Sortir les poubelles

J’ai testé… La collection zéro déchet des Trappeuses

Salut tout le monde!

Dernièrement, j’ai testé la collection zéro déchet de la Savonnerie des diligences, confectionnée en partenariat avec les filles des Trappeuses. Si tu ne connais pas encore le blogue grano-chic Les Trappeuses, tu passes à côté d’une incroyable opportunité de comprendre, entre autres, comment le contenu de ton frigo peut aussi devenir le contenu de ta pharmacie. Tu dois absolument découvrir leur travail.

Donc, lorsque mon amie Mariane m’a offert de venir me porter des échantillons des produits pour les tester, j’ai dit OUIIII. Qu’est-ce qu’ils ont de spécial ces produits? Tout d’abord, ils sont zéro déchet ou viennent dans un emballage ultra-minimaliste. Pour les produits disponibles en pot, les pots Masson sont consignés aux endroits où les produits sont vendus. Les savons sont disponibles en vrac et même sans étiquette dans plusieurs boutiques dont les boutiques Vrac & bocaux et bientôt au LOCO à Montréal. Aussi, ils sont locaux et majoritairement faits avec des ingrédients biologiques et végétaliens. Les ingrédients sont d’ailleurs vraiment originaux : le bleuet, l’épinette noire, le cèdre, le genévrier, les algues marines, etc. Tsé quand tu dis qu’ils ont pensé à TOUT?

C’est donc dire que pour les gens comme moi qui ne tripent pas tant sur tout « faire maison », il est possible de trouver de bons produits zéro déchet sans avoir à foutre le bordel dans sa cuisine. D’ailleurs, j’ai remarqué que souvent pour faire des cosmétiques à la maison, il faut se procurer plusieurs ingrédients emballés, ce qui n’est pas vraiment écolo.

Alors moi j’ai testé…

Deux savons (un à la citronnelle et l’autre au charbon et à l’épinette noire), la boue de bain, le déo au sapin baumier et l’exfoliant au chaga. Leur collection complète comprend plus de produits.

Tout d’abord, j’ai vraiment aimé les savons (clairement qu’ils sont des pros du savon). Ils sentent superbement bon, durent surprenamment longtemps et laissent la peau toute douce. La boue est chouette, et c’est quand même une agréable sensation de prendre un bain de « boue ».

Mon gros coup de cœur a été le déo au sapin. Bon, pas quand je l’ai ouvert. Disons simplement que ça sentait fort Noël. Aussi, même si j’essaie de ne pas faire ça, je ne peux pas m’empêcher de genrer les odeurs et l’odeur assez forte du sapin me paraissait plus masculine que féminine. Heureusement, je l’ai essayé pareil. Et je l’ai vraiment aimé! L’odeur s’estompe rapidement et je m’en suis assurée régulièrement en demandant à mes amis : « Est-ce que je sens le sapin?!! » Aussi, il tient super bien et survit aux workouts éprouvants. Donc, je pense que c’est rendu dans mes essentiels!

J’ai personnellement moins aimé l’exfoliant au chaga (champignon sauvage de nos belles forêts). Il sent plutôt fort, ce qui n’est pas un problème à première vue, mais perso ce n’est pas vraiment une odeur qui me plaît. Aussi, il est fait à base de beurre de karité et non à base d’eau. Il laisse donc une pellicule grasse sur la peau, qui peut être lavée ou laissée là si on a la peau sèche. Perso, laver ma peau suite à l’exfoliation (parce que ma peau n’a pas besoin de plus de gras merci) m’a laissé la peau plutôt meurtrie. Mais bon, toutes les peaux sont différentes et ce produit ne fonctionnait tout simplement pas pour la mienne.

Conclusion

Je recommande! Parce que ce qui me plaît encore plus qu’un produit zéro déchet, c’est un produit zéro déchet, de qualité, confectionné localement, avec des ingrédients bio et inspirés de notre beau patrimoine végétal.

Je vous laisse ces deux références (ici et ici) pour en apprendre davantage sur les produits et leurs bienfaits.

Merci les filles pour les échantillons et continuez votre beau travail; vous êtes inspirantes xxxx

Minute mariage

Votre enthousiasme collectif pour solutionner mon problème de shooters de mariage suite à mon dernier article m’a vraiment impressionnée! J’ai reçu des courriels et plein de commentaires et pour vrai je n’avais pas pensé à la moitié des idées que vous m’avez données! Là, j’ai plein de nouvelles idées pour éviter d’acheter des shooters à usage unique, mais surtout je retiens deux choses: 1. La petite communauté zéro déchet de Sortir les poubelles est d’une ingéniosité et d’une créativité incroyable 2. C’est la dernière fois que je garde une question qui me chicote comme l’histoire des shooters pour moi-même, vous êtes beaucoup trop forts! Une mention spéciale à celles qui m’ont envoyé des versions mangeables de shooters, même si la majorité d’entre eux avaient l’air dé-geu-las-ses haha.

On a finalement décidé d’aller faire un tour au Renaissance pour voir s’ils avaient des shooters de verres usagés, et en faisant un seul Renaissance on en a trouvé… 25. C’était juste trop facile! On a donc des petites « dates » au Renaissance prévues au cours des prochaines semaines haha. Vous pouvez continuer à nous envoyer vos idées par courriel, il vous reste trois mois!

Charlotte xxxxx

 


Concours sur Facebook avec Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Pour souligner la Semaine québécoise de Réduction des Déchets, Sortir les poubelles s’associe avec Dans le sac pour faire tirer son fameux ensemble de sacs zéro déchet!

Dans le Sac est le projet de Stéphanie et de Laurie, deux filles pétillantes et engagées qui voulaient créer un sac réutilisable parfait pour aller chercher leur pain. À travers cette idée, elles ont décidé de mettre leur créativité et leur enthousiasme au profit du mouvement zéro déchet. C’est un pari réussi parce que leur petite entreprise a le vent dans les voiles et leurs sacs sont vendus dans de plus en plus de magasins et d’épiceries, en plus de leur plate-forme en ligne! Si on se les arrache comme des petits pains chauds, c’est que ces sacs sont beaux, simples et ont de la classe.

L’ensemble zéro déchet à tirer comprend le classique sac à pain qui peut aussi être utilisé en corbeille sur la table ou pour faire des achats en vrac, le sac à baguettes et les deux formats des nouveaux sacs à vrac. D’ailleurs, leur nouvelle ligne de sacs zéro déchet sera en ligne sur leur site web dès aujourd’hui ou les prochains jours! Tous les sacs sont fabriqués à Montréal et sont faits en coton naturel.

POUR PARTICIPER AU CONCOURS:

  1. Aimez les pages Facebook de Sortir les poubelles et de Dans le Sac
  2. Aimez (« likez ») la publication relative au concours sur la page Facebook de Sortir les poubelles
  3. Écrivez (« taguez ») le nom d’une personne qui pourrait être intéressée par ce concours dans cette publication

Partagez avec vos amis, et suivez Dans le Sac sur Instagram! Le tirage au sort aura lieu VENDREDI PROCHAIN LE 28 OCTOBRE. Pour le Canada seulement. Bonne chance!!!

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

// Minute préparatif de mariage

Puisque l’annonce de notre mariage a suscité pas mal d’intérêt et de curiosité de votre part sur les réseaux sociaux, je me suis dit que je vous tiendrais au courant des préparatifs, pour ceux et celles que ça intéresse!

Et là j’ai une histoire à vous raconter! Si vous participez à une conversation avec moi où on jase de mariage, c’est inévitable que je vais vous sortir à un moment donné: “Non mais nous on veut quelque chose de simple.” C’est comme ma ligne de parti. Eh bien cette semaine, j’ai réalisé que c’était faux faux faux et archi faux et que je devais arrêter de vanter à tout bout de champ la simplicité de mon mariage.

Je m’explique au moyen d’un exemple : le choix du traiteur. Nous voulions un super bon traiteur, mais pas juste un super bon traiteur. Nous voulons un traiteur qui comprend nos valeurs environnementales. Nous voulons un buffet complètement végétarien, parce que servir  80 portions de viande, c’est juste pas nous. Nous voulons que les ingrédients proviennent d’un rayon de 100 km et soient en saison. Nous voulons que le service n’occasionne pas de déchet. Nous voulons limiter le gaspillage alimentaire au maximum et pouvoir ramener les restes. Nous voulons du compost et rien à usage unique. ALLO LA SIMPLICITÉ. Ce qui serait simple en fait, ce serait d’engager n’importe quel traiteur, de servir 80 assiettes de poulet ou de bœuf qui viennent de n’importe où et des aliments qui viennent du bout du monde, de servir des assiettes individuelles et de laisser une partie de leur contenu être gaspillée et d’avoir des ustensiles et des serviettes jetables. Remplir des sacs et des sacs de poubelles sans s’en préoccuper, ÇA c’est simple. C’est aussi la norme. Je dirais même plus : je constate que c’est un genre de tradition d’en mettre plein la vue à ses invités en leur offrant une orgie de nourriture, d’abondance et de cochonneries à jeter le soir-même. Car bien sûr, plus le spectacle est gros et extravagant, plus on s’aime…?

Tout ça pour dire que pour ne pas finir dans un mariage qui ne nous ressemble pas, il a fallu mettre des règles. Donc non, notre mariage n’est pas simple parce qu’on a un tas de valeurs qu’on ne mettra pas de côté. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en train de nous monter une équipe qui a la même vision que nous et pleins d’idées! D’ailleurs, nous avons trouvé LE traiteur qui remplit tous nos critères. Nous avons longuement discuté avec lui du gaspillage alimentaire et du gaspillage de ressources lors des mariages. C’est avec bonheur qu’il nous a dit qu’il était très excité à l’idée de cuisiner pour notre mariage atypique. Tout le monde est ravi donc, et la question de la nourriture est réglée.

C’est excitant! Je vous tiens au courant pour la suite xxxx


Snacks et collations zéro déchet

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Salut tout le monde!

J’ai oublié de vous dire vendredi que j’étais désolée du silence radio du mois d’août! Je me suis organisée un voyage dernière minute au Pérou et c’était fou. D’ailleurs, si vous ne me suivez pas encore sur Instagram, suivez-moi! Quand j’ai moins le temps de bloguer, c’est là que ça se passe.

Aujourd’hui, je veux vous jaser de collations et contributions alimentaires zéro déchet lors de certains événements. Habituellement, le réflexe lorsqu’on participe à un pique-nique, un 5 à 7 ou un autre événement social auquel on est invité à contribuer, c’est d’aller acheter un ou deux bons sacs de chips et une bouteille de Coke à l’épicerie. Ou des crackers, du pain, du fromage ou des trempettes. J’ai fait ça de très nombreuses fois et j’avoue que le combo légumes-trempettes m’a souvent sauvé la vie. Maintenant que je vis un mode de vie zéro déchet, j’ai développé des trucs pour éviter les virées 15-minutes-avant-l’événement à l’épicerie, et la quantité monstre de déchets qui s’en suit.

Là je ne vous parle pas de faire mes propres chips. Vous avez été nombreux/ses à me le suggérer et à me donner des recettes, mais je suis BEAUCOUP TROP PARESSEUSE. À vous qui faites vos propres chips, vous êtes des champions et je vous lève mon chapeau!

Donc pour collationner zéro déchet, il faut s’organiser un peu. Apprendre à s’organiser un peu, c’est un peu le slogan non officiel du zéro déchet. Voici certaines de mes idées. Sentez-vous bien à l’aise d’en ajouter!

  1. Le vrac

Il y a beaucoup d’aliments qu’on peut trouver en vrac qui sont parfaits pour les potlucks! Je pense par exemple aux différentes noix assaisonnées et aux fruits confits. Un truc : on s’en achète une bonne portion lors de notre prochaine virée dans notre magasin de vrac préféré et on les cache dans la penderie. La prochaine fois qu’on a un événement, on se rappelle qu’on a caché des noix ou des fruits confits et que donc on est prêt! De rien pour le truc.

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  1. Le contenant à remplir

Bon tout ce qui peut être acheté dans des magasins ou dans des restaurants et mis dans des boîtes jetables peut habituellement être mis dans votre propre contenant. Timbits, pâtisseries, cupcakes, pizzas : la seule limite est votre imagination (et votre courage). Pour un rappel de la marche à suivre pour la nourriture à emporter dans ses propres contenants (demander-sourire-répéter-sourire-insister-remercier à profusion), retourner lire mon article sur le Take out zéro déchet!

  1. La congélation

Congeler, c’est la vie. Maintenant, dès que je fais des pains, des muffins ou des biscuits, je double la recette et j’en congèle la moitié. Ça fait en sorte que j’ai souvent un pain ou un gâteau maison que je peux sortir pour les occasions.

  1. Les fruits et légumes frais

Un melon d’eau, un cantaloup ou un melon miel coupés en morceaux sont toujours de bonnes options pour les pique-niques. On peut aussi penser aux fraises, aux raisins, aux bleuets, aux quartiers d’orange et pommes. Facile et santé.

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  1. Les snacks faciles à faire

Moi j’avoue être du genre à vouloir cuisiner mes petits plats à partager, surtout quand je suis invitée chez les autres. Je vais sur Google pour m’inspirer et je cherche des recettes de snacks pas trop salissants qui peuvent se manger avec les doigts. Je me demande tout le temps si les gens vont avoir les mains dégueux après ou si mon plat va être plein de bave. Ne pas sous-estimer ces éléments. Par exemple, c’est niaiseux mais du popcorn (grains achetés en vrac), c’est toujours un hit. J’ai aussi fait des pois chiches épicés, des boules d’énergie aux noix et aux dattes, des barres granola et des biscuits.

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Voilà! J’espère que ça aide! En vous souhaitant encore tout pleins de beaux pique-niques ensoleillés (parce que oui, le froid va revenir),

Charlotte xxxx

//Merci pour vos bons voeux pour notre mariage! On est super excités, et on est content de voir que vous aussi! Je vais vous tenir au courant alors!


Noël zéro déchet, version 2015

Sortir les poubellesHo Ho Ho tout le monde!

Ça commence à sentir le temps des fêtes par ici et je suis trèèèès excitée par la perspective d’avoir plusieurs jours de congés bientôt. Et bien sûr, fidèle à mes aspirations, je tenterai de faire de cette période festive une période simple, minimaliste et zéro déchet!

Je trouve qu’il existe beaucoup de belles ressources sur Internet pour trouver des idées sur comment recevoir, donner et décorer simplement et sans trop de bébelles. On dirait que le tourbillon de consommation, de stress et de papiers d’emballage commence à puer au nez de plusieurs, et je suis très heureuse d’être aux premières loges de ce changement. Cette année, je tenterai de faire en sorte que mon temps des fêtes soit une suite de beaux soupers et de belles activités, tout ça entrecoupé de 48h en pyjama bien senti. Par où commencer? Voici mes réflexions version Noël 2015.

Les cadeaux

Les cadeaux. Le cauchemar du minimaliste en toi. On passe l’année à rien vouloir vraiment et à désencombrer nos maisons et PAF! Tout d’un coup tout le monde veut notre liste. Pas de panique. Voici mes 10 idées favorites de choses à recevoir et à donner cette année :

  1. Donner à des organismes au nom de quelqu’un : Ok, ça ne sonne peut-être pas comme un vrai cadeau, mais moi ça me ferait VRAIMENT plaisir si quelqu’un me disait que je n’aurai pas de bébelles de cuisine ou de yoga cette année et qu’au lieu Équiterre ou la Fondation David Suzuki recevront l’équivalent en argent. Vraiment plaisir (avis à ma famille!). Dans le même ordre d’idées, ça me ferait plaisir si quelqu’un faisait un don pour planter des arbres quelque part dans le monde en mon nom grâce à une initiative comme Tree Nation.
  1. Les cadeaux fait maison : Ça c’est chouette!!! Et puisque c’est plus d’efforts que de simplement acheter quelque chose, c’est tellement plus personnel. Les produits cosmétiques ou les produits pour le corps faits maison sont un gros succès cette année!
  1. De la bouffe : Biscuits, friandises, plats cuisinés, etc. Avec un peu de travail, je fais des trucs pas mal bons qui font plaisir à leurs destinataires.
  1. Les cadeaux pour une cause : Avis à tous ceux qui cherchent des cadeaux pour des enfants! À travers plusieurs organismes, il est possible de parrainer un animal en danger ou d’aider à restaurer l’habitat d’une espèce menacée grâce à l’achat d’un jouet. Je vous recommande chaudement le site du World Wide Fund, le site du Climate Store et le site du Nature Conservancy. J’adore le programme « Adoptez une espèce » du World Wide Fund. Les peluches sont adorables, et on reçoit même un reçu pour les impôts.
  1. Une sortie : Au Jardin Botanique, au planétarium, au cinéma… Toujours gagnant.
  1. Un dîner au restaurant : Super idée cadeau à offrir et recevoir, surtout si le restaurant est original. Barbecue coréen, nourriture afghane, resto végétalien cru, il existe tellement de choix!
  1. Un soin relaxant : On peut se mettre à plusieurs pour l’offrir!
  1. Des billets de spectacle : Il existe tellement de bonnes pièces de théâtre et de bons spectacles d’humour. On en achète deux et on s’invite!
  1. L’incontournable carte cadeau : Je pense qu’il est préférable d’offrir une carte cadeau d’un endroit qui plait à son destinataire plutôt que d’acheter n’importe quoi. Ce n’est pas l’option la plus personnalisée, mais faute d’alternatives intéressantes, ça dépanne.
  1. Le bien qu’on consomme (et son emballage qu’on recycle) : Chocolat, thés ou cafés, vin ou bière, confitures, fromages, etc.
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Échelle de plantes de Noël!

L’échange de cadeaux est une idée géniale pour ne pas surconsommer à Noël. J’organise un échange de cadeaux dans ma famille et chaque personne a pigé une personne et s’y consacre, si bien que les cadeaux sont plus réfléchis. Au lieu d’acheter huit cadeaux, j’en achète un. J’y ai vraiment pensé et il est super! Tout le monde est content de cette initiative et arrive à Noël vraiment moins fatigué.

Personnellement, ce Noël j’ai l’ambition de faire plein de bonne bouffe. Je trouve que ça fait les meilleurs cadeaux (surtout quand on peut les congeler et les décongeler quand le frigo est vide!). Et même si je compte acheter quelques biens comme des livres, je me suis assurée qu’ils rendraient réellement leurs destinataires heureux, parce qu’un cadeau bien pensé vaut mieux que mille cadeaux insignifiants.

La décoration

Je suis un peu un retard cette année sur les décorations de Noël. Je sais par contre que j’en ai peu et que j’ai tout ce qu’il me faut, si bien que je n’en achèterai pas. Si j’achète quelque chose pour décorer ce sera un arbre de Noël véritable puisque, selon la Fondation David Suzuki, c’est l’option d’achat la plus écologique.

Les emballages

Les papiers d’emballages colorés et brillants ainsi que les boucles, les rubans et autres, sont faits de trop de matériaux différents pour être recyclés. À défaut de les réutiliser, ils finissent habituellement à la poubelle. J’ai écrit sur le sujet l’an dernier (un de mes premiers articles! Un an déjà!). Mes cadeaux seront emballés dans des papiers recyclés comme des journaux et auront des boucles recyclables parce que c’est beau et que je vais sauver pas mal d’argent en n’achetant pas d’emballages superflus.

Voilà! J’espère vous avoir inspiré à simplifier votre temps des fêtes! Plus que 14 dodos! Bonne journée xxxx


Les 6 gestes zéro déchet à adopter au quotidien

Mon dieu que le temps passe vite en ce moment! Avez-vous l’impression comme moi que novembre vous file entre les doigts et que les journées s’enchaînent à un rythme effréné? Malgré cela, ne vous inquiétez pas je garde le cap sur mon défi zéro déchet! Une chance vraiment que j’ai déjà 10 mois de défi derrière la cravate et que j’ai réussi à intégrer des habitudes zéro déchet dans mon quotidien. Je me suis passé la réflexion que je ne pouvais pas choisir un meilleur moment de l’année que ce mois de novembre froid (et noir) et occupé-occupé pour vous parler de six habitudes zéro déchet faciles à adopter pour les personnes écolos et occupées-occupées que vous êtes. Et les voici. Bravo si elles font déjà parties de vos quotidiens, sinon c’est bien de se rafraîchir la mémoire!

1. Le thermos à café: Un MUST pour les buveurs de café. Si chaque jour vous allez à la même place vers la même heure chercher toujours le même café, il n’y a pas de raison pour ne pas rajouter à ça l’habitude de trainer son thermos avec soi. Il suffit d’y penser, de le trainer et de le rincer après l’avoir utilisé. Les plus? Souvent ils sont beaux et certains endroits offrent même un rabais si on utilise notre tasse! Et puisque Noël s’en vient, pourquoi ne pas proposer cette idée à quelqu’un qui veut vous faire plaisir? Cela fera changement de votre classique : « Oufff je ne sais pas me semble que j’ai tout ce qu’il me faut et que Noël est encore revenu vite cette année… »? De rien pour l’idée.

2. La bouteille d’eau réutilisable : J’ai parlé de la problématique du plastique et des bouteilles d’eau dans l’océan en juillet dernier, et je vous conseille d’aller me lire si ça vous intéresse (ici et ici)! On peut traîner avec soi une gourde en acier inoxydable, en verre ou en plastique sans BPA. Personnellement, je traine un pot Masson parce que c’est petit et que je peux aussi y mettre des boissons chaudes. Pratique!

3. Les sacs à l’épicerie : On les traine et on ne les oublie pas! Et si on les oublie, on fait tout pour éviter les sacs de plastique, quitte à mettre la pinte de lait dans la sacoche et les oranges dans les poches.

bags predator

http://kate-book.com/adventures-in-greening-pondering-plastic-bags-with-music/

4. Connaître les numéros des plastiques : Les objets et emballages de plastique sont identifiés à l’aide d’un numéro, allant de 1 à 5. Les numéros 1 à 5 sont recyclables, mais pas le numéro 6! À moins que vous pensiez le ramener à un endroit spécialisé qui en fait la cueillette (plusieurs écocentres le font), il va à la poubelle et non au recyclage. Pour me faciliter la vie, dès que je vois le chiffre 6 sur un emballage, j’évite de l’acheter. Comment se souvenir que c’est le numéro 6? Vous pourriez vous dire que 666 est le numéro du diable, et donc que c’est méchant, et donc qu’on l’évite à tout prix!

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5. Éviter le suremballage à l’épicerie : Le suremballage à l’épicerie est hal-lu-ci-nant. Des poivrons emballés individuellement aux pièces de viandes sur du styrofoam suffoquées par des pellicules de plastique, c’est partout! À l’épicerie, je n’achète rien qui est emballé dans des pellicules de plastique, quitte à me passer de certaines choses. Je choisis toujours l’option la moins emballée et j’évite le styrofoam. Si j’achète des choses emballées, je m’assure que l’emballage soit recyclable (donc pas de plastique numéro 6 ou d’emballages de plastique mince). Si cela vous semble impossible, peut-être que votre épicerie est particulièrement portée sur le suremballage. Toutes les épiceries ne sont pas pareilles. Je sais par exemple que très peu de produits frais sont emballés au Adonis. Avez-vous d’autres options de magasinage? Sinon, pourquoi ne pas en glisser un mot au gérant? C’est vous le client après tout! Avec le temps, on apprend à connaître les produits (et leurs emballages) et faire l’épicerie en faisant beaucoup moins de déchets est vraiment facile!

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6. Avoir son lunch et ses collations : Personnellement, j’ai souvent une fringale au milieu de l’après-midi, et c’est pour cette raison que je traine toujours avec moi des fruits ou des noix que j’emballe moi-même. Ce petit réflexe m’évite de me tourner vers les options moins santé et emballées des cafés et dépanneurs comme les chips, les muffins, les biscuits ou les barres tendres. Également, faire son lunch est vraiment l’habitude zéro déchet qui change la vie. Combien de repas de cafétérias et de « food courts » ai-je évités? Longue vie aux lunchs! J’ai déjà écrit sur l’art de se faire des beaux lunchs zéro déchet si cela vous intéresse.

Voilà! Bien sûr il y a tellement plus à dire sur comment vivre le zéro déchet au quotidien! Seulement, j’ai l’impression qu’entre mon réveil (à la noirceur), mon café du matin, mes appels, mes cours, mes courses et mon retour à la maison (dans la noirceur également), ce sont ces petites habitudes qui me permettent de ne pas faire de déchets. Quels sont vos trucs au quotidien? Je serais ravie de vous lire sur le sujet!

Bon vendredi tout le monde xxxx


Visite d’une usine de production et de recyclage de plastique

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http://www.polyform.com/nouvelles-en-details/detail/2015-07-06/recyclage-du-polystyrene-expanse-un-nouveau-point-de-collecte-chez-polyform

Un des effets collatéraux de mon défi et de mon blogue, c’est de rencontrer des gens intéressants et de vivre des expériences qui sortent de l’ordinaire. Comme donner une conférence, passer à la radio ou visiter une usine de recyclage et de production de plastique.

Alors qu’est-ce que je faisais par un beau vendredi matin ensoleillé sur la 10 en direction de Granby? Eh bien, figurez-vous donc que suite à mon article sur « Juillet sans plastique » et mes quelques articles subséquents sur le plastique, Philip, responsable marketing chez Polyform, m’avait invitée à venir visiter leurs installations de production et recyclage de plastique. J’étais sceptique et quelque peu réticente au début je l’avoue, ne comprenant pas trop pourquoi on m’offrait une telle opportunité. Après quelques échanges de courriels et quelques recherches Google, nous avons fixé une date. J’ai laissé mes appréhensions de côté et je me suis dit YOLO pourquoi pas c’est objectivement une opportunité géniale d’y comprendre quelque chose.

Et quelle bonne idée ce fut. Ça n’a pas changé mon opinion du plastique comme substance toxique et nocive pour l’environnement. Je pense toujours qu’au quotidien nous devons éviter le plastique au maximum parce qu’éviter de produire (et gaspiller) les ressources est TOUJOURS l’option à préconiser. Mais cette visite a mis plusieurs choses en perspective.

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Vous connaissez peut-être l’entreprise Polyform si votre municipalité ou votre écocentre fait la cueillette du plastique numéro 6 (le polystyrène). Le plastique numéro 6 n’est pas ramassé lors de la collecte hebdomadaire de recyclage, mais est recyclable. Cette entreprise, en plus de produire ce genre de plastique, est équipée pour le recycler. Ce partenariat avec les écocentres et certaines municipalités existe depuis quelques années déjà et les gens sont encouragés à déposer dans des bacs leurs articles de « styrofoam », traditionnellement les gobelets de café, les barquettes à l’épicerie et les emballages de protection.

Si le polystyrène est recyclable, pourquoi n’est-il pas recyclé? La réponse est simple : parce qu’un article de polystyrène est constitué de 98% d’air et seulement 2% de matière. C’est donc dire qu’il faut en avoir et en avoir du polystyrène pour avoir de la matière. Ainsi, le transport et la collecte ne sont pas rentables et très peu le font, sauf certains comme Polyform. Et pourquoi eux le font-ils, même si selon leurs propres dires ce n’est pas rentable comme opération? Parce que cela fait partie de la culture de leur entreprise d’essayer de limiter la pollution ultérieure que l’utilisation de leur produit peut engendrer. D’ailleurs, un rapide coup d’œil à leur fiche de prix et mentions montre que le souci de l’environnement est un sujet qui leur tient à cœur. Juste l’année dernière, ils ont recyclé 5 000 000 kg de plastique de tout genre.

Lors de ma visite, j’ai vu des installations assez spectaculaires, des machines énormes et bruyantes et des blocs de polystyrène monstrueux. J’en ai aussi appris sur la complexité du recyclage du plastique. Par exemple, j’ai appris que dans une simple bouteille de coke, il y a trois différentes sortes de plastique: une pour le bouchon, une pour la bouteille et une pour l’étiquette. C’est pour cette raison que le recyclage est un casse-tête : parce qu’il existe beaucoup de sortes et de qualités différentes de plastique. Il y a aussi le problème du décyclage du plastique, dont je parlais dans mon article sur le recyclage. En gros, recycler le plastique revient en fait à le décycler. Décycler veut dire que lorsqu’on trie tous les items de plastique provenant des collectes et qu’on les refond ensemble, le plastique résultant sera de moins bonne qualité, moins « pur ». Sa valeur sur le marché est fortement réduite. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à retourner lire mon article.

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Mais revenons à cette perspective gagnée dont je vous ai parlé plus haut. C’est facile lorsqu’on embarque dans un défi comme le mien de perdre de vue une perspective globale de l’enjeu de la production des déchets en se concentrant uniquement sur le je-me-moi. Je ne fais plus de déchets et je transporte ma tasse réutilisable. Je ne suis pas responsable de la pollution des autres et on ne peut plus me blâmer. C’est facile de tomber dans ce piège et de devenir déconnecté de la réalité. Dans les faits, mon magasinage en vrac a bien peu d’impact si on pense à toutes les compagnies qui consomment et polluent comme si on avait mille planètes terre. Je pense qu’il faut travailler au niveau de l’individu et de la conscientisation bien sûr, mais également avec les compagnies pour s’attaquer réellement au problème. Pendant que j’ai peut-être réutilisé 2 gobelets de styrofoam dans la dernière année, Polyform a recyclé 5 000 000 kg de plastique l’année dernière. On n’est pas dans le même ordre de grandeur ici. Donc le problème n’est pas l’industrie du plastique : le problème c’est que le plastique est trop répandu et mal recyclé. Pointer du doigt qui que ce soit n’est pas productif, parce que le doigt reviendra inévitablement pointer sur… soi.

Y a-t-il moyen de changer les choses et les moyens de production à l’interne pour que la production soit plus durable? Je dois dire que sur ce point, cette entreprise m’a vraiment impressionnée. Et surtout, je suis contente que cette visite m’ait rappelé que derrière toutes les compagnies et toutes les industries, il y a des gens. Et la très grande majorité de ces gens sont comme vous et moi et ne passent pas leur temps à chercher activement des moyens de détruire le monde. Est-ce que les gens que j’ai rencontrés chez Polyform veulent que nous consommions du plastique partout et tout le temps? Non, ils pensent comme moi que le plastique devrait être utilisé où il nous sert vraiment, soit lorsque nous avons besoin d’un matériel solide, souple et somme toute révolutionnaire. Pas dans les océans et pas partout dans nos vies, dans nos magasins et dans nos frigos. C’est donc dire que je suis contente d’avoir eu l’opportunité d’avoir un petit aperçu de cette industrie. Merci!

Bonne journée tout le monde xxxx


Juillet sans plastique : Bilan et retour

Sortir les poubelles

Le plastique que nous n’avons pas réussi à éviter durant juillet

C’est aujourd’hui que se termine le mois de juillet. Ce mois qui fut pour moi, et certains d’entre vous, un mois sans plastique. Je crois qu’un petit bilan de l’expérience s’impose.

J’ai commencé le mois optimiste et motivée en me disant que ça allait être facile d’être zéro plastique puisque j’étais déjà zéro déchet. Erreur! Raisonnement gravement erroné. Grâce au défi zéro plastique, j’ai tout d’abord découvert que le plastique était PARTOUT. J’entrais dans les épiceries et dans les magasins et c’est comme si on m’avait ouvert les yeux sur cette réalité et là je la voyais! Partout, partout, partout! Pas moyen de s’acheter une collation ou quelque chose pour emporter. J’ai dû m’abstenir d’acheter certaines choses et j’ai mangé des pommes et des bananes comme collation pendant juillet, ce qui est disons-le vraiment plate. Et bien sûr, malgré tous mes efforts je n’ai pas toujours réussi à éviter le plastique, comme le démontre la photo de l’article.

 Ce qui a été le plus difficile ce mois-ci, ce fut de gérer mon sentiment d’être privée de certaines choses. Je ne veux pas me sentir privée dans la vie ou avoir l’impression que je ne peux pas manger ça ou acheter ça et continuellement évoluer avec une impression de manque. Pendant juillet, j’ai souvent eu envie d’aliments emballés dans du plastique recyclable et je me disais tout le temps que non, moi je ne pouvais pas les avoir. Ce sentiment omniprésent est très négatif et crée beaucoup de frustration. Surtout quand tu vois tout le monde s’acheter ladite chose sans se poser de questions. D’ailleurs anecdote, pas plus tard qu’hier j’ai demandé à mon copain d’aller acheter des pâtes pour souper. Comme un bon petit soldat de « juillet sans plastique », il nous a ramené les seules pâtes qu’il a trouvées dans un emballage de carton. Il s’avère que je trouve ces pâtes dégueulasses. Comment décrire le mélange d’exaspération et de frustration irrationnelle que j’ai ressenti en voyant les pâtes? D’un côté j’étais fâchée de son choix et de devoir manger ça pour souper, et de l’autre je me sentais coupable parce que c’était plein de bonnes intentions et j’aurais préféré les pâtes avec l’emballage de plastique.

En étant zéro déchet, je n’ai honnêtement pas l’impression de me priver ou de ne pas avoir accès à certaines choses. Et je vous le dirais si c’était le cas, car vous savez que je ne me gêne pas pour vous en parler quand ça ne va pas. Je n’achète bien sûr plus n’importe quoi comme avant, mais je me suis adaptée et je suis bien maintenant. Mais être zéro déchet et zéro plastique n’est pas une option durable pour moi.

J’ai beaucoup appris durant le dernier mois. Pour commencer, j’en ai appris énormément sur le plastique, de sa production aux conséquences néfastes qu’il peut avoir sur l’environnement. Ensuite, j’ai réalisé à quel point le plastique était partout et à quel point je devais revoir mes habitudes de consommation pour qu’elles soient davantage en ligne avec mes valeurs. Puis, j’ai appris à mieux vous connaître et cela fût vraiment le moment fort de mon mois de juillet! À travers vos courriels, vos commentaires, vos partages de mes articles et surtout vos encouragements, je me suis sentie plus près de vous et motivée à continuer dans mon défi!

Juillet se termine aujourd’hui et espérons-le en même temps que cette canicule insupportable. Demain je recommencerai à acheter des choses emballées dans du plastique, mais toujours dans du plastique recyclable. Je suis convaincue que je ne consommerai plus jamais comme avant. Je veux continuer à éviter le plastique au maximum. Mais demain est-ce que je peux m’acheter un contenant d’hummus s’il vous plaît? Je suis humaine après tout, et je me suis ennuyée du hummus de l’épicerie!

Bon week-end tout le monde!


Camping, juillet sans plastique et océan

Sortir les poubelles

Salut tout le monde!

Pardon pour le silence radio des dernières semaines. J’étais partie repousser les limites du zéro déchet et de « juillet sans plastique » en camping dans les maritimes. Laissez-moi vous dire qu’être zéro déchet en camping, c’est quelque chose. Être zéro plastique en plus, là on est vraiment ailleurs. C’est malgré tout avec beaucoup de plaisir (et de patience) que moi, mon copain et mon amie nous nous sommes prêtés au jeu. Beaucoup d’entre vous m’ont dit qu’ils trouvaient l’initiative « juillet sans plastique » intéressante, mais que pour les vacanciers ça serait tout un défi. Eh bien je suis d’accord avec vous! Comme d’habitude, selon moi lorsqu’on se fixe ce genre de défi on ne vise pas la perfection, juste l’expérience et les leçons qu’on peut en tirer.

Blue Marine Systems, http://www.bluebird-electric.net/oceanography/Ocean_Plastic_International_Rescue/United_Nations_Environment_Program_Plastic_Oceans.htm

Déjà à cause du défi zéro déchet, j’ai traîné toute la semaine de camping en camping dans mon auto un sac avec mon recyclage et un autre avec mon compost. Laissez-moi vous dire qu’à la fin de la semaine l’auto sentait vraiment drôle.

Mais là avec le zéro plastique, pas question d’acheter des snacks de tous genres emballés. Donc sur la route, la seule chose qu’on a réussi à acheter comme collation c’est… des bananes. Très excitant. Et pas de sacs de glace pour la glacière! Alors tout ce qu’on s’achetait devait être préparé et consommé le jour même ouf! On oublie le vin frais ou la bière froide le soir au retour des excursions. On a quand même été créatif un soir au bord de l’océan en enterrant une bouteille de vin dans l’eau dans le sable pour la refroidir. On ne dira pas que le zéro déchet ne crée pas de situations amusantes!

Je suis contente que le hasard m’ait amenée sur le bord de l’océan pour le mois de « juillet sans plastique ». Comme pour plusieurs, l’océan et les grandes étendues d’eau me calment et me vivifient. M’exiler sur le bord de l’océan m’a fait un bien fou. Penser que nos habitudes actuelles de consommation puissent mettre en péril ces magnifiques espaces et ces écosystèmes spectaculaires m’attriste énormément.

Greenpeace, http://www.greenpeace.org/canada/en/blog/Blogentry/keeping-zero-plastic-week-alive/blog/45707/

J’ai investigué pour vous la question du plastique dans l’océan. Le plastique finit dans l’océan de plein de façons soit par le vent, les tempêtes, la montée et le retrait des eaux, les marées sur les plages, les bateaux, etc. Une fois dans l’océan, il est transporté au gré des courants et brisé en plus petits morceaux par les vagues, le vent et le soleil si bien qu’il devient très difficile à récupérer par la suite.

WasteWatchers, https://wastewatchers.wordpress.com/tag/5-gyres/

C’est en étant transporté ainsi qu’il finit par s’accumuler dans des régions de l’océan en particulier, connues sous le nom de gyres océaniques. Un gyre océanique est créé par l’action combinée des courants océaniques, des vents et de la rotation de la terre et est tout à fait naturel. Toutes ces forces combinées attirent éventuellement les débris au centre d’un tourbillon où ils restent pris et peuvent même former des îles. Il existe cinq gyres océaniques majeurs, soit deux dans l’océan Atlantique, deux dans l’océan Pacifique et un dans l’océan Indien. On parle de millions de kilomètres carrés de déchets. Le plus gros se trouve dans l’océan Pacifique, entre Hawaï et le Japon, et son « île » de déchets est de la grosseur de la Turquie! On estime que plus de 200 millions de tonnes de débris flottent au centre des gyres océaniques. Ça donne froid dans le dos. Pour plus d’explications sur la formation des îles de déchets au centre des gyres, je vous suggère de visionner ce court vidéo de Greenpeace.

Le sujet vous intéresse et vous aimeriez en savoir davantage? Je vous invite à lire ceci ou ceci ou encore ceci.

Et vous comment se passe votre défi? N’hésitez pas à partager vos impressions et vos anecdotes avec moi dans les commentaires ou en messages privés. J’aime beaucoup entendre vos histoires!

Bonne journée!


Initiative « Juillet sans plastique »

http://www.gosfordest-p.schools.nsw.edu.au/news/plastic-free-july

Aujourd’hui, je suis vraiment excitée de vous parler de l’initiative « Juillet sans plastique ».  Tout d’abord petit rappel des faits : le plastique est partout et est une source importante de pollution dans la nature et dans nos océans.

Le défi « Juillet sans plastique » est le suivant : pendant le mois de juillet, on essaie de refuser d’utiliser du plastique à usage unique. Par usage unique, on entend le plastique habituellement utilisé dans la vie de tous les jours, qui ne sert qu’une fois et qui sera recyclé ou jeté par la suite, par exemple les contenants et les emballages des aliments. Cette initiative nous est venue d’Australie, où il semble être devenu difficile de faire de la plongée sans croiser une bouteille d’eau ou un sac de plastique. C’est d’ailleurs pour ça que malheureusement toute l’information diffusée est en anglais uniquement.

L’idée est de nous faire prendre conscience de la quantité de plastique à usage unique que nous utilisons au quotidien et de nous inciter à favoriser des alternatives plus écologiques. On peut embarquer dans le défi complètement comme moi et essayer d’éviter tout type de plastique à usage unique pendant juillet ou se donner comme objectif de limiter les quatre produits de plastique les plus utilisés (et donc les plus polluants) : les sacs de plastique, les bouteilles d’eau, les tasses de café jetables et les pailles.

plastique_3

National Geographic, http://news.nationalgeographic.com/news/2015/01/150109-oceans-plastic-sea-trash-science-marine-debris/

Alors comment on fait si le défi nous intéresse? On commence par s’inscrire sur ce site. Le site de l’initiative en lui-même est vraiment très intéressant et plein de bonnes ressources pour aider à diminuer sa consommation de plastique au quotidien, comme celle-ci.

Puis, pendant le mois de juillet, on reçoit par courriel de l’information, des trucs, des petits témoignages et des encouragements! Mais surtout, la vraie richesse de ce défi quant à moi est l’accès, à travers la page web, le facebook et le twitter de « Juillet sans plastique », à toute une communauté de gens qui s’entraident et qui s’encouragent. Une belle communauté de gens engagés qui vivent les mêmes défis et les mêmes victoires que nous! Bref, ce défi est totalement enligné sur la philosophie zéro déchet.

Le problème avec le plastique

Le problème avec le plastique, c’est qu’il est largement et de plus en plus utilisé et qu’il a une durée de vie de 100 à 1000 ans. C’est donc dire que depuis son invention en 1870 à sa commercialisation massive en 1950, chaque morceau de plastique jamais créé existe encore sur terre quelque part.

Beaucoup d’objets de plastique finissent dans l’océan, entre autres dans ces fameux gyres océaniques immenses dont je vous reparlerai la semaine prochaine. On estime à 5,25 milliards le nombre de morceaux de plastique dans l’océan. Le chiffre 5,25 milliards est tout simplement monstrueux et irréel quant à moi. On estime également que plus de 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans l’océan chaque année. Ouch.

http://news.nationalgeographic.com/news/2014/12/141211-ocean-plastics-garbage-patches-5-gyres-pollution-environment/

National Geographic, http://news.nationalgeographic.com/news/2014/12/141211-ocean-plastics-garbage-patches-5-gyres-pollution-environment/

Parmi les dix objets les plus présents dans les débris, on retrouve les bouteilles d’eau (près de la moitié des objets retrouvés!), les sacs de plastique, les pailles, les ustensiles jetables et les emballages de nourriture. Est-ce possible de se passer de ces articles l’espace d’un mois? Je pense que oui! Ce mois-ci, on traîne notre tasse à café, nos ustensiles, notre bouteille d’eau et on refuse les pailles!

Je crois qu’il est possible de penser nettoyer nos océans un jour, mais je crois qu’il est encore plus fondamental d’attaquer le problème à la source et de refuser le plastique.

Et le recyclage dans tout ça?

Le recyclage du plastique est essentiel, mais n’est pas et ne sera jamais une solution suffisante et adéquate à la consommation exponentielle de plastique à travers le monde. À travers ce défi, on essaie de freiner la quantité de nouveaux objets de plastique produits. Je vous invite également à lire au sujet des problèmes liés au recyclage du plastique la fin de mon article sur le recyclage.

Alors quand dites-vous? Embarquez-vous avec moi? Bilan et photos à la fin juillet!


Sauces et condiments

Sortir les poubelles

Décidément l’été me donne des envies de popote et de projets faits maison! Ceux qui me suivent depuis quelque temps savent déjà que je n’essaie pas seulement de réduire ma poubelle, mais également mon bac de recyclage. Je pense que si on peut éviter les emballages en général, que ce soit le plastique, le verre, le métal ou le carton, on devrait essayer de le faire. Créer un contenant requiert énormément de ressources et d’énergie alors mieux vaut éviter de gaspiller inutilement les ressources à la base.

Quand je pense contenants et emballages, je pense à ma cuisine. Malgré mes efforts ces derniers mois, mon frigo et mes armoires sont toujours pleins d’emballages et de contenants, en plus d’être tout simplement pleins à craquer comme si je me préparais pour la fin du monde ou une invasion de zombies. Dans mes rages de zéro déchet, lorsque j’ai envie de tout donner à des organismes et de refaire ma vie avec seulement une casserole et une cuillère en bois, j’ai très souvent eu envie de clairer l’entièreté de ma cuisine. Allez hop, fini les sauces et les condiments! Finies les parties de tetris grandeur nature lorsque j’essaie de ranger de la nourriture dans mon frigo ! Si certaines activistes du zéro déchet ont l’air heureuses et épanouies avec un frigo ordonné avec pas grand-chose, je peux l’être aussi ! Et puis j’ai réalisé que non. J’aime les condiments et j’aime trop manger. Comment certaines personnes font-elles pour n’avoir que des pots Masson et des lentilles dans leur frigo ET avoir l’air d’aimer leur vie ? Je ne comprends pas.

Sortir les poubelles

Bon bref. J’ai fait mon deuil du frigo zen, mais je veux tout de même essayer de réduire mon recours à des contenants au maximum. Premièrement, en étant plus consciente de mes besoins et en évitant d’acheter des produits emballés inutiles, comme des algues séchées que décidément je ne cuisinerai jamais. Deuxièmement, en commençant à faire certains produits moi-même.

J’ai commencé avec la moutarde. On m’avait dit que faire de la moutarde était facile alors j’ai essayé. J’ai regardé les ingrédients de ma moutarde à l’ancienne préférée et j’ai réalisé qu’il n’y en avait que 3 : graines de moutarde, vinaigre et sel. Révélation ! Ça ne pouvait pas être si sorcier et je peux acheter tous ces ingrédients en vrac. Le résultat m’a beaucoup plu alors j’ai continué mes essais.

Sortir les poubelles

J’ai fait du lait d’amandes, du beurre d’amandes, du beurre de pacanes, de la confiture et du Nutella maison. J’ai aussi fait des cornichons, du ketchup, du hummus et du pesto. J’ai toujours fait mes recettes en m’inspirant de recettes trouvées sur Internet. Voici certaines des recettes dont je me suis inspirée, si vous êtes curieux :

Tous ces aliments sont selon moi faciles à faire et ne requièrent pas beaucoup de temps ou de savoir-faire. J’avais peur au début que de préparer beaucoup de mes aliments maison ne me prenne trop de temps. J’ai du temps, mais pas tant que ça. Je veux adopter de nouvelles habitudes de vie qui sont durables et que je voudrai continuer à long terme. Il y a quelque temps je m’étais emportée et j’avais commencé à faire mon yogourt, mes craquelins, mes biscuits et même mon pain. Je voulais aussi faire ma propre sauce soya pour éviter d’acheter une bouteille, même si ça impliquait faire fermenter du soya pendant plusieurs mois pour favoriser la croissance de micro-organismes et de moisissures. J’étais vraiment motivée à réaliser mon projet, jusqu’à ce qu’une amie me rappelle que je n’étais certainement pas assez bonne pour fermenter quelque chose et le manger après sans m’empoisonner. Surtout quelque chose qui doit fermenter pendant des mois. Vous comprendrez que je lui ai donné raison et que j’ai été convaincue que j’étais rendue un peu trop intense.

Sortir les poubelles

C’est pour ça que je ne ferai pas mon pain chaque semaine, ni mon tofu ni mon yogourt bref rien qui m’oblige à y consacrer trop de temps. Pour le reste par contre, faire du ketchup et de la moutarde au début de l’été, de la confiture pendant la saison des fraises et des pestos à l’automne, c’est 100% faisable !

Tentés d’essayer le fait maison ? Je vous conseillerais de commencer par fouiller dans votre frigo pour y choisir une sauce ou un condiment que vous aimez bien. Vous réaliserez sûrement qu’il contient peu d’ingrédients, et qu’il est donc faisable. Si par contre votre sauce contient 400 ingrédients et que la majorité ne vous dit rien, je vous conseille plutôt de la jeter (au sens figuré bien sûr ; je veux que vous la recycliez !). Pour le reste, c’est assez facile.

Bonne chance !