Sortir les poubelles

Les pailles

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Jasons paille un instant, et prenons un deux minutes de notre journée pour s’arrêter et réfléchir à l’intérêt des pailles de plastique dans la vie. Les pailles se retrouvent partout, dans tous les jus ou smoothies au restaurant, dans toutes les slushs et boissons sur la route et dans tous les cocktails. L’utilité principale de la paille est de téter un liquide quelconque, au lieu de le boire directement du récipient. Elles se retrouvent également logiquement dans les poubelles et dépotoirs, et dans les océans où elles représentent un des dix objets les plus régulièrement retrouvés.

Depuis que je vis un mode de vie zéro déchet, je dois honnêtement avoir refusé une centaine de pailles. Je ne prétends pas avoir sauvé une centaine de poissons, mais je pense tout de même qu’il commence à être temps qu’on fasse le lien entre notre utilisation de plastique à usage unique et la pollution, surtout dans l’océan.

Les pailles vont directement, souvent en l’espace de moins d’une heure, d’un récipient à la poubelle. Chaque paille créée requiert des ressources et prendra entre 200 à 1000 ans à se désintégrer. C’est donc dire que chaque paille créée depuis l’invention des pailles de plastique (environ 50 ans) existe encore quelque part sur cette planète. Je ne peux pas nier que ça me choque d’évoluer, encore aujourd’hui, dans un monde pro-paille malgré la conscientisation environnementale qu’on voit prendre du terrain un peu partout.

En fait, si je vous partage mon opinion c’est très égoïstement dans l’espoir qu’un jour un/e serveur/se me réponde: “Ah oui, il y a plusieurs personnes qui commencent à refuser les pailles”. Au lieu de penser, comme mon amie me l’a si bien dit l’autre jour: “La serveuse doit penser que tu as une allergie au plastique”.

Pas de paille, pas de problème!

C’est très facile de demander son breuvage sans paille. Il suffit de le demander, avec un beau sourire, en se rappelant que ce n’est pas nous qui sommes étranges, mais bien tout ce cycle de consommation et de gaspillage qui l’est.

Est-ce que je peux m’autoriser à rêver du jour où il y aura des pailles dans les restaurants et les bars seulement pour ceux qui en ont vraiment besoin, comme si tu viens de te faire enlever tes dents de sagesse? Les autres seront encouragés à porter leurs lèvres à leur verre, comme dans l’ancien temps.

//Minute mariage

Pour la St-Valentin, mon amoureux m’a encore une fois prouvé qu’il avait bien assimilé les principes du zéro déchet en m’offrant une expérience plutôt qu’un cadeau. Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que nous sommes allés faire un cours d’essai de danse en vue de notre mariage (je capotais, bien entendu).

Cette activité m’a inspiré cette réflexion. L’annonce de notre mariage a suscité une surprenante panoplie de réactions des gens de notre entourage et d’un peu partout. Dans un extrême, il y a les gens qui te regardent les yeux pleins d’eau en te disant à quel point c’est merveilleux l’amour. Dans l’autre extrême, il y a les gens dégouttés par l’idée même du mariage, qui te répondent c’est de la grosse bouette de surconsommation qui coûte une fortune et qu’eux n’ont pas besoin de ça (je vous jure, des fois les réactions sont virulentes). Quelque part entre les deux, il y a ceux qui ne veulent ou ne voudraient pas parce qu’organiser un événement de cette ampleur apparaît comme beaucoup, beaucoup trop compliqué.

C’est avec ceux qui pensent comme ça que j’aimerais partager ici ce que j’ai dit sur Instagram. Ne pas vouloir se marier parce que la préparation est trop compliquée est, selon moi, passer à côté de l’essentiel. La vérité, c’est que je ne pense pas que j’aurais passé mon jeudi soir 16 février avec mon amoureux et Yulia (notre instructrice de danse) à se piler sur les pieds avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles si je ne me mariais pas. Je ne pense pas que j’aurais passé une demi-heure avec mon papa l’autre jour à jaser de quand on va aller visiter les vignobles bios du Québec cet été pour trouver les meilleurs vins. Je ne pense pas que j’aurais passé autant d’heures à rire avec mes amies des décos de mariage quétaines ou à rêver au fou voyage de noces qu’on se planifie pour l’occasion. Sans compter toutes les personnes merveilleuses que cette aventure m’a permis de rencontrer. Ce sont tous ces petits moments incroyables qui font de cette expérience une expérience unique, pas juste les 8 à 10 heures la journée même du mariage.

Oui, organiser un mariage, c’est compliqué (et certainement plus compliqué que de ne rien faire). Sauf que c’est comme être zéro déchet, avoir un blogue ou même faire un défi végétalien. Oui c’est compliqué, mais maudit que c’est l’fun.

Bonne journée tout le monde xxxx


Le livre The Garbage Project et l’histoire du guacamole de 25 ans

Sortir les poubelles

Dernièrement, j’ai lu un livre fascinant qui mérite bien un petit billet : Rubbish! The Garbage Project. Oui, un livre sur les poubelles. Il y a quelques mois, une de mes connaissances avait publié sur Facebook un article qui racontait les recherches d’un groupe d’archéologues modernes qui étudiaient le contenu de nos vidanges. Parmi leurs trouvailles, ils avaient trouvé et réussi à identifier du guacamole âgé de 25 ans. 25 ans!!! Je devais absolument trouver le livre dont l’article faisait mention et me pencher sur le mystère du guacamole non décomposé.

Le livre raconte l’histoire d’une équipe d’anthropologues et d’archéologues qui ont trié et étudié des poubelles aux États-Unis pendant plus de 20 ans pour mieux comprendre cette société. Leur champ d’études? La rudologie, une vraie de vraie science, avec ses lettres de noblesse et tout. Armés de pinces et de gants, ils ouvrent les poubelles et descendent dans les montagnes de déchets pour prendre des échantillons avec des « carottes » comme celles utilisées pour prendre des échantillons de glace en Arctique. Ils fouillent dans des trucs dégueux et sentent constamment la poubelle.

Avec leurs recherches, ils mettent fin au mythe suivant : les matières organiques se décomposent dans les dépotoirs. Non, parce que pour que la décomposition ait lieu, les micro-organismes ont besoin d’oxygène pour travailler. Dans les dépotoirs, compactées et asphyxiées sous les couches de plastique et autres matériaux, vos pelures de patate se momifieront plutôt que se décomposer. L’air ne circule pas, donc les micro-organismes ne peuvent pas décomposer nos restes de table. Il y a certes un peu de décomposition anaérobique (sans oxygène) qui s’opère, mais cette dernière est incroyablement lente. La preuve que les matières organiques ne se décomposent pas ou pas bien dans nos dépotoirs géants est ce guacamole vieux de 25 ans. Qu’ont-ils trouvé d’autre de « compostables »? Des hot-dogs vieux de 40 ans (les préservatifs aident, j’imagine), une tête de laitue vieille de 25 ans qui avait l’air de celles qu’on oublie dans le frigo, un T-bone vieux de 16 ans, etc.

Et comment ont-ils daté toutes ces belles choses? Grâce à des journaux et des factures datant d’aussi loin que 1952, retrouvés tout près et encore parfaitement lisibles… Là c’est le moment où j’insère subtilement un lien vers mes articles sur le compostage et le vermicompostage. Composter est la façon de s’assurer que nos restes de table se décomposent pour refaire des ressources, plutôt que de se perdre.

Mais le but premier de leurs recherches n’était pas d’établir que du guacamole de 25 ans, ça existe; c’était de comprendre certaines choses sur cette société et la vie des gens. En fait, c’est que nos poubelles ne mentent pas sur nos habitudes de consommation et racontent des histoires que nous ne voulons pas nécessairement raconter. Par exemple, leurs fouilles ont montré que les gens disent consommer systématiquement moins d’alcool qu’ils en consomment réellement. Et de sacs de chips, par le fait même. Qu’est-ce que nos poubelles racontent sur notre consommation de drogues, de « junk food », d’antidépresseurs, de médicaments et de pilules? Ce ne sont pas mes exemples, mais ceux du livre. Je ne suis pas en train de dire que ces choses sont mauvaises, mais elles relèvent l’existence de certains problèmes profonds dans nos sociétés. Nos poubelles donnent des informations qu’aucun sondage ne révélera réellement.

Et quelles furent leurs conclusions, après plus de 20 ans à fouiller dans nos poubelles? Pour commencer, que nous en produisons BEAUCOUP trop et qu’il faut absolument repenser notre société d’obsolescence programmée avant d’avoir besoin d’un autre continent pour mettre nos déchets. Aussi, ils suggèrent de facturer les gens en fonction de la quantité de déchets qu’ils produisent. Plus tu jettes, plus tu paies. Intéressant, surtout que c’est une approche que plusieurs villes dans le monde ont déjà adoptée. À San Francisco, par exemple, les habitants paient pour qu’on ramasse leurs sacs de poubelles, de compost et de recyclage. Le ramassage du sac de poubelles est beaucoup plus dispendieux que celui du compost et du recyclage. Les gens sont ainsi encouragés à recycler et composter au lieu de simplement jeter, et des employés passent régulièrement dans les quartiers résidentiels pour donner des avis et des amendes à ceux qui compostent ou recyclent mal. Il y a aussi de grands efforts de sensibilisation à travers la ville, si bien que le système fonctionne très bien et qu’il est rentable. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire ceci ou ceci !

Je terminerai en disant que les trouvailles les plus importantes ou les plus intrigantes de l’équipe de recherche devaient se retrouver dans un musée consacré à l’étude des poubelles. Mais la vie en aura décidé autrement, car quelqu’un aurait malencontreusement jeté les sacs contenant tous ces biens… aux poubelles. Ironique vous dîtes?

Bonne journée tout le monde xxxxxx


Visite d’une usine de production et de recyclage de plastique

Sortir les poubelles

http://www.polyform.com/nouvelles-en-details/detail/2015-07-06/recyclage-du-polystyrene-expanse-un-nouveau-point-de-collecte-chez-polyform

Un des effets collatéraux de mon défi et de mon blogue, c’est de rencontrer des gens intéressants et de vivre des expériences qui sortent de l’ordinaire. Comme donner une conférence, passer à la radio ou visiter une usine de recyclage et de production de plastique.

Alors qu’est-ce que je faisais par un beau vendredi matin ensoleillé sur la 10 en direction de Granby? Eh bien, figurez-vous donc que suite à mon article sur « Juillet sans plastique » et mes quelques articles subséquents sur le plastique, Philip, responsable marketing chez Polyform, m’avait invitée à venir visiter leurs installations de production et recyclage de plastique. J’étais sceptique et quelque peu réticente au début je l’avoue, ne comprenant pas trop pourquoi on m’offrait une telle opportunité. Après quelques échanges de courriels et quelques recherches Google, nous avons fixé une date. J’ai laissé mes appréhensions de côté et je me suis dit YOLO pourquoi pas c’est objectivement une opportunité géniale d’y comprendre quelque chose.

Et quelle bonne idée ce fut. Ça n’a pas changé mon opinion du plastique comme substance toxique et nocive pour l’environnement. Je pense toujours qu’au quotidien nous devons éviter le plastique au maximum parce qu’éviter de produire (et gaspiller) les ressources est TOUJOURS l’option à préconiser. Mais cette visite a mis plusieurs choses en perspective.

Sortir les poubelles

Vous connaissez peut-être l’entreprise Polyform si votre municipalité ou votre écocentre fait la cueillette du plastique numéro 6 (le polystyrène). Le plastique numéro 6 n’est pas ramassé lors de la collecte hebdomadaire de recyclage, mais est recyclable. Cette entreprise, en plus de produire ce genre de plastique, est équipée pour le recycler. Ce partenariat avec les écocentres et certaines municipalités existe depuis quelques années déjà et les gens sont encouragés à déposer dans des bacs leurs articles de « styrofoam », traditionnellement les gobelets de café, les barquettes à l’épicerie et les emballages de protection.

Si le polystyrène est recyclable, pourquoi n’est-il pas recyclé? La réponse est simple : parce qu’un article de polystyrène est constitué de 98% d’air et seulement 2% de matière. C’est donc dire qu’il faut en avoir et en avoir du polystyrène pour avoir de la matière. Ainsi, le transport et la collecte ne sont pas rentables et très peu le font, sauf certains comme Polyform. Et pourquoi eux le font-ils, même si selon leurs propres dires ce n’est pas rentable comme opération? Parce que cela fait partie de la culture de leur entreprise d’essayer de limiter la pollution ultérieure que l’utilisation de leur produit peut engendrer. D’ailleurs, un rapide coup d’œil à leur fiche de prix et mentions montre que le souci de l’environnement est un sujet qui leur tient à cœur. Juste l’année dernière, ils ont recyclé 5 000 000 kg de plastique de tout genre.

Lors de ma visite, j’ai vu des installations assez spectaculaires, des machines énormes et bruyantes et des blocs de polystyrène monstrueux. J’en ai aussi appris sur la complexité du recyclage du plastique. Par exemple, j’ai appris que dans une simple bouteille de coke, il y a trois différentes sortes de plastique: une pour le bouchon, une pour la bouteille et une pour l’étiquette. C’est pour cette raison que le recyclage est un casse-tête : parce qu’il existe beaucoup de sortes et de qualités différentes de plastique. Il y a aussi le problème du décyclage du plastique, dont je parlais dans mon article sur le recyclage. En gros, recycler le plastique revient en fait à le décycler. Décycler veut dire que lorsqu’on trie tous les items de plastique provenant des collectes et qu’on les refond ensemble, le plastique résultant sera de moins bonne qualité, moins « pur ». Sa valeur sur le marché est fortement réduite. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à retourner lire mon article.

Sortir les poubelles

Mais revenons à cette perspective gagnée dont je vous ai parlé plus haut. C’est facile lorsqu’on embarque dans un défi comme le mien de perdre de vue une perspective globale de l’enjeu de la production des déchets en se concentrant uniquement sur le je-me-moi. Je ne fais plus de déchets et je transporte ma tasse réutilisable. Je ne suis pas responsable de la pollution des autres et on ne peut plus me blâmer. C’est facile de tomber dans ce piège et de devenir déconnecté de la réalité. Dans les faits, mon magasinage en vrac a bien peu d’impact si on pense à toutes les compagnies qui consomment et polluent comme si on avait mille planètes terre. Je pense qu’il faut travailler au niveau de l’individu et de la conscientisation bien sûr, mais également avec les compagnies pour s’attaquer réellement au problème. Pendant que j’ai peut-être réutilisé 2 gobelets de styrofoam dans la dernière année, Polyform a recyclé 5 000 000 kg de plastique l’année dernière. On n’est pas dans le même ordre de grandeur ici. Donc le problème n’est pas l’industrie du plastique : le problème c’est que le plastique est trop répandu et mal recyclé. Pointer du doigt qui que ce soit n’est pas productif, parce que le doigt reviendra inévitablement pointer sur… soi.

Y a-t-il moyen de changer les choses et les moyens de production à l’interne pour que la production soit plus durable? Je dois dire que sur ce point, cette entreprise m’a vraiment impressionnée. Et surtout, je suis contente que cette visite m’ait rappelé que derrière toutes les compagnies et toutes les industries, il y a des gens. Et la très grande majorité de ces gens sont comme vous et moi et ne passent pas leur temps à chercher activement des moyens de détruire le monde. Est-ce que les gens que j’ai rencontrés chez Polyform veulent que nous consommions du plastique partout et tout le temps? Non, ils pensent comme moi que le plastique devrait être utilisé où il nous sert vraiment, soit lorsque nous avons besoin d’un matériel solide, souple et somme toute révolutionnaire. Pas dans les océans et pas partout dans nos vies, dans nos magasins et dans nos frigos. C’est donc dire que je suis contente d’avoir eu l’opportunité d’avoir un petit aperçu de cette industrie. Merci!

Bonne journée tout le monde xxxx


Pour les filles (et les garçons curieux)

Sortir les poubelles

Aujourd’hui, j’aborde une question de fond qui vous mystifie : comment être une femme et vivre ce que dame nature nous fait vivre chaque mois sans faire de déchets? C’est définitivement une des questions qu’on me pose le plus souvent, avec « Comment tu fais l’épicerie? » et « Mais tu fais quoi pour les Q-tips? ». Décidément, la vie sans Q-tips est une perspective qui vous effraie. Là je sais que vous voulez la réponse, et ne vous inquiétez pas je vous la donnerai bientôt dans un autre article.

Mais revenons à notre sujet. Quelles sont les alternatives zéro déchet aux serviettes hygiéniques et aux tampons? En moyenne, une femme utilisera entre 12 000 et 15 000 produits sanitaires au cours de sa vie. C’est énormément de déchets, sans compter que leur fabrication est très polluante. Les serviettes et tampons ordinaires sont entre autres blanchis à mort avec tout plein de produits chimiques comme du dioxyde de chlore pour être blanc neige, comme si on n’allait pas les salir de toute façon après.

Voici des alternatives plus écologiques que je vous propose d’explorer : la coupe menstruelle, les serviettes hygiéniques lavables, l’éponge et les tampons « écologiques » ou sans applicateur.

Commençons par la coupe menstruelle. Cette petite coupe en silicone est vendue dans la majorité des pharmacies et recueille le flux menstruel plutôt que de l’absorber. On l’insère vous-savez-où assez facilement et elle peut rester en place durant 12 heures. Après 12 heures, on la sort, la vide et la rince. Pas besoin de s’imaginer en train de faire ça dans les toilettes au travail, parce qu’elle peut recueillir un flot abondant pendant des heures. C’est donc dire que ce moment peu agréable du lavage/rinçage pourra sûrement toujours avoir lieu chez vous. Maintenant est-ce qu’on la sent? Est-ce que c’est confortable? Je dirais qu’on s’habitue rapidement, mais il faut faire le passage. Là je vous entends penser: « Wooo minute : je suis un peu grano, mais définitivement pas assez hippie pour une coupe menstruelle. » Et croyez-moi, je vous comprends, je pensais la même chose avant. Mais la vérité, c’est que vous ne vous métamorphoserez pas en hippie habillée de jute qui fait ses chips de kale à l’énergie solaire parce que vous utilisez une coupe menstruelle. Vous aurez l’air parfaitement normale et passerez inaperçue je vous le promets. Et pour 35$, on la rentabilise rapidement, surtout qu’elle est bonne pour des années.

Sinon, une autre alternative est la serviette hygiénique lavable. Une petite recherche Google vous permettra de trouver des compagnies qui en offrent ou des vidéos pour vous montrer comment les faire vous-même. J’aime personnellement beaucoup la boutique Maman autrement, qui a une superbe boutique en ligne qui en vend. Les serviettes lavables sont confortables, mais les laver peut être un enjeu (les taches peuvent être tenaces apparemment). Ça demande aussi un peu plus d’organisation quand on doit les changer à l’extérieur de la maison. Si vous avez de l’expérience avec ces dernières comparativement à moi, sentez-vous bien à l’aise de partager vos impressions dans les commentaires.

Une autre alternative est d’utiliser une éponge de mer. On en coupe un morceau et on l’insère vous-savez- où comme un tampon. On la lave dans le lavabo et on peut réutiliser son morceau très longtemps. Je trouve cette alternative intéressante, mais je ne suis pas certaine que ce soit garanti antifuite; il faudrait essayer.

Si vous n’êtes pas prêtes à faire le saut vers une alternative réutilisable, je pense que de passer aux tampons sans applicateur est déjà une bonne avancée. Ils sont tout aussi faciles à mettre que les autres, et évitent de gaspiller les ressources nécessaires pour produire les applicateurs pour rien. Il y a aussi les tampons biologiques produits de façon plus responsable. Ces derniers sont une alternative intéressante si on veut faire attention à l’environnement, mais ne sont pas nécessairement une meilleure option pour le zéro déchet.

J’en profite en terminant pour glisser un petit mot sur la contraception. Je serai brève parce que je sais que c’est un sujet infiniment complexe et personnel. Oui je pense que vous devriez utiliser des condoms, même si leur usage engendre des déchets. S’il vous plaît, n’essayez pas de le recycler et encore moins de le réutiliser. Il y a des limites quand même. Sinon, si vous cherchez un nouveau contraceptif, vous pourriez toujours regarder du côté des stérilets ou des timbres contraceptifs. Ils créent peu de déchets et sont bons pour des années.

Ai-je répondu à vos questions? Vous ai-je donné de nouvelles idées? De rien.

Bonne journée xxxxx

 


Voyager zéro déchet

Sortir les poubelles

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’aller au Mexique avec mon papa, faire la siesta et manger des mangues dans un petit village de pêche endormi de la Riviera Maya. Occasion parfaite, vous l’aurez deviné, pour tester mes nouvelles habitudes zéro déchet en voyage.

Avant de vous raconter, j’aimerais ouvrir une parenthèse pour dire que oui bien sûr je comprends que voyager en avion n’est pas bon pour mon empreinte écologique. J’en suis très consciente. Mais voici : 1. Je n’ai jamais dit que j’étais parfaite ou sans reproche au point de vue de l’environnement, et je ne prétends pas l’être 2. Je ne suis pas un moine dans une grotte 3. J’aime voyager et passer du temps avec ma famille 4. Les voyages que j’ai faits, tous les voyages que j’ai faits, m’ont amenée à réfléchir et fait évoluer. C’est entre autres grâce à ces expériences que j’ai décidé de vivre comme je vis aujourd’hui et que j’ai décidé de commencer à bloguer. Fin de la parenthèse.

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Alors sans plus tarder, voici quelques conseils pour organiser son voyage zéro déchet. Tout d’abord, qu’y a-t-il dans le bagage de quelqu’un qui voyage zéro déchet? Il y a :

  1. Une gourde d’eau. On la remplit chez soi ou dans une fontaine d’eau potable avant d’aller en excursion et on évite ainsi d’avoir recours à des bouteilles de plastique inutilement. D’ailleurs, si on n’a pas accès à de l’eau potable, on peut considérer l’achat de pastilles de chlore ou de gouttes de chlore pour traiter l’eau.
  1. Un thermos, un pot Masson ou une gourde en inox. Pour les cafés à l’aéroport ou au milieu de sa journée d’activité! Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on perd nos bonnes habitudes de trainer son thermos à café avec nous.
  1. Une fourchette et une cuillère en métal. Je les traîne toujours dans mon sac, enroulées dans une serviette en tissu. C’est très pratique et ça nous évite d’avoir recours à des ustensiles en plastique.
  1. La serviette en tissu. Utile tout le temps! Pour essuyer des mains sales et éviter d’utiliser des serviettes de table ou pour essuyer des dégâts et encore une fois éviter d’utiliser des serviettes de table. Également utile pour emballer un sandwich, un biscuit, une pâtisserie ou un pain. Un must.
  1. Un sac réutilisable pour les achats.
  1. Finalement, un contenant en verre ou en plastique. Nous traînons toujours un « Tupperware » avec nous lorsque nous allons manger parce les assiettes sont toujours trop grosses. On emballe nos restes nous-mêmes, et évitons ainsi le gaspillage ou les emballages de styromousse ou de plastique.

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Pour ce qui est des bonnes habitudes à prendre, même en voyage on se montre proactif lorsqu’on commande une consommation et on dit qu’on ne veut pas de paille dedans. Pas de paille, sin popotes. J’ai dû éviter au moins une dizaine de pailles durant mon séjour, ce qui n’est pas énorme, mais qui est quand même cool. Pour ce qui est des condiments, sachets de sucre, ketchup, sel et mayo sur la table, si j’en veux je demande toujours s’ils en ont «pas en sachet» dans le restaurant. Par exemple, si je vais dans un café, je sais qu’ils ont des pintes de lait derrière le comptoir. Alors lorsqu’on me dirige vers un îlot plein de petits pots de lait en me remettant mon café, je demande poliment qu’on me verse du lait d’une des pintes derrière le comptoir. À date, ça n’a jamais causé de problème.

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Je dois dire que mon expérience zéro déchet au Mexique m’a tout de même laissé une drôle d’impression. Oui j’ai réussi à être zéro déchet et j’ai refusé tout plein de plastique et d’emballages, mais je les voyais quand même tout le temps, les déchets. Des montagnes de déchets et de plastique sur le bord des routes, des emballages de toutes sortes qui flottent au vent, des bouteilles cassées, des pailles et des sacs de plastique sur le bord des plages. Je ne suis pas aveugle ou naïve; je sais que la bataille est loin d’être gagnée surtout dans des pays émergents comme le Mexique. Ça m’a fait de quoi et j’ai malgré moi traîné ce petit inconfort toute la semaine.

Ça c’est lorsque je n’étais pas carrément fâchée et fulminante. Parce que bien sûr il y a toujours le moment classique où on se dit : « Mais pourquoi, dans ce monde ultra pollué où tellement de monde s’en fout, est-ce que je me fends le derrière en quatre pour expliquer en espagnol pourquoi je ne veux pas de paille ou de sac?!?!? » Et la réponse à cette question, toujours la même réponse, refait systématiquement surface dès que la colère se dissipe : Parce que moi, je ne m’en fous pas. Je ne m’en fous pas maintenant et je ne m’en foutrai pas demain. Aussi bien faire quelque chose alors. Je prends donc mon courage à deux mains, souris à pleines dents et recommence mon explication. Ma Margarita aura un bien meilleur goût sans paille à l’intérieur.

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Bonne rentrée tout le monde xxxx


Juillet sans plastique : Bilan et retour

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Le plastique que nous n’avons pas réussi à éviter durant juillet

C’est aujourd’hui que se termine le mois de juillet. Ce mois qui fut pour moi, et certains d’entre vous, un mois sans plastique. Je crois qu’un petit bilan de l’expérience s’impose.

J’ai commencé le mois optimiste et motivée en me disant que ça allait être facile d’être zéro plastique puisque j’étais déjà zéro déchet. Erreur! Raisonnement gravement erroné. Grâce au défi zéro plastique, j’ai tout d’abord découvert que le plastique était PARTOUT. J’entrais dans les épiceries et dans les magasins et c’est comme si on m’avait ouvert les yeux sur cette réalité et là je la voyais! Partout, partout, partout! Pas moyen de s’acheter une collation ou quelque chose pour emporter. J’ai dû m’abstenir d’acheter certaines choses et j’ai mangé des pommes et des bananes comme collation pendant juillet, ce qui est disons-le vraiment plate. Et bien sûr, malgré tous mes efforts je n’ai pas toujours réussi à éviter le plastique, comme le démontre la photo de l’article.

 Ce qui a été le plus difficile ce mois-ci, ce fut de gérer mon sentiment d’être privée de certaines choses. Je ne veux pas me sentir privée dans la vie ou avoir l’impression que je ne peux pas manger ça ou acheter ça et continuellement évoluer avec une impression de manque. Pendant juillet, j’ai souvent eu envie d’aliments emballés dans du plastique recyclable et je me disais tout le temps que non, moi je ne pouvais pas les avoir. Ce sentiment omniprésent est très négatif et crée beaucoup de frustration. Surtout quand tu vois tout le monde s’acheter ladite chose sans se poser de questions. D’ailleurs anecdote, pas plus tard qu’hier j’ai demandé à mon copain d’aller acheter des pâtes pour souper. Comme un bon petit soldat de « juillet sans plastique », il nous a ramené les seules pâtes qu’il a trouvées dans un emballage de carton. Il s’avère que je trouve ces pâtes dégueulasses. Comment décrire le mélange d’exaspération et de frustration irrationnelle que j’ai ressenti en voyant les pâtes? D’un côté j’étais fâchée de son choix et de devoir manger ça pour souper, et de l’autre je me sentais coupable parce que c’était plein de bonnes intentions et j’aurais préféré les pâtes avec l’emballage de plastique.

En étant zéro déchet, je n’ai honnêtement pas l’impression de me priver ou de ne pas avoir accès à certaines choses. Et je vous le dirais si c’était le cas, car vous savez que je ne me gêne pas pour vous en parler quand ça ne va pas. Je n’achète bien sûr plus n’importe quoi comme avant, mais je me suis adaptée et je suis bien maintenant. Mais être zéro déchet et zéro plastique n’est pas une option durable pour moi.

J’ai beaucoup appris durant le dernier mois. Pour commencer, j’en ai appris énormément sur le plastique, de sa production aux conséquences néfastes qu’il peut avoir sur l’environnement. Ensuite, j’ai réalisé à quel point le plastique était partout et à quel point je devais revoir mes habitudes de consommation pour qu’elles soient davantage en ligne avec mes valeurs. Puis, j’ai appris à mieux vous connaître et cela fût vraiment le moment fort de mon mois de juillet! À travers vos courriels, vos commentaires, vos partages de mes articles et surtout vos encouragements, je me suis sentie plus près de vous et motivée à continuer dans mon défi!

Juillet se termine aujourd’hui et espérons-le en même temps que cette canicule insupportable. Demain je recommencerai à acheter des choses emballées dans du plastique, mais toujours dans du plastique recyclable. Je suis convaincue que je ne consommerai plus jamais comme avant. Je veux continuer à éviter le plastique au maximum. Mais demain est-ce que je peux m’acheter un contenant d’hummus s’il vous plaît? Je suis humaine après tout, et je me suis ennuyée du hummus de l’épicerie!

Bon week-end tout le monde!


Camping, juillet sans plastique et océan

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Salut tout le monde!

Pardon pour le silence radio des dernières semaines. J’étais partie repousser les limites du zéro déchet et de « juillet sans plastique » en camping dans les maritimes. Laissez-moi vous dire qu’être zéro déchet en camping, c’est quelque chose. Être zéro plastique en plus, là on est vraiment ailleurs. C’est malgré tout avec beaucoup de plaisir (et de patience) que moi, mon copain et mon amie nous nous sommes prêtés au jeu. Beaucoup d’entre vous m’ont dit qu’ils trouvaient l’initiative « juillet sans plastique » intéressante, mais que pour les vacanciers ça serait tout un défi. Eh bien je suis d’accord avec vous! Comme d’habitude, selon moi lorsqu’on se fixe ce genre de défi on ne vise pas la perfection, juste l’expérience et les leçons qu’on peut en tirer.

Blue Marine Systems, http://www.bluebird-electric.net/oceanography/Ocean_Plastic_International_Rescue/United_Nations_Environment_Program_Plastic_Oceans.htm

Déjà à cause du défi zéro déchet, j’ai traîné toute la semaine de camping en camping dans mon auto un sac avec mon recyclage et un autre avec mon compost. Laissez-moi vous dire qu’à la fin de la semaine l’auto sentait vraiment drôle.

Mais là avec le zéro plastique, pas question d’acheter des snacks de tous genres emballés. Donc sur la route, la seule chose qu’on a réussi à acheter comme collation c’est… des bananes. Très excitant. Et pas de sacs de glace pour la glacière! Alors tout ce qu’on s’achetait devait être préparé et consommé le jour même ouf! On oublie le vin frais ou la bière froide le soir au retour des excursions. On a quand même été créatif un soir au bord de l’océan en enterrant une bouteille de vin dans l’eau dans le sable pour la refroidir. On ne dira pas que le zéro déchet ne crée pas de situations amusantes!

Je suis contente que le hasard m’ait amenée sur le bord de l’océan pour le mois de « juillet sans plastique ». Comme pour plusieurs, l’océan et les grandes étendues d’eau me calment et me vivifient. M’exiler sur le bord de l’océan m’a fait un bien fou. Penser que nos habitudes actuelles de consommation puissent mettre en péril ces magnifiques espaces et ces écosystèmes spectaculaires m’attriste énormément.

Greenpeace, http://www.greenpeace.org/canada/en/blog/Blogentry/keeping-zero-plastic-week-alive/blog/45707/

J’ai investigué pour vous la question du plastique dans l’océan. Le plastique finit dans l’océan de plein de façons soit par le vent, les tempêtes, la montée et le retrait des eaux, les marées sur les plages, les bateaux, etc. Une fois dans l’océan, il est transporté au gré des courants et brisé en plus petits morceaux par les vagues, le vent et le soleil si bien qu’il devient très difficile à récupérer par la suite.

WasteWatchers, https://wastewatchers.wordpress.com/tag/5-gyres/

C’est en étant transporté ainsi qu’il finit par s’accumuler dans des régions de l’océan en particulier, connues sous le nom de gyres océaniques. Un gyre océanique est créé par l’action combinée des courants océaniques, des vents et de la rotation de la terre et est tout à fait naturel. Toutes ces forces combinées attirent éventuellement les débris au centre d’un tourbillon où ils restent pris et peuvent même former des îles. Il existe cinq gyres océaniques majeurs, soit deux dans l’océan Atlantique, deux dans l’océan Pacifique et un dans l’océan Indien. On parle de millions de kilomètres carrés de déchets. Le plus gros se trouve dans l’océan Pacifique, entre Hawaï et le Japon, et son « île » de déchets est de la grosseur de la Turquie! On estime que plus de 200 millions de tonnes de débris flottent au centre des gyres océaniques. Ça donne froid dans le dos. Pour plus d’explications sur la formation des îles de déchets au centre des gyres, je vous suggère de visionner ce court vidéo de Greenpeace.

Le sujet vous intéresse et vous aimeriez en savoir davantage? Je vous invite à lire ceci ou ceci ou encore ceci.

Et vous comment se passe votre défi? N’hésitez pas à partager vos impressions et vos anecdotes avec moi dans les commentaires ou en messages privés. J’aime beaucoup entendre vos histoires!

Bonne journée!


Initiative « Juillet sans plastique »

http://www.gosfordest-p.schools.nsw.edu.au/news/plastic-free-july

Aujourd’hui, je suis vraiment excitée de vous parler de l’initiative « Juillet sans plastique ».  Tout d’abord petit rappel des faits : le plastique est partout et est une source importante de pollution dans la nature et dans nos océans.

Le défi « Juillet sans plastique » est le suivant : pendant le mois de juillet, on essaie de refuser d’utiliser du plastique à usage unique. Par usage unique, on entend le plastique habituellement utilisé dans la vie de tous les jours, qui ne sert qu’une fois et qui sera recyclé ou jeté par la suite, par exemple les contenants et les emballages des aliments. Cette initiative nous est venue d’Australie, où il semble être devenu difficile de faire de la plongée sans croiser une bouteille d’eau ou un sac de plastique. C’est d’ailleurs pour ça que malheureusement toute l’information diffusée est en anglais uniquement.

L’idée est de nous faire prendre conscience de la quantité de plastique à usage unique que nous utilisons au quotidien et de nous inciter à favoriser des alternatives plus écologiques. On peut embarquer dans le défi complètement comme moi et essayer d’éviter tout type de plastique à usage unique pendant juillet ou se donner comme objectif de limiter les quatre produits de plastique les plus utilisés (et donc les plus polluants) : les sacs de plastique, les bouteilles d’eau, les tasses de café jetables et les pailles.

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National Geographic, http://news.nationalgeographic.com/news/2015/01/150109-oceans-plastic-sea-trash-science-marine-debris/

Alors comment on fait si le défi nous intéresse? On commence par s’inscrire sur ce site. Le site de l’initiative en lui-même est vraiment très intéressant et plein de bonnes ressources pour aider à diminuer sa consommation de plastique au quotidien, comme celle-ci.

Puis, pendant le mois de juillet, on reçoit par courriel de l’information, des trucs, des petits témoignages et des encouragements! Mais surtout, la vraie richesse de ce défi quant à moi est l’accès, à travers la page web, le facebook et le twitter de « Juillet sans plastique », à toute une communauté de gens qui s’entraident et qui s’encouragent. Une belle communauté de gens engagés qui vivent les mêmes défis et les mêmes victoires que nous! Bref, ce défi est totalement enligné sur la philosophie zéro déchet.

Le problème avec le plastique

Le problème avec le plastique, c’est qu’il est largement et de plus en plus utilisé et qu’il a une durée de vie de 100 à 1000 ans. C’est donc dire que depuis son invention en 1870 à sa commercialisation massive en 1950, chaque morceau de plastique jamais créé existe encore sur terre quelque part.

Beaucoup d’objets de plastique finissent dans l’océan, entre autres dans ces fameux gyres océaniques immenses dont je vous reparlerai la semaine prochaine. On estime à 5,25 milliards le nombre de morceaux de plastique dans l’océan. Le chiffre 5,25 milliards est tout simplement monstrueux et irréel quant à moi. On estime également que plus de 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans l’océan chaque année. Ouch.

http://news.nationalgeographic.com/news/2014/12/141211-ocean-plastics-garbage-patches-5-gyres-pollution-environment/

National Geographic, http://news.nationalgeographic.com/news/2014/12/141211-ocean-plastics-garbage-patches-5-gyres-pollution-environment/

Parmi les dix objets les plus présents dans les débris, on retrouve les bouteilles d’eau (près de la moitié des objets retrouvés!), les sacs de plastique, les pailles, les ustensiles jetables et les emballages de nourriture. Est-ce possible de se passer de ces articles l’espace d’un mois? Je pense que oui! Ce mois-ci, on traîne notre tasse à café, nos ustensiles, notre bouteille d’eau et on refuse les pailles!

Je crois qu’il est possible de penser nettoyer nos océans un jour, mais je crois qu’il est encore plus fondamental d’attaquer le problème à la source et de refuser le plastique.

Et le recyclage dans tout ça?

Le recyclage du plastique est essentiel, mais n’est pas et ne sera jamais une solution suffisante et adéquate à la consommation exponentielle de plastique à travers le monde. À travers ce défi, on essaie de freiner la quantité de nouveaux objets de plastique produits. Je vous invite également à lire au sujet des problèmes liés au recyclage du plastique la fin de mon article sur le recyclage.

Alors quand dites-vous? Embarquez-vous avec moi? Bilan et photos à la fin juillet!