Sortir les poubelles

Préparatifs de mariage – Partie 2

Crédit photo Linda Lovely Peonies Photography

Salut tout le monde!

Je vous avais promis des nouvelles de l’organisation du mariage cet été et vraiment, je n’ai pas assuré. Je ne vous ai pas oubliés, bien entendu. C’est plutôt que mon travail cet été consiste à rédiger un rapport. Lorsque je termine le soir, la dernière chose que j’ai envie de faire c’est de me rasseoir devant mon ordinateur et d’écrire, encore.

Donc maintenant, des nouvelles des préparatifs de mariage! On s’est finalement plongés sérieusement dans les préparatifs il y a deux semaines. On coche des éléments sur la liste, et je ne veux pas trop vous en dire parce que je compte écrire un gros article sur le mariage après le jour J! On avait les gros morceaux de faits, mais là il restait à mettre tout ça ensemble et à penser aux détails.

Ah, les détails!

Ces petits éléments, ces petites touches qui prennent des heures et des heures à mettre au point. C’est quoi exactement, les détails d’un mariage zéro déchet? Quand je « Google » mariage zéro déchet, je trouve des astuces et des projets de filles (oui, habituellement des filles) qui ont recyclé du bois, du métal et du tissu, qui ont fouillé dans les poubelles des gens, ramassé des coquillages sur la plage ou des branches dans la forêt… Les mariages zéro déchet en ont aussi des petits détails. Aussi, les mariages zéro déchet semblent créatifs et inspirés, et logiquement le mien devrait être une suite sans fin de trucs recyclés, réutilisés de manière originale.

Bon mais voilà, je ne me suis pas découvert une passion pour l’organisation de mariage ou pour Pinterest. Je ne suis pas en train de penser à des alternatives zéro déchet pour tout. On est restés dans le simple, si bien qu’on ne croule pas sous le DIY à un mois du mariage.

Je vous avoue que ça m’est arrivé de ressentir un mini-sentiment de ne pas être à la hauteur lorsque les gens me demandent comment je compte réaliser un mariage zéro déchet, et que tout ce que j’ai à leur répondre c’est : « Mais ils sont supposés être où, les déchets ? » Mais bon, disons que l’angoisse d’avoir un mariage moche ou le sentiment de ne pas être à la hauteur du « défi mariage zéro déchet » s’estompe assez rapidement avec un verre de vin sur mon balcon.

Le mini-sentiment de ne pas être à la hauteur est revenu également à l’occasion lorsque les gens me parlent de décors de salle et de couleurs thématiques et que mon inspiration est à moins 1000. Mais là aussi, ça passe d’habitude. Il y a aussi que c’est dans la cour de qui la gestion des petits détails et des petites touches romantiques? À moi, bien sûr, et aux filles en général.

Je ne veux pas repartir longtemps là-dessus, mais c’est quand même impressionnant comment les responsabilités et la prise de décisions pour le mariage finissent toujours naturellement dans ma cour. Et, pouvons-nous être francs, la pression? À quel point est-ce que je devrais être en train de faire attention à mon alimentation ou à ma peau en ce moment en prévision de mon mariage? Ou à quel point devrais-je être en train de m’entraîner? J’accepte de me calmer sur les frites pendant le mois d’août, mais quand je vois sur Internet des articles sur comment perdre 5, 10 ou 20 livres à temps pour son mariage, je me dis qu’il n’y a pas un gars qui se taperait ça. La majorité des futures mariées se planifient également des moments dans les semaines avant le mariage pour des soins du genre facial, manucure, pédicure, coupe de cheveux, bronzage, pose de faux cils, exfoliant et épilation, en plus d’une coiffure et d’un maquillage la journée même. Pendant ce temps, si mon amoureux s’est lavé les cheveux le matin du mariage, ça va être bien correct pour tout le monde. Bref, fin de la parenthèse.

Les fleurs du mariage qui poussent 🙂

Donc, à quoi ressemble ma vie à T-25 du mariage? C’est assez intense, je ne vous mentirai pas. Je me réveille très tôt et je travaille. À 10h, en faisant mon deuxième café, je décolle une étiquette sur un pot de verre pour un centre de table. À midi, je dîne en rappelant un fournisseur ou en renvoyant des courriels. Vers 18h, je prends mes listes et coche d’un côté les trucs de mariage que j’ai faits et de l’autre, les trucs de mon emploi que j’ai faits, en me demandant s’il est trop tôt pour du vin.

Malgré la perspective de ne pas manger de frites dans le prochain mois, j’ai pas mal hâte à ce qui s’en vient. Est-ce que mon mariage le 9 septembre prochain sera LA plus belle journée de ma vie? Peut-être que oui, peut-être que non. Je pense que nous avons mis toutes les chances de notre côté pour bien en profiter. Et bien sûr, pour faire le moins de déchets possible. On s’en reparle!

Bonne journée tout le monde xxxx

P.S. Je vais essayer de vous tenir davantage au courant des préparatifs sur Instagram jusqu’au mariage. D’ailleurs, il y aura un aperçu de ma robe cet après-midi sur Instagram #tease! Et le 9 septembre, c’est là que ça se passe!

 

 

 


Préparatifs de mariage zéro déchet

Trop beau, merci Marie-Michèle 🙂

Salut tout le monde!

Contente de vous revoir, ça fait un bout 🙂 Alors alors, je vous avais dit que je ne transformerais pas Sortir les poubelles en un blogue de mariage, mais je pense qu’on est rendu au stade où notre super mariage grano-chic mérite quelques mots.

C’est que malheureusement, c’est assez exceptionnel ce qu’on essaie de réaliser, c’est-à-dire un mariage zéro déchet, zéro gaspillage et écologique qui soit aussi festif et stylé. Même en ligne ou en sondant mes amis, je réalise qu’il existe peu d’information sur comment réaliser ce genre d’événement. Je dois rassurer tout le monde qu’écologique ne veut pas dire plate et que grano ne veut pas dire que tout le monde doit s’habiller en lin ou arriver en autobus. Maintenant rendue à 3 mois du mariage, je peux vous assurer qu’un mariage zéro déchet peut ressembler à un vrai mariage. Et voici comment :

Zéro déchet, mais surtout zéro gaspillage

Alors par où commencer pour monter un événement zéro déchet? On commence par éviter le gaspillage. Au-delà du gaspillage la journée-même, c’est hallucinant de voir le gaspillage entourant la préparation d’un mariage. Et faites-moi confiance là-dessus; je suis plusieurs groupes d’entraide de futures mariées sur Facebook (oui, ça existe) et c’est razzia chez Dollarama après razzia chez Michaels après razzia sur Amazon ou Aliexpress. C’est archi-commun de voir des mariées s’acheter 10 m de jute pour décorer 100 pots Masson et finir par jeter 8 m de jute. Pareil pour les rubans, les billes, les perles, la peinture, les brillants, les bougies, alouette. La majorité de ces éléments de décoration sont faits en Asie, dans des conditions déplorables pour les travailleurs et pour l’environnement. Et qu’est-ce qui est créé avec tout ça? Des marques places, des menus, des centre de table, des cadeaux d’invités, des portes anneaux, des jarretières, des accessoires de party, des lanternes, etc. Oui, je sais, je sonne comme Grinch qui voulait gâcher Noël en parlant de gaspillage et de mariage, mais ce gaspillage est objectivement choquant.

Réaliser l’étendue du gaspillage au niveau de la préparation et du fameux DIY (Do It Yourself) m’a rappelé que la toute première règle du zéro déchet était de refuser d’acheter le superflu. Et ce, même avant de réutiliser les choses.

L’usagé, c’est la vie!

Dans cette perspective, on s’est donné comme défi de ne RIEN acheter de neuf. On s’est mis à regarder si on avait dans notre entourage des gens qui avaient des choses qu’on pouvait emprunter. On s’est aussi embarqué sur Kijiji pour voir si des particuliers ou d’autres mariés motivés n’avaient pas à vendre le genre d’éléments qu’on voulait, qu’on pourrait redonner à d’autres après nous. Et mon dieu que ça nous a rappelé à quel point les gens possèdent des choses! En fait, qu’est-ce que je cherchais que je ne suis pas arrivée pas à trouver dans mon entourage? Ah oui, 100 verres à shooters haha, mais ça j’en reparle plus loin!

Les fleurs

Mes magnifiques amies ont semé nos fleurs sur la ferme sur laquelle l’une d’elles travaille! C’est un fait méconnu, mais la majorité des fleurs vendues au Québec viennent de Colombie, du Brésil, du Mexique ou d’Afrique et ont fait tout le trajet d’avion de très loin jusqu’aux centres de table des mariages québécois. C’est pour ça que je suis heureuse que mes amies se soient proposées pour faire pousser mes fleurs, ici au Québec et sans pesticide. Ce sera aussi nos décorations principales, qui ont l’avantage d’être 100% compostables.

Les robes et habits

Nous faisons faire ma robe et le tailleur de mon amoureux sur mesure par des tailleurs d’ici. Ils seront donc faits au Canada et non pas au Bangladesh, ce qui nous fait vraiment plaisir. Oubliez-moi pour le voile, les chaussures qu’on ne remettra jamais, les peignoirs, les trucs bleus/empruntés/nouveaux, l’ensemble de bijoux qui matchent, etc. J’ai dit à mes demoiselles d’honneur d’être en court et en blanc, parce que je sais que même si toutes les futures mariées disent ça, je voulais vraiment qu’elles puissent remettre leurs robes un jour et le blanc rendait la chose plus facile. Aussi, nous suggérons à nos invités de porter du linge décontracté au mariage, et nous espérons que pour la majorité d’entre eux cela voudra dire qu’ils ont déjà ce qu’il faut à la maison et qu’ils n’auront pas à acheter du neuf pour l’occasion.

Nourriture et alcool

Nous ne voulons pas de gaspillage alimentaire, et c’est pourquoi nous avons choisi d’offrir un buffet où nous encouragerons nos invités à goûter et à se resservir. Nous amènerons des contenants pour ramener les restes à la maison et faire les meilleurs lunchs! Mes amis m’ont assurée qu’on ne gaspillera pas d’alcool, mais ça c’est juste moyen rassurant.

La vaisselle

Toute la vaisselle est louée et on devrait arriver à ne rien avoir en plastique. Nous espérons n’avoir rien de jetable à notre mariage. Pas de bouteilles d’eau ou de verre en plastique non plus, et essayez de deviner juste pour le fun s’il y aura des pailles?!

Les invitations

Pas de papier pour nous! Les invitations et toute l’information nécessaire seront communiquées par courriel à nos invités.

Les autres idées (en développement)

En ce moment, nous testons des bières de microbrasserie pour choisir les bières que nous servirons. Disons seulement que c’est une étape de planification particulièrement agréable. À date nous cherchons un endroit qui nous louera des kegs, pour ne pas avoir de bouteilles de vitre à recycler. Nous faisons également nos recherches pour trouver de bons vins québécois, mais je ne vois pas d’alternatives aux bouteilles de vitre… C’est d’ailleurs la seule chose qu’on pense devoir recycler au mariage.

Futurs confettis

Les défis

Nous sommes à la recherche d’alternatives aux verres à shooters en plastique! Vous avez des idées? Ou possédez-vous 100 shooters haha (ok je m’essaie). En tout cas, je lance ça de même dans l’univers et si jamais vous avez des idées vous pouvez m’écrire ;).

Conclusion

Voilà, c’est ça pour l’instant! Je sais que j’ai couvert pas mal de sujets, mais j’imagine que le message principal que j’essayais de faire passer à travers cet article est que je ne comprends pas le lien entre tout ce qu’on peut acheter pour son mariage et le mariage lui-même. C’est quoi le lien entre un bar à bonbons et mon mariage?! Bien oui, on me l’a expliqué et je vois le lien parce que c’est festif, mais c’est quand même loin du but de la journée. Peut-être que c’est juste moi qui suis paresseuse et qui me cache derrière l’argument écologique pour éviter de devoir confectionner un livre de signatures avec du bois de grange ou monter un bar à mojitos thématique. Qui sait. En tout cas, à date laissez-vous moi vous dire que les préparatifs sont (plutôt) sans stress, mais surtout que ça va être très cute 🙂

Bonne journée tout le monde,

Charlotte xxxx

Pssssst! Je ne peux pas m’empêcher de joindre à cet article les liens de deux petites vidéos (vidéo 1 et vidéo 2) très drôles que J’ADORE sur les vrais coûts du mariage. Ils sont en anglais seulement malheureusement.


Comment célébrer le Black Friday cette année

Sortir les poubelles

Aujourd’hui, je veux vous parler de l’initiative « Journée sans achat » ou « Buy Nothing Day », qui aura lieu ce 25 novembre. Ce vendredi, les Américains auront congé pour célébrer l’Action de grâce en famille. Ce vendredi, la majorité d’entre eux prendront également d’assaut les centres d’achat de Burlington, d’Houston, de Miami et d’autres villes pour célébrer le Black Friday.

Durant le Black Friday, les magasins offrent des rabais qui sont parfois spectaculaires, parfois pas. Seulement, les commerçants ne font pas de vrais cadeaux : ils offrent des aubaines sur certains items pour que les gens réfléchissent moins avant de les acheter, et pour que, rendus en magasin, ils achètent beaucoup plus dans la frénésie devant tous ces rabais. Des études ont d’ailleurs démontré que le pourcentage de rabais était de loin l’élément principal motivant les achats des consommateurs, bien avant le prix final (!!!) et les besoins. Car ne nous leurrons pas, ce sont les commerçants qui se font la palette cette journée-là, pas les acheteurs.

Ce qui est intéressant avec le Black Friday, c’est que cette tradition est vraiment arrivée au Canada en 2013 seulement. C’est que les Canadiens, comparativement aux Américains, n’ont pas congé cette journée-là (notre Action de grâce est en octobre). Qu’à cela ne tienne, les Wal-Mart, Cotsco et Best Buy de ce monde se sont dit que le Canada était un marché sous-développé et qu’il y avait sûrement beaucoup, beaucoup d’argent à faire ici comme aux États.

Les premières années ont été décevantes pour les multinationales de la consommation, puisqu’ils ont découvert que cette fête de la surconsommation n’allumait pas les consommateurs canadiens autant qu’espéré. En plus, au Québec ils se sont heurtés à un défi supplémentaire, puisqu’à cause de la loi 101 ils ont dû traduire l’expression Black Friday. Ça a donné « Vendredi noir » (très glauque selon moi), « Vendredi fou », « Vendredi aubaines », « Vendredi rabais » bref, un tas d’expressions pas excitantes qui n’ont pas réussi à aller chercher l’engouement que crée l’expression « Black Friday ». On ne parle pas d’un échec cuisant par contre. En 2014, on a estimé qu’un million de Canadiens avaient prétendu être malades pour aller magasiner au lieu de travailler. De plus, chaque année le phénomène gagne en popularité au Canada. Dans la lignée du Black Friday, les commerçants offrent habituellement des rabais tout au long du week-end, ce qui a fait en sorte que plus de 19 millions de Canadiens ont magasiné ce week-end-là l’an dernier.

http://wageconcern.com

Face à cette frénésie collective, le mouvement mondial du « Buy Nothing Day » ou la « Journée sans achat » est né. C’est que ce ne sont pas tous les Américains qui veulent passer une de leurs rares journées de congé en ligne au K-Mart. Le défi de la « Journée sans achat » est de ne pas dépenser d’argent cette journée-là. On s’impose un moratoire de consommation, par défi personnel ou pour manifester notre désapprobation face à cette tradition de marketing débile. Après tout, le meilleur moyen de sauver son argent, c’est de ne pas le dépenser, n’est-ce pas?

Donc en cette journée du 25 novembre 2016, on n’achète rien. On fait son lunch, on marche partout, on fait son café, on fait des activités gratuites et on reste loin des magasins. Et si on veut, on reste dans cette bonne voie tout le week-end. On peut aussi profiter de l’occasion pour réfléchir sur ses habitudes, sur la consommation en général et échanger sur ses impressions avec des amis.

Vendredi, merci de vous joindre à ce défi afin de faire le doigt d’honneur anonymement aux géants de la consommation de ce monde. Merci de vous joindre à moi pour leur dire que leur marketing ne marche pas et ne marchera pas ici, parce que nous sommes des citoyens et non pas des guichets automatiques, et que notre sport national est le hockey, pas le magasinage.

Vendredi, je vais penser à tous ceux qui participent à ce mouvement mondial de contestation silencieuse. Je vais penser à vous, ailleurs que dans des magasins ou en ligne. Finalement, je vais prendre grand plaisir à m’imaginer ces gens, quelque part dans de grandes tours à bureaux, en train de se casser la tête sur le mystère des consommateurs québécois, desquels il n’est pas si facile de soutirer de l’argent.

Bonne journée et bonne chance ce vendredi,

Charlotte xxxxx

 


Snacks et collations zéro déchet

Sortir les poubellesSortir les poubelles

Salut tout le monde!

J’ai oublié de vous dire vendredi que j’étais désolée du silence radio du mois d’août! Je me suis organisée un voyage dernière minute au Pérou et c’était fou. D’ailleurs, si vous ne me suivez pas encore sur Instagram, suivez-moi! Quand j’ai moins le temps de bloguer, c’est là que ça se passe.

Aujourd’hui, je veux vous jaser de collations et contributions alimentaires zéro déchet lors de certains événements. Habituellement, le réflexe lorsqu’on participe à un pique-nique, un 5 à 7 ou un autre événement social auquel on est invité à contribuer, c’est d’aller acheter un ou deux bons sacs de chips et une bouteille de Coke à l’épicerie. Ou des crackers, du pain, du fromage ou des trempettes. J’ai fait ça de très nombreuses fois et j’avoue que le combo légumes-trempettes m’a souvent sauvé la vie. Maintenant que je vis un mode de vie zéro déchet, j’ai développé des trucs pour éviter les virées 15-minutes-avant-l’événement à l’épicerie, et la quantité monstre de déchets qui s’en suit.

Là je ne vous parle pas de faire mes propres chips. Vous avez été nombreux/ses à me le suggérer et à me donner des recettes, mais je suis BEAUCOUP TROP PARESSEUSE. À vous qui faites vos propres chips, vous êtes des champions et je vous lève mon chapeau!

Donc pour collationner zéro déchet, il faut s’organiser un peu. Apprendre à s’organiser un peu, c’est un peu le slogan non officiel du zéro déchet. Voici certaines de mes idées. Sentez-vous bien à l’aise d’en ajouter!

  1. Le vrac

Il y a beaucoup d’aliments qu’on peut trouver en vrac qui sont parfaits pour les potlucks! Je pense par exemple aux différentes noix assaisonnées et aux fruits confits. Un truc : on s’en achète une bonne portion lors de notre prochaine virée dans notre magasin de vrac préféré et on les cache dans la penderie. La prochaine fois qu’on a un événement, on se rappelle qu’on a caché des noix ou des fruits confits et que donc on est prêt! De rien pour le truc.

Sortir les poubelles

  1. Le contenant à remplir

Bon tout ce qui peut être acheté dans des magasins ou dans des restaurants et mis dans des boîtes jetables peut habituellement être mis dans votre propre contenant. Timbits, pâtisseries, cupcakes, pizzas : la seule limite est votre imagination (et votre courage). Pour un rappel de la marche à suivre pour la nourriture à emporter dans ses propres contenants (demander-sourire-répéter-sourire-insister-remercier à profusion), retourner lire mon article sur le Take out zéro déchet!

  1. La congélation

Congeler, c’est la vie. Maintenant, dès que je fais des pains, des muffins ou des biscuits, je double la recette et j’en congèle la moitié. Ça fait en sorte que j’ai souvent un pain ou un gâteau maison que je peux sortir pour les occasions.

  1. Les fruits et légumes frais

Un melon d’eau, un cantaloup ou un melon miel coupés en morceaux sont toujours de bonnes options pour les pique-niques. On peut aussi penser aux fraises, aux raisins, aux bleuets, aux quartiers d’orange et pommes. Facile et santé.

Sortir les poubelles

  1. Les snacks faciles à faire

Moi j’avoue être du genre à vouloir cuisiner mes petits plats à partager, surtout quand je suis invitée chez les autres. Je vais sur Google pour m’inspirer et je cherche des recettes de snacks pas trop salissants qui peuvent se manger avec les doigts. Je me demande tout le temps si les gens vont avoir les mains dégueux après ou si mon plat va être plein de bave. Ne pas sous-estimer ces éléments. Par exemple, c’est niaiseux mais du popcorn (grains achetés en vrac), c’est toujours un hit. J’ai aussi fait des pois chiches épicés, des boules d’énergie aux noix et aux dattes, des barres granola et des biscuits.

Sortir les poubelles

Voilà! J’espère que ça aide! En vous souhaitant encore tout pleins de beaux pique-niques ensoleillés (parce que oui, le froid va revenir),

Charlotte xxxx

//Merci pour vos bons voeux pour notre mariage! On est super excités, et on est content de voir que vous aussi! Je vais vous tenir au courant alors!


Une annonce

Membres de la communauté Sortir les poubelles, nous avons quelque chose à vous annoncer: nous allons nous marier!! Ouiiiii! En fait c’est comme l’équipe complète de Sortir les poubelles qui se marie ensemble haha!

Ça va être petit et cutie, grano, champêtre-chic, simple, végé, non traditionnel, écologique, engagé et le plus zéro déchet possible. Bref ça va être nous, et ça va être fou! Instagram, Facebook, Sortir les poubelles, vous êtes juste pas prêts.

Sans vouloir vous spammer de mes péripéties de future mariée, j’ai hâte de vous raconter comment nous naviguerons à travers les préparatifs jusqu’au mariage. À travers toutes les ressources qui veulent que nous consommions-consommions-consommions, les traditions patriarcales et les choses-que-tu-dois-absolument-avoir-ou-faire-à-ton-mariage-sinon-beurk, ça semble être facile de perdre le cap. Heureusement, j’ai un gars bien solide les deux pieds sur terre qui n’a pas l’intention de m’aider à bricoler des centres de table ou des banderoles inutiles, et qui va me rappeler tout au long qu’on se marie parce qu’on s’aime (et parce qu’on aime faire le party). Et peut-être aussi pour montrer qu’on peut créer un événement de ce genre de façon hyper écologique? Suivez-moi sur Instagram pour ne rien manquer, et écrivez-moi si vous avez des suggestions! Bon vendredi tout le monde xxxxxx

savethedate



La marche 100% possible à Ottawa le 29 novembre!

paris1

Le 30 novembre prochain, la Conférence sur le climat des Nations Unies (aussi appelée la COP21) débutera à Paris. Le but de cette conférence est d’obtenir un accord universel juridiquement contraignant sur le climat. Contraignant, ça veut dire que si les pays ne rencontrent pas les cibles prévues, il y aura des conséquences. Des vraies.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui? Parce que dimanche prochain, je m’en vais à la marche 100% possible pour le climat à Ottawa! Cette marche est organisée de concert avec une multitude d’organismes et de regroupements citoyens, dont certains que vous connaissez bien comme Équiterre et la Fondation David Suzuki. Le but de cette marche est de dire à nos élus que les changements climatiques nous préoccupent, que nous voulons des accords contraignants et qu’on veut qu’ils nous fassent honneur à Paris! À date, c’est prometteur. Nos nouveaux élus se sont exprimés pour des accords contraignants et des cibles réelles. C’est bien, mais nous voulons être certains que « les bottines suivent les babines », et c’est pour ça que nous serons à Ottawa le 29.

Cette marche sera un événement familial et coloré. Les participants sont invités à se costumer, à porter du vert et à faire des pancartes! J’ai déjà les miennes! La marche débutera à 13h devant l’Hôtel de Ville d’Ottawa (Marion Dewar Plaza, 110 avenue Laurier Ouest) et se terminera à 16h devant le parlement.

J’avais envie de vous parler de ce rassemblement non seulement parce que l’enjeu me préoccupe, mais également parce que je pense qu’il faut se rassembler. Je pense que tout changement commence par des prises de conscience au niveau de l’individu. Ensuite, je pense que ces mêmes individus engagés peuvent se rencontrer sur Internet, lors d’activités ou dans des rassemblements citoyens pour s’exprimer ensemble pour ou contre certaines choses. Il n’y a pas de changement sans changement au niveau de l’individu, mais il n’y aura pas de changement réel si ces individus ne s’expriment pas ensemble. Et le 29 novembre prochain, tout plein d’organismes que j’aime m’ont invitée à m’exprimer pour une transition vers des sources d’énergie vertes, contre l’expansion des sables bitumineux et contre Énergie Est.

Pour plus d’information, je vous invite à lire ce communiqué d’Équiterre sur la marche ainsi que le site de la marche 100% possible.

On se voit bientôt alors? Bonne journée xxxx


Une première conférence zéro déchet

Sortir les poubelles

YMCA Kanawana

Vous me connaissez : je n’ai pas peur des défis. C’est pourquoi lorsque mon amie Catherine m’a proposé de venir animer deux ateliers sur le zéro déchet avec des groupes d’adolescents au Sommet de l’engagement jeunesse du YMCA, j’ai dit oui. Puis à quelques jours du Sommet, bien j’ai réalisé que j’avais dit oui à participer à un événement qui me jetterait complètement hors de ma zone de confort. Ce serait la première présentation que je donnerais sur mon défi, et je devrais intéresser des adolescents pendant 1h30 deux fois. Laissez-moi vous dire que la journée d’avant je maudissais mon inclinaison à me jeter tête première dans de nouveaux défis!

Je suis arrivée au Sommet samedi dernier avec un giga trac et une bonne dose de doutes sur ma crédibilité à prendre la parole sur l’environnement et le mouvement zéro déchet. Et 15 minutes de retard, ce qui n’aide pas. Mais quelle expérience géniale et formatrice ce fût! J’ai rencontré des jeunes motivés et super intéressants, volubiles et enthousiastes! J’ai adoré être challengée et être dirigée d’un sujet à l’autre au fil de leurs questions. Parmi celles-ci, il y avait la classique : « Pourquoi si on est en train d’épuiser le pétrole, qu’il contribue au réchauffement climatique et que le plastique reste dans la nature intact de 400 à 1000 ans est-ce qu’on ne cherche pas d’autres alternatives? » Et moi de penser « Bravo, tu as compris en 30 minutes ce que plusieurs de nos dirigeants ne comprendront pas en l’espace d’une vie. » Les jeunes étaient pas mal curieux aussi! J’ai fait de la pâte à dents pendant les ateliers et j’ai passé le pot parmi les participants. Il fallait voir tout le monde avec de la pâte à dents dans la bouche, sans eau ni brosse à dents! Je m’étais dit que dans le meilleur des mondes, quelqu’un y goûterait et pourrait partager ses impressions avec les autres, mais jamais je n’aurais imaginé que presque tout le monde y goûterait! Ce fût beaucoup de plaisir et des moments qui vont me faire sourire longtemps.

Sortir les poubelles

Conclusions de l’événement : 1. Je sais de quoi je parle quand je parle de zéro déchet 2. Je suis chanceuse d’être sollicitée pour en parler 3. Se sortir de sa zone de confort ne peut qu’être positif 4. Respire respire ça va bien aller. 5. On recommence quand?

Bon week-end tout le monde!


Conférence de Béa Johnson à Montréal

Sortir les poubelles

Mardi dernier, j’ai eu la chance d’assister à la conférence sur le zéro déchet de Béa Johnson à Montréal. La salle était pleine et nous étions tous vraiment contents de la recevoir à Montréal! Laissez-moi vous dire que peu de déchets ont été produits cette soirée-là.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Béa Johnson est une des pionnières du mouvement zéro déchet et une de ses plus farouches activistes. Ce qui est particulièrement intéressant avec elle, et c’est là qu’elle peut en rejoindre plusieurs, c’est que rien ne semblait la destiner à devenir une environnementaliste engagée. Arrivée aux États-Unis au début de l’âge adulte, cette française d’origine a vécu son rêve américain à fond, comme elle le dit elle-même. Grosse maison, grosse voiture, gros voyages, grosses fêtes et surtout, un grosse poubelle pleine chaque semaine. Puis un jour, elle et sa famille ont déménagé dans une plus petite maison, plus près du centre-ville. Ce déménagement lui a fait réaliser qu’elle avait beaucoup, beaucoup trop de biens. Elle a donc décidé de commencer à se départir de certaines de ses possessions, et c’est ainsi qu’une réflexion s’est amorcée. Elle a commencé à s’intéresser aux problèmes environnementaux actuels et à l’impact de son mode de vie sur notre planète. Plus question maintenant de continuer à consommer comme avant! Elle amorce des changements qui l’amèneront à réduire son empreinte écologique et ses déchets et partage le tout à travers son blog Zero Waste Home. Aujourd’hui, elle et sa famille de quatre produisent moins d’un kilo de déchets par année et elle fait le tour du monde pour partager son expérience et faire connaître son mode de vie. Vous avez peut-être eu la chance de la voir à Tout le monde en parle le 9 février 2014.

Sortir les poubelles

C’est donc devant un public conquis et en toute candeur que Béa Johnson nous a entretenus de ménage, de compost, de garde-robe et d’élever des enfants sans faire de déchet. J’ai découvert avec bonheur une femme avec énormément d’humour et surtout, très loin du cliché de la hippie mal amanchée qu’on aurait pu s’imaginer! D’ailleurs, elle nous a dit qu’elle se faisait souvent complimenter sur son « look », ses interlocuteurs étant souvent surpris de découvrir qu’on peut être à la fois belle, élégante, zéro déchet et écologique!

En plus d’être inspirante, elle a le mérite de partager son expérience. C’est une chose que de décider de changer sa vie et de réduire sa poubelle; c’en est une autre que de prendre le temps de le partager. Elle a beaucoup de courage de s’être érigée comme une effigie du mouvement zéro déchet et de s’être ouvertement exposée à la critique. Elle a accepté d’être confrontée et critiquée, parce que son amour pour la nature et son désir d’avoir un impact positif valent bien les quelques critiques et préjugés de hippie-grano qu’elle reçoit à l’occasion. Vous aurez compris que c’est là que son discours a particulièrement résonné en moi.

Sortir les poubelles

La conférence s’est terminée sous un tonnerre d’applaudissements, tout le monde ravi et réconforté dans ses convictions. J’ai eu la chance de la rencontrer par la suite et c’est avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles que j’ai pris une photo avec elle. Quelle belle personne! Pour plus d’informations sur ses activités, je vous encourage à aller consulter son blogue ou à aller louer son livre à la bibliothèque. C’est vraiment la bible du zéro déchet. Ai-je piqué votre curiosité? Apprenez à la connaître davantage en visionnant cette vidéo de quelques minutes (en anglais) et essayez de résister à la tentation de a) Tout jeter autour de vous b) Rénover votre cuisine c) Déménager en Californie.

Bonne journée!