Sortir les poubelles

Snacks et collations zéro déchet

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Salut tout le monde!

J’ai oublié de vous dire vendredi que j’étais désolée du silence radio du mois d’août! Je me suis organisée un voyage dernière minute au Pérou et c’était fou. D’ailleurs, si vous ne me suivez pas encore sur Instagram, suivez-moi! Quand j’ai moins le temps de bloguer, c’est là que ça se passe.

Aujourd’hui, je veux vous jaser de collations et contributions alimentaires zéro déchet lors de certains événements. Habituellement, le réflexe lorsqu’on participe à un pique-nique, un 5 à 7 ou un autre événement social auquel on est invité à contribuer, c’est d’aller acheter un ou deux bons sacs de chips et une bouteille de Coke à l’épicerie. Ou des crackers, du pain, du fromage ou des trempettes. J’ai fait ça de très nombreuses fois et j’avoue que le combo légumes-trempettes m’a souvent sauvé la vie. Maintenant que je vis un mode de vie zéro déchet, j’ai développé des trucs pour éviter les virées 15-minutes-avant-l’événement à l’épicerie, et la quantité monstre de déchets qui s’en suit.

Là je ne vous parle pas de faire mes propres chips. Vous avez été nombreux/ses à me le suggérer et à me donner des recettes, mais je suis BEAUCOUP TROP PARESSEUSE. À vous qui faites vos propres chips, vous êtes des champions et je vous lève mon chapeau!

Donc pour collationner zéro déchet, il faut s’organiser un peu. Apprendre à s’organiser un peu, c’est un peu le slogan non officiel du zéro déchet. Voici certaines de mes idées. Sentez-vous bien à l’aise d’en ajouter!

  1. Le vrac

Il y a beaucoup d’aliments qu’on peut trouver en vrac qui sont parfaits pour les potlucks! Je pense par exemple aux différentes noix assaisonnées et aux fruits confits. Un truc : on s’en achète une bonne portion lors de notre prochaine virée dans notre magasin de vrac préféré et on les cache dans la penderie. La prochaine fois qu’on a un événement, on se rappelle qu’on a caché des noix ou des fruits confits et que donc on est prêt! De rien pour le truc.

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  1. Le contenant à remplir

Bon tout ce qui peut être acheté dans des magasins ou dans des restaurants et mis dans des boîtes jetables peut habituellement être mis dans votre propre contenant. Timbits, pâtisseries, cupcakes, pizzas : la seule limite est votre imagination (et votre courage). Pour un rappel de la marche à suivre pour la nourriture à emporter dans ses propres contenants (demander-sourire-répéter-sourire-insister-remercier à profusion), retourner lire mon article sur le Take out zéro déchet!

  1. La congélation

Congeler, c’est la vie. Maintenant, dès que je fais des pains, des muffins ou des biscuits, je double la recette et j’en congèle la moitié. Ça fait en sorte que j’ai souvent un pain ou un gâteau maison que je peux sortir pour les occasions.

  1. Les fruits et légumes frais

Un melon d’eau, un cantaloup ou un melon miel coupés en morceaux sont toujours de bonnes options pour les pique-niques. On peut aussi penser aux fraises, aux raisins, aux bleuets, aux quartiers d’orange et pommes. Facile et santé.

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  1. Les snacks faciles à faire

Moi j’avoue être du genre à vouloir cuisiner mes petits plats à partager, surtout quand je suis invitée chez les autres. Je vais sur Google pour m’inspirer et je cherche des recettes de snacks pas trop salissants qui peuvent se manger avec les doigts. Je me demande tout le temps si les gens vont avoir les mains dégueux après ou si mon plat va être plein de bave. Ne pas sous-estimer ces éléments. Par exemple, c’est niaiseux mais du popcorn (grains achetés en vrac), c’est toujours un hit. J’ai aussi fait des pois chiches épicés, des boules d’énergie aux noix et aux dattes, des barres granola et des biscuits.

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Voilà! J’espère que ça aide! En vous souhaitant encore tout pleins de beaux pique-niques ensoleillés (parce que oui, le froid va revenir),

Charlotte xxxx

//Merci pour vos bons voeux pour notre mariage! On est super excités, et on est content de voir que vous aussi! Je vais vous tenir au courant alors!


Baume à lèvres

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Salut tout le monde!

Tout d’abord, avez-vous vu nos belles petites tronches dans La Presse Plus du 1er août dernier? Il y avait un spécial sur les blogues zéro déchet du Québec et Sortir les poubelles était dedans yep yep! Tout comme Tranches de Pimous, le Blog à Jule et Tendance Radis, de beaux blogues que je vous encourage à découvrir. Dans son reportage, la journaliste a choisi de partager ma recette de beurre corporel et elle semble avoir beaucoup plu à mes nouveaux lecteurs.

C’est dans cette lancée de « fait maison » que j’ai décidé de vous partager ma recette de baume à lèvres. J’ai fait cette recette pour la première fois il y a un bout déjà et je l’ai faite et refaite à plusieurs reprises depuis. La première fois, j’étais encore nouvelle dans le merveilleux monde du DIY (« Do it yourself »). Je venais de découvrir que les produits de beauté contenaient des dérivés du pétrole et des produits cancérigènes. Je venais aussi de découvrir que je pouvais faire des produits de beauté avec des trucs dans mon frigo (Œufs! Avocat! Banane! Yogourt! Avoine!) Bref je CA-PO-TAIS.

J’ai commencé par me chercher une recette simple. J’ai essayé la recette de baume pour les lèvres de Wellness Mama, je l’ai adaptée et je vous la propose aujourd’hui. Facile à réaliser, c’est un beau petit projet de fait maison qui ne foutra pas tout en l’air dans votre cuisine, et ça on aime ça.

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Puisqu’on est zéro déchet, on essaie de se procurer les ingrédients en vrac. Ils sont disponibles au Noblessence (ils offrent en vrac si on le demande), chez Coop Coco à Montréal et dans beaucoup d’autres endroits donc il faut fouiller ! Pour les petits contenants, comme vous pouvez voir j’ai collecté des tubes finis à gauche et à droite pendant quelques temps et je les ai nettoyés pour pouvoir les re-remplir avec mon mélange maison. C’est-tu pas du beau zéro déchet ça ?!

Il vous faudra les trois ingrédients suivants : du beurre de mangue (ou du beurre de karité), de l’huile de noix de coco et de la cire d’abeille. La recette initiale proposait du beurre de karité au lieu du beurre de mangue, mais perso je n’aime pas l’odeur du beurre de karité alors j’utilise un substitut qui marche très bien. On peut ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle « comestible » ainsi que quelques gouttes de vitamine E pour davantage d’hydratation, mais c’est facultatif.

Les ingrédients (pour 10 à 12 tubes):

  • 2 cuillères à table de cire d’abeille (vous pouvez en ajouter un peu plus si vous voulez un baume plus solide, mais habituellement cette quantité est correcte)
  • 2 cuillères à table de beurre de mangue ou de beurre de karité
  • 2 cuillères à table d’huile de noix de coco
  • 20 à 30 gouttes d’huile essentielle « comestible » (menthe, orange, cannelle, etc.) (facultatif)
  • 3 à 4 gouttes de vitamine E (facultatif)

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Pour préparer le baume, on fait fondre les trois premiers ingrédients ensemble dans un bain-marie. Si on n’a pas de bain-marie, on peut faire chauffer de l’eau dans une casserole et déposer un plat de verre ou de métal au-dessus ou dedans et ça marche très bien. L’important, c’est que la source de chaleur ne soit pas directement en contact avec le mélange. On fait fondre tranquillement pendant 5 à 10 minutes à feu doux en brassant à l’occasion.

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Lorsque le mélange est homogène, on retire la casserole du feu. On ajoute ensuite les gouttes d’huile essentielle et les gouttes de vitamine E. On brasse. Là il faut procéder relativement rapidement pour que le mélange n’ait pas le temps de durcir et remplir doucement les contenants de baumes à lèvres. On laisse ensuite les baumes durcir à température de la pièce ou au frigo si on veut que ça aille plus vite. Voilà c’est fait !

Bonne chance avec ce projet !

Charlotte xxxx

 


Noël zéro déchet, version 2015

Sortir les poubellesHo Ho Ho tout le monde!

Ça commence à sentir le temps des fêtes par ici et je suis trèèèès excitée par la perspective d’avoir plusieurs jours de congés bientôt. Et bien sûr, fidèle à mes aspirations, je tenterai de faire de cette période festive une période simple, minimaliste et zéro déchet!

Je trouve qu’il existe beaucoup de belles ressources sur Internet pour trouver des idées sur comment recevoir, donner et décorer simplement et sans trop de bébelles. On dirait que le tourbillon de consommation, de stress et de papiers d’emballage commence à puer au nez de plusieurs, et je suis très heureuse d’être aux premières loges de ce changement. Cette année, je tenterai de faire en sorte que mon temps des fêtes soit une suite de beaux soupers et de belles activités, tout ça entrecoupé de 48h en pyjama bien senti. Par où commencer? Voici mes réflexions version Noël 2015.

Les cadeaux

Les cadeaux. Le cauchemar du minimaliste en toi. On passe l’année à rien vouloir vraiment et à désencombrer nos maisons et PAF! Tout d’un coup tout le monde veut notre liste. Pas de panique. Voici mes 10 idées favorites de choses à recevoir et à donner cette année :

  1. Donner à des organismes au nom de quelqu’un : Ok, ça ne sonne peut-être pas comme un vrai cadeau, mais moi ça me ferait VRAIMENT plaisir si quelqu’un me disait que je n’aurai pas de bébelles de cuisine ou de yoga cette année et qu’au lieu Équiterre ou la Fondation David Suzuki recevront l’équivalent en argent. Vraiment plaisir (avis à ma famille!). Dans le même ordre d’idées, ça me ferait plaisir si quelqu’un faisait un don pour planter des arbres quelque part dans le monde en mon nom grâce à une initiative comme Tree Nation.
  1. Les cadeaux fait maison : Ça c’est chouette!!! Et puisque c’est plus d’efforts que de simplement acheter quelque chose, c’est tellement plus personnel. Les produits cosmétiques ou les produits pour le corps faits maison sont un gros succès cette année!
  1. De la bouffe : Biscuits, friandises, plats cuisinés, etc. Avec un peu de travail, je fais des trucs pas mal bons qui font plaisir à leurs destinataires.
  1. Les cadeaux pour une cause : Avis à tous ceux qui cherchent des cadeaux pour des enfants! À travers plusieurs organismes, il est possible de parrainer un animal en danger ou d’aider à restaurer l’habitat d’une espèce menacée grâce à l’achat d’un jouet. Je vous recommande chaudement le site du World Wide Fund, le site du Climate Store et le site du Nature Conservancy. J’adore le programme « Adoptez une espèce » du World Wide Fund. Les peluches sont adorables, et on reçoit même un reçu pour les impôts.
  1. Une sortie : Au Jardin Botanique, au planétarium, au cinéma… Toujours gagnant.
  1. Un dîner au restaurant : Super idée cadeau à offrir et recevoir, surtout si le restaurant est original. Barbecue coréen, nourriture afghane, resto végétalien cru, il existe tellement de choix!
  1. Un soin relaxant : On peut se mettre à plusieurs pour l’offrir!
  1. Des billets de spectacle : Il existe tellement de bonnes pièces de théâtre et de bons spectacles d’humour. On en achète deux et on s’invite!
  1. L’incontournable carte cadeau : Je pense qu’il est préférable d’offrir une carte cadeau d’un endroit qui plait à son destinataire plutôt que d’acheter n’importe quoi. Ce n’est pas l’option la plus personnalisée, mais faute d’alternatives intéressantes, ça dépanne.
  1. Le bien qu’on consomme (et son emballage qu’on recycle) : Chocolat, thés ou cafés, vin ou bière, confitures, fromages, etc.
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Échelle de plantes de Noël!

L’échange de cadeaux est une idée géniale pour ne pas surconsommer à Noël. J’organise un échange de cadeaux dans ma famille et chaque personne a pigé une personne et s’y consacre, si bien que les cadeaux sont plus réfléchis. Au lieu d’acheter huit cadeaux, j’en achète un. J’y ai vraiment pensé et il est super! Tout le monde est content de cette initiative et arrive à Noël vraiment moins fatigué.

Personnellement, ce Noël j’ai l’ambition de faire plein de bonne bouffe. Je trouve que ça fait les meilleurs cadeaux (surtout quand on peut les congeler et les décongeler quand le frigo est vide!). Et même si je compte acheter quelques biens comme des livres, je me suis assurée qu’ils rendraient réellement leurs destinataires heureux, parce qu’un cadeau bien pensé vaut mieux que mille cadeaux insignifiants.

La décoration

Je suis un peu un retard cette année sur les décorations de Noël. Je sais par contre que j’en ai peu et que j’ai tout ce qu’il me faut, si bien que je n’en achèterai pas. Si j’achète quelque chose pour décorer ce sera un arbre de Noël véritable puisque, selon la Fondation David Suzuki, c’est l’option d’achat la plus écologique.

Les emballages

Les papiers d’emballages colorés et brillants ainsi que les boucles, les rubans et autres, sont faits de trop de matériaux différents pour être recyclés. À défaut de les réutiliser, ils finissent habituellement à la poubelle. J’ai écrit sur le sujet l’an dernier (un de mes premiers articles! Un an déjà!). Mes cadeaux seront emballés dans des papiers recyclés comme des journaux et auront des boucles recyclables parce que c’est beau et que je vais sauver pas mal d’argent en n’achetant pas d’emballages superflus.

Voilà! J’espère vous avoir inspiré à simplifier votre temps des fêtes! Plus que 14 dodos! Bonne journée xxxx


L’hiver s’en viiiient

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Bon je ne veux pas être oiseau de mauvais augure, mais je pense que l’hiver s’en vient. Il pleut, j’ai froid aux pieds et j’ai à peine le temps de me réveiller qu’il fait déjà noir. Je pense qu’on va collectivement devoir s’y faire; l’hiver va revenir encore cette année.

J’ai commencé à me demander comment on se prépare pour l’hiver quand on est zéro déchet, c’est-à-dire comment on s’habitue à ne plus avoir accès à de beaux produits frais pas emballés. J’ai commencé à faire mes petites recherches pour apprendre à conserver des aliments frais auxquels j’ai accès en ce moment. Et j’ai expérimenté avec les techniques du cannage, du séchage et de la congélation. Voici ce que j’en pense.

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Bon tout d’abord j’ai appris à canner. J’ai canné l’aliment le plus facile à canner, soit de belles tomates d’octobre pas chères au marché. Pour canner, il faut des pots Masson, une grosse casserole d’eau, des pinces, un ou une ami(e) efficace et débrouillard(e) et du temps, beaucoup de temps. Le processus de cannage en lui-même est très long, mais pas autant que le ménage qui s’ensuit. Ta cuisine va être en bordel total après et c’est inévitable. Oh et les chances de te brûler avec quelque chose sont d’à peu près 100%. Mais quand tu commences à entendre tes pots se sceller et à te dire que tu vas te taper dans le dos tout l’hiver quand tu vas les utiliser, tu te dis que ça valait la peine. Donc cet hiver, je vais pouvoir manger des tomates « fraiches » sans devoir les acheter en conserve.

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Dans mon élan de motivation en vue de faire des réserves pour l’hiver, j’ai également déshydraté des aliments. Je rêvais secrètement de m’acheter un déshydrateur depuis le moment où j’ai découvert le crudivorisme et le restaurant Crudessence. Heureusement pour mon portefeuille et mon espace de rangement, mon allégeance au mode de vie minimaliste m’a toujours retenue de faire cet achat. Cet automne, j’en ai loué un pendant une semaine d’un particulier qui louait son excellente machine sur Kijiji. Et là j’ai commencé à déshydrater. J’avais des idées de grandeur (je voulais TOUT déshydrater), mais je suis rapidement redescendue de mon nuage parce que chaque aliment que je déshydratais prenait un temps fou! Les instructions disaient peut-être que ça prenait 6-8 heures, mais souvent je déshydratais pendant 14-16h à la fois! C’était beaucoup trop long avec une machine énergivore et bruyante. Finalement, j’ai pas mal juste déshydraté des tomates (encore des tomates) et des canneberges. Je le referai peut-être l’an prochain, mais je suis contente de ne pas m’en être acheté un.

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J’ai aussi fait usage de la bonne vieille technique de congélation et j’ai congelé certains fruits d’automne comme des poires. Je les ai coupées et étendues sur une plaque au congélateur, puis je les ai emballées et maintenant j’ai des fruits pour mes smoothies pour une bonne partie de l’hiver.

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Finalement, je me suis abonnée à des paniers biologiques d’hiver à travers l’organisme Équiterre hourra! À partir du 20 octobre, je vais pouvoir aller chercher aux deux semaines mon panier de produits locaux sans plastique ni emballage. Oui, je vais sûrement manger énoooormément de navets et de courges, mais vous savez quoi, si c’est ce qui se conserve bien ici durant l’hiver, c’est ça que nous devrions manger. J’ai vraiment hâte 🙂

Bon maintenant je m’en vais m’emmitoufler dans une doudou devant Netflix avec du thé. Bon week-end tout le monde xxxx


Une première conférence zéro déchet

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YMCA Kanawana

Vous me connaissez : je n’ai pas peur des défis. C’est pourquoi lorsque mon amie Catherine m’a proposé de venir animer deux ateliers sur le zéro déchet avec des groupes d’adolescents au Sommet de l’engagement jeunesse du YMCA, j’ai dit oui. Puis à quelques jours du Sommet, bien j’ai réalisé que j’avais dit oui à participer à un événement qui me jetterait complètement hors de ma zone de confort. Ce serait la première présentation que je donnerais sur mon défi, et je devrais intéresser des adolescents pendant 1h30 deux fois. Laissez-moi vous dire que la journée d’avant je maudissais mon inclinaison à me jeter tête première dans de nouveaux défis!

Je suis arrivée au Sommet samedi dernier avec un giga trac et une bonne dose de doutes sur ma crédibilité à prendre la parole sur l’environnement et le mouvement zéro déchet. Et 15 minutes de retard, ce qui n’aide pas. Mais quelle expérience géniale et formatrice ce fût! J’ai rencontré des jeunes motivés et super intéressants, volubiles et enthousiastes! J’ai adoré être challengée et être dirigée d’un sujet à l’autre au fil de leurs questions. Parmi celles-ci, il y avait la classique : « Pourquoi si on est en train d’épuiser le pétrole, qu’il contribue au réchauffement climatique et que le plastique reste dans la nature intact de 400 à 1000 ans est-ce qu’on ne cherche pas d’autres alternatives? » Et moi de penser « Bravo, tu as compris en 30 minutes ce que plusieurs de nos dirigeants ne comprendront pas en l’espace d’une vie. » Les jeunes étaient pas mal curieux aussi! J’ai fait de la pâte à dents pendant les ateliers et j’ai passé le pot parmi les participants. Il fallait voir tout le monde avec de la pâte à dents dans la bouche, sans eau ni brosse à dents! Je m’étais dit que dans le meilleur des mondes, quelqu’un y goûterait et pourrait partager ses impressions avec les autres, mais jamais je n’aurais imaginé que presque tout le monde y goûterait! Ce fût beaucoup de plaisir et des moments qui vont me faire sourire longtemps.

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Conclusions de l’événement : 1. Je sais de quoi je parle quand je parle de zéro déchet 2. Je suis chanceuse d’être sollicitée pour en parler 3. Se sortir de sa zone de confort ne peut qu’être positif 4. Respire respire ça va bien aller. 5. On recommence quand?

Bon week-end tout le monde!


Sauces et condiments

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Décidément l’été me donne des envies de popote et de projets faits maison! Ceux qui me suivent depuis quelque temps savent déjà que je n’essaie pas seulement de réduire ma poubelle, mais également mon bac de recyclage. Je pense que si on peut éviter les emballages en général, que ce soit le plastique, le verre, le métal ou le carton, on devrait essayer de le faire. Créer un contenant requiert énormément de ressources et d’énergie alors mieux vaut éviter de gaspiller inutilement les ressources à la base.

Quand je pense contenants et emballages, je pense à ma cuisine. Malgré mes efforts ces derniers mois, mon frigo et mes armoires sont toujours pleins d’emballages et de contenants, en plus d’être tout simplement pleins à craquer comme si je me préparais pour la fin du monde ou une invasion de zombies. Dans mes rages de zéro déchet, lorsque j’ai envie de tout donner à des organismes et de refaire ma vie avec seulement une casserole et une cuillère en bois, j’ai très souvent eu envie de clairer l’entièreté de ma cuisine. Allez hop, fini les sauces et les condiments! Finies les parties de tetris grandeur nature lorsque j’essaie de ranger de la nourriture dans mon frigo ! Si certaines activistes du zéro déchet ont l’air heureuses et épanouies avec un frigo ordonné avec pas grand-chose, je peux l’être aussi ! Et puis j’ai réalisé que non. J’aime les condiments et j’aime trop manger. Comment certaines personnes font-elles pour n’avoir que des pots Masson et des lentilles dans leur frigo ET avoir l’air d’aimer leur vie ? Je ne comprends pas.

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Bon bref. J’ai fait mon deuil du frigo zen, mais je veux tout de même essayer de réduire mon recours à des contenants au maximum. Premièrement, en étant plus consciente de mes besoins et en évitant d’acheter des produits emballés inutiles, comme des algues séchées que décidément je ne cuisinerai jamais. Deuxièmement, en commençant à faire certains produits moi-même.

J’ai commencé avec la moutarde. On m’avait dit que faire de la moutarde était facile alors j’ai essayé. J’ai regardé les ingrédients de ma moutarde à l’ancienne préférée et j’ai réalisé qu’il n’y en avait que 3 : graines de moutarde, vinaigre et sel. Révélation ! Ça ne pouvait pas être si sorcier et je peux acheter tous ces ingrédients en vrac. Le résultat m’a beaucoup plu alors j’ai continué mes essais.

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J’ai fait du lait d’amandes, du beurre d’amandes, du beurre de pacanes, de la confiture et du Nutella maison. J’ai aussi fait des cornichons, du ketchup, du hummus et du pesto. J’ai toujours fait mes recettes en m’inspirant de recettes trouvées sur Internet. Voici certaines des recettes dont je me suis inspirée, si vous êtes curieux :

Tous ces aliments sont selon moi faciles à faire et ne requièrent pas beaucoup de temps ou de savoir-faire. J’avais peur au début que de préparer beaucoup de mes aliments maison ne me prenne trop de temps. J’ai du temps, mais pas tant que ça. Je veux adopter de nouvelles habitudes de vie qui sont durables et que je voudrai continuer à long terme. Il y a quelque temps je m’étais emportée et j’avais commencé à faire mon yogourt, mes craquelins, mes biscuits et même mon pain. Je voulais aussi faire ma propre sauce soya pour éviter d’acheter une bouteille, même si ça impliquait faire fermenter du soya pendant plusieurs mois pour favoriser la croissance de micro-organismes et de moisissures. J’étais vraiment motivée à réaliser mon projet, jusqu’à ce qu’une amie me rappelle que je n’étais certainement pas assez bonne pour fermenter quelque chose et le manger après sans m’empoisonner. Surtout quelque chose qui doit fermenter pendant des mois. Vous comprendrez que je lui ai donné raison et que j’ai été convaincue que j’étais rendue un peu trop intense.

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C’est pour ça que je ne ferai pas mon pain chaque semaine, ni mon tofu ni mon yogourt bref rien qui m’oblige à y consacrer trop de temps. Pour le reste par contre, faire du ketchup et de la moutarde au début de l’été, de la confiture pendant la saison des fraises et des pestos à l’automne, c’est 100% faisable !

Tentés d’essayer le fait maison ? Je vous conseillerais de commencer par fouiller dans votre frigo pour y choisir une sauce ou un condiment que vous aimez bien. Vous réaliserez sûrement qu’il contient peu d’ingrédients, et qu’il est donc faisable. Si par contre votre sauce contient 400 ingrédients et que la majorité ne vous dit rien, je vous conseille plutôt de la jeter (au sens figuré bien sûr ; je veux que vous la recycliez !). Pour le reste, c’est assez facile.

Bonne chance !


Beurre corporel fait maison

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Comme la majorité des filles, je suis constamment à la recherche de LA crème miracle pour le corps. J’ai dû essayer à ce jour des dizaines de crèmes, sans jamais être complètement satisfaite d’aucune. Mon sentiment d’insatisfaction vient peut-être du fait que je suis constamment bombardée à travers les médias de publicités de nouvelles crèmes, toujours plus miraculeuses que celles d’avant. Et chaque fois que je me laisse tenter par une nouvelle crème, elle marche à moitié ou un certain temps jusqu’à ce qu’une autre attire mon attention. C’est un cycle éternel.

En plus, je n’ai pas envie de croire que chaque partie de mon corps a besoin d’une crème spécifique et différente. Tout ça, et tout cet argent dépensé pour apprendre par la bande que mon innocent pot de crème contient des dérivés de pétrole, des substances cancérigènes et des résidus de pesticides, bref du beurk.

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J’ai donc décidé d’arrêter de perdre mon temps dans les allées de la pharmacie, de garder mon argent pour moi et de me faire ma propre crème. C’est le début du « fait maison », aussi appelé « DIY (Do it yourself) », sur Sortir les poubelles!

Cette première recette mérite définitivement un article parce qu’elle est in-croy-a-ble. C’est un beurre corporel hydratant dont on peut s’enduire de la tête aux pieds et qui sent le chocolat. Tellement qu’on a vraiment envie de le manger. La recette vient du blogue Trash is for tossers, un blogue zéro déchet new-yorkais écrit par la magnifique Lauren Singer. Avec une légère modification à la recette et quelques suggestions, voici la version Sortir les poubelles.

Tout d’abord, il vous faudra les quatre ingrédients suivants : du beurre de mangue, de l’huile d’amande douce, de l’huile de noix de coco et du beurre de cacao. La recette initiale proposait du beurre de karité au lieu du beurre de mangue, mais pour une raison que je ne m’explique pas je déteste l’odeur du beurre de karité. Va pour le beurre de mangue qui est un bon substitut.

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Pour les proportions, on met la même quantité des quatre substances. Puisque c’est déjà un beurre assez riche, si on a la peau grasse ou à tendance acnéique, on peut mettre un peu moins d’huile de noix de coco. Le beurre de mangue est très riche et aide à régénérer les tissus et à rendre la peau élastique. L’huile d’amande douce adoucit la peau et le beurre de cacao est riche en antioxydants et protège et nourrit la peau en plus de sentir le CHOCOLAT. Finalement, l’huile de noix de coco est super hydratante et sent le Sud. Quoi demander de plus?

Puisqu’on est zéro déchet, on essaie de se procurer ces ingrédients en vrac. Ils sont disponibles en vrac au Noblessence ou chez Coop Coco à Montréal. Ces ingrédients proviennent souvent de l’agriculture biologique, ce qui est un plus.

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Pour préparer le beurre, il suffit de faire fondre les quatre ingrédients ensemble dans un bain-marie. Si comme moi on n’a pas de bain-marie, on peut faire chauffer de l’eau dans une casserole et déposer un plat de verre ou de métal au-dessus ou dedans. L’important, c’est que la source de chaleur ne soit pas directement en contact avec les huiles. On fait fondre tranquillement pendant 5 à 10 minutes à feu doux.

Puis, on réfrigère notre mélange jusqu’à ce qu’il soit bien dur, soit entre 40 minutes et une heure. On peut s’arrêter là, car le beurre corporel est prêt. Par contre, si on a encore un peu de temps à consacrer au projet, on peut battre le mélange avec un robot culinaire pour lui donner une consistance de presque crème fouettée. Ça prend quelques minutes de plus et rend l’application plus facile et agréable.

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Et voilà, un vrai beurre pour le corps comme ceux qu’on achète au magasin, sauf sans emballages, sans déchets, sans agents cancérigènes, sans dérivés de plastique et sans résidus de pesticides (si organique). Je m’en mets tout le temps depuis 3 semaines et je dois dire que je l’adore et que ma peau est vraiment superbe. Tenté? Allez-y vous ne le regretterez pas!

Bonne journée!