Sortir les poubelles

Les mouchoirs en tissu

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Et une autre belle collaboration pour Sortir les poubelles ! Celle-ci nous vient d’Amélie, une lectrice du blogue qui voit grand côté zéro déchet. J’ai appris à connaître Amélie au fil d’échanges de courriels et à travers ses commentaires sur le blogue. J’ai été séduite par sa plume, si bien que j’ai décidé de lui offrir l’opportunité de nous partager une de ses réflexions sur cette plateforme. Voici donc sans plus attendre et pour le plus grand bonheur de tous, le mystère des mouchoirs en tissu DÉ-MYS-TI-FIÉ ! Merci Amélie et bonne journée tout le monde, Charlotte xxxxx

Je suis née avec un tout petit nez, mais un petit nez qui voit grand. Il se compare aux érables de nos forêts québécoises dont la sève coule abondamment au printemps. La seule différence, c’est que lui croit que cette saison dure 365 jours par année. Autrement dit, j’ai toujours la goutte au nez ! Sans avoir achevé ma transition vers le zéro déchet, j’ai décidé de faire un autre pas dans cette direction. J’utilisais déjà du papier hygiénique recyclé, non blanchi et biodégradable, acheté dans une caisse de carton recyclable. Chaque rouleau est aussi emballé individuellement avec du papier recyclable au lieu du plastique. J’avais en quelque sorte la conscience tranquille sur ce dossier. Mais en constatant l’ampleur du tas de papier remplissant mon compost, je me suis questionnée sur la possibilité de faire un Xième changement. C’est ainsi que j’ai adopté les mouchoirs de tissus. Et comble du bonheur, un atelier tout près de chez moi en confectionne avec du coton biologique. Je vous avoue qu’au début, c’est plutôt bizarre de se moucher dans du tissu. Notre cerveau ne comprend pas ce qui se passe, et notre nez trouve ça drôlement confortable ! Il faut cependant s’enlever de la tête que cette pratique est répugnante. Qui n’a pas déjà quitté la maison pour faire une longue promenade, sans apporter le petit paquet de Kleenex de voyage et être profondément heureux de retrouver un vieux mouchoir usagé dans le fond d’une poche ? C’est exactement le même principe. On utilise le mouchoir à sa pleine capacité, en utilisant à chaque fois un bout de tissu sain.

Saviez-vous que ce n’est qu’en 1924 que la compagnie Kimberly-Clark commercialise les serviettes démaquillantes de papier, qui ensuite changeront de vocation pour être utilisées comme mouchoirs jetables ? Dès 1930, la marque Kleenex s’impose aux États-Unis mais il faudra attendre vers 1960 pour que les produits traversent l’océan vers la France. L’ère du jetable prend son essor plus lentement dans ce pays. Mon mari se rappelle bien qu’encore dans les années 80, à Grenoble, tous les membres de sa famille possédaient leur propre pile de mouchoirs en tissus. Il avoue même qu’il aimait bien se moucher sur Bambi !

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De nos jours, plusieurs centaines de milliards de mouchoirs sont vendus annuellement aux États-Unis. Imaginons alors la quantité mondiale que cela représente ! Non seulement nous devons considérer la pollution liée à l’utilisation de papiers que l’on jette aux ordures mais également celle liée à sa production. Pour leur fabrication, une grande quantité d’eau est gaspillée, du chlore est utilisé pour le blanchiment et certaines compagnies se procurent encore des fibres non recyclées, donc provenant de nos forêts si précieuses. C’est pourquoi je vous encourage à consulter la liste des alternatives plus respectueuses de l’environnement offerte par Greenpeace Canada concernant les divers produits de papier jetables.

Pour réussir ma transition, j’ai simplement dû prévoir au moins un mouchoir par jour, que je glisse dans mon sac à main avant de quitter la maison. Il ne faut évidemment pas que j’oublie de les intégrer à ma lessive hebdomadaire. Puisque je lave seulement à l’eau froide, j’aime faire tremper mes mouchoirs dans une petite quantité d’eau savonneuse très chaude avant de les ajouter à ma lessive de serviettes. Au besoin, je profite de cette étape pour frotter quelques taches qui semblent plus tenaces.

Pour l’instant, je suis plutôt discrète en public et j’ai tendance à me retirer afin d’éviter le jugement des autres. J’imagine qu’avec le temps, je réussirai à assumer pleinement ce choix que je fais pour la planète. Par contre, si je suis très malade et  que je puisse être contagieuse, je reviendrais exceptionnellement aux mouchoirs jetables afin d’éviter la prolifération et la transmission des microbes, qui peut être un peu plus probable avec les mouchoirs réutilisables. Aujourd’hui, c’est mon nez qui me remercie pour ce changement car il est bien heureux d’avoir fait peau neuve et de laisser derrière lui son ancienne apparence rougeâtre et irritée !

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Un dernier petit truc pour les nez sensibles comme le mien : Je vous conseille de rincer vos sinus régulièrement en utilisant une tasse d’eau tiède dans laquelle on ajoute 1/4 c.à.thé de sel et la même quantité de bicarbonate de soude. Il s’agit d’un moyen bien efficace pour soulager nos voies nasales durant la saison des rhumes et des allergies.

Bonne continuité à tous dans vos démarches vers le zéro déchet,

Amélie

Liens utiles

– Mouchoirs de tissus stylisés fabriqués à Montréal

Tshu : www.1tshu1tree.com/fr/

– Mouchoirs de coton biologique fabriqués à Laval

Öko Créations : http://okocreations.ca/product/petits-mouchoirs/

– Application gratuite de Greenpeace pour les papiers jetables et liste de produits qui sont moins dommageables pour l’environnement :

www.greenpeace.org/canada/guidepapiersjetables/


Les 6 gestes zéro déchet à adopter au quotidien

Mon dieu que le temps passe vite en ce moment! Avez-vous l’impression comme moi que novembre vous file entre les doigts et que les journées s’enchaînent à un rythme effréné? Malgré cela, ne vous inquiétez pas je garde le cap sur mon défi zéro déchet! Une chance vraiment que j’ai déjà 10 mois de défi derrière la cravate et que j’ai réussi à intégrer des habitudes zéro déchet dans mon quotidien. Je me suis passé la réflexion que je ne pouvais pas choisir un meilleur moment de l’année que ce mois de novembre froid (et noir) et occupé-occupé pour vous parler de six habitudes zéro déchet faciles à adopter pour les personnes écolos et occupées-occupées que vous êtes. Et les voici. Bravo si elles font déjà parties de vos quotidiens, sinon c’est bien de se rafraîchir la mémoire!

1. Le thermos à café: Un MUST pour les buveurs de café. Si chaque jour vous allez à la même place vers la même heure chercher toujours le même café, il n’y a pas de raison pour ne pas rajouter à ça l’habitude de trainer son thermos avec soi. Il suffit d’y penser, de le trainer et de le rincer après l’avoir utilisé. Les plus? Souvent ils sont beaux et certains endroits offrent même un rabais si on utilise notre tasse! Et puisque Noël s’en vient, pourquoi ne pas proposer cette idée à quelqu’un qui veut vous faire plaisir? Cela fera changement de votre classique : « Oufff je ne sais pas me semble que j’ai tout ce qu’il me faut et que Noël est encore revenu vite cette année… »? De rien pour l’idée.

2. La bouteille d’eau réutilisable : J’ai parlé de la problématique du plastique et des bouteilles d’eau dans l’océan en juillet dernier, et je vous conseille d’aller me lire si ça vous intéresse (ici et ici)! On peut traîner avec soi une gourde en acier inoxydable, en verre ou en plastique sans BPA. Personnellement, je traine un pot Masson parce que c’est petit et que je peux aussi y mettre des boissons chaudes. Pratique!

3. Les sacs à l’épicerie : On les traine et on ne les oublie pas! Et si on les oublie, on fait tout pour éviter les sacs de plastique, quitte à mettre la pinte de lait dans la sacoche et les oranges dans les poches.

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http://kate-book.com/adventures-in-greening-pondering-plastic-bags-with-music/

4. Connaître les numéros des plastiques : Les objets et emballages de plastique sont identifiés à l’aide d’un numéro, allant de 1 à 5. Les numéros 1 à 5 sont recyclables, mais pas le numéro 6! À moins que vous pensiez le ramener à un endroit spécialisé qui en fait la cueillette (plusieurs écocentres le font), il va à la poubelle et non au recyclage. Pour me faciliter la vie, dès que je vois le chiffre 6 sur un emballage, j’évite de l’acheter. Comment se souvenir que c’est le numéro 6? Vous pourriez vous dire que 666 est le numéro du diable, et donc que c’est méchant, et donc qu’on l’évite à tout prix!

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5. Éviter le suremballage à l’épicerie : Le suremballage à l’épicerie est hal-lu-ci-nant. Des poivrons emballés individuellement aux pièces de viandes sur du styrofoam suffoquées par des pellicules de plastique, c’est partout! À l’épicerie, je n’achète rien qui est emballé dans des pellicules de plastique, quitte à me passer de certaines choses. Je choisis toujours l’option la moins emballée et j’évite le styrofoam. Si j’achète des choses emballées, je m’assure que l’emballage soit recyclable (donc pas de plastique numéro 6 ou d’emballages de plastique mince). Si cela vous semble impossible, peut-être que votre épicerie est particulièrement portée sur le suremballage. Toutes les épiceries ne sont pas pareilles. Je sais par exemple que très peu de produits frais sont emballés au Adonis. Avez-vous d’autres options de magasinage? Sinon, pourquoi ne pas en glisser un mot au gérant? C’est vous le client après tout! Avec le temps, on apprend à connaître les produits (et leurs emballages) et faire l’épicerie en faisant beaucoup moins de déchets est vraiment facile!

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6. Avoir son lunch et ses collations : Personnellement, j’ai souvent une fringale au milieu de l’après-midi, et c’est pour cette raison que je traine toujours avec moi des fruits ou des noix que j’emballe moi-même. Ce petit réflexe m’évite de me tourner vers les options moins santé et emballées des cafés et dépanneurs comme les chips, les muffins, les biscuits ou les barres tendres. Également, faire son lunch est vraiment l’habitude zéro déchet qui change la vie. Combien de repas de cafétérias et de « food courts » ai-je évités? Longue vie aux lunchs! J’ai déjà écrit sur l’art de se faire des beaux lunchs zéro déchet si cela vous intéresse.

Voilà! Bien sûr il y a tellement plus à dire sur comment vivre le zéro déchet au quotidien! Seulement, j’ai l’impression qu’entre mon réveil (à la noirceur), mon café du matin, mes appels, mes cours, mes courses et mon retour à la maison (dans la noirceur également), ce sont ces petites habitudes qui me permettent de ne pas faire de déchets. Quels sont vos trucs au quotidien? Je serais ravie de vous lire sur le sujet!

Bon vendredi tout le monde xxxx


Comment expliquer ses choix et réagir face aux commentaires des gens

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Récemment, l’une de vous m’a demandé dans un très gentil courriel comment les gens autour de moi me perçoivent et réagissent à mon mode de vie. Par le fait même, elle me demandait comment je gérais certains problèmes, comment je répondais aux interrogations, etc. Bref, comment je gérais certaines situations inévitables qui se produisent lorsqu’on est zéro déchet, ou lorsqu’en général on fait attention à l’environnement. Ce sont des questions vraiment importantes, pertinentes et pas faciles, quel que soit son niveau d’engagement environnemental. Et je vous donne aujourd’hui ma vision des choses et mes trucs, en espérant que cela puisse vous guider un peu, ou au moins vous faire rire!

Il existe quatre grands types de personnes selon moi par rapport auxquels il faut adopter des attitudes différentes lorsqu’on jase d’environnement. Le premier type de personnes regroupe les gens pas intéressés par les enjeux environnementaux. Niet zéro. Cela va au-delà de ce qu’ils savent ou ne savent pas; ça ne les intéresse pas. Je parle des personnes qui perçoivent tes efforts pour l’environnement comme « mignons ». Par exemple, je me rappelle de plusieurs fois à mon ancien travail, alors que j’essayais de me faire acheminer des documents par courriel plutôt que de les imprimer, d’avoir reçu en réponses des petits sourires qui voulaient dire quelque chose comme : « Ah t’es cute, tu fais attention à l’environnement. » Yark. Je me suis même fait dire une fois « T’es tellement verte toi. » Verte!? Je suis verte!??? Je suis verte parce que je ne veux pas que l’imprimante me crache un arbre pendant une demi-heure alors que j’aurais juste pu lire le document sur l’ordinateur? Le gros bon sens, c’est vert apparemment. En tout cas, à part engendrer une certaine frustration, habituellement ce ne sont pas ces personnes qui posent des questions ou passent des commentaires. Tes histoires ne les intéressent pas assez. On passe au suivant.

Le second type de personnes dont je veux vous parler est différent : ce sont les personnes que tu gosses. Tes principes et idéaux les dérangent et les irritent. Ils veulent que tu le prennes le sac en plastique ou t’imprimer leur document en paix et passer à autre chose. Ce sont ceux qui pensent faire déjà AMPLEMENT leur part en recyclant et en amenant leurs sacs à l’épicerie. Alors quand tu sors ta tasse ou que tu leur dis que quelque chose n’est pas la chose la plus écologique à faire, tu leur dis en fait que l’enjeu va au-delà de leur bac de recyclage… Et ils n’aiment pas ça. Ils réagissent alors dans le passif-agressif soit en s’obstinant, soit en te méprisant, soit en se défendant ou soit en t’accusant d’avoir toi aussi certains comportements pas écologiques. Des champions du monde quoi. C’est le genre de personnes qui sont déstabilisantes (et démoralisantes) et personnellement, je ne m’investis pas beaucoup dans le dialogue avec eux. Au contraire, je m’en éloigne parce que s’ils ne sont pas réellement ouverts à la discussion, rien de constructif ne ressortira de mes échanges avec eux.

Puis, il existe deux autres catégories de personnes qui sont beaucoup plus intéressantes et avec lesquelles l’environnementaliste en toi peut avoir des interactions plus enrichissantes. Ce sont les gens réceptifs mais qui ne connaissent pas bien les enjeux, et les gens qui veulent/pensent bien faire, mais qui font parfois ça tout croche. Remarquez la différence avec les deux premières catégories de personnes; elles sont minimalement ouvertes et intéressées. Avec ces dernières, tu peux avoir une conversation et expliquer tes démarches. Il faut alors être ouvert d’esprit et patient et souvent on peut être agréablement surpris.

Maintenant, est-ce que tu dois investir du temps et de l’énergie pour sensibiliser ces personnes aux enjeux environnementaux? Non. Ce n’est pas parce que tu as réalisé certaines choses que tu es maintenant investi de la mission de sensibiliser tout le monde. Tu peux le faire, mais tu n’as PAS à éduquer les gens. Ce ne serait pas juste de t’imposer ce fardeau. Les seules personnes que tu as l’obligation de sensibiliser sont les personnes qui n’ont pas accès aux mêmes informations que toi ou aux nouvelles ou à Internet, c’est-à-dire personne. J’ai moi-même vécu l’expérience de me sentir investie d’une « mission » lorsque j’ai commencé à prendre position pour l’environnement. J’ai réalisé tout d’un coup qu’on s’attendait de moi à cause de mes positions que j’aie (pas mal) toutes les réponses, en plus d’avoir une patience infinie à la mère Theresa face aux gens et à leur manque de conscience environnementale. Que je sois prête à expliquer et réexpliquer et bref que je transmette la bonne nouvelle maintenant que je l’avais comprise. Allo la pression. C’était très frustrant et j’ai réalisé que c’était trop lourd de porter le poids « d’éduquer » tout le monde sur mes épaules. Alors j’ai décidé de lâcher prise et d’accepter mes limites, comme celles des autres. Maintenant, je discute d’environnement et d’habitudes de vie avec les gens seulement s’ils sont ouverts et si c’est agréable (comme sur le blogue!). Sinon, je me sens très à l’aise de dire que je n’ai pas toutes les réponses et que je me fous pas mal de leurs raisons pour avoir acheté tel ou tel item emballé dans du styrofoam à l’épicerie parce que c’était en vente et parce qu’ils en avaient vraiment besoin et parce que bla bla bla… Je vis ma vie et fais mes choix sans porter le poids des actions de tout le monde sur mes épaules, et je vous encourage fortement à en faire autant!

Tout ça pour dire que je vous comprends. Je comprends vos malaises, je comprends vos dilemmes et vos petits combats au quotidien. Il est long le chemin de l’environnementaliste, et il n’y en aura pas de facile. Alors laissez-moi conclure en vous donnant mes trucs :

  1. Bien comprendre son interlocuteur : lorsqu’on se fait questionner ou avant d’intervenir pour suggérer une idée plus écologique, je vous conseille de prendre le temps de bien saisir votre interlocuteur et ses intentions. Essaie-t-il de vous provoquer ou est-il intéressé? Prendre quelques secondes pour se poser cette question peut faire toute la différence. Si vous concluez qu’il y a peu de chances que votre réponse change quoi que ce soit, peut-être alors vaut-il mieux éviter de s’embarquer dans des explications ou dans une situation potentiellement conflictuelle qui vous fâcherait et vous trotterait dans la tête toute la journée. Il faut choisir ses combats.
  1. Comprendre (et accepter) ses limites : c’est correct si tu as pris ta voiture parce qu’il faisait froid et noir, si tu mélanges tes numéros pour le recyclage du plastique ou que tu ne veux pas composter les excréments de ton chien. Ça se peut. Ce n’est pas la preuve que tu es un faux environnementaliste ou pire, un hypocrite. C’est la preuve que tu es un humain et qu’il y a toujours de la place à l’amélioration. Alors si on te reproche certaines choses, réponds que tu es bien conscient de tes lacunes, que tu cherches toujours à t’améliorer et que tu fais beaucoup d’autres choses.
  1. Ne pas se prendre trop au sérieux! Je pense que c’est le meilleur conseil que je puisse vous donner! Ne pas se prendre trop au sérieux est non seulement bon pour passer des messages, mais également essentiel pour rester sain d’esprit. Tu as indiqué à quelqu’un ou étaient les ustensiles réutilisables, mais il a pris les ustensiles en plastique? C’est la vie! Pas besoin de le maudire dans ta tête, de te dire qu’il n’est plus ton ami ou de penser aux baleines qui mangent du plastique dans l’océan. Vivre, laisser vivre et lâcher prise.
  1. S’entourer et partager : s’entourer de gens comme soi pour se motiver, partager sur des plateformes ses opinions pour s’encourager ou lire des articles comme celui-ci pour ne pas se sentir seul dans ses démarches! S’entourer et s’encourager mutuellement, c’est essentiel!

Voilà! N’hésitez pas à m’écrire si vous voulez des encouragements, je vous les donnerai GRATOS ou à partager vos histoires dans les commentaires ou sur ma page Facebook. Et surtout n’oubliez pas que vous êtes vraiment très chouettes d’essayer de faire votre part et que je vous aime.

Bonne fin de semaine tout le monde xxxxx


L’hiver s’en viiiient

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Bon je ne veux pas être oiseau de mauvais augure, mais je pense que l’hiver s’en vient. Il pleut, j’ai froid aux pieds et j’ai à peine le temps de me réveiller qu’il fait déjà noir. Je pense qu’on va collectivement devoir s’y faire; l’hiver va revenir encore cette année.

J’ai commencé à me demander comment on se prépare pour l’hiver quand on est zéro déchet, c’est-à-dire comment on s’habitue à ne plus avoir accès à de beaux produits frais pas emballés. J’ai commencé à faire mes petites recherches pour apprendre à conserver des aliments frais auxquels j’ai accès en ce moment. Et j’ai expérimenté avec les techniques du cannage, du séchage et de la congélation. Voici ce que j’en pense.

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Bon tout d’abord j’ai appris à canner. J’ai canné l’aliment le plus facile à canner, soit de belles tomates d’octobre pas chères au marché. Pour canner, il faut des pots Masson, une grosse casserole d’eau, des pinces, un ou une ami(e) efficace et débrouillard(e) et du temps, beaucoup de temps. Le processus de cannage en lui-même est très long, mais pas autant que le ménage qui s’ensuit. Ta cuisine va être en bordel total après et c’est inévitable. Oh et les chances de te brûler avec quelque chose sont d’à peu près 100%. Mais quand tu commences à entendre tes pots se sceller et à te dire que tu vas te taper dans le dos tout l’hiver quand tu vas les utiliser, tu te dis que ça valait la peine. Donc cet hiver, je vais pouvoir manger des tomates « fraiches » sans devoir les acheter en conserve.

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Dans mon élan de motivation en vue de faire des réserves pour l’hiver, j’ai également déshydraté des aliments. Je rêvais secrètement de m’acheter un déshydrateur depuis le moment où j’ai découvert le crudivorisme et le restaurant Crudessence. Heureusement pour mon portefeuille et mon espace de rangement, mon allégeance au mode de vie minimaliste m’a toujours retenue de faire cet achat. Cet automne, j’en ai loué un pendant une semaine d’un particulier qui louait son excellente machine sur Kijiji. Et là j’ai commencé à déshydrater. J’avais des idées de grandeur (je voulais TOUT déshydrater), mais je suis rapidement redescendue de mon nuage parce que chaque aliment que je déshydratais prenait un temps fou! Les instructions disaient peut-être que ça prenait 6-8 heures, mais souvent je déshydratais pendant 14-16h à la fois! C’était beaucoup trop long avec une machine énergivore et bruyante. Finalement, j’ai pas mal juste déshydraté des tomates (encore des tomates) et des canneberges. Je le referai peut-être l’an prochain, mais je suis contente de ne pas m’en être acheté un.

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J’ai aussi fait usage de la bonne vieille technique de congélation et j’ai congelé certains fruits d’automne comme des poires. Je les ai coupées et étendues sur une plaque au congélateur, puis je les ai emballées et maintenant j’ai des fruits pour mes smoothies pour une bonne partie de l’hiver.

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Finalement, je me suis abonnée à des paniers biologiques d’hiver à travers l’organisme Équiterre hourra! À partir du 20 octobre, je vais pouvoir aller chercher aux deux semaines mon panier de produits locaux sans plastique ni emballage. Oui, je vais sûrement manger énoooormément de navets et de courges, mais vous savez quoi, si c’est ce qui se conserve bien ici durant l’hiver, c’est ça que nous devrions manger. J’ai vraiment hâte 🙂

Bon maintenant je m’en vais m’emmitoufler dans une doudou devant Netflix avec du thé. Bon week-end tout le monde xxxx


Voyager zéro déchet

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La semaine dernière, j’ai eu la chance d’aller au Mexique avec mon papa, faire la siesta et manger des mangues dans un petit village de pêche endormi de la Riviera Maya. Occasion parfaite, vous l’aurez deviné, pour tester mes nouvelles habitudes zéro déchet en voyage.

Avant de vous raconter, j’aimerais ouvrir une parenthèse pour dire que oui bien sûr je comprends que voyager en avion n’est pas bon pour mon empreinte écologique. J’en suis très consciente. Mais voici : 1. Je n’ai jamais dit que j’étais parfaite ou sans reproche au point de vue de l’environnement, et je ne prétends pas l’être 2. Je ne suis pas un moine dans une grotte 3. J’aime voyager et passer du temps avec ma famille 4. Les voyages que j’ai faits, tous les voyages que j’ai faits, m’ont amenée à réfléchir et fait évoluer. C’est entre autres grâce à ces expériences que j’ai décidé de vivre comme je vis aujourd’hui et que j’ai décidé de commencer à bloguer. Fin de la parenthèse.

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Alors sans plus tarder, voici quelques conseils pour organiser son voyage zéro déchet. Tout d’abord, qu’y a-t-il dans le bagage de quelqu’un qui voyage zéro déchet? Il y a :

  1. Une gourde d’eau. On la remplit chez soi ou dans une fontaine d’eau potable avant d’aller en excursion et on évite ainsi d’avoir recours à des bouteilles de plastique inutilement. D’ailleurs, si on n’a pas accès à de l’eau potable, on peut considérer l’achat de pastilles de chlore ou de gouttes de chlore pour traiter l’eau.
  1. Un thermos, un pot Masson ou une gourde en inox. Pour les cafés à l’aéroport ou au milieu de sa journée d’activité! Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on perd nos bonnes habitudes de trainer son thermos à café avec nous.
  1. Une fourchette et une cuillère en métal. Je les traîne toujours dans mon sac, enroulées dans une serviette en tissu. C’est très pratique et ça nous évite d’avoir recours à des ustensiles en plastique.
  1. La serviette en tissu. Utile tout le temps! Pour essuyer des mains sales et éviter d’utiliser des serviettes de table ou pour essuyer des dégâts et encore une fois éviter d’utiliser des serviettes de table. Également utile pour emballer un sandwich, un biscuit, une pâtisserie ou un pain. Un must.
  1. Un sac réutilisable pour les achats.
  1. Finalement, un contenant en verre ou en plastique. Nous traînons toujours un « Tupperware » avec nous lorsque nous allons manger parce les assiettes sont toujours trop grosses. On emballe nos restes nous-mêmes, et évitons ainsi le gaspillage ou les emballages de styromousse ou de plastique.

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Pour ce qui est des bonnes habitudes à prendre, même en voyage on se montre proactif lorsqu’on commande une consommation et on dit qu’on ne veut pas de paille dedans. Pas de paille, sin popotes. J’ai dû éviter au moins une dizaine de pailles durant mon séjour, ce qui n’est pas énorme, mais qui est quand même cool. Pour ce qui est des condiments, sachets de sucre, ketchup, sel et mayo sur la table, si j’en veux je demande toujours s’ils en ont «pas en sachet» dans le restaurant. Par exemple, si je vais dans un café, je sais qu’ils ont des pintes de lait derrière le comptoir. Alors lorsqu’on me dirige vers un îlot plein de petits pots de lait en me remettant mon café, je demande poliment qu’on me verse du lait d’une des pintes derrière le comptoir. À date, ça n’a jamais causé de problème.

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Je dois dire que mon expérience zéro déchet au Mexique m’a tout de même laissé une drôle d’impression. Oui j’ai réussi à être zéro déchet et j’ai refusé tout plein de plastique et d’emballages, mais je les voyais quand même tout le temps, les déchets. Des montagnes de déchets et de plastique sur le bord des routes, des emballages de toutes sortes qui flottent au vent, des bouteilles cassées, des pailles et des sacs de plastique sur le bord des plages. Je ne suis pas aveugle ou naïve; je sais que la bataille est loin d’être gagnée surtout dans des pays émergents comme le Mexique. Ça m’a fait de quoi et j’ai malgré moi traîné ce petit inconfort toute la semaine.

Ça c’est lorsque je n’étais pas carrément fâchée et fulminante. Parce que bien sûr il y a toujours le moment classique où on se dit : « Mais pourquoi, dans ce monde ultra pollué où tellement de monde s’en fout, est-ce que je me fends le derrière en quatre pour expliquer en espagnol pourquoi je ne veux pas de paille ou de sac?!?!? » Et la réponse à cette question, toujours la même réponse, refait systématiquement surface dès que la colère se dissipe : Parce que moi, je ne m’en fous pas. Je ne m’en fous pas maintenant et je ne m’en foutrai pas demain. Aussi bien faire quelque chose alors. Je prends donc mon courage à deux mains, souris à pleines dents et recommence mon explication. Ma Margarita aura un bien meilleur goût sans paille à l’intérieur.

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Bonne rentrée tout le monde xxxx