Sortir les poubelles

Comment célébrer le Black Friday cette année

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Aujourd’hui, je veux vous parler de l’initiative « Journée sans achat » ou « Buy Nothing Day », qui aura lieu ce 25 novembre. Ce vendredi, les Américains auront congé pour célébrer l’Action de grâce en famille. Ce vendredi, la majorité d’entre eux prendront également d’assaut les centres d’achat de Burlington, d’Houston, de Miami et d’autres villes pour célébrer le Black Friday.

Durant le Black Friday, les magasins offrent des rabais qui sont parfois spectaculaires, parfois pas. Seulement, les commerçants ne font pas de vrais cadeaux : ils offrent des aubaines sur certains items pour que les gens réfléchissent moins avant de les acheter, et pour que, rendus en magasin, ils achètent beaucoup plus dans la frénésie devant tous ces rabais. Des études ont d’ailleurs démontré que le pourcentage de rabais était de loin l’élément principal motivant les achats des consommateurs, bien avant le prix final (!!!) et les besoins. Car ne nous leurrons pas, ce sont les commerçants qui se font la palette cette journée-là, pas les acheteurs.

Ce qui est intéressant avec le Black Friday, c’est que cette tradition est vraiment arrivée au Canada en 2013 seulement. C’est que les Canadiens, comparativement aux Américains, n’ont pas congé cette journée-là (notre Action de grâce est en octobre). Qu’à cela ne tienne, les Wal-Mart, Cotsco et Best Buy de ce monde se sont dit que le Canada était un marché sous-développé et qu’il y avait sûrement beaucoup, beaucoup d’argent à faire ici comme aux États.

Les premières années ont été décevantes pour les multinationales de la consommation, puisqu’ils ont découvert que cette fête de la surconsommation n’allumait pas les consommateurs canadiens autant qu’espéré. En plus, au Québec ils se sont heurtés à un défi supplémentaire, puisqu’à cause de la loi 101 ils ont dû traduire l’expression Black Friday. Ça a donné « Vendredi noir » (très glauque selon moi), « Vendredi fou », « Vendredi aubaines », « Vendredi rabais » bref, un tas d’expressions pas excitantes qui n’ont pas réussi à aller chercher l’engouement que crée l’expression « Black Friday ». On ne parle pas d’un échec cuisant par contre. En 2014, on a estimé qu’un million de Canadiens avaient prétendu être malades pour aller magasiner au lieu de travailler. De plus, chaque année le phénomène gagne en popularité au Canada. Dans la lignée du Black Friday, les commerçants offrent habituellement des rabais tout au long du week-end, ce qui a fait en sorte que plus de 19 millions de Canadiens ont magasiné ce week-end-là l’an dernier.

http://wageconcern.com

Face à cette frénésie collective, le mouvement mondial du « Buy Nothing Day » ou la « Journée sans achat » est né. C’est que ce ne sont pas tous les Américains qui veulent passer une de leurs rares journées de congé en ligne au K-Mart. Le défi de la « Journée sans achat » est de ne pas dépenser d’argent cette journée-là. On s’impose un moratoire de consommation, par défi personnel ou pour manifester notre désapprobation face à cette tradition de marketing débile. Après tout, le meilleur moyen de sauver son argent, c’est de ne pas le dépenser, n’est-ce pas?

Donc en cette journée du 25 novembre 2016, on n’achète rien. On fait son lunch, on marche partout, on fait son café, on fait des activités gratuites et on reste loin des magasins. Et si on veut, on reste dans cette bonne voie tout le week-end. On peut aussi profiter de l’occasion pour réfléchir sur ses habitudes, sur la consommation en général et échanger sur ses impressions avec des amis.

Vendredi, merci de vous joindre à ce défi afin de faire le doigt d’honneur anonymement aux géants de la consommation de ce monde. Merci de vous joindre à moi pour leur dire que leur marketing ne marche pas et ne marchera pas ici, parce que nous sommes des citoyens et non pas des guichets automatiques, et que notre sport national est le hockey, pas le magasinage.

Vendredi, je vais penser à tous ceux qui participent à ce mouvement mondial de contestation silencieuse. Je vais penser à vous, ailleurs que dans des magasins ou en ligne. Finalement, je vais prendre grand plaisir à m’imaginer ces gens, quelque part dans de grandes tours à bureaux, en train de se casser la tête sur le mystère des consommateurs québécois, desquels il n’est pas si facile de soutirer de l’argent.

Bonne journée et bonne chance ce vendredi,

Charlotte xxxxx

 


Concours sur Facebook avec Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Pour souligner la Semaine québécoise de Réduction des Déchets, Sortir les poubelles s’associe avec Dans le sac pour faire tirer son fameux ensemble de sacs zéro déchet!

Dans le Sac est le projet de Stéphanie et de Laurie, deux filles pétillantes et engagées qui voulaient créer un sac réutilisable parfait pour aller chercher leur pain. À travers cette idée, elles ont décidé de mettre leur créativité et leur enthousiasme au profit du mouvement zéro déchet. C’est un pari réussi parce que leur petite entreprise a le vent dans les voiles et leurs sacs sont vendus dans de plus en plus de magasins et d’épiceries, en plus de leur plate-forme en ligne! Si on se les arrache comme des petits pains chauds, c’est que ces sacs sont beaux, simples et ont de la classe.

L’ensemble zéro déchet à tirer comprend le classique sac à pain qui peut aussi être utilisé en corbeille sur la table ou pour faire des achats en vrac, le sac à baguettes et les deux formats des nouveaux sacs à vrac. D’ailleurs, leur nouvelle ligne de sacs zéro déchet sera en ligne sur leur site web dès aujourd’hui ou les prochains jours! Tous les sacs sont fabriqués à Montréal et sont faits en coton naturel.

POUR PARTICIPER AU CONCOURS:

  1. Aimez les pages Facebook de Sortir les poubelles et de Dans le Sac
  2. Aimez (« likez ») la publication relative au concours sur la page Facebook de Sortir les poubelles
  3. Écrivez (« taguez ») le nom d’une personne qui pourrait être intéressée par ce concours dans cette publication

Partagez avec vos amis, et suivez Dans le Sac sur Instagram! Le tirage au sort aura lieu VENDREDI PROCHAIN LE 28 OCTOBRE. Pour le Canada seulement. Bonne chance!!!

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

// Minute préparatif de mariage

Puisque l’annonce de notre mariage a suscité pas mal d’intérêt et de curiosité de votre part sur les réseaux sociaux, je me suis dit que je vous tiendrais au courant des préparatifs, pour ceux et celles que ça intéresse!

Et là j’ai une histoire à vous raconter! Si vous participez à une conversation avec moi où on jase de mariage, c’est inévitable que je vais vous sortir à un moment donné: “Non mais nous on veut quelque chose de simple.” C’est comme ma ligne de parti. Eh bien cette semaine, j’ai réalisé que c’était faux faux faux et archi faux et que je devais arrêter de vanter à tout bout de champ la simplicité de mon mariage.

Je m’explique au moyen d’un exemple : le choix du traiteur. Nous voulions un super bon traiteur, mais pas juste un super bon traiteur. Nous voulons un traiteur qui comprend nos valeurs environnementales. Nous voulons un buffet complètement végétarien, parce que servir  80 portions de viande, c’est juste pas nous. Nous voulons que les ingrédients proviennent d’un rayon de 100 km et soient en saison. Nous voulons que le service n’occasionne pas de déchet. Nous voulons limiter le gaspillage alimentaire au maximum et pouvoir ramener les restes. Nous voulons du compost et rien à usage unique. ALLO LA SIMPLICITÉ. Ce qui serait simple en fait, ce serait d’engager n’importe quel traiteur, de servir 80 assiettes de poulet ou de bœuf qui viennent de n’importe où et des aliments qui viennent du bout du monde, de servir des assiettes individuelles et de laisser une partie de leur contenu être gaspillée et d’avoir des ustensiles et des serviettes jetables. Remplir des sacs et des sacs de poubelles sans s’en préoccuper, ÇA c’est simple. C’est aussi la norme. Je dirais même plus : je constate que c’est un genre de tradition d’en mettre plein la vue à ses invités en leur offrant une orgie de nourriture, d’abondance et de cochonneries à jeter le soir-même. Car bien sûr, plus le spectacle est gros et extravagant, plus on s’aime…?

Tout ça pour dire que pour ne pas finir dans un mariage qui ne nous ressemble pas, il a fallu mettre des règles. Donc non, notre mariage n’est pas simple parce qu’on a un tas de valeurs qu’on ne mettra pas de côté. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en train de nous monter une équipe qui a la même vision que nous et pleins d’idées! D’ailleurs, nous avons trouvé LE traiteur qui remplit tous nos critères. Nous avons longuement discuté avec lui du gaspillage alimentaire et du gaspillage de ressources lors des mariages. C’est avec bonheur qu’il nous a dit qu’il était très excité à l’idée de cuisiner pour notre mariage atypique. Tout le monde est ravi donc, et la question de la nourriture est réglée.

C’est excitant! Je vous tiens au courant pour la suite xxxx


Snacks et collations zéro déchet

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Salut tout le monde!

J’ai oublié de vous dire vendredi que j’étais désolée du silence radio du mois d’août! Je me suis organisée un voyage dernière minute au Pérou et c’était fou. D’ailleurs, si vous ne me suivez pas encore sur Instagram, suivez-moi! Quand j’ai moins le temps de bloguer, c’est là que ça se passe.

Aujourd’hui, je veux vous jaser de collations et contributions alimentaires zéro déchet lors de certains événements. Habituellement, le réflexe lorsqu’on participe à un pique-nique, un 5 à 7 ou un autre événement social auquel on est invité à contribuer, c’est d’aller acheter un ou deux bons sacs de chips et une bouteille de Coke à l’épicerie. Ou des crackers, du pain, du fromage ou des trempettes. J’ai fait ça de très nombreuses fois et j’avoue que le combo légumes-trempettes m’a souvent sauvé la vie. Maintenant que je vis un mode de vie zéro déchet, j’ai développé des trucs pour éviter les virées 15-minutes-avant-l’événement à l’épicerie, et la quantité monstre de déchets qui s’en suit.

Là je ne vous parle pas de faire mes propres chips. Vous avez été nombreux/ses à me le suggérer et à me donner des recettes, mais je suis BEAUCOUP TROP PARESSEUSE. À vous qui faites vos propres chips, vous êtes des champions et je vous lève mon chapeau!

Donc pour collationner zéro déchet, il faut s’organiser un peu. Apprendre à s’organiser un peu, c’est un peu le slogan non officiel du zéro déchet. Voici certaines de mes idées. Sentez-vous bien à l’aise d’en ajouter!

  1. Le vrac

Il y a beaucoup d’aliments qu’on peut trouver en vrac qui sont parfaits pour les potlucks! Je pense par exemple aux différentes noix assaisonnées et aux fruits confits. Un truc : on s’en achète une bonne portion lors de notre prochaine virée dans notre magasin de vrac préféré et on les cache dans la penderie. La prochaine fois qu’on a un événement, on se rappelle qu’on a caché des noix ou des fruits confits et que donc on est prêt! De rien pour le truc.

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  1. Le contenant à remplir

Bon tout ce qui peut être acheté dans des magasins ou dans des restaurants et mis dans des boîtes jetables peut habituellement être mis dans votre propre contenant. Timbits, pâtisseries, cupcakes, pizzas : la seule limite est votre imagination (et votre courage). Pour un rappel de la marche à suivre pour la nourriture à emporter dans ses propres contenants (demander-sourire-répéter-sourire-insister-remercier à profusion), retourner lire mon article sur le Take out zéro déchet!

  1. La congélation

Congeler, c’est la vie. Maintenant, dès que je fais des pains, des muffins ou des biscuits, je double la recette et j’en congèle la moitié. Ça fait en sorte que j’ai souvent un pain ou un gâteau maison que je peux sortir pour les occasions.

  1. Les fruits et légumes frais

Un melon d’eau, un cantaloup ou un melon miel coupés en morceaux sont toujours de bonnes options pour les pique-niques. On peut aussi penser aux fraises, aux raisins, aux bleuets, aux quartiers d’orange et pommes. Facile et santé.

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  1. Les snacks faciles à faire

Moi j’avoue être du genre à vouloir cuisiner mes petits plats à partager, surtout quand je suis invitée chez les autres. Je vais sur Google pour m’inspirer et je cherche des recettes de snacks pas trop salissants qui peuvent se manger avec les doigts. Je me demande tout le temps si les gens vont avoir les mains dégueux après ou si mon plat va être plein de bave. Ne pas sous-estimer ces éléments. Par exemple, c’est niaiseux mais du popcorn (grains achetés en vrac), c’est toujours un hit. J’ai aussi fait des pois chiches épicés, des boules d’énergie aux noix et aux dattes, des barres granola et des biscuits.

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Voilà! J’espère que ça aide! En vous souhaitant encore tout pleins de beaux pique-niques ensoleillés (parce que oui, le froid va revenir),

Charlotte xxxx

//Merci pour vos bons voeux pour notre mariage! On est super excités, et on est content de voir que vous aussi! Je vais vous tenir au courant alors!


Au-delà des pesticides : Le bio en 6 points

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Salut tout le monde! Je me permets aujourd’hui de m’écarter légèrement de ma ligne éditoriale zéro déchet pour parler d’un sujet que mes études m’ont permis d’approfondir, j’ai nommé le bio. Car oui, les mercredis soirs, été comme automne, j’embarque sur mon vélo pour aller chercher mon panier bio en vrai hippie grano-chic que je suis.

Depuis que j’étudie en agronomie, j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de réfléchir à ma position sur l’agriculture biologique. J’ai découvert que le débat autour du biologique se résume souvent à cette question : Est-ce que ça vaut la peine de manger biologique pour consommer moins de pesticides, ou non? Il existe des études scientifiques allant dans tous les sens sur la question des traces de pesticides sur les fruits et légumes, et c’est pour ça que certains diront que ça vaut la peine, d’autres non. Je trouve dommage que souvent le débat s’arrête là. On choisit de manger bio pour beaucoup d’autres raisons, et laissez-moi utiliser la petite expérience que j’ai acquise en agriculture pour vous expliquer les autres avantages du bio, en 6 points.

  1. La santé de nos sols et de notre environnement

Je crois sincèrement que la majorité des agriculteurs aimeraient que leur pratique soit le moins dommageable possible pour l’environnement. Malheureusement, la compétition avec les fruits et légumes californiens et mexicains bons marchés pousse les agriculteurs à utiliser les produits qui leur permettront d’avoir rapidement les meilleurs rendements possibles. Il y a aussi les consommateurs qui veulent des aliments parfaits parfaits, forçant les agriculteurs à appliquer doses de pesticides après doses de pesticides pour contrôler les ravageurs. L’agriculture biologique permet aux agriculteurs de se libérer du cercle vicieux des pesticides. Ce faisant, ils développent des techniques qui sont plus respectueuses de l’environnement. Ce n’est pas facile et ça demande du temps, des efforts et de la créativité et c’est génial parce que les consommateurs acceptent de payer une prime pour ces aliments.

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  1. Ramener l’agriculture ici

Encore une fois, c’est une question de valeurs. Plusieurs personnes pensent qu’il serait mieux de faire pousser notre nourriture en Chine et au Mexique, où les coûts de production sont moins élevés. Ces produits sont moins chers, et la facture d’épicerie des consommateurs serait moins élevée.

Personnellement, je pense que nous devrions avoir des fermes et de l’agriculture dans notre pays, même si ça coûte plus cher aux consommateurs et aux contribuables qu’importer notre nourriture. Parce que les agriculteurs s’occupent bien de nos terres, parce que notre histoire agricole fait partie de notre histoire et parce que nos régions agricoles méritent d’être gardées vivantes. Est-ce que manger local coûte plus cher? Oui, parce que les travailleurs agricoles sont payés au salaire minimum, qu’ils ont des congés et de l’assurance-maladie et parce que nos réglementations environnementales sont parmi les plus exigeantes au monde. Puisqu’il y a engouement pour le bio et que beaucoup de jeunes aspirent à retourner en région pour partir des fermes bios, une des façons de ramener l’agriculture ici c’est d’acheter local et bio.

  1. Le retour à un mode de vie plus sain pour les agriculteurs

Je pense que les agriculteurs, qui travaillent très fort, devraient bien vivre de leur métier. Dans les faits, les agriculteurs vivent souvent des vies stressantes avec d’importantes pressions financières. Ils sont à la merci des conditions climatiques et des prix du marché. D’ailleurs, on s’en rend compte quand on voit que souvent la relève agricole n’est pas au rendez-vous (on est pas mal tous d’accord que c’est une vie qui semble beaucoup plus difficile et exigeante qu’une vie de bureau de 9 à 5). Avec l’agriculture bio, c’est différent. Il y a une discussion entre les consommateurs et les producteurs. Le producteur explique ce que ça lui coûte de produire ses aliments. Le consommateur lui répond qu’il veut payer un prix raisonnable, mais qu’il est prêt à payer une prime pour des bons produits. Et c’est au fil de cette conversation que le prix est fixé. Ce n’est pas la bourse, ni le prix des engrais chimiques, ni le prix du pétrole, ni la valeur en bourse des compagnies agrochimiques qui dictent le prix. La vraie indépendance, c’est ça.

  1. La santé de nos agriculteurs

Bien que les pesticides ne soient pas dangereusement présents sur nos fruits et nos légumes lorsque nous les achetons, ils sont tout de même présents dans l’air et l’eau dans nos régions agricoles. Les agriculteurs qui appliquent les pesticides y sont exposés, malgré les précautions qu’ils prennent. Les fertilisants et les pesticides s’infiltrent dans les sols et les nappes phréatiques, si bien que les sources d’eau potables de nos belles campagnes sont souvent contaminées. Ceux qui en souffrent, ou disons ceux qui risquent d’en souffrir, sont les mêmes qui travaillent si forts à nous nourrir. C’est pas juste ça, non?!

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  1. Le début d’une réflexion

Les aliments ne sont pas un bien de consommation comme les autres. On peut vivre sans meuble, sans linge, sans électronique mais on ne peut pas vivre plus de trois jours sans nourriture. Ce n’est pas normal de chercher à payer le moins cher possible pour sa nourriture. Ce n’est pas normal de faire son épicerie à la même place où on achète des télés et des meubles. Il y a des gens et des compagnies qui travaillent très fort pour nous faire oublier que derrière chaque fruit et chaque légume il y a un sol, une source d’eau et des gens. Je pense qu’on ne peut pas les laisser nous faire oublier tout le travail nécessaire à faire pousser de la bonne nourriture. Lorsqu’on leur laisse ce pouvoir, on devient déconnecté et on leur laisse le contrôle de nos terres et de notre santé.

J’ai eu la chance d’être élevée dans une famille où il n’y a jamais eu de compromis sur la qualité de la nourriture. En vieillissant, j’ai réalisé que trop de personnes consomment de la nourriture comme des produits, en cherchant à payer le moins cher possible. Payer le moins cher possible pour de la nourriture, vraiment? Quand est-ce que c’est devenu une valeur collective ça!?

  1. Les légumes biologiques sont à peu près un million de fois meilleurs au goût que les légumes du Cotsco

Sans blague. La perspective d’une salade pour souper ne vous excite pas plus qu’il faut, ou vous avez de la difficulté à faire manger des légumes à vos enfants? Demandez-vous si c’est peut-être parce qu’objectivement, vos légumes goûtent fades. Ou l’eau, ou amer, ou le contenu du sac de la tondeuse. Je pense qu’honnêtement, on aurait moins de problèmes de santé et de poids si nos légumes goûtaient toujours aussi bons que les légumes de notre jardin.

Dans un monde où bien souvent on se sent impuissant face à la dégradation des milieux naturels et autres drames écologiques, savoir que je vis davantage enlignée sur mes valeurs en achetant mon panier bio m’amène un bonheur énorme. Je vous préviens par contre : si vous commencez à manger des légumes frais et bios, vous risquez d’avoir de la misère à retourner aux légumes moches pas mûrs du Mexique. Vous aurez été prévenus.

Bonne journée tout le monde,

Charlotte xxxx

P.S. Le site Web d’Équiterre te permettra de trouver un fermier bio qui livre près de chez toi 😉


Les 6 gestes zéro déchet à adopter au quotidien

Mon dieu que le temps passe vite en ce moment! Avez-vous l’impression comme moi que novembre vous file entre les doigts et que les journées s’enchaînent à un rythme effréné? Malgré cela, ne vous inquiétez pas je garde le cap sur mon défi zéro déchet! Une chance vraiment que j’ai déjà 10 mois de défi derrière la cravate et que j’ai réussi à intégrer des habitudes zéro déchet dans mon quotidien. Je me suis passé la réflexion que je ne pouvais pas choisir un meilleur moment de l’année que ce mois de novembre froid (et noir) et occupé-occupé pour vous parler de six habitudes zéro déchet faciles à adopter pour les personnes écolos et occupées-occupées que vous êtes. Et les voici. Bravo si elles font déjà parties de vos quotidiens, sinon c’est bien de se rafraîchir la mémoire!

1. Le thermos à café: Un MUST pour les buveurs de café. Si chaque jour vous allez à la même place vers la même heure chercher toujours le même café, il n’y a pas de raison pour ne pas rajouter à ça l’habitude de trainer son thermos avec soi. Il suffit d’y penser, de le trainer et de le rincer après l’avoir utilisé. Les plus? Souvent ils sont beaux et certains endroits offrent même un rabais si on utilise notre tasse! Et puisque Noël s’en vient, pourquoi ne pas proposer cette idée à quelqu’un qui veut vous faire plaisir? Cela fera changement de votre classique : « Oufff je ne sais pas me semble que j’ai tout ce qu’il me faut et que Noël est encore revenu vite cette année… »? De rien pour l’idée.

2. La bouteille d’eau réutilisable : J’ai parlé de la problématique du plastique et des bouteilles d’eau dans l’océan en juillet dernier, et je vous conseille d’aller me lire si ça vous intéresse (ici et ici)! On peut traîner avec soi une gourde en acier inoxydable, en verre ou en plastique sans BPA. Personnellement, je traine un pot Masson parce que c’est petit et que je peux aussi y mettre des boissons chaudes. Pratique!

3. Les sacs à l’épicerie : On les traine et on ne les oublie pas! Et si on les oublie, on fait tout pour éviter les sacs de plastique, quitte à mettre la pinte de lait dans la sacoche et les oranges dans les poches.

bags predator

http://kate-book.com/adventures-in-greening-pondering-plastic-bags-with-music/

4. Connaître les numéros des plastiques : Les objets et emballages de plastique sont identifiés à l’aide d’un numéro, allant de 1 à 5. Les numéros 1 à 5 sont recyclables, mais pas le numéro 6! À moins que vous pensiez le ramener à un endroit spécialisé qui en fait la cueillette (plusieurs écocentres le font), il va à la poubelle et non au recyclage. Pour me faciliter la vie, dès que je vois le chiffre 6 sur un emballage, j’évite de l’acheter. Comment se souvenir que c’est le numéro 6? Vous pourriez vous dire que 666 est le numéro du diable, et donc que c’est méchant, et donc qu’on l’évite à tout prix!

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5. Éviter le suremballage à l’épicerie : Le suremballage à l’épicerie est hal-lu-ci-nant. Des poivrons emballés individuellement aux pièces de viandes sur du styrofoam suffoquées par des pellicules de plastique, c’est partout! À l’épicerie, je n’achète rien qui est emballé dans des pellicules de plastique, quitte à me passer de certaines choses. Je choisis toujours l’option la moins emballée et j’évite le styrofoam. Si j’achète des choses emballées, je m’assure que l’emballage soit recyclable (donc pas de plastique numéro 6 ou d’emballages de plastique mince). Si cela vous semble impossible, peut-être que votre épicerie est particulièrement portée sur le suremballage. Toutes les épiceries ne sont pas pareilles. Je sais par exemple que très peu de produits frais sont emballés au Adonis. Avez-vous d’autres options de magasinage? Sinon, pourquoi ne pas en glisser un mot au gérant? C’est vous le client après tout! Avec le temps, on apprend à connaître les produits (et leurs emballages) et faire l’épicerie en faisant beaucoup moins de déchets est vraiment facile!

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6. Avoir son lunch et ses collations : Personnellement, j’ai souvent une fringale au milieu de l’après-midi, et c’est pour cette raison que je traine toujours avec moi des fruits ou des noix que j’emballe moi-même. Ce petit réflexe m’évite de me tourner vers les options moins santé et emballées des cafés et dépanneurs comme les chips, les muffins, les biscuits ou les barres tendres. Également, faire son lunch est vraiment l’habitude zéro déchet qui change la vie. Combien de repas de cafétérias et de « food courts » ai-je évités? Longue vie aux lunchs! J’ai déjà écrit sur l’art de se faire des beaux lunchs zéro déchet si cela vous intéresse.

Voilà! Bien sûr il y a tellement plus à dire sur comment vivre le zéro déchet au quotidien! Seulement, j’ai l’impression qu’entre mon réveil (à la noirceur), mon café du matin, mes appels, mes cours, mes courses et mon retour à la maison (dans la noirceur également), ce sont ces petites habitudes qui me permettent de ne pas faire de déchets. Quels sont vos trucs au quotidien? Je serais ravie de vous lire sur le sujet!

Bon vendredi tout le monde xxxx


Voyager zéro déchet

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La semaine dernière, j’ai eu la chance d’aller au Mexique avec mon papa, faire la siesta et manger des mangues dans un petit village de pêche endormi de la Riviera Maya. Occasion parfaite, vous l’aurez deviné, pour tester mes nouvelles habitudes zéro déchet en voyage.

Avant de vous raconter, j’aimerais ouvrir une parenthèse pour dire que oui bien sûr je comprends que voyager en avion n’est pas bon pour mon empreinte écologique. J’en suis très consciente. Mais voici : 1. Je n’ai jamais dit que j’étais parfaite ou sans reproche au point de vue de l’environnement, et je ne prétends pas l’être 2. Je ne suis pas un moine dans une grotte 3. J’aime voyager et passer du temps avec ma famille 4. Les voyages que j’ai faits, tous les voyages que j’ai faits, m’ont amenée à réfléchir et fait évoluer. C’est entre autres grâce à ces expériences que j’ai décidé de vivre comme je vis aujourd’hui et que j’ai décidé de commencer à bloguer. Fin de la parenthèse.

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Alors sans plus tarder, voici quelques conseils pour organiser son voyage zéro déchet. Tout d’abord, qu’y a-t-il dans le bagage de quelqu’un qui voyage zéro déchet? Il y a :

  1. Une gourde d’eau. On la remplit chez soi ou dans une fontaine d’eau potable avant d’aller en excursion et on évite ainsi d’avoir recours à des bouteilles de plastique inutilement. D’ailleurs, si on n’a pas accès à de l’eau potable, on peut considérer l’achat de pastilles de chlore ou de gouttes de chlore pour traiter l’eau.
  1. Un thermos, un pot Masson ou une gourde en inox. Pour les cafés à l’aéroport ou au milieu de sa journée d’activité! Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on perd nos bonnes habitudes de trainer son thermos à café avec nous.
  1. Une fourchette et une cuillère en métal. Je les traîne toujours dans mon sac, enroulées dans une serviette en tissu. C’est très pratique et ça nous évite d’avoir recours à des ustensiles en plastique.
  1. La serviette en tissu. Utile tout le temps! Pour essuyer des mains sales et éviter d’utiliser des serviettes de table ou pour essuyer des dégâts et encore une fois éviter d’utiliser des serviettes de table. Également utile pour emballer un sandwich, un biscuit, une pâtisserie ou un pain. Un must.
  1. Un sac réutilisable pour les achats.
  1. Finalement, un contenant en verre ou en plastique. Nous traînons toujours un « Tupperware » avec nous lorsque nous allons manger parce les assiettes sont toujours trop grosses. On emballe nos restes nous-mêmes, et évitons ainsi le gaspillage ou les emballages de styromousse ou de plastique.

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Pour ce qui est des bonnes habitudes à prendre, même en voyage on se montre proactif lorsqu’on commande une consommation et on dit qu’on ne veut pas de paille dedans. Pas de paille, sin popotes. J’ai dû éviter au moins une dizaine de pailles durant mon séjour, ce qui n’est pas énorme, mais qui est quand même cool. Pour ce qui est des condiments, sachets de sucre, ketchup, sel et mayo sur la table, si j’en veux je demande toujours s’ils en ont «pas en sachet» dans le restaurant. Par exemple, si je vais dans un café, je sais qu’ils ont des pintes de lait derrière le comptoir. Alors lorsqu’on me dirige vers un îlot plein de petits pots de lait en me remettant mon café, je demande poliment qu’on me verse du lait d’une des pintes derrière le comptoir. À date, ça n’a jamais causé de problème.

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Je dois dire que mon expérience zéro déchet au Mexique m’a tout de même laissé une drôle d’impression. Oui j’ai réussi à être zéro déchet et j’ai refusé tout plein de plastique et d’emballages, mais je les voyais quand même tout le temps, les déchets. Des montagnes de déchets et de plastique sur le bord des routes, des emballages de toutes sortes qui flottent au vent, des bouteilles cassées, des pailles et des sacs de plastique sur le bord des plages. Je ne suis pas aveugle ou naïve; je sais que la bataille est loin d’être gagnée surtout dans des pays émergents comme le Mexique. Ça m’a fait de quoi et j’ai malgré moi traîné ce petit inconfort toute la semaine.

Ça c’est lorsque je n’étais pas carrément fâchée et fulminante. Parce que bien sûr il y a toujours le moment classique où on se dit : « Mais pourquoi, dans ce monde ultra pollué où tellement de monde s’en fout, est-ce que je me fends le derrière en quatre pour expliquer en espagnol pourquoi je ne veux pas de paille ou de sac?!?!? » Et la réponse à cette question, toujours la même réponse, refait systématiquement surface dès que la colère se dissipe : Parce que moi, je ne m’en fous pas. Je ne m’en fous pas maintenant et je ne m’en foutrai pas demain. Aussi bien faire quelque chose alors. Je prends donc mon courage à deux mains, souris à pleines dents et recommence mon explication. Ma Margarita aura un bien meilleur goût sans paille à l’intérieur.

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Bonne rentrée tout le monde xxxx