Sortir les poubelles

Comment célébrer le Black Friday cette année

Sortir les poubelles

Aujourd’hui, je veux vous parler de l’initiative « Journée sans achat » ou « Buy Nothing Day », qui aura lieu ce 25 novembre. Ce vendredi, les Américains auront congé pour célébrer l’Action de grâce en famille. Ce vendredi, la majorité d’entre eux prendront également d’assaut les centres d’achat de Burlington, d’Houston, de Miami et d’autres villes pour célébrer le Black Friday.

Durant le Black Friday, les magasins offrent des rabais qui sont parfois spectaculaires, parfois pas. Seulement, les commerçants ne font pas de vrais cadeaux : ils offrent des aubaines sur certains items pour que les gens réfléchissent moins avant de les acheter, et pour que, rendus en magasin, ils achètent beaucoup plus dans la frénésie devant tous ces rabais. Des études ont d’ailleurs démontré que le pourcentage de rabais était de loin l’élément principal motivant les achats des consommateurs, bien avant le prix final (!!!) et les besoins. Car ne nous leurrons pas, ce sont les commerçants qui se font la palette cette journée-là, pas les acheteurs.

Ce qui est intéressant avec le Black Friday, c’est que cette tradition est vraiment arrivée au Canada en 2013 seulement. C’est que les Canadiens, comparativement aux Américains, n’ont pas congé cette journée-là (notre Action de grâce est en octobre). Qu’à cela ne tienne, les Wal-Mart, Cotsco et Best Buy de ce monde se sont dit que le Canada était un marché sous-développé et qu’il y avait sûrement beaucoup, beaucoup d’argent à faire ici comme aux États.

Les premières années ont été décevantes pour les multinationales de la consommation, puisqu’ils ont découvert que cette fête de la surconsommation n’allumait pas les consommateurs canadiens autant qu’espéré. En plus, au Québec ils se sont heurtés à un défi supplémentaire, puisqu’à cause de la loi 101 ils ont dû traduire l’expression Black Friday. Ça a donné « Vendredi noir » (très glauque selon moi), « Vendredi fou », « Vendredi aubaines », « Vendredi rabais » bref, un tas d’expressions pas excitantes qui n’ont pas réussi à aller chercher l’engouement que crée l’expression « Black Friday ». On ne parle pas d’un échec cuisant par contre. En 2014, on a estimé qu’un million de Canadiens avaient prétendu être malades pour aller magasiner au lieu de travailler. De plus, chaque année le phénomène gagne en popularité au Canada. Dans la lignée du Black Friday, les commerçants offrent habituellement des rabais tout au long du week-end, ce qui a fait en sorte que plus de 19 millions de Canadiens ont magasiné ce week-end-là l’an dernier.

http://wageconcern.com

Face à cette frénésie collective, le mouvement mondial du « Buy Nothing Day » ou la « Journée sans achat » est né. C’est que ce ne sont pas tous les Américains qui veulent passer une de leurs rares journées de congé en ligne au K-Mart. Le défi de la « Journée sans achat » est de ne pas dépenser d’argent cette journée-là. On s’impose un moratoire de consommation, par défi personnel ou pour manifester notre désapprobation face à cette tradition de marketing débile. Après tout, le meilleur moyen de sauver son argent, c’est de ne pas le dépenser, n’est-ce pas?

Donc en cette journée du 25 novembre 2016, on n’achète rien. On fait son lunch, on marche partout, on fait son café, on fait des activités gratuites et on reste loin des magasins. Et si on veut, on reste dans cette bonne voie tout le week-end. On peut aussi profiter de l’occasion pour réfléchir sur ses habitudes, sur la consommation en général et échanger sur ses impressions avec des amis.

Vendredi, merci de vous joindre à ce défi afin de faire le doigt d’honneur anonymement aux géants de la consommation de ce monde. Merci de vous joindre à moi pour leur dire que leur marketing ne marche pas et ne marchera pas ici, parce que nous sommes des citoyens et non pas des guichets automatiques, et que notre sport national est le hockey, pas le magasinage.

Vendredi, je vais penser à tous ceux qui participent à ce mouvement mondial de contestation silencieuse. Je vais penser à vous, ailleurs que dans des magasins ou en ligne. Finalement, je vais prendre grand plaisir à m’imaginer ces gens, quelque part dans de grandes tours à bureaux, en train de se casser la tête sur le mystère des consommateurs québécois, desquels il n’est pas si facile de soutirer de l’argent.

Bonne journée et bonne chance ce vendredi,

Charlotte xxxxx

 


Concours sur Facebook avec Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Pour souligner la Semaine québécoise de Réduction des Déchets, Sortir les poubelles s’associe avec Dans le sac pour faire tirer son fameux ensemble de sacs zéro déchet!

Dans le Sac est le projet de Stéphanie et de Laurie, deux filles pétillantes et engagées qui voulaient créer un sac réutilisable parfait pour aller chercher leur pain. À travers cette idée, elles ont décidé de mettre leur créativité et leur enthousiasme au profit du mouvement zéro déchet. C’est un pari réussi parce que leur petite entreprise a le vent dans les voiles et leurs sacs sont vendus dans de plus en plus de magasins et d’épiceries, en plus de leur plate-forme en ligne! Si on se les arrache comme des petits pains chauds, c’est que ces sacs sont beaux, simples et ont de la classe.

L’ensemble zéro déchet à tirer comprend le classique sac à pain qui peut aussi être utilisé en corbeille sur la table ou pour faire des achats en vrac, le sac à baguettes et les deux formats des nouveaux sacs à vrac. D’ailleurs, leur nouvelle ligne de sacs zéro déchet sera en ligne sur leur site web dès aujourd’hui ou les prochains jours! Tous les sacs sont fabriqués à Montréal et sont faits en coton naturel.

POUR PARTICIPER AU CONCOURS:

  1. Aimez les pages Facebook de Sortir les poubelles et de Dans le Sac
  2. Aimez (« likez ») la publication relative au concours sur la page Facebook de Sortir les poubelles
  3. Écrivez (« taguez ») le nom d’une personne qui pourrait être intéressée par ce concours dans cette publication

Partagez avec vos amis, et suivez Dans le Sac sur Instagram! Le tirage au sort aura lieu VENDREDI PROCHAIN LE 28 OCTOBRE. Pour le Canada seulement. Bonne chance!!!

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

// Minute préparatif de mariage

Puisque l’annonce de notre mariage a suscité pas mal d’intérêt et de curiosité de votre part sur les réseaux sociaux, je me suis dit que je vous tiendrais au courant des préparatifs, pour ceux et celles que ça intéresse!

Et là j’ai une histoire à vous raconter! Si vous participez à une conversation avec moi où on jase de mariage, c’est inévitable que je vais vous sortir à un moment donné: “Non mais nous on veut quelque chose de simple.” C’est comme ma ligne de parti. Eh bien cette semaine, j’ai réalisé que c’était faux faux faux et archi faux et que je devais arrêter de vanter à tout bout de champ la simplicité de mon mariage.

Je m’explique au moyen d’un exemple : le choix du traiteur. Nous voulions un super bon traiteur, mais pas juste un super bon traiteur. Nous voulons un traiteur qui comprend nos valeurs environnementales. Nous voulons un buffet complètement végétarien, parce que servir  80 portions de viande, c’est juste pas nous. Nous voulons que les ingrédients proviennent d’un rayon de 100 km et soient en saison. Nous voulons que le service n’occasionne pas de déchet. Nous voulons limiter le gaspillage alimentaire au maximum et pouvoir ramener les restes. Nous voulons du compost et rien à usage unique. ALLO LA SIMPLICITÉ. Ce qui serait simple en fait, ce serait d’engager n’importe quel traiteur, de servir 80 assiettes de poulet ou de bœuf qui viennent de n’importe où et des aliments qui viennent du bout du monde, de servir des assiettes individuelles et de laisser une partie de leur contenu être gaspillée et d’avoir des ustensiles et des serviettes jetables. Remplir des sacs et des sacs de poubelles sans s’en préoccuper, ÇA c’est simple. C’est aussi la norme. Je dirais même plus : je constate que c’est un genre de tradition d’en mettre plein la vue à ses invités en leur offrant une orgie de nourriture, d’abondance et de cochonneries à jeter le soir-même. Car bien sûr, plus le spectacle est gros et extravagant, plus on s’aime…?

Tout ça pour dire que pour ne pas finir dans un mariage qui ne nous ressemble pas, il a fallu mettre des règles. Donc non, notre mariage n’est pas simple parce qu’on a un tas de valeurs qu’on ne mettra pas de côté. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en train de nous monter une équipe qui a la même vision que nous et pleins d’idées! D’ailleurs, nous avons trouvé LE traiteur qui remplit tous nos critères. Nous avons longuement discuté avec lui du gaspillage alimentaire et du gaspillage de ressources lors des mariages. C’est avec bonheur qu’il nous a dit qu’il était très excité à l’idée de cuisiner pour notre mariage atypique. Tout le monde est ravi donc, et la question de la nourriture est réglée.

C’est excitant! Je vous tiens au courant pour la suite xxxx


J’ai assez de linge.

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Parlons linge. Parlons de la quantité gênante de linge que la majorité d’entre nous possède. Là je ne veux pas que les garçons qui me lisent se disent que cet article ne les concerne pas. Cet article ne parle pas de mode, mais de choses. Et je sais que vous en avez aussi, des tiroirs pleins et des piles de t-shirts.

J’ai longtemps cru que la façon écologique de s’habiller consistait à devenir un/une pro des friperies. J’en ai fait beaucoup, mais j’ai de la misère. Comme beaucoup, je suis coquette, j’aime le beau linge, je suis quand même les tendances et j’aime être bien habillée. J’ai SOUVENT envie de nouveau linge. Pas qu’il n’y ait pas de belles choses dans les friperies, mais on s’entend qu’on n’est pas dans le chic. Est-ce que c’est même possible d’être écolo et… bien habillée? Suis-je trop… superficielle? Peut-être, mais je n’y peux rien; la perspective d’une vie dans du linge de friperie usagé et jamais tout à fait à ma taille me déprime.

C’est à force d’arpenter les friperies que je me suis rendue compte que c’était plutôt l’idée même d’avoir besoin de nouvelles choses que je devais remettre en question. Ce dont j’avais besoin, c’était d’apprendre à me contrôler. À mon humble avis, je crois qu’on peut être bien habillé et écolo. Suffit juste de penser à quelques trucs et de se demander… de combien de vêtements ai-je vraiment besoin?

J’ai récemment vécu plusieurs mois avec 5 t-shirts. C’est extrême, mais c’est vrai que c’est possible et j’ai survécu. Je ne dis pas que je veux continuer de vivre avec 5 morceaux, mais ça m’a fait réaliser que j’avais assez de linge en ce moment dans ma garde-robe à Montréal. Quand tu peux passer trois semaines sans jamais reporter les mêmes choses, tu as assez de linge.

Se sentir obligée de renouveler continuellement sa garde-robe est presqu’aussi absurde que de ne pas être capable de trouver, jamais, des vêtements fabriqués par des gens travaillant dans des conditions décentes. Comme le rappelait la merveilleuse Mélissa de La Fontaine dans un article récent, les vêtements qu’on achète sont fabriqués par des femmes… et des enfants… Ouch mon cœur que je m’arrête pour y penser. Me semble qu’il n’y a rien qui vaut que quelqu’un travaille dans des conditions terribles… non? On cherche le café et le cacao bio et équitable, pourtant pour le linge, l’offre n’est pas là. Et la demande non plus. Je ne veux pas être ultra-déprimante, mais n’oublions pas aussi que plusieurs aspects de la production des vêtements, de la production du coton aux teintures chimiques qui finissent dans les cours d’eau, sont très polluants. Il faut donc revoir notre relation avec l’achat de linge.

Des vêtements pleins… de plastique?

Quand on pense pollution par le plastique, on pense bouteilles d’eau et emballages d’aliments. En fait, il semblerait que le vrai problème du plastique dans la nature et dans l’océan serait l’œuvre de choses bien plus petites; les nanoparticules de plastique. Ce type de plastique, invisible à l’œil nu, est très souvent camouflé dans nos vêtements. On connaît le problème des microbilles de plastique (dans les produits cosmétiques entre autres), mais ici on parle de particules souvent invisibles à l’oeil nu ou même de la taille d’une cellule humaine!

Avez-vous déjà remarqué que vos vêtements deviennent plus raides, moins soyeux et moins lustrés après quelques lavages? Le réflexe, c’est d’accuser notre laveuse et son option cycle délicat ou nous-mêmes de ne pas laver notre linge à la main (rien d’autre à faire, tsé). La vérité, c’est que notre linge est conçu pour devenir raide grâce aux microfibres de plastique. Les microfibres de polyester, de nylon et d’acrylique sont insérées à même les tissus et quittent notre linge lors du lavage. On estime que jusqu’à 1900 microfibres de plastique peuvent quitter un morceau de linge à chaque lavage. Multiplions cela par le nombre de vêtements par brassée, par le nombre de brassées, par le nombre de maisons… Jusqu’à ce que notre linge, surtout les morceaux de mauvaise qualité, soit raide, raide, raide. Ce sont des millions de microfibres qui se retrouvent dans les écosystèmes marins chaque année. Comme les petits morceaux de plastique, ces derniers sont ingérés par les animaux aquatiques et s’accumulent dans leurs corps au sein même de leurs tissus causant une panoplie de problèmes. Devons-nous comprendre que si elles s’accumulent au sein de leurs tissus, elles s’accumulent au sein des nôtres lorsque nous mangeons du poisson? Il y a peu d’études sur le sujet (c’est d’ailleurs un gros problème), mais tout porte à croire que oui.

Maintenant que je sais ça, me semble que je le vois. Quand je touche un tissu au magasin et que je vois que c’est très doux, je sais que c’est trop beau pour être vrai, que ça doit être l’effet du plastique. Surtout quand c’est 17.99$.

Qu’est-ce qu’on peut faire alors, dans ce tourbillon de mode et de consommation, pour s’habiller cute sans se sentir coupable?

Tout d’abord, on peut, s’il vous plaît, arrêter d’acheter du linge de mauvaise qualité. Réalisons collectivement que c’est à coup de 17.99$ qu’on dépense des centaines de dollars pour des vêtements chaque année. On doit essayer d’acheter des morceaux de meilleure qualité et robustes, et tenter le plus possible de privilégier les fibres naturelles comme le coton biologique, la laine et le lin.

On peut également acheter usagé! Je sais que j’ai commencé cet article en vous donnant tout sauf le goût d’aller dans une friperie, mais c’est vraiment pratique des fois! J’y ai trouvé des chandails, un jeans, un manteau… Si j’avais des enfants, je n’irais que là pour eux. En plus, on peut se dire que si les vêtements sont encore beaux dans les friperies, ils risquent de rester beaux pour encore beaucoup de lavages. Aussi, on contribue à faire rouler le marché d’occasion où les ressources ont déjà été exploitées et si en plus on peut soutenir des organismes comme Renaissance, ça vaut le coup.

Finalement, on peut réaliser, comme moi, qu’on a bien assez de vêtements. Malgré ce sentiment de manque qu’on ressent, qui n’est pas le reflet de la réalité. Je terminerai là-dessus en vous invitant à aller jeter un coup au Guide du vêtement responsable d’Équiterre!

Juillet sans plastique, version 2.0

http://www.gosfordest-p.schools.nsw.edu.au/news/plastic-free-july

Parlant de plastique, êtes-vous prêt pour le défi Juillet sans plastique?!? L’an dernier, vous avez été nombreux à me suivre dans ce défi, qui consiste à éviter le plastique à usage unique pendant le mois de juillet. On fait ça pour se rendre compte de l’omniprésence du plastique dans notre quotidien, pour adopter de nouvelles habitudes meilleures pour l’environnement et pour se lancer un défi personnel! Je vous ai raconté mes défis, mon camping zéro déchet et je vous ai montré mon plastique du mois. On refait ça cette année, mais en mieux! Si l’initiative vous intéresse, je vous invite fortement à lire mon article là-dessus, ainsi qu’à vous inscrire sur le site de l’initiative pour trouver des trucs et des conseils!

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Bonne journée et bonne chance à tout le monde qui commence le défi vendredi! Go GOOO!

Charlotte xxxx

 


Noël zéro déchet, version 2015

Sortir les poubellesHo Ho Ho tout le monde!

Ça commence à sentir le temps des fêtes par ici et je suis trèèèès excitée par la perspective d’avoir plusieurs jours de congés bientôt. Et bien sûr, fidèle à mes aspirations, je tenterai de faire de cette période festive une période simple, minimaliste et zéro déchet!

Je trouve qu’il existe beaucoup de belles ressources sur Internet pour trouver des idées sur comment recevoir, donner et décorer simplement et sans trop de bébelles. On dirait que le tourbillon de consommation, de stress et de papiers d’emballage commence à puer au nez de plusieurs, et je suis très heureuse d’être aux premières loges de ce changement. Cette année, je tenterai de faire en sorte que mon temps des fêtes soit une suite de beaux soupers et de belles activités, tout ça entrecoupé de 48h en pyjama bien senti. Par où commencer? Voici mes réflexions version Noël 2015.

Les cadeaux

Les cadeaux. Le cauchemar du minimaliste en toi. On passe l’année à rien vouloir vraiment et à désencombrer nos maisons et PAF! Tout d’un coup tout le monde veut notre liste. Pas de panique. Voici mes 10 idées favorites de choses à recevoir et à donner cette année :

  1. Donner à des organismes au nom de quelqu’un : Ok, ça ne sonne peut-être pas comme un vrai cadeau, mais moi ça me ferait VRAIMENT plaisir si quelqu’un me disait que je n’aurai pas de bébelles de cuisine ou de yoga cette année et qu’au lieu Équiterre ou la Fondation David Suzuki recevront l’équivalent en argent. Vraiment plaisir (avis à ma famille!). Dans le même ordre d’idées, ça me ferait plaisir si quelqu’un faisait un don pour planter des arbres quelque part dans le monde en mon nom grâce à une initiative comme Tree Nation.
  1. Les cadeaux fait maison : Ça c’est chouette!!! Et puisque c’est plus d’efforts que de simplement acheter quelque chose, c’est tellement plus personnel. Les produits cosmétiques ou les produits pour le corps faits maison sont un gros succès cette année!
  1. De la bouffe : Biscuits, friandises, plats cuisinés, etc. Avec un peu de travail, je fais des trucs pas mal bons qui font plaisir à leurs destinataires.
  1. Les cadeaux pour une cause : Avis à tous ceux qui cherchent des cadeaux pour des enfants! À travers plusieurs organismes, il est possible de parrainer un animal en danger ou d’aider à restaurer l’habitat d’une espèce menacée grâce à l’achat d’un jouet. Je vous recommande chaudement le site du World Wide Fund, le site du Climate Store et le site du Nature Conservancy. J’adore le programme « Adoptez une espèce » du World Wide Fund. Les peluches sont adorables, et on reçoit même un reçu pour les impôts.
  1. Une sortie : Au Jardin Botanique, au planétarium, au cinéma… Toujours gagnant.
  1. Un dîner au restaurant : Super idée cadeau à offrir et recevoir, surtout si le restaurant est original. Barbecue coréen, nourriture afghane, resto végétalien cru, il existe tellement de choix!
  1. Un soin relaxant : On peut se mettre à plusieurs pour l’offrir!
  1. Des billets de spectacle : Il existe tellement de bonnes pièces de théâtre et de bons spectacles d’humour. On en achète deux et on s’invite!
  1. L’incontournable carte cadeau : Je pense qu’il est préférable d’offrir une carte cadeau d’un endroit qui plait à son destinataire plutôt que d’acheter n’importe quoi. Ce n’est pas l’option la plus personnalisée, mais faute d’alternatives intéressantes, ça dépanne.
  1. Le bien qu’on consomme (et son emballage qu’on recycle) : Chocolat, thés ou cafés, vin ou bière, confitures, fromages, etc.
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Échelle de plantes de Noël!

L’échange de cadeaux est une idée géniale pour ne pas surconsommer à Noël. J’organise un échange de cadeaux dans ma famille et chaque personne a pigé une personne et s’y consacre, si bien que les cadeaux sont plus réfléchis. Au lieu d’acheter huit cadeaux, j’en achète un. J’y ai vraiment pensé et il est super! Tout le monde est content de cette initiative et arrive à Noël vraiment moins fatigué.

Personnellement, ce Noël j’ai l’ambition de faire plein de bonne bouffe. Je trouve que ça fait les meilleurs cadeaux (surtout quand on peut les congeler et les décongeler quand le frigo est vide!). Et même si je compte acheter quelques biens comme des livres, je me suis assurée qu’ils rendraient réellement leurs destinataires heureux, parce qu’un cadeau bien pensé vaut mieux que mille cadeaux insignifiants.

La décoration

Je suis un peu un retard cette année sur les décorations de Noël. Je sais par contre que j’en ai peu et que j’ai tout ce qu’il me faut, si bien que je n’en achèterai pas. Si j’achète quelque chose pour décorer ce sera un arbre de Noël véritable puisque, selon la Fondation David Suzuki, c’est l’option d’achat la plus écologique.

Les emballages

Les papiers d’emballages colorés et brillants ainsi que les boucles, les rubans et autres, sont faits de trop de matériaux différents pour être recyclés. À défaut de les réutiliser, ils finissent habituellement à la poubelle. J’ai écrit sur le sujet l’an dernier (un de mes premiers articles! Un an déjà!). Mes cadeaux seront emballés dans des papiers recyclés comme des journaux et auront des boucles recyclables parce que c’est beau et que je vais sauver pas mal d’argent en n’achetant pas d’emballages superflus.

Voilà! J’espère vous avoir inspiré à simplifier votre temps des fêtes! Plus que 14 dodos! Bonne journée xxxx


Faire ses courses zéro déchet

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Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de comment je fais les courses chez moi depuis que j’ai décidé d’entreprendre l’aventure zéro déchet. Je sais que c’est difficile d’éviter les emballages et le suremballage à l’épicerie et c’est pour cela qu’on me questionne souvent par rapport à mes achats alimentaires. Je m’apprête donc à vous révéler mes secrets.

Pour faire mes courses, je me rends chaque semaine à l’épicerie, et toutes les deux ou trois semaines je me rends dans des magasins d’achat en vrac et dans des magasins spécialisés pour me procurer certains autres produits. À l’épicerie, je n’achète que des fruits, des légumes, des cartons de lait, des conserves de produits que je ne trouve pas en vrac (comme de la pâte de tomates) et certains rares aliments dans des contenants de plastique ou de verre. J’arrive à l’épicerie avec mes sacs réutilisables et des sacs en tissu que je me suis procurés et dans lesquels je mets mes fruits et légumes. J’évite soigneusement tout fruit ou légume emballé dans du plastique. C’est donc dire que je n’achète pas de produits en format individuel, de mets préparés et de collations, bref tout ce qu’on retrouve habituellement dans les allées du centre de l’épicerie. J’essaie de tout cuisiner moi-même, entre autres parce que j’aime être en mesure de comprendre ce que je mange. À la fin de la semaine, j’aurai seulement quelques contenants à mettre au recyclage.

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Puis, je vais aux trois semaines environ dans un ou deux magasins en vrac avec mes sacs en tissu et mes contenants. On peut TOUT trouver en vrac. Oubliez l’époque où on ne pouvait acheter que des noix et des lentilles en vrac ! Maintenant dans les magasins en vrac on trouve des céréales, du gruau, du bouillon de poulet, des légumineuses, des huiles, des vinaigres, des pâtes, du chocolat, des chips (oui !), des farines, des épices, du thé, du café, etc. J’achète de grosses quantités pour ne pas avoir à revenir trop vite et je remplis mon garde-manger. Personnellement, je gravite entre les magasins suivants : La Branche d’Olivier sur Notre-Dame, Allons Vert sur Notre-Dame et Le Vrac du marché au Marché Atwater. C’est impossible de lister tous les magasins qui offrent du vrac, mais la carte des lieux d’achats en vrac (créée par l’organisme Action Re-buts) suivante est un bon outil de départ. Il existe également un « app » pour téléphone offert par Zero Waste Home nommé Bulk Store Locator et qui est bien fourni en magasins en vrac au Québec.

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Un échantillon du kit de magasinage zéro déchet

Après l’épicerie et le magasin en vrac, il me reste trois choses à acheter : de la viande, du fromage et du pain. Pour le pain, je vais dans une boulangerie aux deux semaines et j’achète plusieurs pains que je transporte dans une taie d’oreiller et que je congèle dans cette même taie d’oreiller. Pour le fromage, je vais de temps en temps dans une fromagerie près de chez moi où ils remplissent gentiment mes contenants de parmesan, de cheddar, de fromage de chèvre et de mozzarella râpé. D’ailleurs, je suis leur chouchou avec mes contenants et ils m’en donnent toujours plus ! Oui, la première fois j’ai dû expliquer pourquoi je ne voulais pas de pellicules de plastique et de styromousse. Par contre, vous seriez surpris de voir à quel point les gens réagissent bien et ça fait même souvent de très beaux échanges ! Je pense entre autres à la fois mémorable où, après avoir présenté mes contenants et expliqué que je ne voulais pas faire de déchets, un vendeur m’a dit: « Quand tu en auras fini avec ça, tu t’attaqueras au plastique dans les océans ! C’est épouvantable la quantité de plastique dans les océans. » Pas de pression, bien sûr. J’ai donc un nouveau défi dans ma liste et c’est de régler l’une des crises environnementales les plus importantes de l’histoire du monde. Surtout pas de pression, mais quelqu’un que tu viens juste de rencontrer a vu en toi et tes contenants la solution miracle pour sauver nos océans ! Bien que je sois convaincue qu’une démarche zéro déchet puisse contribuer à réduire le plastique dans les océans, pour l’instant je suis plutôt la fille qui traîne ses pots de magasins en vrac en magasins en vrac en répandant la bonne nouvelle du zéro déchet.

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Cette photo et la suivante ont été prises au Bulk Barn, où j’ai pu remplir mes propres sacs sans problème. Par contre, on m’a informé que c’était contre la politique de Bulk Barn. J’ai appelé la maison mère et apporter ses propres sacs est en effet contre leur politique! J’ai par la suite appelé plusieurs franchises et ils ne semblent pas appliquer cette politique. J’y retournerai donc avec mes sacs, mais je tiens seulement à vous aviser que cela pourrait être un problème dans ce magasin.

Pour ce qui est de la viande, je sais que je pourrais aller voir mon boucher avec mes contenants, mais c’est là que d’autres de mes valeurs entrent en jeu. Je ne veux pas manger d’animaux qui n’ont pas été élevés de manière éthique. Je veux acheter de la viande traitée avec le moins d’antibiotiques possible. Finalement, je veux manger de la viande locale. Est-ce possible de trouver de la viande qui réponde à tous mes critères ET qui soit zéro déchet ? Je crois que j’ai trouvé ce qui s’en approche le plus grâce au site Internet Alimentation Maison. Si tu ne connais pas encore le site d’Alimentation Maison, va voir ce que c’est maintenant ! Alimentation Maison est un distributeur de viande qui permet aux consommateurs d’acheter de la viande sans avoir à faire avec un grossiste. Les produits sont locaux, les antibiotiques ne sont utilisés que de manière curative dans l’élevage des animaux, plusieurs producteurs sont biologiques et les poissons et fruits de mer sont issus de la pêche durable. Si j’achète au-delà d’un certain montant, je peux bénéficier d’un rabais, ce qui rend le tout vraiment très intéressant. Puisqu’il n’y a pas de grossiste, je peux me payer de la viande de très bonne qualité au prix de la viande de supermarchés ! Les commandes sont livrées à domicile et arrivent congelées sous vide. J’ai l’habitude de faire des grosses commandes avec des amis aux quelques mois, ce qui nous permet de bénéficier du rabais et de remplir nos congélateurs pour longtemps. Et bien sûr le clou du spectacle : les produits viennent emballés dans du plastique épais, conçus spécialement pour être recyclés. Il est vrai que j’essaie d’éviter d’avoir recours au recyclage, mais voici un bel exemple d’une situation où j’ai pesé le pour et le contre et ai décidé que je préférais avoir recours au recyclage plutôt que de fonctionner autrement.

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En parlant de choix, j’aimerais dire un petit mot sur les déchets engendrés par les paniers de légumes locaux qu’on peut recevoir hebdomadairement. Avant janvier, je recevais chaque semaine un panier à domicile. Mes légumes venaient emballés dans des sacs de plastique portant une mention indiquant qu’ils étaient oxobiodégradables et écologiques, et je présumais que c’était vrai. J’ai éventuellement décidé de voir ce que ça voulait dire que d’être oxobiodégradable et j’ai réalisé que c’était loin d’être écolo ! Les sacs oxobiodégradables sont des sacs de plastique auxquels on a ajouté un additif pro dégradant pour faire en sorte qu’ils se dégradent éventuellement au contact de l’oxygène. Ils ne sont donc pas compostables et ne peuvent pas être compostés. Ils ne sont pas non plus recyclables, parce que leur plastique se dégraderait trop rapidement dans n’importe quel objet dans lequel ils seraient recyclés ! En fait, l’arrivée des sacs biodégradables et oxobiodégradables sur le marché compromet le recyclage des sacs de plastique puisqu’ils finissent mélangés au recyclage. Tout ce qu’on peut faire avec des sacs oxobiodégradables, c’est les jeter et espérer que les composés chimiques qu’ils contiennent transforment ces sacs en plusieurs morceaux de sacs, puis en très petits morceaux de sacs. Encore faut-il qu’ils soient en contact avec de l’oxygène, ce qui est peu probable enseveli dans un dépotoir. Résultat; c’est un sac de plastique comme les autres. J’ai pris la peine d’écrire pour être certaine d’avoir bien compris et oui, j’ai bien compris. En quoi est-ce donc plus écologique exactement? Je ne dis pas que c’est moins bien que de pouvoir recycler nos sacs ; je n’ai pas fait le calcul de l’empreinte écologique des deux alternatives. Je dis simplement que je ne pense pas que ça soit correct de nous vendre ces sacs comme étant écologiques. Je sais que plusieurs producteurs de paniers de légumes distribuent ce genre de sacs en donnant l’impression aux consommateurs que c’est une option meilleure pour l’environnement. Je suis dorénavant plus sceptique par rapport à ce qu’on me vend comme étant écologique et, si comme moi avant vous recevez ce genre de sacs, n’hésitez pas à écrire à votre distributeur pour lui dire que vous n’appréciez pas ce genre de pratique. Pourquoi tout mettre dans des sacs ? Le plus nous serons à manifester notre désaccord, le plus rapidement les choses changeront. Pour plus d’information sur le sujet, je vous invite à lire ceci.

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Finalement, est-ce que faire mes courses est plus compliqué depuis que j’ai décidé qu’elles n’engendreraient plus de déchets ? Oui et non. Oui, parce que je ne vais plus qu’à l’épicerie et que plusieurs options faciles de nourriture transformée ne me sont plus accessibles. Et non, parce que je m’organise mieux. Également, même s’il est un peu tôt pour tirer des conclusions, je dirais que c’est évident que je sauve beaucoup d’argent en magasinant ainsi. Je ne fais plus d’achats impulsifs, je n’achète plus d’aliments transformés et j’achète en grande quantité en vrac. Il y a bien plus à dire sur faire ses courses zéro déchet. Je suis encore une débutante, et j’ai bien l’intention de réécrire sur le sujet !

Bon magasinage !