensibles comme le mien : Je vous conseille de rincer vos sinus régulièrement en utilisant une tasse d’eau tiède dans laquelle on ajoute 1/4 c.à.thé de sel et la même quantité de bicarbonate de soude. Il s’agit d’un moyen bien efficace pour soulager nos voies nasales durant la saison des rhumes et des allergies.

Bonne continuité à tous dans vos démarches vers le zéro déchet,

Amélie

Liens utiles

– Mouchoirs de tissus stylisés fabriqués à Montréal

Tshu : www.1tshu1tree.com/fr/

– Mouchoirs de coton biologique fabriqués à Laval

Öko Créations : http://okocreations.ca/product/petits-mouchoirs/

– Application gratuite de Greenpeace pour les papiers jetables et liste de produits qui sont moins dommageables pour l’environnement :

www.greenpeace.org/canada/guidepapiersjetables/


5 façons de surmonter les conflits de valeurs

Je suis heureuse de vous présenter Emma du blogue Planet Addict, et la première collaboration officielle de Sortir les poubelles! Emma est une grande voyageuse et une passionnée de l’environnement. J’adore lire ses réflexions et suivre ses nombreuses expériences écolos à travers le monde. C’est moi qui lui ai proposé de bloguer sur les conflits de valeurs, car je sais que des belles valeurs elle en a et beaucoup. Car être zéro déchet est une chose, mais que fait-on lorsqu’on veut consommer à la fois sans faire de déchet et local et biologique et équitable et sans produits chimiques et sans huile de palme et sans plastique…? C’est souvent un véritable casse-tête! Je vous invite à suivre Emma dans sa réflexion, ainsi qu’à découvrir son blogue Planet Addict. Bonne journée tout le monde, Charlotte xxxx

20150328-cozumel-008

Lorsqu’on s’embarque sur le chemin de l’application de ses valeurs au quotidien, il n’est pas rare de se retrouver bloqué face à un choix draconien entre plusieurs choses qui nous tiennent à coeur. Dans mon cas, il s’agit d’arriver à trouver des produits de consommation qui répondent à certains critères éthiques, tels que la provenance, le commerce équitable, le procédé de fabrication, l’absence de produits toxiques, et bien sûr, l’absence d’emballages superflus! Des critères qu’on ne trouve que rarement ensemble!

Qui ne s’est jamais demandé pourquoi il fallait choisir entre un produit bio sous plastique, et un produit conventionnel non emballé? Ou bien choisir entre une paire de chaussures végane (ie. sans produits animaux) faite à partir de pétrole et une paire de chaussures en cuir qui va nous durer plusieurs années? Ou encore entre un vêtement synthétique produit de manière équitable à l’autre bout du monde et un vêtement en matière naturelle sans garantie de fabrication mais produite localement?

“Ah bon, il n’y a que moi? ;)”

En tout cas, ces conflits de valeurs m’ont souvent parfois donné mal à la tête, mais surtout ils m’ont poussée à ne jamais être satisfaite de mes choix, à me juger du fait que je n’en faisais pas assez et à me culpabiliser de consommer. Si être écolo c’est être mal dans sa peau, est-ce que ça vaut vraiment le coup?

Par un long processus qui a impliqué de grandes remises en question personnelles, je suis arrivée à déterminer 5 manières de me libérer de mes propres chaînes, et ainsi répondre à la question: Comment prendre des décisions lorsque nos valeurs nous tirent dans des directions opposées?

Accepter d’être imparfait

Cela paraît assez banal, mais on en vient souvent à devenir ultra-exigeant envers nous-même et à nous auto-flageller. Mais n’oublions pas que nous ne sommes pas là pour être irréprochables et que se juger ne fera en rien avancer les choses. Avoir des principes, c’est bien; se rendre malade, beaucoup moins!

Arrêtons également de nous comparer aux autres, à ceux qui font “plus”, qui font “mieux”, qui nous semblent parfaits. Ce jugement est totalement subjectif et nous maintient dans une frustration permanente. Eux aussi ont leurs dilemmes et leurs imperfections, si si!

Moi, j’ai accepté que je ne voulais pas me “spécialiser” dans un domaine de l’éthique, mais être plutôt dans l’équilibre. Par exemple que ma garde-robe ne soit pas 100% éthique et que j’ai parfois envie d’un vêtement qui ne réponde pas à mes critères ou que mon alimentation ne soit “que” à 70% végétalienne et bio. La vie est un chemin, pas une destination, alors pratiquons l’auto-indulgence, ça nous fera du bien!

Ne pas chercher à tout contrôler

N’oublions pas que nous sommes dans une société en transition. Les choses bougent à un rythme sans doute encore trop lent pour les écolos experts, mais il faut faire avec ce qu’on a. Alors oui ce serait top de vivre dans un monde éthique à 100%, mais ce n’est pas encore le cas. On pourrait tous repartir dans les campagnes et vivre en communautés, mais c’est encore loin de se généraliser et ce n’est pas le souhait de tout le monde. Alors on doit encore jouer les équilibristes quelques temps, en gardant en tête que quel que soit le choix on soutiendra au moins une de nos valeurs et on aidera le monde à aller dans ce sens.

Lâchons prise pour ce que nous ne pouvons maîtriser à l’instant. Regarder ce qu’on fait, pas ce qu’on ne fait pas. 

Pourquoi portons-nous systématiquement notre attention sur le vide et non le plein? Sur ce qu’on ne fait pas ou qu’on pourrait faire mieux? Et si on s’arrêtait un instant et qu’on se félicitait déjà d’avoir pris en compte un critère éthique dans nos choix de consommation? C’est loin d’être quelque chose que tout le monde fait, alors on pourrait commencer par être content de soi, même si ce n’est pas parfait!

Par exemple, malgré mes efforts je ne suis pas encore une Béa Johnson avec son 1kg de déchets par an. Mais je me dis que si je ne produis qu’un petit sac de déchets par mois, c’est déjà bien, non?

A une échelle plus grande, on peut aussi être content de tous ces changements positifs qui se produisent chaque jour. Aujourd’hui, quand je vais dans un biocoop, je vois qu’ils vendent des sacs de vrac. Même s’ils ne sont pas très visibles et encore trop peu utilisés, ils sont là où ils ne l’étaient pas avant. Se réjouir du positif plutôt que de se morfondre du négatif.

Se fixer des priorités

Une autre astuce qui peut nous aider à faire nos choix est de déterminer quelles valeurs sont plus importantes que les autres, selon nous. Ce choix est bien évidemment propre à chacun et est fait en fonction de sa sensibilité personnelle, son éducation, son histoire, sa personnalité. Face à un choix difficile, on peut se demander quel principe on veut mettre en application cette fois-ci (qui pourra aussi bien être différent la fois suivante!).

Pour ma part, je me dirige de plus en plus vers une priorisation de la santé et du plaisir! C’est à dire que j’accepte parfois de consommer des choses emballées, mais qui sont bio ou dont j’ai vraiment envie, ou de sortir avec mes amis et consommer des plats qui ne seront pas bios, mais qui resteront généralement végétariens et délicieux. Ou encore de consommer quelque chose tout simplement, car j’en ai besoin ou envie, alors que je suis dans une démarche minimaliste.

Je sais que l’éthique est ce qui m’anime et que je consomme le moins possible, mais je fixe une limite lorsque je sens que cela devient une contrainte qui m’ôte une certaine joie de vivre, ou que cela peut nuire à ma sante (physique ou mentale!). Mais ça, c’est moi 😉

Être tolérant envers les autres

C’est un point qui est important à mes yeux car je ressens parfois de l’agressivité et du jugement de la part de certaines personnes qui estiment que leur façon de faire est la voie à suivre pour tous. Loin de moi l’idée d’attaquer qui que ce soit, bien au contraire. Mais je pense que l’une des raisons qui fait que l’on se martèle un peu la tête est qu’on se dit que si on ne fait pas “ça”, alors c’est mal car quelqu’un nous a dit que c’était mal. Je ne pense pas que vivre dans la culpabilité soit sain. Et donc si je recommande que chacun se déculpabilise en se concentrant sur ses efforts, je pense que de ne pas contribuer à culpabiliser les autres reste une démarche logique.

Le choix de nos principes est subjectif et personne n’est parfait. Tout le monde a ses failles, va à son rythme et a une sensibilité qui lui est propre. Suis-je la mieux placée pour juger de ce qui est pire entre consommer des animaux, contribuer à l’exploitation des travailleurs dans les pays moins riches, consommer des produits de l’autre bout du monde, prendre l’avion 5 fois par an, ou n’acheter que des produits jetables et suremballés (entre autres)? Je ne pense pas.

Après tout, je ne connais pas l’histoire ni la vie des autres. Et si on veut inviter les gens à se poser des questions, je pense que cela passe plus facilement par l’information et l’exemple, là où – à mon sens – l’agressivité mène au conflit et au mal-être. Mais si je fais tout ça, ce n’est pas pour vivre mal à cause de ce que les autres ne font pas et sur quoi je n’ai aucun contrôle.

Alors remonte en selle, petit écolo! Fais de ton mieux et tout ira bien!