Sortir les poubelles

J’ai testé… La collection zéro déchet des Trappeuses

Salut tout le monde!

Dernièrement, j’ai testé la collection zéro déchet de la Savonnerie des diligences, confectionnée en partenariat avec les filles des Trappeuses. Si tu ne connais pas encore le blogue grano-chic Les Trappeuses, tu passes à côté d’une incroyable opportunité de comprendre, entre autres, comment le contenu de ton frigo peut aussi devenir le contenu de ta pharmacie. Tu dois absolument découvrir leur travail.

Donc, lorsque mon amie Mariane m’a offert de venir me porter des échantillons des produits pour les tester, j’ai dit OUIIII. Qu’est-ce qu’ils ont de spécial ces produits? Tout d’abord, ils sont zéro déchet ou viennent dans un emballage ultra-minimaliste. Pour les produits disponibles en pot, les pots Masson sont consignés aux endroits où les produits sont vendus. Les savons sont disponibles en vrac et même sans étiquette dans plusieurs boutiques dont les boutiques Vrac & bocaux et bientôt au LOCO à Montréal. Aussi, ils sont locaux et majoritairement faits avec des ingrédients biologiques et végétaliens. Les ingrédients sont d’ailleurs vraiment originaux : le bleuet, l’épinette noire, le cèdre, le genévrier, les algues marines, etc. Tsé quand tu dis qu’ils ont pensé à TOUT?

C’est donc dire que pour les gens comme moi qui ne tripent pas tant sur tout « faire maison », il est possible de trouver de bons produits zéro déchet sans avoir à foutre le bordel dans sa cuisine. D’ailleurs, j’ai remarqué que souvent pour faire des cosmétiques à la maison, il faut se procurer plusieurs ingrédients emballés, ce qui n’est pas vraiment écolo.

Alors moi j’ai testé…

Deux savons (un à la citronnelle et l’autre au charbon et à l’épinette noire), la boue de bain, le déo au sapin baumier et l’exfoliant au chaga. Leur collection complète comprend plus de produits.

Tout d’abord, j’ai vraiment aimé les savons (clairement qu’ils sont des pros du savon). Ils sentent superbement bon, durent surprenamment longtemps et laissent la peau toute douce. La boue est chouette, et c’est quand même une agréable sensation de prendre un bain de « boue ».

Mon gros coup de cœur a été le déo au sapin. Bon, pas quand je l’ai ouvert. Disons simplement que ça sentait fort Noël. Aussi, même si j’essaie de ne pas faire ça, je ne peux pas m’empêcher de genrer les odeurs et l’odeur assez forte du sapin me paraissait plus masculine que féminine. Heureusement, je l’ai essayé pareil. Et je l’ai vraiment aimé! L’odeur s’estompe rapidement et je m’en suis assurée régulièrement en demandant à mes amis : « Est-ce que je sens le sapin?!! » Aussi, il tient super bien et survit aux workouts éprouvants. Donc, je pense que c’est rendu dans mes essentiels!

J’ai personnellement moins aimé l’exfoliant au chaga (champignon sauvage de nos belles forêts). Il sent plutôt fort, ce qui n’est pas un problème à première vue, mais perso ce n’est pas vraiment une odeur qui me plaît. Aussi, il est fait à base de beurre de karité et non à base d’eau. Il laisse donc une pellicule grasse sur la peau, qui peut être lavée ou laissée là si on a la peau sèche. Perso, laver ma peau suite à l’exfoliation (parce que ma peau n’a pas besoin de plus de gras merci) m’a laissé la peau plutôt meurtrie. Mais bon, toutes les peaux sont différentes et ce produit ne fonctionnait tout simplement pas pour la mienne.

Conclusion

Je recommande! Parce que ce qui me plaît encore plus qu’un produit zéro déchet, c’est un produit zéro déchet, de qualité, confectionné localement, avec des ingrédients bio et inspirés de notre beau patrimoine végétal.

Je vous laisse ces deux références (ici et ici) pour en apprendre davantage sur les produits et leurs bienfaits.

Merci les filles pour les échantillons et continuez votre beau travail; vous êtes inspirantes xxxx

Minute mariage

Votre enthousiasme collectif pour solutionner mon problème de shooters de mariage suite à mon dernier article m’a vraiment impressionnée! J’ai reçu des courriels et plein de commentaires et pour vrai je n’avais pas pensé à la moitié des idées que vous m’avez données! Là, j’ai plein de nouvelles idées pour éviter d’acheter des shooters à usage unique, mais surtout je retiens deux choses: 1. La petite communauté zéro déchet de Sortir les poubelles est d’une ingéniosité et d’une créativité incroyable 2. C’est la dernière fois que je garde une question qui me chicote comme l’histoire des shooters pour moi-même, vous êtes beaucoup trop forts! Une mention spéciale à celles qui m’ont envoyé des versions mangeables de shooters, même si la majorité d’entre eux avaient l’air dé-geu-las-ses haha.

On a finalement décidé d’aller faire un tour au Renaissance pour voir s’ils avaient des shooters de verres usagés, et en faisant un seul Renaissance on en a trouvé… 25. C’était juste trop facile! On a donc des petites « dates » au Renaissance prévues au cours des prochaines semaines haha. Vous pouvez continuer à nous envoyer vos idées par courriel, il vous reste trois mois!

Charlotte xxxxx

 


J’ai testé: les serviettes hygiéniques lavables

Sortir les poubelles

Chers lecteurs, chères lectrices,

Je viens de franchir une nouvelle étape dans mon parcours d’environnementaliste grano-chic. Je suis plus méritante de mon statut d’hippie aujourd’hui que je ne l’étais la semaine dernière, car j’ai testé les serviettes hygiéniques lavables. Oui lavables. Pour celles qui viennent d’écarquiller les yeux en guise de surprise/incompréhension/incrédulité, cet article est (définitivement) pour vous. Pour celles qui sont des habituées et qui manient cette routine comme des championnes, cet article a le potentiel de vous faire sourire en vous rappelant vos débuts.

Toutes les femmes sensibles à leur empreinte écologique se sont déjà demandé comment aborder cette période du mois de façon plus écologique. Je vous ai déjà parlé de ma transition des tampons faits de coton organique sans embout jetable à la Diva Cup (oui on va dans l’HYPER personnel sur ce blogue). Faire la transition n’a pas été facile et j’ai dû parler de mes enjeux avec la fameuse coupe à probablement toutes mes amies. Qu’on s’entende par contre, pour moi les options non réutilisables ne sont pas mieux. Utiliser des objets « bleachés » qui aspirent tout à l’intérieur ou porter l’équivalent d’une couche pour femmes ne sont pas des options plus intéressantes, pour moi du moins.

Par contre, s’il y a bien quelque chose que je n’osais pas essayer, c’était les serviettes hygiéniques lavables. Je ne sais pas, il y avait quelque chose dans l’idée de frotter et laisser tremper qui me faisait penser au temps des histoires des pays d’en haut, quand les femmes avaient une dizaine d’enfants et lavaient leurs guenilles à la main pour les réutiliser… le mois d’après. Aussi, je n’étais pas capable d’avoir l’heure juste sur ces dernières. C’est comme pour les mouchoirs réutilisables : COMMENT TU LES LAVES ? COMMENT TU LES RANGES ? COMMENT TU LES ENTRETIENS ? Pourquoi personne n’est capable de m’expliquer ça clairement ?! Parce que de me faire répondre : « Bien là, tu les laves comme tu laves un vêtement normal… » n’est PAS une réponse utile.

Puis, j’en ai reçu par la poste. D’habitude, je ne suis pas chaude à l’idée de recevoir des objets par la poste parce que j’aime croire que j’ai tout ce dont j’ai besoin, mais j’étais vraiment trop curieuse quand on m’a dit que j’allais beaucoup aimer mon colis « mystère ». Quand j’ai vu que c’était des serviettes hygiéniques lavables, je me suis dit : “YOLO Charlotte, pus le choix. » Surtout qu’essayer des serviettes hygiéniques lavables fait un peu partie de la description de tâches d’une blogueuse zéro déchet.

Sortir les poubelles

Donc, comment ça marche (pour vrai). Tout d’abord, il faut comprendre qu’on ne s’achète pas une serviette hygiénique lavable mais bien un ensemble de plusieurs serviettes, puisqu’on ne remettra pas la même serviette au cours de la même semaine. Il y a des serviettes plus petites et d’autres plus grandes, dépendamment des pertes. L’idée, c’est d’utiliser une serviette et de la rincer après son utilisation À L’EAU FROIDE dans le lavabo avec un peu de savon. Il est TRÈS IMPORTANT d’utiliser de l’eau froide parce que l’eau chaude fait « cuire » le sang, et c’est ce qui fait des taches qui restent. Donc on rince, oui les deux mains dedans, la petite serviette dans le lavabo. Après, on garde toutes nos serviettes rincées dans un sac ou dans un bol de trempage, avec de l’eau et un peu de vinaigre blanc. À la fin de la semaine, on les envoie toutes au lavage en même temps pour une brassée à l’eau froide. Là ça dépend de vous : si les serviettes vous apparaissent bien rincées, elles peuvent aller avec la brassée normale. Si vous les trouvez toujours sales, vous pouvez faire une mini-brassée avec uniquement les serviettes. Si on prévoit s’absenter de la maison pour une longue période, il faut prévoir un sac hermétique pour pouvoir ranger la serviette utilisée pour pouvoir la changer.

VERDICT

Bon honnêtement, c’est vraiment moins terrifiant que je pensais. Oui, je me suis sentie un peu comme Émilie Bordeleau en lavant mes serviettes à la main dans le lavabo, je ne vous mentirai pas. Aussi, j’ai peur qu’à long terme les serviettes finissent par être tachées. Pour l’instant, en les ayant frottées après leur utilisation dans le lavabo, les avoir laissées tremper quelques jours et les avoir lavées à la laveuse, elles ne sont pas tachées. Par contre, j’ai pas mal frotté pour m’en assurer et je trouve perso que c’est beaucoup de temps passé à frotter des taches.

J’ai une amie qui s’est fait ses propres serviettes hygiéniques lavables, et qui les a faites noires. Quelle idée géniale. Ça m’a vraiment fait me demander pourquoi toutes les serviettes hygiéniques lavables que j’ai jamais vues étaient blanches. Même chose pour les couches lavables, pourquoi est-ce toujours des couleurs pâles ? Ça sert qui exactement ? Je pense honnêtement que si les serviettes hygiéniques lavables étaient de couleurs foncées, ça serait vraiment LA solution écologique pour les menstruations.

Parce qu’honnêtement, c’est hyper confortable. Aussi, pour celles comme moi qui ont des bonnes pertes et des crampes douloureuses, c’est une bonne alternative pour ne pas se sentir un peu… bouchée avec la Diva Cup. Est-ce que je suis la seule ? Bon une autre question pour mes amies haha ! Tout ça pour dire que pendant ces moments-là, je pense que je vais préférer les serviettes hygiéniques lavables. Je me vois bien alterner entre les serviettes réutilisables et la Diva Cup dans le futur.

Si ça vous intéresse, je vais vous recommander la seule marque que j’ai testée et approuvée, Omaïki. Ils ont aussi une petite fiche d’information pratique pour l’entretien des serviettes.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions! Si vous en avez plus, n’hésitez pas à les poser en commentaires ou à m’écrire! Bonne journée,

Charlotte xxxx

//Minute mariage

Il y a plusieurs faits incontestés dans la vie: nous allons tous mourir un jour, on devient un vrai adulte le jour où on s’achète un manteau d’hiver chaud et le fait que la préparation d’un mariage, c’est un truc de filles.

J’ai remarqué que chaque fois que j’ai une discussion sur mon mariage, les questions sont toujours inévitablement dirigées vers moi. Même si mon copain est à côté de moi lorsqu’on en parle, même s’il se marie autant que moi et qu’en fait il est aussi impliqué que moi dans le processus. On s’attend à ce que j’aie toutes les réponses et lui, absolument aucune. À part de connaître la date et le lieu, personne ne semble s’attendre à plus de lui. Les stéréotypes insidieux de la fille légèrement névrosée qui rêve de se marier depuis sa tendre enfance et du gars moyen-embarqué dans le projet qui fait ça pour faire plaisir à sa blonde sont plus présents qu’on ne le croirait.

Je vous mentirais si je vous disais que quand ça arrive, mon amoureux interrompt sec la conversation en disant : « Pardon, c’est mon mariage à moi aussi, j’aimerais que tu t’adresses à moi autant qu’à elle. » Bien sûr que non. Nous sommes malgré nous pris avec cette idée, cette impression, que c’est avec les filles qu’on discute de mariage, pas les gars.

Bref, cette situation m’a fait réfléchir. Si on veut vraiment un mariage égalitaire, bien ancré au 21e siècle et dans un monde où les hommes et les femmes sont des partenaires égaux dans les projets qu’ils entreprennent, il va falloir que ça soit égal du début à la fin.

Je vais devoir faire un effort pour l’inclure davantage dans les décisions et dans les discussions, même si tout le monde lui donne constamment l’impression que cet événement ne le concerne pas. Le plus vite je vais l’inclure, le plus vite on va avoir fait le tour de la question et le plus vite on va pouvoir changer de sujets pour parler de trucs qui nous passionnent vraiment, comme les mini-maisons et Brooklyn Nine-Nine.


Pour les filles (et les garçons curieux)

Sortir les poubelles

Aujourd’hui, j’aborde une question de fond qui vous mystifie : comment être une femme et vivre ce que dame nature nous fait vivre chaque mois sans faire de déchets? C’est définitivement une des questions qu’on me pose le plus souvent, avec « Comment tu fais l’épicerie? » et « Mais tu fais quoi pour les Q-tips? ». Décidément, la vie sans Q-tips est une perspective qui vous effraie. Là je sais que vous voulez la réponse, et ne vous inquiétez pas je vous la donnerai bientôt dans un autre article.

Mais revenons à notre sujet. Quelles sont les alternatives zéro déchet aux serviettes hygiéniques et aux tampons? En moyenne, une femme utilisera entre 12 000 et 15 000 produits sanitaires au cours de sa vie. C’est énormément de déchets, sans compter que leur fabrication est très polluante. Les serviettes et tampons ordinaires sont entre autres blanchis à mort avec tout plein de produits chimiques comme du dioxyde de chlore pour être blanc neige, comme si on n’allait pas les salir de toute façon après.

Voici des alternatives plus écologiques que je vous propose d’explorer : la coupe menstruelle, les serviettes hygiéniques lavables, l’éponge et les tampons « écologiques » ou sans applicateur.

Commençons par la coupe menstruelle. Cette petite coupe en silicone est vendue dans la majorité des pharmacies et recueille le flux menstruel plutôt que de l’absorber. On l’insère vous-savez-où assez facilement et elle peut rester en place durant 12 heures. Après 12 heures, on la sort, la vide et la rince. Pas besoin de s’imaginer en train de faire ça dans les toilettes au travail, parce qu’elle peut recueillir un flot abondant pendant des heures. C’est donc dire que ce moment peu agréable du lavage/rinçage pourra sûrement toujours avoir lieu chez vous. Maintenant est-ce qu’on la sent? Est-ce que c’est confortable? Je dirais qu’on s’habitue rapidement, mais il faut faire le passage. Là je vous entends penser: « Wooo minute : je suis un peu grano, mais définitivement pas assez hippie pour une coupe menstruelle. » Et croyez-moi, je vous comprends, je pensais la même chose avant. Mais la vérité, c’est que vous ne vous métamorphoserez pas en hippie habillée de jute qui fait ses chips de kale à l’énergie solaire parce que vous utilisez une coupe menstruelle. Vous aurez l’air parfaitement normale et passerez inaperçue je vous le promets. Et pour 35$, on la rentabilise rapidement, surtout qu’elle est bonne pour des années.

Sinon, une autre alternative est la serviette hygiénique lavable. Une petite recherche Google vous permettra de trouver des compagnies qui en offrent ou des vidéos pour vous montrer comment les faire vous-même. J’aime personnellement beaucoup la boutique Maman autrement, qui a une superbe boutique en ligne qui en vend. Les serviettes lavables sont confortables, mais les laver peut être un enjeu (les taches peuvent être tenaces apparemment). Ça demande aussi un peu plus d’organisation quand on doit les changer à l’extérieur de la maison. Si vous avez de l’expérience avec ces dernières comparativement à moi, sentez-vous bien à l’aise de partager vos impressions dans les commentaires.

Une autre alternative est d’utiliser une éponge de mer. On en coupe un morceau et on l’insère vous-savez- où comme un tampon. On la lave dans le lavabo et on peut réutiliser son morceau très longtemps. Je trouve cette alternative intéressante, mais je ne suis pas certaine que ce soit garanti antifuite; il faudrait essayer.

Si vous n’êtes pas prêtes à faire le saut vers une alternative réutilisable, je pense que de passer aux tampons sans applicateur est déjà une bonne avancée. Ils sont tout aussi faciles à mettre que les autres, et évitent de gaspiller les ressources nécessaires pour produire les applicateurs pour rien. Il y a aussi les tampons biologiques produits de façon plus responsable. Ces derniers sont une alternative intéressante si on veut faire attention à l’environnement, mais ne sont pas nécessairement une meilleure option pour le zéro déchet.

J’en profite en terminant pour glisser un petit mot sur la contraception. Je serai brève parce que je sais que c’est un sujet infiniment complexe et personnel. Oui je pense que vous devriez utiliser des condoms, même si leur usage engendre des déchets. S’il vous plaît, n’essayez pas de le recycler et encore moins de le réutiliser. Il y a des limites quand même. Sinon, si vous cherchez un nouveau contraceptif, vous pourriez toujours regarder du côté des stérilets ou des timbres contraceptifs. Ils créent peu de déchets et sont bons pour des années.

Ai-je répondu à vos questions? Vous ai-je donné de nouvelles idées? De rien.

Bonne journée xxxxx

 


Beurre corporel fait maison

Sortir les poubelles

Comme la majorité des filles, je suis constamment à la recherche de LA crème miracle pour le corps. J’ai dû essayer à ce jour des dizaines de crèmes, sans jamais être complètement satisfaite d’aucune. Mon sentiment d’insatisfaction vient peut-être du fait que je suis constamment bombardée à travers les médias de publicités de nouvelles crèmes, toujours plus miraculeuses que celles d’avant. Et chaque fois que je me laisse tenter par une nouvelle crème, elle marche à moitié ou un certain temps jusqu’à ce qu’une autre attire mon attention. C’est un cycle éternel.

En plus, je n’ai pas envie de croire que chaque partie de mon corps a besoin d’une crème spécifique et différente. Tout ça, et tout cet argent dépensé pour apprendre par la bande que mon innocent pot de crème contient des dérivés de pétrole, des substances cancérigènes et des résidus de pesticides, bref du beurk.

Sortir les poubelles

J’ai donc décidé d’arrêter de perdre mon temps dans les allées de la pharmacie, de garder mon argent pour moi et de me faire ma propre crème. C’est le début du « fait maison », aussi appelé « DIY (Do it yourself) », sur Sortir les poubelles!

Cette première recette mérite définitivement un article parce qu’elle est in-croy-a-ble. C’est un beurre corporel hydratant dont on peut s’enduire de la tête aux pieds et qui sent le chocolat. Tellement qu’on a vraiment envie de le manger. La recette vient du blogue Trash is for tossers, un blogue zéro déchet new-yorkais écrit par la magnifique Lauren Singer. Avec une légère modification à la recette et quelques suggestions, voici la version Sortir les poubelles.

Tout d’abord, il vous faudra les quatre ingrédients suivants : du beurre de mangue, de l’huile d’amande douce, de l’huile de noix de coco et du beurre de cacao. La recette initiale proposait du beurre de karité au lieu du beurre de mangue, mais pour une raison que je ne m’explique pas je déteste l’odeur du beurre de karité. Va pour le beurre de mangue qui est un bon substitut.

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Pour les proportions, on met la même quantité des quatre substances. Puisque c’est déjà un beurre assez riche, si on a la peau grasse ou à tendance acnéique, on peut mettre un peu moins d’huile de noix de coco. Le beurre de mangue est très riche et aide à régénérer les tissus et à rendre la peau élastique. L’huile d’amande douce adoucit la peau et le beurre de cacao est riche en antioxydants et protège et nourrit la peau en plus de sentir le CHOCOLAT. Finalement, l’huile de noix de coco est super hydratante et sent le Sud. Quoi demander de plus?

Puisqu’on est zéro déchet, on essaie de se procurer ces ingrédients en vrac. Ils sont disponibles en vrac au Noblessence ou chez Coop Coco à Montréal. Ces ingrédients proviennent souvent de l’agriculture biologique, ce qui est un plus.

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Pour préparer le beurre, il suffit de faire fondre les quatre ingrédients ensemble dans un bain-marie. Si comme moi on n’a pas de bain-marie, on peut faire chauffer de l’eau dans une casserole et déposer un plat de verre ou de métal au-dessus ou dedans. L’important, c’est que la source de chaleur ne soit pas directement en contact avec les huiles. On fait fondre tranquillement pendant 5 à 10 minutes à feu doux.

Puis, on réfrigère notre mélange jusqu’à ce qu’il soit bien dur, soit entre 40 minutes et une heure. On peut s’arrêter là, car le beurre corporel est prêt. Par contre, si on a encore un peu de temps à consacrer au projet, on peut battre le mélange avec un robot culinaire pour lui donner une consistance de presque crème fouettée. Ça prend quelques minutes de plus et rend l’application plus facile et agréable.

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Et voilà, un vrai beurre pour le corps comme ceux qu’on achète au magasin, sauf sans emballages, sans déchets, sans agents cancérigènes, sans dérivés de plastique et sans résidus de pesticides (si organique). Je m’en mets tout le temps depuis 3 semaines et je dois dire que je l’adore et que ma peau est vraiment superbe. Tenté? Allez-y vous ne le regretterez pas!

Bonne journée!


Sous la douche

Sortir les poubelles

Aujourd’hui on se lave sans faire de déchets! Parlons savons, shampoings et… rasoir! Oh que oui. Débutons par le savon. Il est possible et facile en cherchant un peu d’acheter du savon sans emballage. Les savons de la compagnie ontarienne The Soap Works, que j’aime beaucoup, sont vendus sans emballage. Leurs savons sont doux pour la peau et faits avec des ingrédients d’origine végétale. Je les utilise pour mes mains, mon visage et le corps et ils sont faciles à trouver dans les magasins de produits naturels. Mais il y a beaucoup d’autres compagnies qui en offrent!

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Pour le shampoing, j’ai testé deux options: le shampoing en vrac et le shampoing en barre. Commençons par se rappeler que le shampoing, c’est en fait du savon liquide. Ce n’est pas autre chose que du savon; la formule moléculaire du savon qui lave les cheveux est la même que le savon qui lave n’importe quoi d’autre. Je ne crois pas vraiment en la capacité de certains à lisser/friser/onduler/gonfler mes cheveux. Je crois plutôt que la différenciation des shampoings est un beau travail de marketing qui a réussi à créer une demande pour le même produit embouteillé dans des bouteilles différentes. Bref, cela m’amène à dire qu’à mon humble avis, n’importe quel bon savon serait en mesure de laver mes cheveux.

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Quoi qu’il en soit, je me suis prêtée au jeu et j’ai essayé la fameuse barre shampoing. Plusieurs compagnies en offrent, dont The Soap Works et la compagnie anglaise Lush. Il existe également du revitalisant en barre. Je dois avouer que j’étais sceptique au début parce que j’avais peur que le shampoing ne mousse pas. Mais ça a moussé très bien hourra! Je n’ai pas eu besoin, comme je le redoutais, de mettre la barre directement dans mes cheveux et de frotter chaque mèche individuellement. Conclusion : cheveux propres, mais je pense que le shampoing liquide est plus facile à utiliser tout de même.

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Ce qui m’amène à notre seconde option zéro déchet, soit le shampoing et le revitalisant en vrac. On trouve beaucoup d’options en vrac dans les magasins de produits naturels et on peut y remplir directement nos contenants. Parmi les choix offerts, il y a les marques Pure, OH, Oneka et Druide. Personnellement, mon shampoing en vrac préféré est celui des magasins Lemieux, une compagnie québécoise offrant des produits écologiques en vrac. Si vous me le permettez, je n’écrirai pas dans cet article une liste de magasins offrant ce genre de produits en vrac, car elle serait bien longue. Par contre, je suis en train de monter un carnet d’adresses zéro déchet pour le blogue qui devrait être disponible avant l’été! D’ailleurs, n’hésitez pas à partager vos endroits préférés avec moi à l’adresse suivante : charlotte@sortirlespoubelles.com.

Sortir les poubelles

Finalement, je veux absolument vous parler de mon nouveau rasoir. Je sais depuis longtemps que c’est un peu stupide d’acheter des rasoirs de mauvaise qualité et de jeter continuellement des cartouches à la poubelle. En fait, c’est un peu comme jeter de l’argent (beaucoup d’argent) dans la poubelle. Je me suis mise à chercher de l’information sur des rasoirs réutilisables sur Internet. Je voulais le rasoir parfait (rien de moins), le genre robuste qui ressemblerait à celui que nos grands-parents utilisaient. J’ai finalement choisi le rasoir 23-C de la compagnie allemande Merkur en me basant sur des commentaires que j’avais lus en ligne. Il est très beau et je suis supposée pouvoir le léguer à mes enfants un jour, c’est donc dire qu’il est robuste. Seulement, ce genre de rasoir à de vraies de vraies lames, du genre qui peuvent blesser et qui n’entrent pas dans ton bagage à main dans l’avion. J’avais donc vraiment peur de l’utiliser au début, surtout à cause de tous ces gens anonymes sur Internet qui racontent qu’on peut se couper facilement et qu’il faut être habile pour utiliser cet objet. Laissez-moi vous dire que la première fois que je l’ai utilisé, j’avais l’impression de manipuler une arme! J’y suis allée tout doucement, tellement doucement que je n’ai rien réussi à raser du tout! Un jour à la fois, lui et moi on s’est apprivoisés et maintenant on a une très belle relation. Finalement, c’est facile à utiliser et ça marche super bien! La minuscule lame devrait me durer plusieurs mois si je l’entretiens bien. D’ailleurs, si vous cogitez l’achat d’un rasoir, n’hésitez pas à m’écrire et à me poser des questions j’ai un doctorat en la matière maintenant.

Et hop voilà, c’est facile de prendre sa douche sans faire de déchets!

Bonne journée ensoleillée tout le monde!


Ma brosse à dents est en bambou… et la tienne?

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Je suis très excitée par cet article, parce que je meurs d’envie de vous parler de ma nouvelle brosse à dents depuis des semaines. Lorsque j’ai commencé à repenser mon quotidien pour voir où je pouvais apporter des changements, j’ai commencé par vouloir repenser ma routine à la salle de bain. Pour commencer, on utilise beaucoup trop d’objets à usage unique dans la salle de bain. Les brosses à dents et les tubes de dentifrice sont de beaux exemples d’objets faits de trop de matériaux différents pour être recyclables, qu’on doit jeter après quelques mois d’utilisation.

Mes recherches m’ont permis d’apprendre qu’on estime à 4,7 milliards le nombre de brosses à dents créées et jetées chaque année. 4,7 milliards. Ces dernières prendront de 100 à 1000 ans à se dégrader par la suite. En fait, on ne sait pas vraiment en combien de temps elles se dégraderont, parce qu’on n’en a jamais vu se dégrader. L’histoire du plastique dans l’humanité a à peine 100 ans. La première matière plastique a été créée en 1870 par les frères Hyatt aux États-Unis. Les premières découvertes des matières plastiques et de la pétrochimie eurent lieu durant la première moitié du 19e siècle. La Seconde Guerre mondiale a contribué à propulser les recherches sur ce matériau versatile et léger, si bien que ce fût seulement à partir des années 1950 que la consommation de masse et la diversification du plastique ont débuté. C’est là que sont arrivés sur le marché divers objets de plastique tels que les jouets, les articles ménagers, les emballages et… les brosses à dents en plastique. Donc, les premiers objets en plastique moderne datent d’il y a 65 ans à peine. Ça ne fait pas encore 100 ans, ce qui veut dire en gros que tout le plastique jamais créé par l’humanité existe toujours quelque part. Troublant.

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Mais revenons à ma brosse à dents. J’ai fait un calcul rapide : 25 ans d’existence X 3-4 brosses à dents en moyenne par année = Entre 75 et 100 brosses à dents que j’ai possédées existent toujours quelque part. Pour toute une vie, disons 85 ans X 3-4 brosses à dents par année = Entre 255 et 340 brosses à dents seront utilisées et jetées par un individu au cours de sa vie. Je ne sais pas pour vous, mais je ne suis pas certaine de vouloir que ce qui restera de mon passage sur cette terre soit une pile de brosses à dents. Et de tubes de dentifrice.

C’est ainsi que j’ai découvert la brosse à dents en bambou, et je l’adore ! J’ai fait mes recherches et j’ai choisi les brosses à dents de Brush with Bamboo, mais beaucoup d’autres compagnies proposent désormais ce type de brosse à dents qu’on peut acheter en ligne ou dans beaucoup de magasins d’alimentation naturelle. Le manche est fait de bambou à 100% qui, en plus d’être une des plantes qui poussent le plus rapidement au monde, nécessite peu ou pas de fertilisants et de pesticides pour sa culture. Les poils de la brosse sont en nylon (donc en plastique) et sont techniquement recyclables (je vais m’essayer). La brosse à dents dure aussi longtemps qu’une brosse à dents en plastique, et quand c’est fini on peut la composter! La boîte est faite de papier recyclé que je pourrai recycler, et la brosse à dents vient enveloppée dans un sac biodégradable. Tout est parfait.

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Pour ce qui est de la pâte dentifrice, j’ai commencé à me questionner sur les dentifrices il y a quelque temps déjà après avoir entendu parler de la potentielle toxicité du fluor qu’elles contiennent. Puis j’ai lu les ingrédients de ma pâte dentifrice. Je ne sais pas pourquoi, mais dans ma tête, la composition de la pâte dentifrice était assez simple. Je ne pensais pas que c’était un mélange complexe de substances et composés chimiques. Seulement, j’ai découvert que oui et qu’en mettant du triclosan et du sulfate laureth de sodium dans ma bouche, je risquais de compromettre l’activité de mes hormones, de mon système reproductif et le fonctionnement de mon métabolisme. L’humain n’a pas besoin de triclosan pour avoir les dents propres, alors je ne veux pas en utiliser. En plus, apparemment que sans saccharine, sorbitol et aspartame (édulcorants ayant un goût sucré), la pâte dentifrice goûterait tellement chimique que ça serait impensable que qui que ce soit s’en mette dans la bouche. Dégoûtant.

J’ai décidé de me faire ma propre pâte dentifrice non toxique, non polluante et qui fonctionne aussi bien que de la pâte dentifrice normale (confirmé par des dentistes!). J’utilise 3 ingrédients : de l’huile de noix de coco, du bicarbonate de soude et de l’huile essentielle de menthe, que je mélange ensemble pour faire une pâte. Le bicarbonate de soude est ce qu’utilisaient nos grands-parents pour se brosser les dents et permet d’enlever les plaques, de rééquilibrer le pH de la bouche et blanchit les dents! L’huile de noix de coco a des propriétés antibactériennes intéressantes, tout comme l’huile essentielle de menthe, qui donne aussi un petit goût rafraîchissant. Il existe des tas de recettes de pâtes dentifrices sur internet. Je vous invite à aller lire sur le sujet pour en apprendre davantage! Finalement, pour la soie dentaire, l’option zéro déchet est d’utiliser un vrai fil de soie qui est par définition biodégradable. Je vais considérer cette option lorsque j’aurai fini toute la soie dentaire que j’ai chez moi, ce qui est malheureusement dans longtemps.

Bon brossage de dents!