Sortir les poubelles

J’ai testé… La collection zéro déchet des Trappeuses

Salut tout le monde!

Dernièrement, j’ai testé la collection zéro déchet de la Savonnerie des diligences, confectionnée en partenariat avec les filles des Trappeuses. Si tu ne connais pas encore le blogue grano-chic Les Trappeuses, tu passes à côté d’une incroyable opportunité de comprendre, entre autres, comment le contenu de ton frigo peut aussi devenir le contenu de ta pharmacie. Tu dois absolument découvrir leur travail.

Donc, lorsque mon amie Mariane m’a offert de venir me porter des échantillons des produits pour les tester, j’ai dit OUIIII. Qu’est-ce qu’ils ont de spécial ces produits? Tout d’abord, ils sont zéro déchet ou viennent dans un emballage ultra-minimaliste. Pour les produits disponibles en pot, les pots Masson sont consignés aux endroits où les produits sont vendus. Les savons sont disponibles en vrac et même sans étiquette dans plusieurs boutiques dont les boutiques Vrac & bocaux et bientôt au LOCO à Montréal. Aussi, ils sont locaux et majoritairement faits avec des ingrédients biologiques et végétaliens. Les ingrédients sont d’ailleurs vraiment originaux : le bleuet, l’épinette noire, le cèdre, le genévrier, les algues marines, etc. Tsé quand tu dis qu’ils ont pensé à TOUT?

C’est donc dire que pour les gens comme moi qui ne tripent pas tant sur tout « faire maison », il est possible de trouver de bons produits zéro déchet sans avoir à foutre le bordel dans sa cuisine. D’ailleurs, j’ai remarqué que souvent pour faire des cosmétiques à la maison, il faut se procurer plusieurs ingrédients emballés, ce qui n’est pas vraiment écolo.

Alors moi j’ai testé…

Deux savons (un à la citronnelle et l’autre au charbon et à l’épinette noire), la boue de bain, le déo au sapin baumier et l’exfoliant au chaga. Leur collection complète comprend plus de produits.

Tout d’abord, j’ai vraiment aimé les savons (clairement qu’ils sont des pros du savon). Ils sentent superbement bon, durent surprenamment longtemps et laissent la peau toute douce. La boue est chouette, et c’est quand même une agréable sensation de prendre un bain de « boue ».

Mon gros coup de cœur a été le déo au sapin. Bon, pas quand je l’ai ouvert. Disons simplement que ça sentait fort Noël. Aussi, même si j’essaie de ne pas faire ça, je ne peux pas m’empêcher de genrer les odeurs et l’odeur assez forte du sapin me paraissait plus masculine que féminine. Heureusement, je l’ai essayé pareil. Et je l’ai vraiment aimé! L’odeur s’estompe rapidement et je m’en suis assurée régulièrement en demandant à mes amis : « Est-ce que je sens le sapin?!! » Aussi, il tient super bien et survit aux workouts éprouvants. Donc, je pense que c’est rendu dans mes essentiels!

J’ai personnellement moins aimé l’exfoliant au chaga (champignon sauvage de nos belles forêts). Il sent plutôt fort, ce qui n’est pas un problème à première vue, mais perso ce n’est pas vraiment une odeur qui me plaît. Aussi, il est fait à base de beurre de karité et non à base d’eau. Il laisse donc une pellicule grasse sur la peau, qui peut être lavée ou laissée là si on a la peau sèche. Perso, laver ma peau suite à l’exfoliation (parce que ma peau n’a pas besoin de plus de gras merci) m’a laissé la peau plutôt meurtrie. Mais bon, toutes les peaux sont différentes et ce produit ne fonctionnait tout simplement pas pour la mienne.

Conclusion

Je recommande! Parce que ce qui me plaît encore plus qu’un produit zéro déchet, c’est un produit zéro déchet, de qualité, confectionné localement, avec des ingrédients bio et inspirés de notre beau patrimoine végétal.

Je vous laisse ces deux références (ici et ici) pour en apprendre davantage sur les produits et leurs bienfaits.

Merci les filles pour les échantillons et continuez votre beau travail; vous êtes inspirantes xxxx

Minute mariage

Votre enthousiasme collectif pour solutionner mon problème de shooters de mariage suite à mon dernier article m’a vraiment impressionnée! J’ai reçu des courriels et plein de commentaires et pour vrai je n’avais pas pensé à la moitié des idées que vous m’avez données! Là, j’ai plein de nouvelles idées pour éviter d’acheter des shooters à usage unique, mais surtout je retiens deux choses: 1. La petite communauté zéro déchet de Sortir les poubelles est d’une ingéniosité et d’une créativité incroyable 2. C’est la dernière fois que je garde une question qui me chicote comme l’histoire des shooters pour moi-même, vous êtes beaucoup trop forts! Une mention spéciale à celles qui m’ont envoyé des versions mangeables de shooters, même si la majorité d’entre eux avaient l’air dé-geu-las-ses haha.

On a finalement décidé d’aller faire un tour au Renaissance pour voir s’ils avaient des shooters de verres usagés, et en faisant un seul Renaissance on en a trouvé… 25. C’était juste trop facile! On a donc des petites « dates » au Renaissance prévues au cours des prochaines semaines haha. Vous pouvez continuer à nous envoyer vos idées par courriel, il vous reste trois mois!

Charlotte xxxxx

 


J’ai testé: les serviettes hygiéniques lavables

Sortir les poubelles

Chers lecteurs, chères lectrices,

Je viens de franchir une nouvelle étape dans mon parcours d’environnementaliste grano-chic. Je suis plus méritante de mon statut d’hippie aujourd’hui que je ne l’étais la semaine dernière, car j’ai testé les serviettes hygiéniques lavables. Oui lavables. Pour celles qui viennent d’écarquiller les yeux en guise de surprise/incompréhension/incrédulité, cet article est (définitivement) pour vous. Pour celles qui sont des habituées et qui manient cette routine comme des championnes, cet article a le potentiel de vous faire sourire en vous rappelant vos débuts.

Toutes les femmes sensibles à leur empreinte écologique se sont déjà demandé comment aborder cette période du mois de façon plus écologique. Je vous ai déjà parlé de ma transition des tampons faits de coton organique sans embout jetable à la Diva Cup (oui on va dans l’HYPER personnel sur ce blogue). Faire la transition n’a pas été facile et j’ai dû parler de mes enjeux avec la fameuse coupe à probablement toutes mes amies. Qu’on s’entende par contre, pour moi les options non réutilisables ne sont pas mieux. Utiliser des objets « bleachés » qui aspirent tout à l’intérieur ou porter l’équivalent d’une couche pour femmes ne sont pas des options plus intéressantes, pour moi du moins.

Par contre, s’il y a bien quelque chose que je n’osais pas essayer, c’était les serviettes hygiéniques lavables. Je ne sais pas, il y avait quelque chose dans l’idée de frotter et laisser tremper qui me faisait penser au temps des histoires des pays d’en haut, quand les femmes avaient une dizaine d’enfants et lavaient leurs guenilles à la main pour les réutiliser… le mois d’après. Aussi, je n’étais pas capable d’avoir l’heure juste sur ces dernières. C’est comme pour les mouchoirs réutilisables : COMMENT TU LES LAVES ? COMMENT TU LES RANGES ? COMMENT TU LES ENTRETIENS ? Pourquoi personne n’est capable de m’expliquer ça clairement ?! Parce que de me faire répondre : « Bien là, tu les laves comme tu laves un vêtement normal… » n’est PAS une réponse utile.

Puis, j’en ai reçu par la poste. D’habitude, je ne suis pas chaude à l’idée de recevoir des objets par la poste parce que j’aime croire que j’ai tout ce dont j’ai besoin, mais j’étais vraiment trop curieuse quand on m’a dit que j’allais beaucoup aimer mon colis « mystère ». Quand j’ai vu que c’était des serviettes hygiéniques lavables, je me suis dit : “YOLO Charlotte, pus le choix. » Surtout qu’essayer des serviettes hygiéniques lavables fait un peu partie de la description de tâches d’une blogueuse zéro déchet.

Sortir les poubelles

Donc, comment ça marche (pour vrai). Tout d’abord, il faut comprendre qu’on ne s’achète pas une serviette hygiénique lavable mais bien un ensemble de plusieurs serviettes, puisqu’on ne remettra pas la même serviette au cours de la même semaine. Il y a des serviettes plus petites et d’autres plus grandes, dépendamment des pertes. L’idée, c’est d’utiliser une serviette et de la rincer après son utilisation À L’EAU FROIDE dans le lavabo avec un peu de savon. Il est TRÈS IMPORTANT d’utiliser de l’eau froide parce que l’eau chaude fait « cuire » le sang, et c’est ce qui fait des taches qui restent. Donc on rince, oui les deux mains dedans, la petite serviette dans le lavabo. Après, on garde toutes nos serviettes rincées dans un sac ou dans un bol de trempage, avec de l’eau et un peu de vinaigre blanc. À la fin de la semaine, on les envoie toutes au lavage en même temps pour une brassée à l’eau froide. Là ça dépend de vous : si les serviettes vous apparaissent bien rincées, elles peuvent aller avec la brassée normale. Si vous les trouvez toujours sales, vous pouvez faire une mini-brassée avec uniquement les serviettes. Si on prévoit s’absenter de la maison pour une longue période, il faut prévoir un sac hermétique pour pouvoir ranger la serviette utilisée pour pouvoir la changer.

VERDICT

Bon honnêtement, c’est vraiment moins terrifiant que je pensais. Oui, je me suis sentie un peu comme Émilie Bordeleau en lavant mes serviettes à la main dans le lavabo, je ne vous mentirai pas. Aussi, j’ai peur qu’à long terme les serviettes finissent par être tachées. Pour l’instant, en les ayant frottées après leur utilisation dans le lavabo, les avoir laissées tremper quelques jours et les avoir lavées à la laveuse, elles ne sont pas tachées. Par contre, j’ai pas mal frotté pour m’en assurer et je trouve perso que c’est beaucoup de temps passé à frotter des taches.

J’ai une amie qui s’est fait ses propres serviettes hygiéniques lavables, et qui les a faites noires. Quelle idée géniale. Ça m’a vraiment fait me demander pourquoi toutes les serviettes hygiéniques lavables que j’ai jamais vues étaient blanches. Même chose pour les couches lavables, pourquoi est-ce toujours des couleurs pâles ? Ça sert qui exactement ? Je pense honnêtement que si les serviettes hygiéniques lavables étaient de couleurs foncées, ça serait vraiment LA solution écologique pour les menstruations.

Parce qu’honnêtement, c’est hyper confortable. Aussi, pour celles comme moi qui ont des bonnes pertes et des crampes douloureuses, c’est une bonne alternative pour ne pas se sentir un peu… bouchée avec la Diva Cup. Est-ce que je suis la seule ? Bon une autre question pour mes amies haha ! Tout ça pour dire que pendant ces moments-là, je pense que je vais préférer les serviettes hygiéniques lavables. Je me vois bien alterner entre les serviettes réutilisables et la Diva Cup dans le futur.

Si ça vous intéresse, je vais vous recommander la seule marque que j’ai testée et approuvée, Omaïki. Ils ont aussi une petite fiche d’information pratique pour l’entretien des serviettes.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions! Si vous en avez plus, n’hésitez pas à les poser en commentaires ou à m’écrire! Bonne journée,

Charlotte xxxx

//Minute mariage

Il y a plusieurs faits incontestés dans la vie: nous allons tous mourir un jour, on devient un vrai adulte le jour où on s’achète un manteau d’hiver chaud et le fait que la préparation d’un mariage, c’est un truc de filles.

J’ai remarqué que chaque fois que j’ai une discussion sur mon mariage, les questions sont toujours inévitablement dirigées vers moi. Même si mon copain est à côté de moi lorsqu’on en parle, même s’il se marie autant que moi et qu’en fait il est aussi impliqué que moi dans le processus. On s’attend à ce que j’aie toutes les réponses et lui, absolument aucune. À part de connaître la date et le lieu, personne ne semble s’attendre à plus de lui. Les stéréotypes insidieux de la fille légèrement névrosée qui rêve de se marier depuis sa tendre enfance et du gars moyen-embarqué dans le projet qui fait ça pour faire plaisir à sa blonde sont plus présents qu’on ne le croirait.

Je vous mentirais si je vous disais que quand ça arrive, mon amoureux interrompt sec la conversation en disant : « Pardon, c’est mon mariage à moi aussi, j’aimerais que tu t’adresses à moi autant qu’à elle. » Bien sûr que non. Nous sommes malgré nous pris avec cette idée, cette impression, que c’est avec les filles qu’on discute de mariage, pas les gars.

Bref, cette situation m’a fait réfléchir. Si on veut vraiment un mariage égalitaire, bien ancré au 21e siècle et dans un monde où les hommes et les femmes sont des partenaires égaux dans les projets qu’ils entreprennent, il va falloir que ça soit égal du début à la fin.

Je vais devoir faire un effort pour l’inclure davantage dans les décisions et dans les discussions, même si tout le monde lui donne constamment l’impression que cet événement ne le concerne pas. Le plus vite je vais l’inclure, le plus vite on va avoir fait le tour de la question et le plus vite on va pouvoir changer de sujets pour parler de trucs qui nous passionnent vraiment, comme les mini-maisons et Brooklyn Nine-Nine.


Baume à lèvres

Sortir les poubelles

Salut tout le monde!

Tout d’abord, avez-vous vu nos belles petites tronches dans La Presse Plus du 1er août dernier? Il y avait un spécial sur les blogues zéro déchet du Québec et Sortir les poubelles était dedans yep yep! Tout comme Tranches de Pimous, le Blog à Jule et Tendance Radis, de beaux blogues que je vous encourage à découvrir. Dans son reportage, la journaliste a choisi de partager ma recette de beurre corporel et elle semble avoir beaucoup plu à mes nouveaux lecteurs.

C’est dans cette lancée de « fait maison » que j’ai décidé de vous partager ma recette de baume à lèvres. J’ai fait cette recette pour la première fois il y a un bout déjà et je l’ai faite et refaite à plusieurs reprises depuis. La première fois, j’étais encore nouvelle dans le merveilleux monde du DIY (« Do it yourself »). Je venais de découvrir que les produits de beauté contenaient des dérivés du pétrole et des produits cancérigènes. Je venais aussi de découvrir que je pouvais faire des produits de beauté avec des trucs dans mon frigo (Œufs! Avocat! Banane! Yogourt! Avoine!) Bref je CA-PO-TAIS.

J’ai commencé par me chercher une recette simple. J’ai essayé la recette de baume pour les lèvres de Wellness Mama, je l’ai adaptée et je vous la propose aujourd’hui. Facile à réaliser, c’est un beau petit projet de fait maison qui ne foutra pas tout en l’air dans votre cuisine, et ça on aime ça.

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Puisqu’on est zéro déchet, on essaie de se procurer les ingrédients en vrac. Ils sont disponibles au Noblessence (ils offrent en vrac si on le demande), chez Coop Coco à Montréal et dans beaucoup d’autres endroits donc il faut fouiller ! Pour les petits contenants, comme vous pouvez voir j’ai collecté des tubes finis à gauche et à droite pendant quelques temps et je les ai nettoyés pour pouvoir les re-remplir avec mon mélange maison. C’est-tu pas du beau zéro déchet ça ?!

Il vous faudra les trois ingrédients suivants : du beurre de mangue (ou du beurre de karité), de l’huile de noix de coco et de la cire d’abeille. La recette initiale proposait du beurre de karité au lieu du beurre de mangue, mais perso je n’aime pas l’odeur du beurre de karité alors j’utilise un substitut qui marche très bien. On peut ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle « comestible » ainsi que quelques gouttes de vitamine E pour davantage d’hydratation, mais c’est facultatif.

Les ingrédients (pour 10 à 12 tubes):

  • 2 cuillères à table de cire d’abeille (vous pouvez en ajouter un peu plus si vous voulez un baume plus solide, mais habituellement cette quantité est correcte)
  • 2 cuillères à table de beurre de mangue ou de beurre de karité
  • 2 cuillères à table d’huile de noix de coco
  • 20 à 30 gouttes d’huile essentielle « comestible » (menthe, orange, cannelle, etc.) (facultatif)
  • 3 à 4 gouttes de vitamine E (facultatif)

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Pour préparer le baume, on fait fondre les trois premiers ingrédients ensemble dans un bain-marie. Si on n’a pas de bain-marie, on peut faire chauffer de l’eau dans une casserole et déposer un plat de verre ou de métal au-dessus ou dedans et ça marche très bien. L’important, c’est que la source de chaleur ne soit pas directement en contact avec le mélange. On fait fondre tranquillement pendant 5 à 10 minutes à feu doux en brassant à l’occasion.

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Lorsque le mélange est homogène, on retire la casserole du feu. On ajoute ensuite les gouttes d’huile essentielle et les gouttes de vitamine E. On brasse. Là il faut procéder relativement rapidement pour que le mélange n’ait pas le temps de durcir et remplir doucement les contenants de baumes à lèvres. On laisse ensuite les baumes durcir à température de la pièce ou au frigo si on veut que ça aille plus vite. Voilà c’est fait !

Bonne chance avec ce projet !

Charlotte xxxx

 


Les mouchoirs en tissu

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Et une autre belle collaboration pour Sortir les poubelles ! Celle-ci nous vient d’Amélie, une lectrice du blogue qui voit grand côté zéro déchet. J’ai appris à connaître Amélie au fil d’échanges de courriels et à travers ses commentaires sur le blogue. J’ai été séduite par sa plume, si bien que j’ai décidé de lui offrir l’opportunité de nous partager une de ses réflexions sur cette plateforme. Voici donc sans plus attendre et pour le plus grand bonheur de tous, le mystère des mouchoirs en tissu DÉ-MYS-TI-FIÉ ! Merci Amélie et bonne journée tout le monde, Charlotte xxxxx

Je suis née avec un tout petit nez, mais un petit nez qui voit grand. Il se compare aux érables de nos forêts québécoises dont la sève coule abondamment au printemps. La seule différence, c’est que lui croit que cette saison dure 365 jours par année. Autrement dit, j’ai toujours la goutte au nez ! Sans avoir achevé ma transition vers le zéro déchet, j’ai décidé de faire un autre pas dans cette direction. J’utilisais déjà du papier hygiénique recyclé, non blanchi et biodégradable, acheté dans une caisse de carton recyclable. Chaque rouleau est aussi emballé individuellement avec du papier recyclable au lieu du plastique. J’avais en quelque sorte la conscience tranquille sur ce dossier. Mais en constatant l’ampleur du tas de papier remplissant mon compost, je me suis questionnée sur la possibilité de faire un Xième changement. C’est ainsi que j’ai adopté les mouchoirs de tissus. Et comble du bonheur, un atelier tout près de chez moi en confectionne avec du coton biologique. Je vous avoue qu’au début, c’est plutôt bizarre de se moucher dans du tissu. Notre cerveau ne comprend pas ce qui se passe, et notre nez trouve ça drôlement confortable ! Il faut cependant s’enlever de la tête que cette pratique est répugnante. Qui n’a pas déjà quitté la maison pour faire une longue promenade, sans apporter le petit paquet de Kleenex de voyage et être profondément heureux de retrouver un vieux mouchoir usagé dans le fond d’une poche ? C’est exactement le même principe. On utilise le mouchoir à sa pleine capacité, en utilisant à chaque fois un bout de tissu sain.

Saviez-vous que ce n’est qu’en 1924 que la compagnie Kimberly-Clark commercialise les serviettes démaquillantes de papier, qui ensuite changeront de vocation pour être utilisées comme mouchoirs jetables ? Dès 1930, la marque Kleenex s’impose aux États-Unis mais il faudra attendre vers 1960 pour que les produits traversent l’océan vers la France. L’ère du jetable prend son essor plus lentement dans ce pays. Mon mari se rappelle bien qu’encore dans les années 80, à Grenoble, tous les membres de sa famille possédaient leur propre pile de mouchoirs en tissus. Il avoue même qu’il aimait bien se moucher sur Bambi !

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De nos jours, plusieurs centaines de milliards de mouchoirs sont vendus annuellement aux États-Unis. Imaginons alors la quantité mondiale que cela représente ! Non seulement nous devons considérer la pollution liée à l’utilisation de papiers que l’on jette aux ordures mais également celle liée à sa production. Pour leur fabrication, une grande quantité d’eau est gaspillée, du chlore est utilisé pour le blanchiment et certaines compagnies se procurent encore des fibres non recyclées, donc provenant de nos forêts si précieuses. C’est pourquoi je vous encourage à consulter la liste des alternatives plus respectueuses de l’environnement offerte par Greenpeace Canada concernant les divers produits de papier jetables.

Pour réussir ma transition, j’ai simplement dû prévoir au moins un mouchoir par jour, que je glisse dans mon sac à main avant de quitter la maison. Il ne faut évidemment pas que j’oublie de les intégrer à ma lessive hebdomadaire. Puisque je lave seulement à l’eau froide, j’aime faire tremper mes mouchoirs dans une petite quantité d’eau savonneuse très chaude avant de les ajouter à ma lessive de serviettes. Au besoin, je profite de cette étape pour frotter quelques taches qui semblent plus tenaces.

Pour l’instant, je suis plutôt discrète en public et j’ai tendance à me retirer afin d’éviter le jugement des autres. J’imagine qu’avec le temps, je réussirai à assumer pleinement ce choix que je fais pour la planète. Par contre, si je suis très malade et  que je puisse être contagieuse, je reviendrais exceptionnellement aux mouchoirs jetables afin d’éviter la prolifération et la transmission des microbes, qui peut être un peu plus probable avec les mouchoirs réutilisables. Aujourd’hui, c’est mon nez qui me remercie pour ce changement car il est bien heureux d’avoir fait peau neuve et de laisser derrière lui son ancienne apparence rougeâtre et irritée !

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Un dernier petit truc pour les nez sensibles comme le mien : Je vous conseille de rincer vos sinus régulièrement en utilisant une tasse d’eau tiède dans laquelle on ajoute 1/4 c.à.thé de sel et la même quantité de bicarbonate de soude. Il s’agit d’un moyen bien efficace pour soulager nos voies nasales durant la saison des rhumes et des allergies.

Bonne continuité à tous dans vos démarches vers le zéro déchet,

Amélie

Liens utiles

– Mouchoirs de tissus stylisés fabriqués à Montréal

Tshu : www.1tshu1tree.com/fr/

– Mouchoirs de coton biologique fabriqués à Laval

Öko Créations : http://okocreations.ca/product/petits-mouchoirs/

– Application gratuite de Greenpeace pour les papiers jetables et liste de produits qui sont moins dommageables pour l’environnement :

www.greenpeace.org/canada/guidepapiersjetables/


Pour les filles (et les garçons curieux)

Sortir les poubelles

Aujourd’hui, j’aborde une question de fond qui vous mystifie : comment être une femme et vivre ce que dame nature nous fait vivre chaque mois sans faire de déchets? C’est définitivement une des questions qu’on me pose le plus souvent, avec « Comment tu fais l’épicerie? » et « Mais tu fais quoi pour les Q-tips? ». Décidément, la vie sans Q-tips est une perspective qui vous effraie. Là je sais que vous voulez la réponse, et ne vous inquiétez pas je vous la donnerai bientôt dans un autre article.

Mais revenons à notre sujet. Quelles sont les alternatives zéro déchet aux serviettes hygiéniques et aux tampons? En moyenne, une femme utilisera entre 12 000 et 15 000 produits sanitaires au cours de sa vie. C’est énormément de déchets, sans compter que leur fabrication est très polluante. Les serviettes et tampons ordinaires sont entre autres blanchis à mort avec tout plein de produits chimiques comme du dioxyde de chlore pour être blanc neige, comme si on n’allait pas les salir de toute façon après.

Voici des alternatives plus écologiques que je vous propose d’explorer : la coupe menstruelle, les serviettes hygiéniques lavables, l’éponge et les tampons « écologiques » ou sans applicateur.

Commençons par la coupe menstruelle. Cette petite coupe en silicone est vendue dans la majorité des pharmacies et recueille le flux menstruel plutôt que de l’absorber. On l’insère vous-savez-où assez facilement et elle peut rester en place durant 12 heures. Après 12 heures, on la sort, la vide et la rince. Pas besoin de s’imaginer en train de faire ça dans les toilettes au travail, parce qu’elle peut recueillir un flot abondant pendant des heures. C’est donc dire que ce moment peu agréable du lavage/rinçage pourra sûrement toujours avoir lieu chez vous. Maintenant est-ce qu’on la sent? Est-ce que c’est confortable? Je dirais qu’on s’habitue rapidement, mais il faut faire le passage. Là je vous entends penser: « Wooo minute : je suis un peu grano, mais définitivement pas assez hippie pour une coupe menstruelle. » Et croyez-moi, je vous comprends, je pensais la même chose avant. Mais la vérité, c’est que vous ne vous métamorphoserez pas en hippie habillée de jute qui fait ses chips de kale à l’énergie solaire parce que vous utilisez une coupe menstruelle. Vous aurez l’air parfaitement normale et passerez inaperçue je vous le promets. Et pour 35$, on la rentabilise rapidement, surtout qu’elle est bonne pour des années.

Sinon, une autre alternative est la serviette hygiénique lavable. Une petite recherche Google vous permettra de trouver des compagnies qui en offrent ou des vidéos pour vous montrer comment les faire vous-même. J’aime personnellement beaucoup la boutique Maman autrement, qui a une superbe boutique en ligne qui en vend. Les serviettes lavables sont confortables, mais les laver peut être un enjeu (les taches peuvent être tenaces apparemment). Ça demande aussi un peu plus d’organisation quand on doit les changer à l’extérieur de la maison. Si vous avez de l’expérience avec ces dernières comparativement à moi, sentez-vous bien à l’aise de partager vos impressions dans les commentaires.

Une autre alternative est d’utiliser une éponge de mer. On en coupe un morceau et on l’insère vous-savez- où comme un tampon. On la lave dans le lavabo et on peut réutiliser son morceau très longtemps. Je trouve cette alternative intéressante, mais je ne suis pas certaine que ce soit garanti antifuite; il faudrait essayer.

Si vous n’êtes pas prêtes à faire le saut vers une alternative réutilisable, je pense que de passer aux tampons sans applicateur est déjà une bonne avancée. Ils sont tout aussi faciles à mettre que les autres, et évitent de gaspiller les ressources nécessaires pour produire les applicateurs pour rien. Il y a aussi les tampons biologiques produits de façon plus responsable. Ces derniers sont une alternative intéressante si on veut faire attention à l’environnement, mais ne sont pas nécessairement une meilleure option pour le zéro déchet.

J’en profite en terminant pour glisser un petit mot sur la contraception. Je serai brève parce que je sais que c’est un sujet infiniment complexe et personnel. Oui je pense que vous devriez utiliser des condoms, même si leur usage engendre des déchets. S’il vous plaît, n’essayez pas de le recycler et encore moins de le réutiliser. Il y a des limites quand même. Sinon, si vous cherchez un nouveau contraceptif, vous pourriez toujours regarder du côté des stérilets ou des timbres contraceptifs. Ils créent peu de déchets et sont bons pour des années.

Ai-je répondu à vos questions? Vous ai-je donné de nouvelles idées? De rien.

Bonne journée xxxxx