Sortir les poubelles

2017

Salut!

Tout d’abord, bonne année. Vous avez été plusieurs à me dire que vous vous ennuyez de moi sur le blogue! Merci, ça me fait toujours plaisir de vous lire. Et pas de raison de vous en faire; j’ai simplement enchaîné une dure fin de session, un beau voyage et un temps des fêtes bien occupé, toutes sortes de choses qui m’ont gardée loin des médias sociaux.

Aussi, mon engagement face au mouvement zéro déchet et mon activisme ont pris une tournure inattendue à la fin 2016. C’est pour cela qu’aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de bénévolat et de comment ce genre d’activité s’insère naturellement d’après moi dans le cheminement de la personne engagée en 2017.

Lorsque Trump a été élu en novembre dernier, ça m’a jetée à terre. Littéralement, en étoile sur le plancher. J’étais découragée, émotionnelle, anxieuse et inconsolable. Je me sentais impuissante et j’ai laissé pendant un certain temps ce sentiment étouffer mon optimisme et mon désir de faire bouger les choses.

Recevoir des câlins, manger des frites et des brownies, prendre des marches en forêt, courir dehors et remanger des frites ont aidé. Puis, au fil du temps, les mouvements citoyens à travers le monde suite aux élections m’ont inspirée et m’ont redonné envie de me battre.

C’est là que j’ai réalisé que j’avais besoin de plus maintenant que d’être zéro déchet ou d’en parler sur mon blogue. J’avais besoin d’être avec les gens, pour vrai, de m’impliquer dans une cause physiquement comme pour manifester mon désaccord face au racisme, au sexisme et à l’obscurantisme que j’observais. C’était un désir fort et puissant, comme celui de crier des fois ou de sacrer dans le trafic. J’avais fait pas mal de bénévolat dans ma vie, mais je n’avais pas compris jusqu’à récemment tout ce que cela pouvait m’apporter.

Laissez-moi vous dire que je suis excessivement fière de faire une différence en vivant un mode de vie zéro déchet. Je suis aussi très fière de faire une différence en vous inspirant au moyen de ce blogue. Mais, depuis la fin de l’année dernière, laissez-moi aussi vous dire que je suis vraiment contente d’avoir ajouté un aspect d’implication communautaire à ma vie.

Qu’est-ce que je fais exactement? Quatre heures par semaine, je travaille avec des éducatrices dans une halte-garderie dans mon quartier. Mon rôle est essentiellement d’alléger leurs tâches en m’occupant d’adorables bambins qui ont moins de chance dans la vie que j’en ai eue. Ce genre d’implication m’en apprend énormément sur moi-même, me fait sortir de ma zone de confort et m’amène à rencontrer des gens que je n’aurais pas rencontrés autrement. Lorsque je sors de là, je suis pleine de morve/bave et épuisée, mais furieusement heureuse. Ce sentiment, ce « High », me suit tout le reste de la journée.

Je ne sais pas combien d’entre vous ont pris la résolution en 2017 de faire une différence. Je crois que même si vous n’avez pas pris officiellement cette résolution, vous en ressentez probablement le besoin. Personnellement, faire une différence dans ma communauté en plus de dans mon quotidien me fait me sentir encore plus cohérente avec mes valeurs et heureuse. C’est donc ce que je vous souhaite pour 2017, de beaux défis et de belles expériences dans vos communautés qui permettront à l’activiste en vous de briller de mille feux. Oh et de moins en moins de déchets, bien sûr.

Bon maintenant que c’est dit, place à quelques propos plus superficiels. À la demande générale, voici voilà une autre minute mariage.

Minute mariage

Bon 9 mois ! Le mariage est quand même dans 9 longs mois, alors il n’y a pas de panique à bord côté planification. Je ne sais plus si je vous l’avais dit, mais nous avons une planificatrice de mariage (Allo Mélanie !). Elle nous a donné un échéancier à suivre chaque mois avec des choses à faire jusqu’au mariage (ex : trouver un célébrant, réserver la vaisselle, etc.). Ça nous enlève un stress énorme de savoir qu’on fait tout comme il faut en suivant notre petit échéancier haha. Donc depuis ma dernière minute mariage, nous avons pas mal juste réservé la vaisselle (excitant) et nous choisirons les fleurs la semaine prochaine avec mes superbes amies qui les feront pousser pour nous sur leur terrain.

La chose seule qui se passe vraiment en ce moment, c’est que j’essaie d’intéresser mon amoureux au choix de chansons pour notre première danse (OUI, je SAIS, c’est téteux et je m’assume). Je ne veux pas qu’on fasse dur devant tout le monde et je veux qu’on aille LA chanson. Donc en gros, la scène typique c’est moi qui tasse la table du salon, qui mets de la musique et qui retiens mon souffle jusqu’à ce qu’il accepte finalement de danser avec moi SANS NIAISER. Pas des giga succès à date, mais c’est pas mal drôle. Une chance qu’il nous reste 9 mois de pratique.

Bon début d’année 2017 tout le monde,

Charlotte xxxxx

 

 


Une annonce

Membres de la communauté Sortir les poubelles, nous avons quelque chose à vous annoncer: nous allons nous marier!! Ouiiiii! En fait c’est comme l’équipe complète de Sortir les poubelles qui se marie ensemble haha!

Ça va être petit et cutie, grano, champêtre-chic, simple, végé, non traditionnel, écologique, engagé et le plus zéro déchet possible. Bref ça va être nous, et ça va être fou! Instagram, Facebook, Sortir les poubelles, vous êtes juste pas prêts.

Sans vouloir vous spammer de mes péripéties de future mariée, j’ai hâte de vous raconter comment nous naviguerons à travers les préparatifs jusqu’au mariage. À travers toutes les ressources qui veulent que nous consommions-consommions-consommions, les traditions patriarcales et les choses-que-tu-dois-absolument-avoir-ou-faire-à-ton-mariage-sinon-beurk, ça semble être facile de perdre le cap. Heureusement, j’ai un gars bien solide les deux pieds sur terre qui n’a pas l’intention de m’aider à bricoler des centres de table ou des banderoles inutiles, et qui va me rappeler tout au long qu’on se marie parce qu’on s’aime (et parce qu’on aime faire le party). Et peut-être aussi pour montrer qu’on peut créer un événement de ce genre de façon hyper écologique? Suivez-moi sur Instagram pour ne rien manquer, et écrivez-moi si vous avez des suggestions! Bon vendredi tout le monde xxxxxx

savethedate


Retour du Panama et à la vie normale

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Salut tout le monde !

Si vous me suivez sur Instagram ou Facebook, vous savez que je suis revenue au pays depuis trois semaines déjà. Je me suis faite discrète au début pour mieux gérer le choc de retour intense que j’ai vécu.

Là, honnêtement, je rembarque dans ma vie et dans mes habitudes petit à petit. J’ai encore des sacs à défaire, des trucs à laver, de la boue partout sur mes affaires… J’ai l’impression que je suis revenue, mais seulement à moitié. Je ne m’identifiais pas à ma vie là-bas, mais je ne me ré-identifie pas tout à fait à ma vie ici.

Je suis sous le choc de voir à quel point le temps passe vite ici et à quel point les gens sont pressés de faire les choses et de passer à autre chose. Je m’ennuie de mes amis du Panama, de la chaleur, de la jungle et d’être dehors. Je m’ennuie de n’avoir qu’une chose à penser à la fois et de ne pas avoir à faire de listes.

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Un petit bilan de mon séjour qui s’impose

Vivre au Panama dans le fond, ça aura été comme revenir à l’autre extrême côté déchet. Tous les produits frais étaient emballés dans du plastique et individuellement. C’était impossible de vivre en fonction de mes convictions tout en restant en santé ou saine d’esprit. Alors j’ai lâché prise… temporairement.

Puis, j’ai eu des moments d’intense consommatrice là-bas. Loin chez moi et toujours dans ma valise, j’avais l’impression de ne plus avoir de repères. Je suis retombée dans certaines vieilles habitudes de consommatrice pour du bonheur rapide. Je me suis achetée des choses et des vêtements qui me rappelaient la vie à Montréal et qui comblaient le vide temporairement. Et j’ai commencé à avoir hâte de rentrer à Montréal pour pouvoir m’acheter plein de choses. Je sais ! Pas cool ! C’était bizarre de repenser comme ça. Là je suis rentrée et vous serez heureux d’apprendre que j’ai pété ma bulle de consommation en réintégrant ma vie, tout naturellement.

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L’apprentissage le plus important au Panama fut le suivant : quand tu ne peux pas éviter de polluer ou de faire des déchets, tu ne peux pas éviter de polluer. Ça peut arriver dans certains moments ou à certains endroits. Mais quand tu peux éviter de polluer, tu as un peu le devoir d’essayer d’éviter de le faire. Il y a des gens qui vivent dans des endroits où ils n’ont pas le choix de polluer. Pas le choix. Je pense aux gens qui doivent acheter l’eau potable dans des sacs de plastique. Au Panama, la majorité des produits sont importés, alors on fait son possible, mais on ne s’en sort pas côté emballage et plastique. Maintenant pour moi le Canada est devenu une terre de choix et d’options ! On est vraiment chanceux de vivre ici. Vraiment chanceux.

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Moment fort, et maintenant

Je veux vous raconter un de mes moments forts du voyage, le genre qui te reste dans la tête longtemps. Ce fut lors d’une de mes entrevues avec un agriculteur du Panama. J’effectuais un projet de recherche où nous documentions la sécheresse épouvantable qui sévit depuis 2 ans au centre et au nord du pays. Nous parlions du climat changeant qui rend la vie difficile, et il m’a dit, en me regardant droit dans les yeux : « Le problème, c’est que les gens riches du Nord, ils s’en foutent des pauvres. » Simple, direct et cru. Et il n’a rien ajouté. Je suis restée là, bouche bée, à le fixer parce que je n’avais rien à dire pour contrer cet argument. C’est vrai dans le fond. C’est vrai qu’on s’en fout. Ou du moins on pense très rarement à eux. Je ne pouvais même pas lui dire qu’on prenait les choses en main côté climat, parce qu’aux dernières nouvelles on veut toujours le passer le c**** de pipeline Énergie Est.

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Là, je ne veux plus oublier de m’en préoccuper et de penser à eux, parce que j’ai l’impression de les connaître. Et ce sera à coups de petits et de plus gros changements. Zéro déchet, panier bio local, activisme pour le climat et bénévolat pour verdir mon quartier sont au programme cet été ! Et aussi profiter d’une bonne dose de terrasses et de BBQ, pour me rappeler à quel point c’est incroyable de vivre ici.

À bientôt,

Charlotte xxxx

 


Mes débuts dans le zéro déchet: inspirations et optimisme

Résultat du défi « Juillet sans plastique »!

Salut tout le monde! Aujourd’hui, je vous invite à découvrir Amélie, du superbe blogue Bric à bacs. Amélie a mis sur pied cette petite mine d’or d’informations afin d’informer et de sensibiliser les gens sur certains enjeux environnementaux et surtout, sur la gestion des déchets! Elle vous raconte ici ses débuts dans l’aventure zéro déchet et certaines de ses réflexions d’écolo imparfaite. Gageons que vous allez vous y reconnaître! Bonne journée xxxx

Insufflez un vent d’optimisme

C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation de Charlotte à collaborer à Sortir les poubelles et de partager quelques-unes de mes réflexions sur le sujet qui l’intéresse et qu’elle documente généreusement avec son blogue. Depuis près de 8 mois, j’ai emprunté la route vers le zéro déchet. Mon aventure a commencé en juillet dernier, alors que je me suis engagée à participer au défi « Juillet sans plastique ». L’objectif : réduire la consommation d’emballages en plastique à usage unique pendant un mois. Ce qui semblait au début un défi quasi insurmontable (et perturbant pour certaines personnes de mon entourage : je n’allais quand même pas m’empêcher de vivre pour éviter d’acheter des choses contenant du plastique…) a été un tremplin vers des changements durables.

En plus d’intégrer de nouvelles habitudes et de vivre davantage en cohérence avec mes valeurs, j’ai depuis découvert une multitude d’initiatives inspirantes qui contribuent chacune à leur manière à construire un monde meilleur. Le zéro déchet s’inscrit à mon avis dans un mouvement planétaire plus large, très diversifié, qui propose de reconnecter avec notre environnement et l’humanité.

Aujourd’hui, malgré l’importance du travail à réaliser pour que des changements durables soient mis en place, c’est avec optimisme que je regarde l’avenir… et j’aimerais le partager avec vous!

Réduire et reconnecter avec le savoir-faire

Mon rythme vers le zéro déchet est probablement plus lent que certain-e-s, mais je suis convaincue que nous devons nous écouter pour apporter des changements durables à notre mode de vie. Charlotte l’expose d’ailleurs très bien dans son bilan de 2015, accepter ses limites et ne pas utiliser de l’huile de coco même si c’est LE produit miracle qui permet de tout faire, c’est aussi un choix sain (et meilleur pour sa peau).

Peu à peu, j’ai intégré plein de nouvelles habitudes : acheter en vrac avec mes propres contenants, cuisiner pour éviter d’acheter des produits (sur)emballés (barres tendres, pesto, hummus, faire des gnocchis car je n’ai pas trouvé de pâtes en vrac près de chez moi, congeler des fruits d’été, canner de la sauce tomate, etc.), trouver des alternatives aux produits de soins personnels (comme le shampoing en barre – et le déo que je m’engage à faire quand j’aurai fini celui que j’utilise actuellement). La liste de choses à faire est encore longue, mais c’est loin d’être décourageant : il y a beaucoup de place à l’amélioration et tant de choses à apprendre!

Parce que zéro déchet, c’est aussi synonyme de nombreux apprentissages. C’est une chose que j’apprécie particulièrement : réduire ma consommation d’emballages me permet peu à peu de reconnecter avec le savoir-faire. Faire davantage de choses avec mes mains plutôt que d’opter pour des produits prêts-à-consommation-immédiate est aussi un moyen efficace de décélérer le rythme effréné du quotidien et de connecter avec soi. De prendre le temps.

Nord

Cabane à bouquins pour partager ses livres à Montréal

Collaborer, partager et agir : la société en mouvement!

Cuisiner, réparer, s’informer sur les produits pour choisir celui qui est plus local, éthique, durable, voir chaque matière comme une ressource qui pourrait être valorisée autrement… le zéro déchet mène à des réflexions beaucoup plus larges sur la consommation. Et heureusement, nous sommes entouré-e-s de gens, de projets, d’initiatives et d’innovations qui injectent une bouffée d’optimisme quotidienne. Que ce soit l’Ocean clean up, qui vise à nettoyer les plastiques de l’océan d’ici 10 ans, ou encore des entreprises d’ici qui travaillent à accroître l’écoresponsabilité dans un secteur d’activité (garderies, établissements de santé, pharmacies) : plusieurs s’organisent pour que se concrétisent les transitions nécessaires à une société viable.

L’année 2016 a bien commencé. Avec toute la visibilité qui a été donnée aux blogueuses zéro déchet, force est de constater que ce mouvement (qui était initialement marginal) intéresse de plus en plus de citoyennes et de citoyens. Dans la Capitale-Nationale, le groupe Zéro déchet ville de Québec a presque triplé dans les derniers mois et atteint près de 1 000 membres. La Radio NRJ, qui n’est pas particulièrement reconnue pour sa sensibilité environnementale, m’a récemment proposé une entrevue d’une heure pour parler de zéro déchet. L’animateur, Mario Tremblay, s’est même engagé à rapporter son sac réutilisable la prochaine fois qu’il ferait l’épicerie. Un petit geste témoignant d’une ouverture concrète sur le sujet!

Les changements s’opèrent au niveau individuel, mais aussi collectif. Plusieurs actions bien réelles sont en cours à grande échelle : bannissement des sacs de plastique à Montréal, projet de loi canadien contre le gaspillage alimentaire, mouvement social pour une transition vers des énergies propres, etc. Nous avons de quoi être optimistes!

Finalement, la croissance de l’économie collaborative (et pas l’ubérisation – voir cet article du Devoir qui expose très bien les enjeux opposant ces deux projets) est pour moi une source d’inspiration de taille. Des événements de troc d’objets, des ateliers de réparation, un réseau pour échanger des services, des frigos collectifs, des sites de partage de connaissances, d’idées et d’informations pour réparer : voilà tant d’initiatives qui contribueront à construire une société plus juste, inclusive et écologique.


5 façons de surmonter les conflits de valeurs

Je suis heureuse de vous présenter Emma du blogue Planet Addict, et la première collaboration officielle de Sortir les poubelles! Emma est une grande voyageuse et une passionnée de l’environnement. J’adore lire ses réflexions et suivre ses nombreuses expériences écolos à travers le monde. C’est moi qui lui ai proposé de bloguer sur les conflits de valeurs, car je sais que des belles valeurs elle en a et beaucoup. Car être zéro déchet est une chose, mais que fait-on lorsqu’on veut consommer à la fois sans faire de déchet et local et biologique et équitable et sans produits chimiques et sans huile de palme et sans plastique…? C’est souvent un véritable casse-tête! Je vous invite à suivre Emma dans sa réflexion, ainsi qu’à découvrir son blogue Planet Addict. Bonne journée tout le monde, Charlotte xxxx

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Lorsqu’on s’embarque sur le chemin de l’application de ses valeurs au quotidien, il n’est pas rare de se retrouver bloqué face à un choix draconien entre plusieurs choses qui nous tiennent à coeur. Dans mon cas, il s’agit d’arriver à trouver des produits de consommation qui répondent à certains critères éthiques, tels que la provenance, le commerce équitable, le procédé de fabrication, l’absence de produits toxiques, et bien sûr, l’absence d’emballages superflus! Des critères qu’on ne trouve que rarement ensemble!

Qui ne s’est jamais demandé pourquoi il fallait choisir entre un produit bio sous plastique, et un produit conventionnel non emballé? Ou bien choisir entre une paire de chaussures végane (ie. sans produits animaux) faite à partir de pétrole et une paire de chaussures en cuir qui va nous durer plusieurs années? Ou encore entre un vêtement synthétique produit de manière équitable à l’autre bout du monde et un vêtement en matière naturelle sans garantie de fabrication mais produite localement?

“Ah bon, il n’y a que moi? ;)”

En tout cas, ces conflits de valeurs m’ont souvent parfois donné mal à la tête, mais surtout ils m’ont poussée à ne jamais être satisfaite de mes choix, à me juger du fait que je n’en faisais pas assez et à me culpabiliser de consommer. Si être écolo c’est être mal dans sa peau, est-ce que ça vaut vraiment le coup?

Par un long processus qui a impliqué de grandes remises en question personnelles, je suis arrivée à déterminer 5 manières de me libérer de mes propres chaînes, et ainsi répondre à la question: Comment prendre des décisions lorsque nos valeurs nous tirent dans des directions opposées?

Accepter d’être imparfait

Cela paraît assez banal, mais on en vient souvent à devenir ultra-exigeant envers nous-même et à nous auto-flageller. Mais n’oublions pas que nous ne sommes pas là pour être irréprochables et que se juger ne fera en rien avancer les choses. Avoir des principes, c’est bien; se rendre malade, beaucoup moins!

Arrêtons également de nous comparer aux autres, à ceux qui font “plus”, qui font “mieux”, qui nous semblent parfaits. Ce jugement est totalement subjectif et nous maintient dans une frustration permanente. Eux aussi ont leurs dilemmes et leurs imperfections, si si!

Moi, j’ai accepté que je ne voulais pas me “spécialiser” dans un domaine de l’éthique, mais être plutôt dans l’équilibre. Par exemple que ma garde-robe ne soit pas 100% éthique et que j’ai parfois envie d’un vêtement qui ne réponde pas à mes critères ou que mon alimentation ne soit “que” à 70% végétalienne et bio. La vie est un chemin, pas une destination, alors pratiquons l’auto-indulgence, ça nous fera du bien!

Ne pas chercher à tout contrôler

N’oublions pas que nous sommes dans une société en transition. Les choses bougent à un rythme sans doute encore trop lent pour les écolos experts, mais il faut faire avec ce qu’on a. Alors oui ce serait top de vivre dans un monde éthique à 100%, mais ce n’est pas encore le cas. On pourrait tous repartir dans les campagnes et vivre en communautés, mais c’est encore loin de se généraliser et ce n’est pas le souhait de tout le monde. Alors on doit encore jouer les équilibristes quelques temps, en gardant en tête que quel que soit le choix on soutiendra au moins une de nos valeurs et on aidera le monde à aller dans ce sens.

Lâchons prise pour ce que nous ne pouvons maîtriser à l’instant. Regarder ce qu’on fait, pas ce qu’on ne fait pas. 

Pourquoi portons-nous systématiquement notre attention sur le vide et non le plein? Sur ce qu’on ne fait pas ou qu’on pourrait faire mieux? Et si on s’arrêtait un instant et qu’on se félicitait déjà d’avoir pris en compte un critère éthique dans nos choix de consommation? C’est loin d’être quelque chose que tout le monde fait, alors on pourrait commencer par être content de soi, même si ce n’est pas parfait!

Par exemple, malgré mes efforts je ne suis pas encore une Béa Johnson avec son 1kg de déchets par an. Mais je me dis que si je ne produis qu’un petit sac de déchets par mois, c’est déjà bien, non?

A une échelle plus grande, on peut aussi être content de tous ces changements positifs qui se produisent chaque jour. Aujourd’hui, quand je vais dans un biocoop, je vois qu’ils vendent des sacs de vrac. Même s’ils ne sont pas très visibles et encore trop peu utilisés, ils sont là où ils ne l’étaient pas avant. Se réjouir du positif plutôt que de se morfondre du négatif.

Se fixer des priorités

Une autre astuce qui peut nous aider à faire nos choix est de déterminer quelles valeurs sont plus importantes que les autres, selon nous. Ce choix est bien évidemment propre à chacun et est fait en fonction de sa sensibilité personnelle, son éducation, son histoire, sa personnalité. Face à un choix difficile, on peut se demander quel principe on veut mettre en application cette fois-ci (qui pourra aussi bien être différent la fois suivante!).

Pour ma part, je me dirige de plus en plus vers une priorisation de la santé et du plaisir! C’est à dire que j’accepte parfois de consommer des choses emballées, mais qui sont bio ou dont j’ai vraiment envie, ou de sortir avec mes amis et consommer des plats qui ne seront pas bios, mais qui resteront généralement végétariens et délicieux. Ou encore de consommer quelque chose tout simplement, car j’en ai besoin ou envie, alors que je suis dans une démarche minimaliste.

Je sais que l’éthique est ce qui m’anime et que je consomme le moins possible, mais je fixe une limite lorsque je sens que cela devient une contrainte qui m’ôte une certaine joie de vivre, ou que cela peut nuire à ma sante (physique ou mentale!). Mais ça, c’est moi 😉

Être tolérant envers les autres

C’est un point qui est important à mes yeux car je ressens parfois de l’agressivité et du jugement de la part de certaines personnes qui estiment que leur façon de faire est la voie à suivre pour tous. Loin de moi l’idée d’attaquer qui que ce soit, bien au contraire. Mais je pense que l’une des raisons qui fait que l’on se martèle un peu la tête est qu’on se dit que si on ne fait pas “ça”, alors c’est mal car quelqu’un nous a dit que c’était mal. Je ne pense pas que vivre dans la culpabilité soit sain. Et donc si je recommande que chacun se déculpabilise en se concentrant sur ses efforts, je pense que de ne pas contribuer à culpabiliser les autres reste une démarche logique.

Le choix de nos principes est subjectif et personne n’est parfait. Tout le monde a ses failles, va à son rythme et a une sensibilité qui lui est propre. Suis-je la mieux placée pour juger de ce qui est pire entre consommer des animaux, contribuer à l’exploitation des travailleurs dans les pays moins riches, consommer des produits de l’autre bout du monde, prendre l’avion 5 fois par an, ou n’acheter que des produits jetables et suremballés (entre autres)? Je ne pense pas.

Après tout, je ne connais pas l’histoire ni la vie des autres. Et si on veut inviter les gens à se poser des questions, je pense que cela passe plus facilement par l’information et l’exemple, là où – à mon sens – l’agressivité mène au conflit et au mal-être. Mais si je fais tout ça, ce n’est pas pour vivre mal à cause de ce que les autres ne font pas et sur quoi je n’ai aucun contrôle.

Alors remonte en selle, petit écolo! Fais de ton mieux et tout ira bien!



Les bons coups et les moins bons coups de 2015

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Bonne année tout le monde!

Je suis de retour après un temps de repos bien mérité, et c’est l’heure des bilans! Cette dernière année, ma première année zéro déchet a été vraiment incroyable et remplie d’émotions. Il y a eu des moments fabuleux et enivrants, et des moments de découragement total en petite boule à me demander pourquoiiiii? Mais bon, je vais vous épargner ces derniers parce qu’ils sont peu nombreux et que je veux me concentrer sur tout le positif que cette expérience m’a apporté et m’apporte encore! Je veux également vous faire sourire en vous racontant en toute honnêteté (et en toute humilité), mes moins bons coups zéro déchet de 2015.

Les bons coups

Le grand ménage

Cette année, j’ai fait un vrai de vrai ménage de mes affaires. C’est fou ce que j’avais réussi à accumuler en quelques années. J’ai pris le temps de faire le tri et de vider vider vider. Un an plus tard, j’ai enfin de la place et j’arrive à retrouver mes choses quand je les cherche. J’aime tellement mon petit cocon simple et rangé que j’ai décidé que je ne voudrais jamais vivre dans un endroit plus gros, de peur de vouloir le remplir à nouveau de trucs.

Sortir les poubelles

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Bye bye produits toxiques

Pour éviter de faire des déchets, j’ai évité au maximum les emballages et le plastique. Grâce à mes achats en vrac, je suis capable d’acheter mes aliments non transformés et d’éviter le BPA, les produits de conservations, les colorants alimentaires, bref tout ce qui est dégeux et qui finit dans notre bouffe. Puis, je me suis débarrassée de tous mes cosmétiques à usage unique comme mon maquillage, et je leur ai trouvé des alternatives plus naturelles ou zéro déchet. Finalement, je me suis débarrassée de produits nettoyants toxiques que j’avais chez moi et j’ai fouillé sur Internet pour trouver par quoi les remplacer. C’est ainsi que sans m’en rendre compte, devenir zéro déchet m’a permis d’assainir mon environnement, un avantage auquel je n’avais pas pensé.

Vive le compost

Le compost, c’est vraiment la vie. En faisant un effort pour éviter le suremballage à l’épicerie, en choisissant des contenants recyclables et en compostant, on peut facilement réduire de moitié le contenu de ses poubelles.

Les gens et la communauté zéro déchet

Là c’est le moment où je suis émue seule devant mon ordinateur en me disant à quel point tout le monde qui m’accompagne dans cette aventure est extraordinaire. Le monde est beau! Je suis remplie d’espoir pour le futur, et vous rencontrer ainsi que d’autres membres de la communauté zéro déchet a sans aucun doute été l’expérience la plus marquante de cette première année.

Vivre plus simplement

C’est ça le but, non? Personnellement, je voulais surtout être plus libre et sentir que je pouvais vraiment vivre ma vie comme je l’entendais. Je ne suis plus la mode, je fais de moins en moins les choses comme tout le monde et je ne consomme plus comme avant. Je n’accorde plus autant d’importance à ce que les gens pensent. Je sens que je coure moins après mon temps, et je m’amuse beaucoup plus.

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Les moins bons coups

Voici, chers lecteurs, mes moins bons coups de 2015. L’aventure du zéro déchet est une aventure qui ne se vit pas sans faire quelques erreurs, qui font de drôles d’histoires à raconter!

Ce que je pense de l’huile de noix de coco

J’en suis venue à la conclusion que l’huile de noix de coco, ce n’est pas pour tout le monde. Et ça ne peut pas remplacer les crèmes, exfoliants et nettoyants de tout le monde. Cette année, je l’ai essayée à toutes les sauces parce qu’Internet me disait à quel point c’était merveilleux. Le visage, les cheveux, les yeux… J’ai finalement jeté l’éponge: ça rend ma peau et mes cheveux gras et ça me donne des boutons! Si certaines huiles vous font pareil, pour l’amour du ciel n’attendez pas aussi longtemps que moi pour démissionner et retourner à votre bonne vieille crème. La vie est TROP courte.

Un vrai rasoir, ça coupe

L’hiver dernier, j’ai acheté un rasoir réutilisable et durable et encore aujourd’hui, 9 mois plus tard, j’ai de la misère avec. Soit je me coupe, soit ça ne rase rien. Je lis sur Internet que j’ai peut-être la peau très sensible, que je n’ai pas la bonne lame, que je n’ai pas la bonne technique et que bla bla bla. Bref des fois je rêve d’entrer dans une pharmacie et de m’acheter le bon vieux rasoir rose bon marché. Ou d’être assez à l’aise avec mon corps pour ne plus avoir à me raser du tout. Un des deux. Mais je résiste et continue d’essayer. D’ailleurs, vos trucs sont les bienvenus!

La guerre aux mouches à fruits

J’ai eu des mouches à fruits une grande partie de l’été et tout notre bel automne dans ma cuisine. Je les DÉTESTE. Elles rôdent autour de mon compost et de mon vermicompost. C’est sûr que si je n’avais pas de compost, je n’aurais pas des colonies et des nuages de plusieurs générations de mouches dans ma cuisine. Des fois, je pète une coche et j’essaie frénétiquement et pathétiquement de les attraper. Des fois, j’ai envie d’ouvrir ma fenêtre et de jeter mon bac dans la rue. Ce n’est pas encore arrivé; donc le combat se poursuit.

Les chips

Je m’ennuie de manger des chips. Je n’en mange pas souvent, mais maintenant que je dois m’en priver à cause de leur sac et de mon défi, c’est comme si les sacs de chips me parlent dès que je passe devant à l’épicerie. Je résiste, mais des fois je craque. C’est la vie!

La pâte à dents

Oui, je l’aime ma recette de pâtes à dents. Elle est simple, peu dispendieuse, sans fluor et sans microbilles de plastique. Mais des fois, quand je vais à l’extérieur chez les gens, je prends de leur pâte à dents chimique et je m’en mets un gros moton sur ma brosse à dents en bambou. Je suis infidèle à ma pâte à dents parce que des fois, c’est vraiment plaisant d’avoir un gros goût de menthe intense et chimique dans la bouche. Voilà c’est dit!

Les friperies

Je vais mettre ça dans la catégorie à travailler. J’aimerais vraiment être devenue une pro des friperies et de l’usagé, mais j’ai de la difficulté à trouver des vêtements usagés qui me plaisent. Et puis il y a quelque chose avec le neuf… je n’en achète plus souvent, mais je ne suis pas encore arrivée à m’en passer.

Voilà mes bons coups et, disons, ce qu’il me reste à travailler en 2016. Vous êtes-vous reconnus? J’espère que oui; je ne dois pas être la seule à aimer les chips et haïr les mouches à fruits. Enfin j’espère.

Bonne journée tout le monde xxxxx

P.S. Je travaille une petite vidéo pour le premier anniversaire de Sortir les poubelles bientôt. J’ai hâte de vous le montrer!


Comment expliquer ses choix et réagir face aux commentaires des gens

Sortir les poubelles

Récemment, l’une de vous m’a demandé dans un très gentil courriel comment les gens autour de moi me perçoivent et réagissent à mon mode de vie. Par le fait même, elle me demandait comment je gérais certains problèmes, comment je répondais aux interrogations, etc. Bref, comment je gérais certaines situations inévitables qui se produisent lorsqu’on est zéro déchet, ou lorsqu’en général on fait attention à l’environnement. Ce sont des questions vraiment importantes, pertinentes et pas faciles, quel que soit son niveau d’engagement environnemental. Et je vous donne aujourd’hui ma vision des choses et mes trucs, en espérant que cela puisse vous guider un peu, ou au moins vous faire rire!

Il existe quatre grands types de personnes selon moi par rapport auxquels il faut adopter des attitudes différentes lorsqu’on jase d’environnement. Le premier type de personnes regroupe les gens pas intéressés par les enjeux environnementaux. Niet zéro. Cela va au-delà de ce qu’ils savent ou ne savent pas; ça ne les intéresse pas. Je parle des personnes qui perçoivent tes efforts pour l’environnement comme « mignons ». Par exemple, je me rappelle de plusieurs fois à mon ancien travail, alors que j’essayais de me faire acheminer des documents par courriel plutôt que de les imprimer, d’avoir reçu en réponses des petits sourires qui voulaient dire quelque chose comme : « Ah t’es cute, tu fais attention à l’environnement. » Yark. Je me suis même fait dire une fois « T’es tellement verte toi. » Verte!? Je suis verte!??? Je suis verte parce que je ne veux pas que l’imprimante me crache un arbre pendant une demi-heure alors que j’aurais juste pu lire le document sur l’ordinateur? Le gros bon sens, c’est vert apparemment. En tout cas, à part engendrer une certaine frustration, habituellement ce ne sont pas ces personnes qui posent des questions ou passent des commentaires. Tes histoires ne les intéressent pas assez. On passe au suivant.

Le second type de personnes dont je veux vous parler est différent : ce sont les personnes que tu gosses. Tes principes et idéaux les dérangent et les irritent. Ils veulent que tu le prennes le sac en plastique ou t’imprimer leur document en paix et passer à autre chose. Ce sont ceux qui pensent faire déjà AMPLEMENT leur part en recyclant et en amenant leurs sacs à l’épicerie. Alors quand tu sors ta tasse ou que tu leur dis que quelque chose n’est pas la chose la plus écologique à faire, tu leur dis en fait que l’enjeu va au-delà de leur bac de recyclage… Et ils n’aiment pas ça. Ils réagissent alors dans le passif-agressif soit en s’obstinant, soit en te méprisant, soit en se défendant ou soit en t’accusant d’avoir toi aussi certains comportements pas écologiques. Des champions du monde quoi. C’est le genre de personnes qui sont déstabilisantes (et démoralisantes) et personnellement, je ne m’investis pas beaucoup dans le dialogue avec eux. Au contraire, je m’en éloigne parce que s’ils ne sont pas réellement ouverts à la discussion, rien de constructif ne ressortira de mes échanges avec eux.

Puis, il existe deux autres catégories de personnes qui sont beaucoup plus intéressantes et avec lesquelles l’environnementaliste en toi peut avoir des interactions plus enrichissantes. Ce sont les gens réceptifs mais qui ne connaissent pas bien les enjeux, et les gens qui veulent/pensent bien faire, mais qui font parfois ça tout croche. Remarquez la différence avec les deux premières catégories de personnes; elles sont minimalement ouvertes et intéressées. Avec ces dernières, tu peux avoir une conversation et expliquer tes démarches. Il faut alors être ouvert d’esprit et patient et souvent on peut être agréablement surpris.

Maintenant, est-ce que tu dois investir du temps et de l’énergie pour sensibiliser ces personnes aux enjeux environnementaux? Non. Ce n’est pas parce que tu as réalisé certaines choses que tu es maintenant investi de la mission de sensibiliser tout le monde. Tu peux le faire, mais tu n’as PAS à éduquer les gens. Ce ne serait pas juste de t’imposer ce fardeau. Les seules personnes que tu as l’obligation de sensibiliser sont les personnes qui n’ont pas accès aux mêmes informations que toi ou aux nouvelles ou à Internet, c’est-à-dire personne. J’ai moi-même vécu l’expérience de me sentir investie d’une « mission » lorsque j’ai commencé à prendre position pour l’environnement. J’ai réalisé tout d’un coup qu’on s’attendait de moi à cause de mes positions que j’aie (pas mal) toutes les réponses, en plus d’avoir une patience infinie à la mère Theresa face aux gens et à leur manque de conscience environnementale. Que je sois prête à expliquer et réexpliquer et bref que je transmette la bonne nouvelle maintenant que je l’avais comprise. Allo la pression. C’était très frustrant et j’ai réalisé que c’était trop lourd de porter le poids « d’éduquer » tout le monde sur mes épaules. Alors j’ai décidé de lâcher prise et d’accepter mes limites, comme celles des autres. Maintenant, je discute d’environnement et d’habitudes de vie avec les gens seulement s’ils sont ouverts et si c’est agréable (comme sur le blogue!). Sinon, je me sens très à l’aise de dire que je n’ai pas toutes les réponses et que je me fous pas mal de leurs raisons pour avoir acheté tel ou tel item emballé dans du styrofoam à l’épicerie parce que c’était en vente et parce qu’ils en avaient vraiment besoin et parce que bla bla bla… Je vis ma vie et fais mes choix sans porter le poids des actions de tout le monde sur mes épaules, et je vous encourage fortement à en faire autant!

Tout ça pour dire que je vous comprends. Je comprends vos malaises, je comprends vos dilemmes et vos petits combats au quotidien. Il est long le chemin de l’environnementaliste, et il n’y en aura pas de facile. Alors laissez-moi conclure en vous donnant mes trucs :

  1. Bien comprendre son interlocuteur : lorsqu’on se fait questionner ou avant d’intervenir pour suggérer une idée plus écologique, je vous conseille de prendre le temps de bien saisir votre interlocuteur et ses intentions. Essaie-t-il de vous provoquer ou est-il intéressé? Prendre quelques secondes pour se poser cette question peut faire toute la différence. Si vous concluez qu’il y a peu de chances que votre réponse change quoi que ce soit, peut-être alors vaut-il mieux éviter de s’embarquer dans des explications ou dans une situation potentiellement conflictuelle qui vous fâcherait et vous trotterait dans la tête toute la journée. Il faut choisir ses combats.
  1. Comprendre (et accepter) ses limites : c’est correct si tu as pris ta voiture parce qu’il faisait froid et noir, si tu mélanges tes numéros pour le recyclage du plastique ou que tu ne veux pas composter les excréments de ton chien. Ça se peut. Ce n’est pas la preuve que tu es un faux environnementaliste ou pire, un hypocrite. C’est la preuve que tu es un humain et qu’il y a toujours de la place à l’amélioration. Alors si on te reproche certaines choses, réponds que tu es bien conscient de tes lacunes, que tu cherches toujours à t’améliorer et que tu fais beaucoup d’autres choses.
  1. Ne pas se prendre trop au sérieux! Je pense que c’est le meilleur conseil que je puisse vous donner! Ne pas se prendre trop au sérieux est non seulement bon pour passer des messages, mais également essentiel pour rester sain d’esprit. Tu as indiqué à quelqu’un ou étaient les ustensiles réutilisables, mais il a pris les ustensiles en plastique? C’est la vie! Pas besoin de le maudire dans ta tête, de te dire qu’il n’est plus ton ami ou de penser aux baleines qui mangent du plastique dans l’océan. Vivre, laisser vivre et lâcher prise.
  1. S’entourer et partager : s’entourer de gens comme soi pour se motiver, partager sur des plateformes ses opinions pour s’encourager ou lire des articles comme celui-ci pour ne pas se sentir seul dans ses démarches! S’entourer et s’encourager mutuellement, c’est essentiel!

Voilà! N’hésitez pas à m’écrire si vous voulez des encouragements, je vous les donnerai GRATOS ou à partager vos histoires dans les commentaires ou sur ma page Facebook. Et surtout n’oubliez pas que vous êtes vraiment très chouettes d’essayer de faire votre part et que je vous aime.

Bonne fin de semaine tout le monde xxxxx