Sortir les poubelles

Noël zéro déchet, version 2015

Sortir les poubellesHo Ho Ho tout le monde!

Ça commence à sentir le temps des fêtes par ici et je suis trèèèès excitée par la perspective d’avoir plusieurs jours de congés bientôt. Et bien sûr, fidèle à mes aspirations, je tenterai de faire de cette période festive une période simple, minimaliste et zéro déchet!

Je trouve qu’il existe beaucoup de belles ressources sur Internet pour trouver des idées sur comment recevoir, donner et décorer simplement et sans trop de bébelles. On dirait que le tourbillon de consommation, de stress et de papiers d’emballage commence à puer au nez de plusieurs, et je suis très heureuse d’être aux premières loges de ce changement. Cette année, je tenterai de faire en sorte que mon temps des fêtes soit une suite de beaux soupers et de belles activités, tout ça entrecoupé de 48h en pyjama bien senti. Par où commencer? Voici mes réflexions version Noël 2015.

Les cadeaux

Les cadeaux. Le cauchemar du minimaliste en toi. On passe l’année à rien vouloir vraiment et à désencombrer nos maisons et PAF! Tout d’un coup tout le monde veut notre liste. Pas de panique. Voici mes 10 idées favorites de choses à recevoir et à donner cette année :

  1. Donner à des organismes au nom de quelqu’un : Ok, ça ne sonne peut-être pas comme un vrai cadeau, mais moi ça me ferait VRAIMENT plaisir si quelqu’un me disait que je n’aurai pas de bébelles de cuisine ou de yoga cette année et qu’au lieu Équiterre ou la Fondation David Suzuki recevront l’équivalent en argent. Vraiment plaisir (avis à ma famille!). Dans le même ordre d’idées, ça me ferait plaisir si quelqu’un faisait un don pour planter des arbres quelque part dans le monde en mon nom grâce à une initiative comme Tree Nation.
  1. Les cadeaux fait maison : Ça c’est chouette!!! Et puisque c’est plus d’efforts que de simplement acheter quelque chose, c’est tellement plus personnel. Les produits cosmétiques ou les produits pour le corps faits maison sont un gros succès cette année!
  1. De la bouffe : Biscuits, friandises, plats cuisinés, etc. Avec un peu de travail, je fais des trucs pas mal bons qui font plaisir à leurs destinataires.
  1. Les cadeaux pour une cause : Avis à tous ceux qui cherchent des cadeaux pour des enfants! À travers plusieurs organismes, il est possible de parrainer un animal en danger ou d’aider à restaurer l’habitat d’une espèce menacée grâce à l’achat d’un jouet. Je vous recommande chaudement le site du World Wide Fund, le site du Climate Store et le site du Nature Conservancy. J’adore le programme « Adoptez une espèce » du World Wide Fund. Les peluches sont adorables, et on reçoit même un reçu pour les impôts.
  1. Une sortie : Au Jardin Botanique, au planétarium, au cinéma… Toujours gagnant.
  1. Un dîner au restaurant : Super idée cadeau à offrir et recevoir, surtout si le restaurant est original. Barbecue coréen, nourriture afghane, resto végétalien cru, il existe tellement de choix!
  1. Un soin relaxant : On peut se mettre à plusieurs pour l’offrir!
  1. Des billets de spectacle : Il existe tellement de bonnes pièces de théâtre et de bons spectacles d’humour. On en achète deux et on s’invite!
  1. L’incontournable carte cadeau : Je pense qu’il est préférable d’offrir une carte cadeau d’un endroit qui plait à son destinataire plutôt que d’acheter n’importe quoi. Ce n’est pas l’option la plus personnalisée, mais faute d’alternatives intéressantes, ça dépanne.
  1. Le bien qu’on consomme (et son emballage qu’on recycle) : Chocolat, thés ou cafés, vin ou bière, confitures, fromages, etc.
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Échelle de plantes de Noël!

L’échange de cadeaux est une idée géniale pour ne pas surconsommer à Noël. J’organise un échange de cadeaux dans ma famille et chaque personne a pigé une personne et s’y consacre, si bien que les cadeaux sont plus réfléchis. Au lieu d’acheter huit cadeaux, j’en achète un. J’y ai vraiment pensé et il est super! Tout le monde est content de cette initiative et arrive à Noël vraiment moins fatigué.

Personnellement, ce Noël j’ai l’ambition de faire plein de bonne bouffe. Je trouve que ça fait les meilleurs cadeaux (surtout quand on peut les congeler et les décongeler quand le frigo est vide!). Et même si je compte acheter quelques biens comme des livres, je me suis assurée qu’ils rendraient réellement leurs destinataires heureux, parce qu’un cadeau bien pensé vaut mieux que mille cadeaux insignifiants.

La décoration

Je suis un peu un retard cette année sur les décorations de Noël. Je sais par contre que j’en ai peu et que j’ai tout ce qu’il me faut, si bien que je n’en achèterai pas. Si j’achète quelque chose pour décorer ce sera un arbre de Noël véritable puisque, selon la Fondation David Suzuki, c’est l’option d’achat la plus écologique.

Les emballages

Les papiers d’emballages colorés et brillants ainsi que les boucles, les rubans et autres, sont faits de trop de matériaux différents pour être recyclés. À défaut de les réutiliser, ils finissent habituellement à la poubelle. J’ai écrit sur le sujet l’an dernier (un de mes premiers articles! Un an déjà!). Mes cadeaux seront emballés dans des papiers recyclés comme des journaux et auront des boucles recyclables parce que c’est beau et que je vais sauver pas mal d’argent en n’achetant pas d’emballages superflus.

Voilà! J’espère vous avoir inspiré à simplifier votre temps des fêtes! Plus que 14 dodos! Bonne journée xxxx


Les 6 gestes zéro déchet à adopter au quotidien

Mon dieu que le temps passe vite en ce moment! Avez-vous l’impression comme moi que novembre vous file entre les doigts et que les journées s’enchaînent à un rythme effréné? Malgré cela, ne vous inquiétez pas je garde le cap sur mon défi zéro déchet! Une chance vraiment que j’ai déjà 10 mois de défi derrière la cravate et que j’ai réussi à intégrer des habitudes zéro déchet dans mon quotidien. Je me suis passé la réflexion que je ne pouvais pas choisir un meilleur moment de l’année que ce mois de novembre froid (et noir) et occupé-occupé pour vous parler de six habitudes zéro déchet faciles à adopter pour les personnes écolos et occupées-occupées que vous êtes. Et les voici. Bravo si elles font déjà parties de vos quotidiens, sinon c’est bien de se rafraîchir la mémoire!

1. Le thermos à café: Un MUST pour les buveurs de café. Si chaque jour vous allez à la même place vers la même heure chercher toujours le même café, il n’y a pas de raison pour ne pas rajouter à ça l’habitude de trainer son thermos avec soi. Il suffit d’y penser, de le trainer et de le rincer après l’avoir utilisé. Les plus? Souvent ils sont beaux et certains endroits offrent même un rabais si on utilise notre tasse! Et puisque Noël s’en vient, pourquoi ne pas proposer cette idée à quelqu’un qui veut vous faire plaisir? Cela fera changement de votre classique : « Oufff je ne sais pas me semble que j’ai tout ce qu’il me faut et que Noël est encore revenu vite cette année… »? De rien pour l’idée.

2. La bouteille d’eau réutilisable : J’ai parlé de la problématique du plastique et des bouteilles d’eau dans l’océan en juillet dernier, et je vous conseille d’aller me lire si ça vous intéresse (ici et ici)! On peut traîner avec soi une gourde en acier inoxydable, en verre ou en plastique sans BPA. Personnellement, je traine un pot Masson parce que c’est petit et que je peux aussi y mettre des boissons chaudes. Pratique!

3. Les sacs à l’épicerie : On les traine et on ne les oublie pas! Et si on les oublie, on fait tout pour éviter les sacs de plastique, quitte à mettre la pinte de lait dans la sacoche et les oranges dans les poches.

bags predator

http://kate-book.com/adventures-in-greening-pondering-plastic-bags-with-music/

4. Connaître les numéros des plastiques : Les objets et emballages de plastique sont identifiés à l’aide d’un numéro, allant de 1 à 5. Les numéros 1 à 5 sont recyclables, mais pas le numéro 6! À moins que vous pensiez le ramener à un endroit spécialisé qui en fait la cueillette (plusieurs écocentres le font), il va à la poubelle et non au recyclage. Pour me faciliter la vie, dès que je vois le chiffre 6 sur un emballage, j’évite de l’acheter. Comment se souvenir que c’est le numéro 6? Vous pourriez vous dire que 666 est le numéro du diable, et donc que c’est méchant, et donc qu’on l’évite à tout prix!

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5. Éviter le suremballage à l’épicerie : Le suremballage à l’épicerie est hal-lu-ci-nant. Des poivrons emballés individuellement aux pièces de viandes sur du styrofoam suffoquées par des pellicules de plastique, c’est partout! À l’épicerie, je n’achète rien qui est emballé dans des pellicules de plastique, quitte à me passer de certaines choses. Je choisis toujours l’option la moins emballée et j’évite le styrofoam. Si j’achète des choses emballées, je m’assure que l’emballage soit recyclable (donc pas de plastique numéro 6 ou d’emballages de plastique mince). Si cela vous semble impossible, peut-être que votre épicerie est particulièrement portée sur le suremballage. Toutes les épiceries ne sont pas pareilles. Je sais par exemple que très peu de produits frais sont emballés au Adonis. Avez-vous d’autres options de magasinage? Sinon, pourquoi ne pas en glisser un mot au gérant? C’est vous le client après tout! Avec le temps, on apprend à connaître les produits (et leurs emballages) et faire l’épicerie en faisant beaucoup moins de déchets est vraiment facile!

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6. Avoir son lunch et ses collations : Personnellement, j’ai souvent une fringale au milieu de l’après-midi, et c’est pour cette raison que je traine toujours avec moi des fruits ou des noix que j’emballe moi-même. Ce petit réflexe m’évite de me tourner vers les options moins santé et emballées des cafés et dépanneurs comme les chips, les muffins, les biscuits ou les barres tendres. Également, faire son lunch est vraiment l’habitude zéro déchet qui change la vie. Combien de repas de cafétérias et de « food courts » ai-je évités? Longue vie aux lunchs! J’ai déjà écrit sur l’art de se faire des beaux lunchs zéro déchet si cela vous intéresse.

Voilà! Bien sûr il y a tellement plus à dire sur comment vivre le zéro déchet au quotidien! Seulement, j’ai l’impression qu’entre mon réveil (à la noirceur), mon café du matin, mes appels, mes cours, mes courses et mon retour à la maison (dans la noirceur également), ce sont ces petites habitudes qui me permettent de ne pas faire de déchets. Quels sont vos trucs au quotidien? Je serais ravie de vous lire sur le sujet!

Bon vendredi tout le monde xxxx


Le livre The Garbage Project et l’histoire du guacamole de 25 ans

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Dernièrement, j’ai lu un livre fascinant qui mérite bien un petit billet : Rubbish! The Garbage Project. Oui, un livre sur les poubelles. Il y a quelques mois, une de mes connaissances avait publié sur Facebook un article qui racontait les recherches d’un groupe d’archéologues modernes qui étudiaient le contenu de nos vidanges. Parmi leurs trouvailles, ils avaient trouvé et réussi à identifier du guacamole âgé de 25 ans. 25 ans!!! Je devais absolument trouver le livre dont l’article faisait mention et me pencher sur le mystère du guacamole non décomposé.

Le livre raconte l’histoire d’une équipe d’anthropologues et d’archéologues qui ont trié et étudié des poubelles aux États-Unis pendant plus de 20 ans pour mieux comprendre cette société. Leur champ d’études? La rudologie, une vraie de vraie science, avec ses lettres de noblesse et tout. Armés de pinces et de gants, ils ouvrent les poubelles et descendent dans les montagnes de déchets pour prendre des échantillons avec des « carottes » comme celles utilisées pour prendre des échantillons de glace en Arctique. Ils fouillent dans des trucs dégueux et sentent constamment la poubelle.

Avec leurs recherches, ils mettent fin au mythe suivant : les matières organiques se décomposent dans les dépotoirs. Non, parce que pour que la décomposition ait lieu, les micro-organismes ont besoin d’oxygène pour travailler. Dans les dépotoirs, compactées et asphyxiées sous les couches de plastique et autres matériaux, vos pelures de patate se momifieront plutôt que se décomposer. L’air ne circule pas, donc les micro-organismes ne peuvent pas décomposer nos restes de table. Il y a certes un peu de décomposition anaérobique (sans oxygène) qui s’opère, mais cette dernière est incroyablement lente. La preuve que les matières organiques ne se décomposent pas ou pas bien dans nos dépotoirs géants est ce guacamole vieux de 25 ans. Qu’ont-ils trouvé d’autre de « compostables »? Des hot-dogs vieux de 40 ans (les préservatifs aident, j’imagine), une tête de laitue vieille de 25 ans qui avait l’air de celles qu’on oublie dans le frigo, un T-bone vieux de 16 ans, etc.

Et comment ont-ils daté toutes ces belles choses? Grâce à des journaux et des factures datant d’aussi loin que 1952, retrouvés tout près et encore parfaitement lisibles… Là c’est le moment où j’insère subtilement un lien vers mes articles sur le compostage et le vermicompostage. Composter est la façon de s’assurer que nos restes de table se décomposent pour refaire des ressources, plutôt que de se perdre.

Mais le but premier de leurs recherches n’était pas d’établir que du guacamole de 25 ans, ça existe; c’était de comprendre certaines choses sur cette société et la vie des gens. En fait, c’est que nos poubelles ne mentent pas sur nos habitudes de consommation et racontent des histoires que nous ne voulons pas nécessairement raconter. Par exemple, leurs fouilles ont montré que les gens disent consommer systématiquement moins d’alcool qu’ils en consomment réellement. Et de sacs de chips, par le fait même. Qu’est-ce que nos poubelles racontent sur notre consommation de drogues, de « junk food », d’antidépresseurs, de médicaments et de pilules? Ce ne sont pas mes exemples, mais ceux du livre. Je ne suis pas en train de dire que ces choses sont mauvaises, mais elles relèvent l’existence de certains problèmes profonds dans nos sociétés. Nos poubelles donnent des informations qu’aucun sondage ne révélera réellement.

Et quelles furent leurs conclusions, après plus de 20 ans à fouiller dans nos poubelles? Pour commencer, que nous en produisons BEAUCOUP trop et qu’il faut absolument repenser notre société d’obsolescence programmée avant d’avoir besoin d’un autre continent pour mettre nos déchets. Aussi, ils suggèrent de facturer les gens en fonction de la quantité de déchets qu’ils produisent. Plus tu jettes, plus tu paies. Intéressant, surtout que c’est une approche que plusieurs villes dans le monde ont déjà adoptée. À San Francisco, par exemple, les habitants paient pour qu’on ramasse leurs sacs de poubelles, de compost et de recyclage. Le ramassage du sac de poubelles est beaucoup plus dispendieux que celui du compost et du recyclage. Les gens sont ainsi encouragés à recycler et composter au lieu de simplement jeter, et des employés passent régulièrement dans les quartiers résidentiels pour donner des avis et des amendes à ceux qui compostent ou recyclent mal. Il y a aussi de grands efforts de sensibilisation à travers la ville, si bien que le système fonctionne très bien et qu’il est rentable. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire ceci ou ceci !

Je terminerai en disant que les trouvailles les plus importantes ou les plus intrigantes de l’équipe de recherche devaient se retrouver dans un musée consacré à l’étude des poubelles. Mais la vie en aura décidé autrement, car quelqu’un aurait malencontreusement jeté les sacs contenant tous ces biens… aux poubelles. Ironique vous dîtes?

Bonne journée tout le monde xxxxxx


Pour les filles (et les garçons curieux)

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Aujourd’hui, j’aborde une question de fond qui vous mystifie : comment être une femme et vivre ce que dame nature nous fait vivre chaque mois sans faire de déchets? C’est définitivement une des questions qu’on me pose le plus souvent, avec « Comment tu fais l’épicerie? » et « Mais tu fais quoi pour les Q-tips? ». Décidément, la vie sans Q-tips est une perspective qui vous effraie. Là je sais que vous voulez la réponse, et ne vous inquiétez pas je vous la donnerai bientôt dans un autre article.

Mais revenons à notre sujet. Quelles sont les alternatives zéro déchet aux serviettes hygiéniques et aux tampons? En moyenne, une femme utilisera entre 12 000 et 15 000 produits sanitaires au cours de sa vie. C’est énormément de déchets, sans compter que leur fabrication est très polluante. Les serviettes et tampons ordinaires sont entre autres blanchis à mort avec tout plein de produits chimiques comme du dioxyde de chlore pour être blanc neige, comme si on n’allait pas les salir de toute façon après.

Voici des alternatives plus écologiques que je vous propose d’explorer : la coupe menstruelle, les serviettes hygiéniques lavables, l’éponge et les tampons « écologiques » ou sans applicateur.

Commençons par la coupe menstruelle. Cette petite coupe en silicone est vendue dans la majorité des pharmacies et recueille le flux menstruel plutôt que de l’absorber. On l’insère vous-savez-où assez facilement et elle peut rester en place durant 12 heures. Après 12 heures, on la sort, la vide et la rince. Pas besoin de s’imaginer en train de faire ça dans les toilettes au travail, parce qu’elle peut recueillir un flot abondant pendant des heures. C’est donc dire que ce moment peu agréable du lavage/rinçage pourra sûrement toujours avoir lieu chez vous. Maintenant est-ce qu’on la sent? Est-ce que c’est confortable? Je dirais qu’on s’habitue rapidement, mais il faut faire le passage. Là je vous entends penser: « Wooo minute : je suis un peu grano, mais définitivement pas assez hippie pour une coupe menstruelle. » Et croyez-moi, je vous comprends, je pensais la même chose avant. Mais la vérité, c’est que vous ne vous métamorphoserez pas en hippie habillée de jute qui fait ses chips de kale à l’énergie solaire parce que vous utilisez une coupe menstruelle. Vous aurez l’air parfaitement normale et passerez inaperçue je vous le promets. Et pour 35$, on la rentabilise rapidement, surtout qu’elle est bonne pour des années.

Sinon, une autre alternative est la serviette hygiénique lavable. Une petite recherche Google vous permettra de trouver des compagnies qui en offrent ou des vidéos pour vous montrer comment les faire vous-même. J’aime personnellement beaucoup la boutique Maman autrement, qui a une superbe boutique en ligne qui en vend. Les serviettes lavables sont confortables, mais les laver peut être un enjeu (les taches peuvent être tenaces apparemment). Ça demande aussi un peu plus d’organisation quand on doit les changer à l’extérieur de la maison. Si vous avez de l’expérience avec ces dernières comparativement à moi, sentez-vous bien à l’aise de partager vos impressions dans les commentaires.

Une autre alternative est d’utiliser une éponge de mer. On en coupe un morceau et on l’insère vous-savez- où comme un tampon. On la lave dans le lavabo et on peut réutiliser son morceau très longtemps. Je trouve cette alternative intéressante, mais je ne suis pas certaine que ce soit garanti antifuite; il faudrait essayer.

Si vous n’êtes pas prêtes à faire le saut vers une alternative réutilisable, je pense que de passer aux tampons sans applicateur est déjà une bonne avancée. Ils sont tout aussi faciles à mettre que les autres, et évitent de gaspiller les ressources nécessaires pour produire les applicateurs pour rien. Il y a aussi les tampons biologiques produits de façon plus responsable. Ces derniers sont une alternative intéressante si on veut faire attention à l’environnement, mais ne sont pas nécessairement une meilleure option pour le zéro déchet.

J’en profite en terminant pour glisser un petit mot sur la contraception. Je serai brève parce que je sais que c’est un sujet infiniment complexe et personnel. Oui je pense que vous devriez utiliser des condoms, même si leur usage engendre des déchets. S’il vous plaît, n’essayez pas de le recycler et encore moins de le réutiliser. Il y a des limites quand même. Sinon, si vous cherchez un nouveau contraceptif, vous pourriez toujours regarder du côté des stérilets ou des timbres contraceptifs. Ils créent peu de déchets et sont bons pour des années.

Ai-je répondu à vos questions? Vous ai-je donné de nouvelles idées? De rien.

Bonne journée xxxxx

 



Sous la douche

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Aujourd’hui on se lave sans faire de déchets! Parlons savons, shampoings et… rasoir! Oh que oui. Débutons par le savon. Il est possible et facile en cherchant un peu d’acheter du savon sans emballage. Les savons de la compagnie ontarienne The Soap Works, que j’aime beaucoup, sont vendus sans emballage. Leurs savons sont doux pour la peau et faits avec des ingrédients d’origine végétale. Je les utilise pour mes mains, mon visage et le corps et ils sont faciles à trouver dans les magasins de produits naturels. Mais il y a beaucoup d’autres compagnies qui en offrent!

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Pour le shampoing, j’ai testé deux options: le shampoing en vrac et le shampoing en barre. Commençons par se rappeler que le shampoing, c’est en fait du savon liquide. Ce n’est pas autre chose que du savon; la formule moléculaire du savon qui lave les cheveux est la même que le savon qui lave n’importe quoi d’autre. Je ne crois pas vraiment en la capacité de certains à lisser/friser/onduler/gonfler mes cheveux. Je crois plutôt que la différenciation des shampoings est un beau travail de marketing qui a réussi à créer une demande pour le même produit embouteillé dans des bouteilles différentes. Bref, cela m’amène à dire qu’à mon humble avis, n’importe quel bon savon serait en mesure de laver mes cheveux.

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Quoi qu’il en soit, je me suis prêtée au jeu et j’ai essayé la fameuse barre shampoing. Plusieurs compagnies en offrent, dont The Soap Works et la compagnie anglaise Lush. Il existe également du revitalisant en barre. Je dois avouer que j’étais sceptique au début parce que j’avais peur que le shampoing ne mousse pas. Mais ça a moussé très bien hourra! Je n’ai pas eu besoin, comme je le redoutais, de mettre la barre directement dans mes cheveux et de frotter chaque mèche individuellement. Conclusion : cheveux propres, mais je pense que le shampoing liquide est plus facile à utiliser tout de même.

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Ce qui m’amène à notre seconde option zéro déchet, soit le shampoing et le revitalisant en vrac. On trouve beaucoup d’options en vrac dans les magasins de produits naturels et on peut y remplir directement nos contenants. Parmi les choix offerts, il y a les marques Pure, OH, Oneka et Druide. Personnellement, mon shampoing en vrac préféré est celui des magasins Lemieux, une compagnie québécoise offrant des produits écologiques en vrac. Si vous me le permettez, je n’écrirai pas dans cet article une liste de magasins offrant ce genre de produits en vrac, car elle serait bien longue. Par contre, je suis en train de monter un carnet d’adresses zéro déchet pour le blogue qui devrait être disponible avant l’été! D’ailleurs, n’hésitez pas à partager vos endroits préférés avec moi à l’adresse suivante : charlotte@sortirlespoubelles.com.

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Finalement, je veux absolument vous parler de mon nouveau rasoir. Je sais depuis longtemps que c’est un peu stupide d’acheter des rasoirs de mauvaise qualité et de jeter continuellement des cartouches à la poubelle. En fait, c’est un peu comme jeter de l’argent (beaucoup d’argent) dans la poubelle. Je me suis mise à chercher de l’information sur des rasoirs réutilisables sur Internet. Je voulais le rasoir parfait (rien de moins), le genre robuste qui ressemblerait à celui que nos grands-parents utilisaient. J’ai finalement choisi le rasoir 23-C de la compagnie allemande Merkur en me basant sur des commentaires que j’avais lus en ligne. Il est très beau et je suis supposée pouvoir le léguer à mes enfants un jour, c’est donc dire qu’il est robuste. Seulement, ce genre de rasoir à de vraies de vraies lames, du genre qui peuvent blesser et qui n’entrent pas dans ton bagage à main dans l’avion. J’avais donc vraiment peur de l’utiliser au début, surtout à cause de tous ces gens anonymes sur Internet qui racontent qu’on peut se couper facilement et qu’il faut être habile pour utiliser cet objet. Laissez-moi vous dire que la première fois que je l’ai utilisé, j’avais l’impression de manipuler une arme! J’y suis allée tout doucement, tellement doucement que je n’ai rien réussi à raser du tout! Un jour à la fois, lui et moi on s’est apprivoisés et maintenant on a une très belle relation. Finalement, c’est facile à utiliser et ça marche super bien! La minuscule lame devrait me durer plusieurs mois si je l’entretiens bien. D’ailleurs, si vous cogitez l’achat d’un rasoir, n’hésitez pas à m’écrire et à me poser des questions j’ai un doctorat en la matière maintenant.

Et hop voilà, c’est facile de prendre sa douche sans faire de déchets!

Bonne journée ensoleillée tout le monde!


Tri et ménage de printemps

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Le printemps est arrivé (enfin il fait beau!) et donne à tout le monde des envies de ménage de printemps. Chez moi, le gros ménage bat son plein depuis la fin janvier déjà, soit depuis le début de mon défi. On me demande souvent par où commencer lorsqu’on veut entreprendre une aventure zéro déchet et ma réponse est la suivante : par un bon tri.

Un bon tri permet de créer de l’espace, de réévaluer ses besoins et de se rappeler ce qu’on a déjà à la maison. Alors on ouvre les tiroirs, les armoires, les garde-robes et les commodes et on fouille! Cette démarche peut être extrêmement frustrante et décourageante parce que c’est long et beaucoup plus difficile que de laisser les objets s’accumuler. En fouillant dans mes affaires, je m’en veux d’avoir accumulé autant de trucs au fil des années. J’aurais vraiment aimé que quelqu’un me parle des règles « Refuser » et « Réduire » il y a longtemps! C’est bien clair; la plupart du temps j’ai envie de TOUT jeter, de faire le vide complètement et de repartir à zéro. Seulement, on se comprend que tout jeter n’est pas vraiment l’idée de ce blogue. Je serai donc patiente et ferai les choses comme il faut.

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Après avoir établi que certains de mes biens devaient partir, j’ai entrepris de m’en débarrasser correctement. J’utilise beaucoup les petites annonces Kijiji pour les objets ayant de la valeur. Lorsque je veux plutôt donner un bien, j’essaie de penser à qui il pourrait vraiment servir avant de penser le donner à un organisme comme Renaissance. Par exemple, j’ai laissé mes vieilles lunettes à mon optométriste, qui les donnera à d’autres personnes dans le cadre d’un programme de réutilisation. J’ai donné des livres à ma bibliothèque et des magazines à un centre de personnes âgées de mon quartier. J’ai trié mes tiroirs et ai donné des stylos et des articles de bureau à un centre de jeunes près de chez moi. J’ai donné des outils que j’avais en double ou qui ne me servaient pas et j’ai disposé de vieux appareils électroniques correctement. La liste des choses dont je me suis départie est longue : produits de nettoyage, produits de beauté, restes de peinture, vieilles batteries, vêtements, etc. Tous ces biens peuvent servir à d’autres. Sinon, on peut en disposer de façon sécuritaire. Je me suis demandé longtemps s’il était préférable de disposer correctement de ses biens plutôt que de les donner et de risquer que les gens les jettent par la suite, et j’ai décidé de favoriser la réutilisation des biens.

Tout ce processus m’apprend progressivement à éviter d’accumuler des biens. J’essaie de réduire mes effets personnels, mes besoins et de contrôler mon goût pour la nouveauté. Si le printemps vous donne également des envies de simplicité volontaire, je vous encourage à diminuer le temps que vous passez près des magasins ou devant la télévision. J’ai personnellement réalisé que moins je recevais de messages me disant que je manquais de quelque chose, moins j’avais l’impression de manquer de quelque chose.

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Finalement, je ne peux pas parler de réduire sans parler de réduire la quantité de lettres et de dépliants qu’on reçoit par la poste. Combien d’entre nous ouvrons chaque semaine notre boîte aux lettres et jetons machinalement le trois quarts de son contenu au recyclage? Des circulaires, des publicités, des magazines, des publications et des lettres inutiles de nos institutions bancaires s’accumulent à l’infini dans nos boîtes aux lettres. Ce n’est pas normal de se demander s’il y a une lettre pour nous dans une malle pleine! J’ai donc pris le temps de remédier à la situation pour éviter la création de ce gaspillage de papier à la source. Je me suis désabonnée des versions papier des magazines et publications que je recevais. J’ai appelé mon institution bancaire pour qu’ils communiquent avec moi par Internet le plus possible et je me suis inscrite à la facture Internet d’Hydro-Québec. J’ai finalement apposé une belle mention « pas de circulaire » au-dessus de ma boîte aux lettres. Vous pouvez faire de même en vous imprimant cette image, à moins que vous aimiez recevoir les promotions du gym ou de la pizzeria du coin.

Bon ménage!