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Voyage zéro déchet à Boston

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Salut tout le monde!

Il y a deux fins de semaine, je suis allée visiter Boston avec ma maman. Elle avait une conférence là-bas et m’a gentiment invitée à squatter sa chambre d’hôtel le temps d’une fin de semaine. J’ai, vous comprendrez, sauté sur l’occasion de me faire gâter par ma mère et de marcher de long en large à travers une ville splendide et grano à souhait.

D’ailleurs, merci pour vos suggestions écolos à Boston! Grâce à vous, j’ai découvert le resto végétalien et thaïlandais My Thai, le casse-croûte végétalien Clover et le restaurant de cuisine saisonnière et locale Townsman. Je ne suis pas végétalienne, mais lorsque je voyage j’essaie de manger dans ce genre d’endroits. La nourriture y est habituellement plus fraîche et plus santé, et chaque repas de viande de moins est bon pour la planète 😉

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Pour ce voyage, je suis partie avec mon kit de voyage zéro déchet, c’est-à-dire un thermos pour le café, un pot Masson (que j’utilise comme bouteille d’eau), une fourchette et une cuillère, une serviette en tissu et un petit sac en tissu (pour quand je vois des bonbons en vrac!).

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Même s’il n’y avait pas eu autant de cafés organiques et de restaurants végétariens, j’aurais adoré Boston. C’est vraiment une ville magnifique, vivante et intéressante dans laquelle il est agréable de déambuler. Je ne connaissais pas beaucoup l’histoire des États-Unis avant ma visite, ainsi au fil d’une marche historique à travers la ville j’ai découvert de vieilles églises dans lesquelles ont été prononcés les premiers discours abolitionnistes et des bâtiments clés de la révolution américaine. Petite parenthèse pour pleurer sur le fait que les parlementaires américains semblaient plus ouverts et progressistes en 1776 qu’aujourd’hui. Fin de la parenthèse.

Ainsi donc cette publication sera surtout une publication de photos qui devraient vous donner le goût d’aller à Boston ou une furieuse envie de manger des légumes.

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Bonne journée,

Charlotte xxxxx

 


Retour du Panama et à la vie normale

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Salut tout le monde !

Si vous me suivez sur Instagram ou Facebook, vous savez que je suis revenue au pays depuis trois semaines déjà. Je me suis faite discrète au début pour mieux gérer le choc de retour intense que j’ai vécu.

Là, honnêtement, je rembarque dans ma vie et dans mes habitudes petit à petit. J’ai encore des sacs à défaire, des trucs à laver, de la boue partout sur mes affaires… J’ai l’impression que je suis revenue, mais seulement à moitié. Je ne m’identifiais pas à ma vie là-bas, mais je ne me ré-identifie pas tout à fait à ma vie ici.

Je suis sous le choc de voir à quel point le temps passe vite ici et à quel point les gens sont pressés de faire les choses et de passer à autre chose. Je m’ennuie de mes amis du Panama, de la chaleur, de la jungle et d’être dehors. Je m’ennuie de n’avoir qu’une chose à penser à la fois et de ne pas avoir à faire de listes.

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Un petit bilan de mon séjour qui s’impose

Vivre au Panama dans le fond, ça aura été comme revenir à l’autre extrême côté déchet. Tous les produits frais étaient emballés dans du plastique et individuellement. C’était impossible de vivre en fonction de mes convictions tout en restant en santé ou saine d’esprit. Alors j’ai lâché prise… temporairement.

Puis, j’ai eu des moments d’intense consommatrice là-bas. Loin chez moi et toujours dans ma valise, j’avais l’impression de ne plus avoir de repères. Je suis retombée dans certaines vieilles habitudes de consommatrice pour du bonheur rapide. Je me suis achetée des choses et des vêtements qui me rappelaient la vie à Montréal et qui comblaient le vide temporairement. Et j’ai commencé à avoir hâte de rentrer à Montréal pour pouvoir m’acheter plein de choses. Je sais ! Pas cool ! C’était bizarre de repenser comme ça. Là je suis rentrée et vous serez heureux d’apprendre que j’ai pété ma bulle de consommation en réintégrant ma vie, tout naturellement.

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L’apprentissage le plus important au Panama fut le suivant : quand tu ne peux pas éviter de polluer ou de faire des déchets, tu ne peux pas éviter de polluer. Ça peut arriver dans certains moments ou à certains endroits. Mais quand tu peux éviter de polluer, tu as un peu le devoir d’essayer d’éviter de le faire. Il y a des gens qui vivent dans des endroits où ils n’ont pas le choix de polluer. Pas le choix. Je pense aux gens qui doivent acheter l’eau potable dans des sacs de plastique. Au Panama, la majorité des produits sont importés, alors on fait son possible, mais on ne s’en sort pas côté emballage et plastique. Maintenant pour moi le Canada est devenu une terre de choix et d’options ! On est vraiment chanceux de vivre ici. Vraiment chanceux.

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Moment fort, et maintenant

Je veux vous raconter un de mes moments forts du voyage, le genre qui te reste dans la tête longtemps. Ce fut lors d’une de mes entrevues avec un agriculteur du Panama. J’effectuais un projet de recherche où nous documentions la sécheresse épouvantable qui sévit depuis 2 ans au centre et au nord du pays. Nous parlions du climat changeant qui rend la vie difficile, et il m’a dit, en me regardant droit dans les yeux : « Le problème, c’est que les gens riches du Nord, ils s’en foutent des pauvres. » Simple, direct et cru. Et il n’a rien ajouté. Je suis restée là, bouche bée, à le fixer parce que je n’avais rien à dire pour contrer cet argument. C’est vrai dans le fond. C’est vrai qu’on s’en fout. Ou du moins on pense très rarement à eux. Je ne pouvais même pas lui dire qu’on prenait les choses en main côté climat, parce qu’aux dernières nouvelles on veut toujours le passer le c**** de pipeline Énergie Est.

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Là, je ne veux plus oublier de m’en préoccuper et de penser à eux, parce que j’ai l’impression de les connaître. Et ce sera à coups de petits et de plus gros changements. Zéro déchet, panier bio local, activisme pour le climat et bénévolat pour verdir mon quartier sont au programme cet été ! Et aussi profiter d’une bonne dose de terrasses et de BBQ, pour me rappeler à quel point c’est incroyable de vivre ici.

À bientôt,

Charlotte xxxx

 


Panama!

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Hóla de Panama ! Je suis dans ce pays depuis déjà trois merveilleuses semaines et je suis en amour avec le Panama. Mon nouveau pays d’adoption est un pays de gens accueillants, de jungles denses, de salsa et de reggaeton, de plages intouchées et de poulet frit avec du riz et des fèves ! Ça va tellement bien en ce moment que mes plus gros problèmes sont en fait que tout, tout, tout ce qui se mange est frit et que j’ai peur du Zika ; alors, je m’asperge de la tête aux pieds de chasse-moustiques ! D’ailleurs, je m’en étais amené du naturel, mais il a pris le bord rapidement vu la vélocité et la quantité de bibittes ici.

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Maintenant, c’est comment le zéro déchet au Panama ? Comme chez nous, les objets suremballés, les petits formats et les formats individuels sont partout. Par contre, ici il n’y a pas de recyclage. PAS de recyclage. Donc toutes les choses et les contenants qu’on achète chez nous en se disant qu’au pire on les recyclera sont jetés ici. Les bords de rue, les trottoirs et les ruisseaux sont remplis de déchets et de plastique et ça me brise le cœur à chaque fois que je vois ça. La gestion des déchets est un enjeu majeur ici. La plupart du temps, faute d’alternatives, les gens font des tas avec leurs déchets et y mettent le feu. J’ai toujours l’impression que les gens se font des petits feux de camp de fin de journée, entre amis, mais quand je m’approche des feux et que je sens l’odeur écœurante du plastique qui brûle, je me rappelle qu’on parle d’autres choses ici …

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En fait, ils consomment comme nous parce que pouvoir consommer comme nous est vachement tentant; mais après, il n’y a aucun système pour trier les déchets. J’aurais pu joindre à cet article un million de photos d’amoncellements de déchets, mais puisque, malgré cela, le Panama est un pays absolument magnifique, je préfère vous montrer à quel point c’est beau ici.

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Alors, en fait, je n’arrive pas à être zéro déchet ici. Je n’achète pas de bouteille d’eau, je traîne mes ustensiles et j’évite le plus possible les contenants, mais c’est très, très difficile. Par contre, j’ai rencontré plusieurs personnes et plusieurs chercheurs qui travaillent fort pour rendre leur communauté et le monde plus vert et ça me remplit d’espoir. Il y a vraiment beaucoup de gens qui se battent ici comme ailleurs pour protéger notre belle planète, et je suis fière d’en faire partie ! Vivre ici me donne envie de redoubler d’efforts à la maison, où on l’a pas mal facile en fait.

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Dans un autre ordre d’idées, je participe à un projet de recherche sur l’impact des changements climatiques sur l’agriculture locale. En mars, je vais visiter plusieurs fermes et rencontrer des agriculteurs pour comprendre leurs préoccupations et leurs défis. Je sais que c’est la deuxième année d’une sécheresse sévère qui sévit à travers le pays et j’ai hâte de voir comment ils s’adaptent à cette situation. Et de vous en parler ! À suivre !

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C’est tout pour l’instant ! Gros bisous d’une petite chambre dans une petite casa dans un petit village quelque part dans la province de Veraguas ! Bonne journée xxx

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Voyager zéro déchet

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La semaine dernière, j’ai eu la chance d’aller au Mexique avec mon papa, faire la siesta et manger des mangues dans un petit village de pêche endormi de la Riviera Maya. Occasion parfaite, vous l’aurez deviné, pour tester mes nouvelles habitudes zéro déchet en voyage.

Avant de vous raconter, j’aimerais ouvrir une parenthèse pour dire que oui bien sûr je comprends que voyager en avion n’est pas bon pour mon empreinte écologique. J’en suis très consciente. Mais voici : 1. Je n’ai jamais dit que j’étais parfaite ou sans reproche au point de vue de l’environnement, et je ne prétends pas l’être 2. Je ne suis pas un moine dans une grotte 3. J’aime voyager et passer du temps avec ma famille 4. Les voyages que j’ai faits, tous les voyages que j’ai faits, m’ont amenée à réfléchir et fait évoluer. C’est entre autres grâce à ces expériences que j’ai décidé de vivre comme je vis aujourd’hui et que j’ai décidé de commencer à bloguer. Fin de la parenthèse.

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Alors sans plus tarder, voici quelques conseils pour organiser son voyage zéro déchet. Tout d’abord, qu’y a-t-il dans le bagage de quelqu’un qui voyage zéro déchet? Il y a :

  1. Une gourde d’eau. On la remplit chez soi ou dans une fontaine d’eau potable avant d’aller en excursion et on évite ainsi d’avoir recours à des bouteilles de plastique inutilement. D’ailleurs, si on n’a pas accès à de l’eau potable, on peut considérer l’achat de pastilles de chlore ou de gouttes de chlore pour traiter l’eau.
  1. Un thermos, un pot Masson ou une gourde en inox. Pour les cafés à l’aéroport ou au milieu de sa journée d’activité! Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on perd nos bonnes habitudes de trainer son thermos à café avec nous.
  1. Une fourchette et une cuillère en métal. Je les traîne toujours dans mon sac, enroulées dans une serviette en tissu. C’est très pratique et ça nous évite d’avoir recours à des ustensiles en plastique.
  1. La serviette en tissu. Utile tout le temps! Pour essuyer des mains sales et éviter d’utiliser des serviettes de table ou pour essuyer des dégâts et encore une fois éviter d’utiliser des serviettes de table. Également utile pour emballer un sandwich, un biscuit, une pâtisserie ou un pain. Un must.
  1. Un sac réutilisable pour les achats.
  1. Finalement, un contenant en verre ou en plastique. Nous traînons toujours un « Tupperware » avec nous lorsque nous allons manger parce les assiettes sont toujours trop grosses. On emballe nos restes nous-mêmes, et évitons ainsi le gaspillage ou les emballages de styromousse ou de plastique.

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Pour ce qui est des bonnes habitudes à prendre, même en voyage on se montre proactif lorsqu’on commande une consommation et on dit qu’on ne veut pas de paille dedans. Pas de paille, sin popotes. J’ai dû éviter au moins une dizaine de pailles durant mon séjour, ce qui n’est pas énorme, mais qui est quand même cool. Pour ce qui est des condiments, sachets de sucre, ketchup, sel et mayo sur la table, si j’en veux je demande toujours s’ils en ont «pas en sachet» dans le restaurant. Par exemple, si je vais dans un café, je sais qu’ils ont des pintes de lait derrière le comptoir. Alors lorsqu’on me dirige vers un îlot plein de petits pots de lait en me remettant mon café, je demande poliment qu’on me verse du lait d’une des pintes derrière le comptoir. À date, ça n’a jamais causé de problème.

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Je dois dire que mon expérience zéro déchet au Mexique m’a tout de même laissé une drôle d’impression. Oui j’ai réussi à être zéro déchet et j’ai refusé tout plein de plastique et d’emballages, mais je les voyais quand même tout le temps, les déchets. Des montagnes de déchets et de plastique sur le bord des routes, des emballages de toutes sortes qui flottent au vent, des bouteilles cassées, des pailles et des sacs de plastique sur le bord des plages. Je ne suis pas aveugle ou naïve; je sais que la bataille est loin d’être gagnée surtout dans des pays émergents comme le Mexique. Ça m’a fait de quoi et j’ai malgré moi traîné ce petit inconfort toute la semaine.

Ça c’est lorsque je n’étais pas carrément fâchée et fulminante. Parce que bien sûr il y a toujours le moment classique où on se dit : « Mais pourquoi, dans ce monde ultra pollué où tellement de monde s’en fout, est-ce que je me fends le derrière en quatre pour expliquer en espagnol pourquoi je ne veux pas de paille ou de sac?!?!? » Et la réponse à cette question, toujours la même réponse, refait systématiquement surface dès que la colère se dissipe : Parce que moi, je ne m’en fous pas. Je ne m’en fous pas maintenant et je ne m’en foutrai pas demain. Aussi bien faire quelque chose alors. Je prends donc mon courage à deux mains, souris à pleines dents et recommence mon explication. Ma Margarita aura un bien meilleur goût sans paille à l’intérieur.

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Bonne rentrée tout le monde xxxx