Sortir les poubelles

Retour sur un mois végétalien

Salut tout le monde!

Ceux qui me suivent sur Instagram savent que je viens de faire un mois végétalien en février. Ça faisait longtemps que je voulais essayer ce genre de défi, juste pour le plaisir. Je l’ai fait avec mon amoureux et une de mes meilleures amies. Avant que vous débutiez votre lecture, sachez que l’histoire qui suit relate mon expérience à moi avec ce mode de vie et ne se veut EN RIEN une attaque ou une critique contre quiconque ou quoi que ce soit :).

Les règles du jeu 

Pendant le mois de février, nous voulions éviter la viande et les produits provenant des animaux. C’est donc dire : pas de fromage, œuf, poisson, produits laitiers, mayonnaise, bouillon de bœuf ou de volaille, miel, sauces de poissons, etc. Il faut être créatif (en remplaçant la mayo par du hummus dans un sandwich, par exemple) et oser demander (par exemple, quelles sont les options végétaliennes sur le menu ou s’il est possible d’avoir du bouillon de légumes au lieu d’un autre bouillon).

Crème fouettée végétalienne au lait de coco!

1000 bonnes raisons d’être plus végétalien 

Il y a beaucoup de bonnes raisons d’adopter un régime alimentaire plus végétalien. Il y a d’abord l’argument de base pour l’environnement, qui revient à dire que c’est un peu absurde en termes de gestion des ressources de faire pousser des plantes pour nourrir des animaux qui nous nourriront par la suite, soit avec leur viande ou leurs produits secondaires. Pour entretenir cette production, les ressources nécessaires sont énormes (production, transport, transformation, emballage, entreposage, etc.). Limiter notre consommation de produits animaliers réduirait également la quantité de terres arables utilisées pour les animaux ainsi que l’utilisation d’eau. Au-delà de ça, être végétalien consiste à prendre une position éthique forte contre l’exploitation des animaux, quelqu’exploitation que ce soit.

Être végétalien au resto

Être végétalien à la maison, ça s’apprend et honnêtement c’est facile. On apprend à cuisiner quelques aliments qu’on connaît moins comme les légumineuses, le tofu et le tempeh et les noix, et à jouer avec les sauces et les épices.

Au restaurant par contre, c’est vraiment une autre histoire. En flirtant avec le végétarisme, je pensais que j’allais continuer à pouvoir fréquenter les endroits pleins d’options végé que je fréquente habituellement. Seulement, pas vraiment. Par exemple, les restaurants indiens sont parfaits pour les végétariens, mais moins idéaux pour les végétaliens puisqu’ils utilisent beaucoup de beurre clarifié. Les restaurants asiatiques, le paradis du tofu et des bons plats de pâtes rassasiants, cuisinent énormément avec de la sauce de poisson, de la pâte d’anchois, de la pâte de crevettes ou de la sauce aux huîtres.

Aussi honnêtement, je ne sais pas ce qui a été frit dans le beurre, dilué avec un peu de lait ou sucré avec du miel dans la cuisine. C’est difficile! Est-ce que je suis censée demander au serveur la liste des ingrédients des plats? J’ai aussi dû me faire rappeler que mon cocktail préféré, le Bloody Caesar, était en fait du jus de palourdes. Ouache.

Quand tu rêves de tricher la nuit…

Mon amie, qui a fait le défi avec nous, a rêvé deux fois pendant le mois qu’elle mangeait des desserts avec des produits laitiers et qu’elle se sentait suuuper mal. Mon amoureux s’est aussi réveillé deux matins en me dressant la liste des plats qu’il voulait manger cette journée-là mais qu’il ne pourrait pas manger. Et moi-même, je me suis surprise à vouloir manger un burger, alors que j’en mange à peu près 2 par année. J’ai aussi eu des envies vraiment intenses de chocolat au lait.

Une fois végétalienne au resto réussie au Alep, et une autre fois moins glorieuse avec beaucoup, beaucoup trop de tofu dans ma soupe au Ganadara

Ce que j’ai réalisé, c’est que lorsque tu veux quelque chose mais que tu ne peux pas l’avoir, tu entres dans un mode de « privation ». C’est un état vraiment moche dans lequel être, un peu comme lorsqu’on fait un régime. Par contre, lorsque tu pourrais avoir quelque chose mais que tu ne le veux pas, tu ne te sens pas privé de quoi que ce soit. Je vous jure, je peux passer des semaines sans manger de viande ou de fromage sans y penser, mais à la minute où je ne pouvais plus en avoir, je me sentais privée. Tout ça pour dire que le défi a duré… 3 semaines (21 jours). Brisé en éclat par une poutine à 2h du matin.

Conclusion

Faire ce genre de défi permet de réaliser avant tout que les produits issus des animaux sont présents dans tout, tout le temps. C’est plate, pas seulement parce qu’ils ne sont pas les meilleurs pour la santé mais également parce que je crois que ce sont des produits de luxe qui devraient être traités de la sorte. À la place de tout enduire de fromage, on devrait manger du fromage de temps en temps mais du bon, du vrai de vrai et en profiter.

Si vous êtes tentés par l’expérience, je vous encourage fortement à essayer ce genre de défi! Profitez-en pour découvrir les options végétaliennes des restos que vous aimez, de bons restaurants végétaliens, des nouvelles épices, des nouveaux condiments et des nouvelles recettes! Leçons à tirer et anecdotes à raconter garanties.

Bonne journée tout le monde xxxx


Les 6 gestes zéro déchet à adopter au quotidien

Mon dieu que le temps passe vite en ce moment! Avez-vous l’impression comme moi que novembre vous file entre les doigts et que les journées s’enchaînent à un rythme effréné? Malgré cela, ne vous inquiétez pas je garde le cap sur mon défi zéro déchet! Une chance vraiment que j’ai déjà 10 mois de défi derrière la cravate et que j’ai réussi à intégrer des habitudes zéro déchet dans mon quotidien. Je me suis passé la réflexion que je ne pouvais pas choisir un meilleur moment de l’année que ce mois de novembre froid (et noir) et occupé-occupé pour vous parler de six habitudes zéro déchet faciles à adopter pour les personnes écolos et occupées-occupées que vous êtes. Et les voici. Bravo si elles font déjà parties de vos quotidiens, sinon c’est bien de se rafraîchir la mémoire!

1. Le thermos à café: Un MUST pour les buveurs de café. Si chaque jour vous allez à la même place vers la même heure chercher toujours le même café, il n’y a pas de raison pour ne pas rajouter à ça l’habitude de trainer son thermos avec soi. Il suffit d’y penser, de le trainer et de le rincer après l’avoir utilisé. Les plus? Souvent ils sont beaux et certains endroits offrent même un rabais si on utilise notre tasse! Et puisque Noël s’en vient, pourquoi ne pas proposer cette idée à quelqu’un qui veut vous faire plaisir? Cela fera changement de votre classique : « Oufff je ne sais pas me semble que j’ai tout ce qu’il me faut et que Noël est encore revenu vite cette année… »? De rien pour l’idée.

2. La bouteille d’eau réutilisable : J’ai parlé de la problématique du plastique et des bouteilles d’eau dans l’océan en juillet dernier, et je vous conseille d’aller me lire si ça vous intéresse (ici et ici)! On peut traîner avec soi une gourde en acier inoxydable, en verre ou en plastique sans BPA. Personnellement, je traine un pot Masson parce que c’est petit et que je peux aussi y mettre des boissons chaudes. Pratique!

3. Les sacs à l’épicerie : On les traine et on ne les oublie pas! Et si on les oublie, on fait tout pour éviter les sacs de plastique, quitte à mettre la pinte de lait dans la sacoche et les oranges dans les poches.

bags predator

http://kate-book.com/adventures-in-greening-pondering-plastic-bags-with-music/

4. Connaître les numéros des plastiques : Les objets et emballages de plastique sont identifiés à l’aide d’un numéro, allant de 1 à 5. Les numéros 1 à 5 sont recyclables, mais pas le numéro 6! À moins que vous pensiez le ramener à un endroit spécialisé qui en fait la cueillette (plusieurs écocentres le font), il va à la poubelle et non au recyclage. Pour me faciliter la vie, dès que je vois le chiffre 6 sur un emballage, j’évite de l’acheter. Comment se souvenir que c’est le numéro 6? Vous pourriez vous dire que 666 est le numéro du diable, et donc que c’est méchant, et donc qu’on l’évite à tout prix!

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5. Éviter le suremballage à l’épicerie : Le suremballage à l’épicerie est hal-lu-ci-nant. Des poivrons emballés individuellement aux pièces de viandes sur du styrofoam suffoquées par des pellicules de plastique, c’est partout! À l’épicerie, je n’achète rien qui est emballé dans des pellicules de plastique, quitte à me passer de certaines choses. Je choisis toujours l’option la moins emballée et j’évite le styrofoam. Si j’achète des choses emballées, je m’assure que l’emballage soit recyclable (donc pas de plastique numéro 6 ou d’emballages de plastique mince). Si cela vous semble impossible, peut-être que votre épicerie est particulièrement portée sur le suremballage. Toutes les épiceries ne sont pas pareilles. Je sais par exemple que très peu de produits frais sont emballés au Adonis. Avez-vous d’autres options de magasinage? Sinon, pourquoi ne pas en glisser un mot au gérant? C’est vous le client après tout! Avec le temps, on apprend à connaître les produits (et leurs emballages) et faire l’épicerie en faisant beaucoup moins de déchets est vraiment facile!

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6. Avoir son lunch et ses collations : Personnellement, j’ai souvent une fringale au milieu de l’après-midi, et c’est pour cette raison que je traine toujours avec moi des fruits ou des noix que j’emballe moi-même. Ce petit réflexe m’évite de me tourner vers les options moins santé et emballées des cafés et dépanneurs comme les chips, les muffins, les biscuits ou les barres tendres. Également, faire son lunch est vraiment l’habitude zéro déchet qui change la vie. Combien de repas de cafétérias et de « food courts » ai-je évités? Longue vie aux lunchs! J’ai déjà écrit sur l’art de se faire des beaux lunchs zéro déchet si cela vous intéresse.

Voilà! Bien sûr il y a tellement plus à dire sur comment vivre le zéro déchet au quotidien! Seulement, j’ai l’impression qu’entre mon réveil (à la noirceur), mon café du matin, mes appels, mes cours, mes courses et mon retour à la maison (dans la noirceur également), ce sont ces petites habitudes qui me permettent de ne pas faire de déchets. Quels sont vos trucs au quotidien? Je serais ravie de vous lire sur le sujet!

Bon vendredi tout le monde xxxx


La boîte à lunch

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Je ne sais pas pour vous, mais moi dès que l’horloge indique 11:00, je commence à avoir faim. Dîner, avec déjeuner et souper, est une de mes activités favorites, mais ne doit pas être une occasion de produire des déchets. C’est facile de terminer son repas avec une pile d’emballages à jeter. À mon humble avis, il n’y a rien de normal à produire autant de déchets en une seule activité. Bref, l’idéal c’est de se faire des lunchs.

Pour commencer, c’est plus économique que d’acheter de la nourriture pour emporter et souvent bien meilleur pour la santé. C’est aussi vraiment plus écologique, surtout si on évite les pièges des collations, fromages, yogourts et compotes emballés. Pour éviter d’acheter des collations emballées individuellement, je me suis équipée de plusieurs contenants pour me faire des portions individuelles.

Mon kit de lunch comprend : une boîte à lunch, des ustensiles, des serviettes de table en tissus, des plats en verre, des plats de divers formats en plastique et des pots en verre pour les liquides. La boîte à lunch est un « must ». Jusqu’à récemment, j’utilisais les sacs réutilisables de petits formats qu’on me donnait lors de mes achats dans les magasins, mais j’ai réalisé qu’ils ne me duraient jamais plus que quelques mois et que je devais les remplacer souvent. J’ai donc cherché une vraie boîte à lunch, comme celle qu’on avait au primaire mais plus jolie. J’en ai trouvé des usagées chez Renaissance et il y en avait des millions. Ça m’a rappelé que je n’ai vraiment pas souvent besoin d’acheter neuf, car même si j’essayais je ne pourrais jamais venir à bout de tout ce que les autres ont consommé avant moi. Pour les serviettes, j’ai coupé de vieux linges à vaisselle et cousu de mignonnes petites serviettes. Les ustensiles viennent de la maison.

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Repas sans BPA s’il vous plaît

Je sais depuis longtemps qu’il faut éviter de manger dans des contenants en plastique ou de faire chauffer du plastique dans le micro-ondes. Seulement, par paresse entre autres, je me disais que c’était plutôt de la science populaire et qu’entre ce qui est vraiment dangereux pour la santé et ce qui ne l’est pas, manger dans du plastique ne devait pas être si dangereux. J’ai depuis poussé mes recherches et je comprends mieux comment et pourquoi c’est dangereux. En fait, le plastique est un composé chimique qui peut diffuser dans la nourriture. Lorsque les aliments sont en contact avec du plastique, de minuscules particules de plastique s’infiltrent dans la nourriture et le rythme de transfert augmente si le contenant est chauffé.

Parmi les substances qui diffusent facilement, on parle beaucoup du Bisphénol A (BPA) et du groupe des phtalates. Certaines études indiquent de solides corrélations entre l’ingestion de BPA et des perturbations du système endocrinien, surtout en ce qui a trait à la régulation de l’estrogène. L’ingestion de ces composés est également liée à des problèmes de fertilité, des problèmes de développement chez l’enfant et divers problèmes neurologiques. D’autres études affirment que le niveau d’ingestion du canadien moyen n’est pas suffisant pour avoir un impact sur la santé. Dans les faits, toutes ces études ont été effectuées à court terme et on ne connaît pas l’impact sur la santé d’une exposition prolongée à ces composés chimiques. On sait par contre que 95% des Canadiens ont des niveaux mesurables de BPA dans leur sang ou leur urine. J’ai donc décidé d’essayer de migrer progressivement vers le groupe du 5% en évitant au maximum de manger dans du plastique, surtout les numéros 3 et 7. Bien sûr, vous avez remarqué que j’ai toujours des contenants en plastique. J’ai décidé que je n’en achèterai plus de nouveau, mais que ce n’était pas écologique de m’en départir tout de suite. Je les utilise donc à l’occasion et évite désormais de les chauffer ou de les congeler. Pour plus d’information, je vous invite à lire ceci de la Fondation David Suzuki (disponible en anglais uniquement, désolé).

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On privilégiera donc des contenants en verre ou en pyrex ou des contenants en acier inoxydable. L’avantage des contenants en acier inoxydable est qu’ils sont légers et incassables, mais on ne peut pas les chauffer dans le micro-ondes. Les contenants en verre et en pyrex sont plus lourds, mais on peut les chauffer. Personnellement, je préfère le verre.

Finalement, oui il m’arrive de ne pas avoir de lunch ou de l’oublier. Est-ce que je produis des déchets pour autant quand ça arrive? Non, parce que j’ai un kit d’urgence dans ma case à l’école, qui est en fait uniquement constitué d’un gros bol et d’une cuillère. Comme ça, je peux me présenter à la cafétéria avec mon bol (je fais d’ailleurs un malheur à chaque fois) et voilà hop! Un autre repas sans déchet!

Bonne journée!