Sortir les poubelles

Préparatifs de mariage – Partie 2

Crédit photo Linda Lovely Peonies Photography

Salut tout le monde!

Je vous avais promis des nouvelles de l’organisation du mariage cet été et vraiment, je n’ai pas assuré. Je ne vous ai pas oubliés, bien entendu. C’est plutôt que mon travail cet été consiste à rédiger un rapport. Lorsque je termine le soir, la dernière chose que j’ai envie de faire c’est de me rasseoir devant mon ordinateur et d’écrire, encore.

Donc maintenant, des nouvelles des préparatifs de mariage! On s’est finalement plongés sérieusement dans les préparatifs il y a deux semaines. On coche des éléments sur la liste, et je ne veux pas trop vous en dire parce que je compte écrire un gros article sur le mariage après le jour J! On avait les gros morceaux de faits, mais là il restait à mettre tout ça ensemble et à penser aux détails.

Ah, les détails!

Ces petits éléments, ces petites touches qui prennent des heures et des heures à mettre au point. C’est quoi exactement, les détails d’un mariage zéro déchet? Quand je « Google » mariage zéro déchet, je trouve des astuces et des projets de filles (oui, habituellement des filles) qui ont recyclé du bois, du métal et du tissu, qui ont fouillé dans les poubelles des gens, ramassé des coquillages sur la plage ou des branches dans la forêt… Les mariages zéro déchet en ont aussi des petits détails. Aussi, les mariages zéro déchet semblent créatifs et inspirés, et logiquement le mien devrait être une suite sans fin de trucs recyclés, réutilisés de manière originale.

Bon mais voilà, je ne me suis pas découvert une passion pour l’organisation de mariage ou pour Pinterest. Je ne suis pas en train de penser à des alternatives zéro déchet pour tout. On est restés dans le simple, si bien qu’on ne croule pas sous le DIY à un mois du mariage.

Je vous avoue que ça m’est arrivé de ressentir un mini-sentiment de ne pas être à la hauteur lorsque les gens me demandent comment je compte réaliser un mariage zéro déchet, et que tout ce que j’ai à leur répondre c’est : « Mais ils sont supposés être où, les déchets ? » Mais bon, disons que l’angoisse d’avoir un mariage moche ou le sentiment de ne pas être à la hauteur du « défi mariage zéro déchet » s’estompe assez rapidement avec un verre de vin sur mon balcon.

Le mini-sentiment de ne pas être à la hauteur est revenu également à l’occasion lorsque les gens me parlent de décors de salle et de couleurs thématiques et que mon inspiration est à moins 1000. Mais là aussi, ça passe d’habitude. Il y a aussi que c’est dans la cour de qui la gestion des petits détails et des petites touches romantiques? À moi, bien sûr, et aux filles en général.

Je ne veux pas repartir longtemps là-dessus, mais c’est quand même impressionnant comment les responsabilités et la prise de décisions pour le mariage finissent toujours naturellement dans ma cour. Et, pouvons-nous être francs, la pression? À quel point est-ce que je devrais être en train de faire attention à mon alimentation ou à ma peau en ce moment en prévision de mon mariage? Ou à quel point devrais-je être en train de m’entraîner? J’accepte de me calmer sur les frites pendant le mois d’août, mais quand je vois sur Internet des articles sur comment perdre 5, 10 ou 20 livres à temps pour son mariage, je me dis qu’il n’y a pas un gars qui se taperait ça. La majorité des futures mariées se planifient également des moments dans les semaines avant le mariage pour des soins du genre facial, manucure, pédicure, coupe de cheveux, bronzage, pose de faux cils, exfoliant et épilation, en plus d’une coiffure et d’un maquillage la journée même. Pendant ce temps, si mon amoureux s’est lavé les cheveux le matin du mariage, ça va être bien correct pour tout le monde. Bref, fin de la parenthèse.

Les fleurs du mariage qui poussent 🙂

Donc, à quoi ressemble ma vie à T-25 du mariage? C’est assez intense, je ne vous mentirai pas. Je me réveille très tôt et je travaille. À 10h, en faisant mon deuxième café, je décolle une étiquette sur un pot de verre pour un centre de table. À midi, je dîne en rappelant un fournisseur ou en renvoyant des courriels. Vers 18h, je prends mes listes et coche d’un côté les trucs de mariage que j’ai faits et de l’autre, les trucs de mon emploi que j’ai faits, en me demandant s’il est trop tôt pour du vin.

Malgré la perspective de ne pas manger de frites dans le prochain mois, j’ai pas mal hâte à ce qui s’en vient. Est-ce que mon mariage le 9 septembre prochain sera LA plus belle journée de ma vie? Peut-être que oui, peut-être que non. Je pense que nous avons mis toutes les chances de notre côté pour bien en profiter. Et bien sûr, pour faire le moins de déchets possible. On s’en reparle!

Bonne journée tout le monde xxxx

P.S. Je vais essayer de vous tenir davantage au courant des préparatifs sur Instagram jusqu’au mariage. D’ailleurs, il y aura un aperçu de ma robe cet après-midi sur Instagram #tease! Et le 9 septembre, c’est là que ça se passe!

 

 

 


J’ai testé… La collection zéro déchet des Trappeuses

Salut tout le monde!

Dernièrement, j’ai testé la collection zéro déchet de la Savonnerie des diligences, confectionnée en partenariat avec les filles des Trappeuses. Si tu ne connais pas encore le blogue grano-chic Les Trappeuses, tu passes à côté d’une incroyable opportunité de comprendre, entre autres, comment le contenu de ton frigo peut aussi devenir le contenu de ta pharmacie. Tu dois absolument découvrir leur travail.

Donc, lorsque mon amie Mariane m’a offert de venir me porter des échantillons des produits pour les tester, j’ai dit OUIIII. Qu’est-ce qu’ils ont de spécial ces produits? Tout d’abord, ils sont zéro déchet ou viennent dans un emballage ultra-minimaliste. Pour les produits disponibles en pot, les pots Masson sont consignés aux endroits où les produits sont vendus. Les savons sont disponibles en vrac et même sans étiquette dans plusieurs boutiques dont les boutiques Vrac & bocaux et bientôt au LOCO à Montréal. Aussi, ils sont locaux et majoritairement faits avec des ingrédients biologiques et végétaliens. Les ingrédients sont d’ailleurs vraiment originaux : le bleuet, l’épinette noire, le cèdre, le genévrier, les algues marines, etc. Tsé quand tu dis qu’ils ont pensé à TOUT?

C’est donc dire que pour les gens comme moi qui ne tripent pas tant sur tout « faire maison », il est possible de trouver de bons produits zéro déchet sans avoir à foutre le bordel dans sa cuisine. D’ailleurs, j’ai remarqué que souvent pour faire des cosmétiques à la maison, il faut se procurer plusieurs ingrédients emballés, ce qui n’est pas vraiment écolo.

Alors moi j’ai testé…

Deux savons (un à la citronnelle et l’autre au charbon et à l’épinette noire), la boue de bain, le déo au sapin baumier et l’exfoliant au chaga. Leur collection complète comprend plus de produits.

Tout d’abord, j’ai vraiment aimé les savons (clairement qu’ils sont des pros du savon). Ils sentent superbement bon, durent surprenamment longtemps et laissent la peau toute douce. La boue est chouette, et c’est quand même une agréable sensation de prendre un bain de « boue ».

Mon gros coup de cœur a été le déo au sapin. Bon, pas quand je l’ai ouvert. Disons simplement que ça sentait fort Noël. Aussi, même si j’essaie de ne pas faire ça, je ne peux pas m’empêcher de genrer les odeurs et l’odeur assez forte du sapin me paraissait plus masculine que féminine. Heureusement, je l’ai essayé pareil. Et je l’ai vraiment aimé! L’odeur s’estompe rapidement et je m’en suis assurée régulièrement en demandant à mes amis : « Est-ce que je sens le sapin?!! » Aussi, il tient super bien et survit aux workouts éprouvants. Donc, je pense que c’est rendu dans mes essentiels!

J’ai personnellement moins aimé l’exfoliant au chaga (champignon sauvage de nos belles forêts). Il sent plutôt fort, ce qui n’est pas un problème à première vue, mais perso ce n’est pas vraiment une odeur qui me plaît. Aussi, il est fait à base de beurre de karité et non à base d’eau. Il laisse donc une pellicule grasse sur la peau, qui peut être lavée ou laissée là si on a la peau sèche. Perso, laver ma peau suite à l’exfoliation (parce que ma peau n’a pas besoin de plus de gras merci) m’a laissé la peau plutôt meurtrie. Mais bon, toutes les peaux sont différentes et ce produit ne fonctionnait tout simplement pas pour la mienne.

Conclusion

Je recommande! Parce que ce qui me plaît encore plus qu’un produit zéro déchet, c’est un produit zéro déchet, de qualité, confectionné localement, avec des ingrédients bio et inspirés de notre beau patrimoine végétal.

Je vous laisse ces deux références (ici et ici) pour en apprendre davantage sur les produits et leurs bienfaits.

Merci les filles pour les échantillons et continuez votre beau travail; vous êtes inspirantes xxxx

Minute mariage

Votre enthousiasme collectif pour solutionner mon problème de shooters de mariage suite à mon dernier article m’a vraiment impressionnée! J’ai reçu des courriels et plein de commentaires et pour vrai je n’avais pas pensé à la moitié des idées que vous m’avez données! Là, j’ai plein de nouvelles idées pour éviter d’acheter des shooters à usage unique, mais surtout je retiens deux choses: 1. La petite communauté zéro déchet de Sortir les poubelles est d’une ingéniosité et d’une créativité incroyable 2. C’est la dernière fois que je garde une question qui me chicote comme l’histoire des shooters pour moi-même, vous êtes beaucoup trop forts! Une mention spéciale à celles qui m’ont envoyé des versions mangeables de shooters, même si la majorité d’entre eux avaient l’air dé-geu-las-ses haha.

On a finalement décidé d’aller faire un tour au Renaissance pour voir s’ils avaient des shooters de verres usagés, et en faisant un seul Renaissance on en a trouvé… 25. C’était juste trop facile! On a donc des petites « dates » au Renaissance prévues au cours des prochaines semaines haha. Vous pouvez continuer à nous envoyer vos idées par courriel, il vous reste trois mois!

Charlotte xxxxx

 


Préparatifs de mariage zéro déchet

Trop beau, merci Marie-Michèle 🙂

Salut tout le monde!

Contente de vous revoir, ça fait un bout 🙂 Alors alors, je vous avais dit que je ne transformerais pas Sortir les poubelles en un blogue de mariage, mais je pense qu’on est rendu au stade où notre super mariage grano-chic mérite quelques mots.

C’est que malheureusement, c’est assez exceptionnel ce qu’on essaie de réaliser, c’est-à-dire un mariage zéro déchet, zéro gaspillage et écologique qui soit aussi festif et stylé. Même en ligne ou en sondant mes amis, je réalise qu’il existe peu d’information sur comment réaliser ce genre d’événement. Je dois rassurer tout le monde qu’écologique ne veut pas dire plate et que grano ne veut pas dire que tout le monde doit s’habiller en lin ou arriver en autobus. Maintenant rendue à 3 mois du mariage, je peux vous assurer qu’un mariage zéro déchet peut ressembler à un vrai mariage. Et voici comment :

Zéro déchet, mais surtout zéro gaspillage

Alors par où commencer pour monter un événement zéro déchet? On commence par éviter le gaspillage. Au-delà du gaspillage la journée-même, c’est hallucinant de voir le gaspillage entourant la préparation d’un mariage. Et faites-moi confiance là-dessus; je suis plusieurs groupes d’entraide de futures mariées sur Facebook (oui, ça existe) et c’est razzia chez Dollarama après razzia chez Michaels après razzia sur Amazon ou Aliexpress. C’est archi-commun de voir des mariées s’acheter 10 m de jute pour décorer 100 pots Masson et finir par jeter 8 m de jute. Pareil pour les rubans, les billes, les perles, la peinture, les brillants, les bougies, alouette. La majorité de ces éléments de décoration sont faits en Asie, dans des conditions déplorables pour les travailleurs et pour l’environnement. Et qu’est-ce qui est créé avec tout ça? Des marques places, des menus, des centre de table, des cadeaux d’invités, des portes anneaux, des jarretières, des accessoires de party, des lanternes, etc. Oui, je sais, je sonne comme Grinch qui voulait gâcher Noël en parlant de gaspillage et de mariage, mais ce gaspillage est objectivement choquant.

Réaliser l’étendue du gaspillage au niveau de la préparation et du fameux DIY (Do It Yourself) m’a rappelé que la toute première règle du zéro déchet était de refuser d’acheter le superflu. Et ce, même avant de réutiliser les choses.

L’usagé, c’est la vie!

Dans cette perspective, on s’est donné comme défi de ne RIEN acheter de neuf. On s’est mis à regarder si on avait dans notre entourage des gens qui avaient des choses qu’on pouvait emprunter. On s’est aussi embarqué sur Kijiji pour voir si des particuliers ou d’autres mariés motivés n’avaient pas à vendre le genre d’éléments qu’on voulait, qu’on pourrait redonner à d’autres après nous. Et mon dieu que ça nous a rappelé à quel point les gens possèdent des choses! En fait, qu’est-ce que je cherchais que je ne suis pas arrivée pas à trouver dans mon entourage? Ah oui, 100 verres à shooters haha, mais ça j’en reparle plus loin!

Les fleurs

Mes magnifiques amies ont semé nos fleurs sur la ferme sur laquelle l’une d’elles travaille! C’est un fait méconnu, mais la majorité des fleurs vendues au Québec viennent de Colombie, du Brésil, du Mexique ou d’Afrique et ont fait tout le trajet d’avion de très loin jusqu’aux centres de table des mariages québécois. C’est pour ça que je suis heureuse que mes amies se soient proposées pour faire pousser mes fleurs, ici au Québec et sans pesticide. Ce sera aussi nos décorations principales, qui ont l’avantage d’être 100% compostables.

Les robes et habits

Nous faisons faire ma robe et le tailleur de mon amoureux sur mesure par des tailleurs d’ici. Ils seront donc faits au Canada et non pas au Bangladesh, ce qui nous fait vraiment plaisir. Oubliez-moi pour le voile, les chaussures qu’on ne remettra jamais, les peignoirs, les trucs bleus/empruntés/nouveaux, l’ensemble de bijoux qui matchent, etc. J’ai dit à mes demoiselles d’honneur d’être en court et en blanc, parce que je sais que même si toutes les futures mariées disent ça, je voulais vraiment qu’elles puissent remettre leurs robes un jour et le blanc rendait la chose plus facile. Aussi, nous suggérons à nos invités de porter du linge décontracté au mariage, et nous espérons que pour la majorité d’entre eux cela voudra dire qu’ils ont déjà ce qu’il faut à la maison et qu’ils n’auront pas à acheter du neuf pour l’occasion.

Nourriture et alcool

Nous ne voulons pas de gaspillage alimentaire, et c’est pourquoi nous avons choisi d’offrir un buffet où nous encouragerons nos invités à goûter et à se resservir. Nous amènerons des contenants pour ramener les restes à la maison et faire les meilleurs lunchs! Mes amis m’ont assurée qu’on ne gaspillera pas d’alcool, mais ça c’est juste moyen rassurant.

La vaisselle

Toute la vaisselle est louée et on devrait arriver à ne rien avoir en plastique. Nous espérons n’avoir rien de jetable à notre mariage. Pas de bouteilles d’eau ou de verre en plastique non plus, et essayez de deviner juste pour le fun s’il y aura des pailles?!

Les invitations

Pas de papier pour nous! Les invitations et toute l’information nécessaire seront communiquées par courriel à nos invités.

Les autres idées (en développement)

En ce moment, nous testons des bières de microbrasserie pour choisir les bières que nous servirons. Disons seulement que c’est une étape de planification particulièrement agréable. À date nous cherchons un endroit qui nous louera des kegs, pour ne pas avoir de bouteilles de vitre à recycler. Nous faisons également nos recherches pour trouver de bons vins québécois, mais je ne vois pas d’alternatives aux bouteilles de vitre… C’est d’ailleurs la seule chose qu’on pense devoir recycler au mariage.

Futurs confettis

Les défis

Nous sommes à la recherche d’alternatives aux verres à shooters en plastique! Vous avez des idées? Ou possédez-vous 100 shooters haha (ok je m’essaie). En tout cas, je lance ça de même dans l’univers et si jamais vous avez des idées vous pouvez m’écrire ;).

Conclusion

Voilà, c’est ça pour l’instant! Je sais que j’ai couvert pas mal de sujets, mais j’imagine que le message principal que j’essayais de faire passer à travers cet article est que je ne comprends pas le lien entre tout ce qu’on peut acheter pour son mariage et le mariage lui-même. C’est quoi le lien entre un bar à bonbons et mon mariage?! Bien oui, on me l’a expliqué et je vois le lien parce que c’est festif, mais c’est quand même loin du but de la journée. Peut-être que c’est juste moi qui suis paresseuse et qui me cache derrière l’argument écologique pour éviter de devoir confectionner un livre de signatures avec du bois de grange ou monter un bar à mojitos thématique. Qui sait. En tout cas, à date laissez-vous moi vous dire que les préparatifs sont (plutôt) sans stress, mais surtout que ça va être très cute 🙂

Bonne journée tout le monde,

Charlotte xxxx

Pssssst! Je ne peux pas m’empêcher de joindre à cet article les liens de deux petites vidéos (vidéo 1 et vidéo 2) très drôles que J’ADORE sur les vrais coûts du mariage. Ils sont en anglais seulement malheureusement.


Retour sur un mois végétalien

Salut tout le monde!

Ceux qui me suivent sur Instagram savent que je viens de faire un mois végétalien en février. Ça faisait longtemps que je voulais essayer ce genre de défi, juste pour le plaisir. Je l’ai fait avec mon amoureux et une de mes meilleures amies. Avant que vous débutiez votre lecture, sachez que l’histoire qui suit relate mon expérience à moi avec ce mode de vie et ne se veut EN RIEN une attaque ou une critique contre quiconque ou quoi que ce soit :).

Les règles du jeu 

Pendant le mois de février, nous voulions éviter la viande et les produits provenant des animaux. C’est donc dire : pas de fromage, œuf, poisson, produits laitiers, mayonnaise, bouillon de bœuf ou de volaille, miel, sauces de poissons, etc. Il faut être créatif (en remplaçant la mayo par du hummus dans un sandwich, par exemple) et oser demander (par exemple, quelles sont les options végétaliennes sur le menu ou s’il est possible d’avoir du bouillon de légumes au lieu d’un autre bouillon).

Crème fouettée végétalienne au lait de coco!

1000 bonnes raisons d’être plus végétalien 

Il y a beaucoup de bonnes raisons d’adopter un régime alimentaire plus végétalien. Il y a d’abord l’argument de base pour l’environnement, qui revient à dire que c’est un peu absurde en termes de gestion des ressources de faire pousser des plantes pour nourrir des animaux qui nous nourriront par la suite, soit avec leur viande ou leurs produits secondaires. Pour entretenir cette production, les ressources nécessaires sont énormes (production, transport, transformation, emballage, entreposage, etc.). Limiter notre consommation de produits animaliers réduirait également la quantité de terres arables utilisées pour les animaux ainsi que l’utilisation d’eau. Au-delà de ça, être végétalien consiste à prendre une position éthique forte contre l’exploitation des animaux, quelqu’exploitation que ce soit.

Être végétalien au resto

Être végétalien à la maison, ça s’apprend et honnêtement c’est facile. On apprend à cuisiner quelques aliments qu’on connaît moins comme les légumineuses, le tofu et le tempeh et les noix, et à jouer avec les sauces et les épices.

Au restaurant par contre, c’est vraiment une autre histoire. En flirtant avec le végétarisme, je pensais que j’allais continuer à pouvoir fréquenter les endroits pleins d’options végé que je fréquente habituellement. Seulement, pas vraiment. Par exemple, les restaurants indiens sont parfaits pour les végétariens, mais moins idéaux pour les végétaliens puisqu’ils utilisent beaucoup de beurre clarifié. Les restaurants asiatiques, le paradis du tofu et des bons plats de pâtes rassasiants, cuisinent énormément avec de la sauce de poisson, de la pâte d’anchois, de la pâte de crevettes ou de la sauce aux huîtres.

Aussi honnêtement, je ne sais pas ce qui a été frit dans le beurre, dilué avec un peu de lait ou sucré avec du miel dans la cuisine. C’est difficile! Est-ce que je suis censée demander au serveur la liste des ingrédients des plats? J’ai aussi dû me faire rappeler que mon cocktail préféré, le Bloody Caesar, était en fait du jus de palourdes. Ouache.

Quand tu rêves de tricher la nuit…

Mon amie, qui a fait le défi avec nous, a rêvé deux fois pendant le mois qu’elle mangeait des desserts avec des produits laitiers et qu’elle se sentait suuuper mal. Mon amoureux s’est aussi réveillé deux matins en me dressant la liste des plats qu’il voulait manger cette journée-là mais qu’il ne pourrait pas manger. Et moi-même, je me suis surprise à vouloir manger un burger, alors que j’en mange à peu près 2 par année. J’ai aussi eu des envies vraiment intenses de chocolat au lait.

Une fois végétalienne au resto réussie au Alep, et une autre fois moins glorieuse avec beaucoup, beaucoup trop de tofu dans ma soupe au Ganadara

Ce que j’ai réalisé, c’est que lorsque tu veux quelque chose mais que tu ne peux pas l’avoir, tu entres dans un mode de « privation ». C’est un état vraiment moche dans lequel être, un peu comme lorsqu’on fait un régime. Par contre, lorsque tu pourrais avoir quelque chose mais que tu ne le veux pas, tu ne te sens pas privé de quoi que ce soit. Je vous jure, je peux passer des semaines sans manger de viande ou de fromage sans y penser, mais à la minute où je ne pouvais plus en avoir, je me sentais privée. Tout ça pour dire que le défi a duré… 3 semaines (21 jours). Brisé en éclat par une poutine à 2h du matin.

Conclusion

Faire ce genre de défi permet de réaliser avant tout que les produits issus des animaux sont présents dans tout, tout le temps. C’est plate, pas seulement parce qu’ils ne sont pas les meilleurs pour la santé mais également parce que je crois que ce sont des produits de luxe qui devraient être traités de la sorte. À la place de tout enduire de fromage, on devrait manger du fromage de temps en temps mais du bon, du vrai de vrai et en profiter.

Si vous êtes tentés par l’expérience, je vous encourage fortement à essayer ce genre de défi! Profitez-en pour découvrir les options végétaliennes des restos que vous aimez, de bons restaurants végétaliens, des nouvelles épices, des nouveaux condiments et des nouvelles recettes! Leçons à tirer et anecdotes à raconter garanties.

Bonne journée tout le monde xxxx


Les pailles

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Jasons paille un instant, et prenons un deux minutes de notre journée pour s’arrêter et réfléchir à l’intérêt des pailles de plastique dans la vie. Les pailles se retrouvent partout, dans tous les jus ou smoothies au restaurant, dans toutes les slushs et boissons sur la route et dans tous les cocktails. L’utilité principale de la paille est de téter un liquide quelconque, au lieu de le boire directement du récipient. Elles se retrouvent également logiquement dans les poubelles et dépotoirs, et dans les océans où elles représentent un des dix objets les plus régulièrement retrouvés.

Depuis que je vis un mode de vie zéro déchet, je dois honnêtement avoir refusé une centaine de pailles. Je ne prétends pas avoir sauvé une centaine de poissons, mais je pense tout de même qu’il commence à être temps qu’on fasse le lien entre notre utilisation de plastique à usage unique et la pollution, surtout dans l’océan.

Les pailles vont directement, souvent en l’espace de moins d’une heure, d’un récipient à la poubelle. Chaque paille créée requiert des ressources et prendra entre 200 à 1000 ans à se désintégrer. C’est donc dire que chaque paille créée depuis l’invention des pailles de plastique (environ 50 ans) existe encore quelque part sur cette planète. Je ne peux pas nier que ça me choque d’évoluer, encore aujourd’hui, dans un monde pro-paille malgré la conscientisation environnementale qu’on voit prendre du terrain un peu partout.

En fait, si je vous partage mon opinion c’est très égoïstement dans l’espoir qu’un jour un/e serveur/se me réponde: “Ah oui, il y a plusieurs personnes qui commencent à refuser les pailles”. Au lieu de penser, comme mon amie me l’a si bien dit l’autre jour: “La serveuse doit penser que tu as une allergie au plastique”.

Pas de paille, pas de problème!

C’est très facile de demander son breuvage sans paille. Il suffit de le demander, avec un beau sourire, en se rappelant que ce n’est pas nous qui sommes étranges, mais bien tout ce cycle de consommation et de gaspillage qui l’est.

Est-ce que je peux m’autoriser à rêver du jour où il y aura des pailles dans les restaurants et les bars seulement pour ceux qui en ont vraiment besoin, comme si tu viens de te faire enlever tes dents de sagesse? Les autres seront encouragés à porter leurs lèvres à leur verre, comme dans l’ancien temps.

//Minute mariage

Pour la St-Valentin, mon amoureux m’a encore une fois prouvé qu’il avait bien assimilé les principes du zéro déchet en m’offrant une expérience plutôt qu’un cadeau. Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que nous sommes allés faire un cours d’essai de danse en vue de notre mariage (je capotais, bien entendu).

Cette activité m’a inspiré cette réflexion. L’annonce de notre mariage a suscité une surprenante panoplie de réactions des gens de notre entourage et d’un peu partout. Dans un extrême, il y a les gens qui te regardent les yeux pleins d’eau en te disant à quel point c’est merveilleux l’amour. Dans l’autre extrême, il y a les gens dégouttés par l’idée même du mariage, qui te répondent c’est de la grosse bouette de surconsommation qui coûte une fortune et qu’eux n’ont pas besoin de ça (je vous jure, des fois les réactions sont virulentes). Quelque part entre les deux, il y a ceux qui ne veulent ou ne voudraient pas parce qu’organiser un événement de cette ampleur apparaît comme beaucoup, beaucoup trop compliqué.

C’est avec ceux qui pensent comme ça que j’aimerais partager ici ce que j’ai dit sur Instagram. Ne pas vouloir se marier parce que la préparation est trop compliquée est, selon moi, passer à côté de l’essentiel. La vérité, c’est que je ne pense pas que j’aurais passé mon jeudi soir 16 février avec mon amoureux et Yulia (notre instructrice de danse) à se piler sur les pieds avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles si je ne me mariais pas. Je ne pense pas que j’aurais passé une demi-heure avec mon papa l’autre jour à jaser de quand on va aller visiter les vignobles bios du Québec cet été pour trouver les meilleurs vins. Je ne pense pas que j’aurais passé autant d’heures à rire avec mes amies des décos de mariage quétaines ou à rêver au fou voyage de noces qu’on se planifie pour l’occasion. Sans compter toutes les personnes merveilleuses que cette aventure m’a permis de rencontrer. Ce sont tous ces petits moments incroyables qui font de cette expérience une expérience unique, pas juste les 8 à 10 heures la journée même du mariage.

Oui, organiser un mariage, c’est compliqué (et certainement plus compliqué que de ne rien faire). Sauf que c’est comme être zéro déchet, avoir un blogue ou même faire un défi végétalien. Oui c’est compliqué, mais maudit que c’est l’fun.

Bonne journée tout le monde xxxx


2017

Salut!

Tout d’abord, bonne année. Vous avez été plusieurs à me dire que vous vous ennuyez de moi sur le blogue! Merci, ça me fait toujours plaisir de vous lire. Et pas de raison de vous en faire; j’ai simplement enchaîné une dure fin de session, un beau voyage et un temps des fêtes bien occupé, toutes sortes de choses qui m’ont gardée loin des médias sociaux.

Aussi, mon engagement face au mouvement zéro déchet et mon activisme ont pris une tournure inattendue à la fin 2016. C’est pour cela qu’aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de bénévolat et de comment ce genre d’activité s’insère naturellement d’après moi dans le cheminement de la personne engagée en 2017.

Lorsque Trump a été élu en novembre dernier, ça m’a jetée à terre. Littéralement, en étoile sur le plancher. J’étais découragée, émotionnelle, anxieuse et inconsolable. Je me sentais impuissante et j’ai laissé pendant un certain temps ce sentiment étouffer mon optimisme et mon désir de faire bouger les choses.

Recevoir des câlins, manger des frites et des brownies, prendre des marches en forêt, courir dehors et remanger des frites ont aidé. Puis, au fil du temps, les mouvements citoyens à travers le monde suite aux élections m’ont inspirée et m’ont redonné envie de me battre.

C’est là que j’ai réalisé que j’avais besoin de plus maintenant que d’être zéro déchet ou d’en parler sur mon blogue. J’avais besoin d’être avec les gens, pour vrai, de m’impliquer dans une cause physiquement comme pour manifester mon désaccord face au racisme, au sexisme et à l’obscurantisme que j’observais. C’était un désir fort et puissant, comme celui de crier des fois ou de sacrer dans le trafic. J’avais fait pas mal de bénévolat dans ma vie, mais je n’avais pas compris jusqu’à récemment tout ce que cela pouvait m’apporter.

Laissez-moi vous dire que je suis excessivement fière de faire une différence en vivant un mode de vie zéro déchet. Je suis aussi très fière de faire une différence en vous inspirant au moyen de ce blogue. Mais, depuis la fin de l’année dernière, laissez-moi aussi vous dire que je suis vraiment contente d’avoir ajouté un aspect d’implication communautaire à ma vie.

Qu’est-ce que je fais exactement? Quatre heures par semaine, je travaille avec des éducatrices dans une halte-garderie dans mon quartier. Mon rôle est essentiellement d’alléger leurs tâches en m’occupant d’adorables bambins qui ont moins de chance dans la vie que j’en ai eue. Ce genre d’implication m’en apprend énormément sur moi-même, me fait sortir de ma zone de confort et m’amène à rencontrer des gens que je n’aurais pas rencontrés autrement. Lorsque je sors de là, je suis pleine de morve/bave et épuisée, mais furieusement heureuse. Ce sentiment, ce « High », me suit tout le reste de la journée.

Je ne sais pas combien d’entre vous ont pris la résolution en 2017 de faire une différence. Je crois que même si vous n’avez pas pris officiellement cette résolution, vous en ressentez probablement le besoin. Personnellement, faire une différence dans ma communauté en plus de dans mon quotidien me fait me sentir encore plus cohérente avec mes valeurs et heureuse. C’est donc ce que je vous souhaite pour 2017, de beaux défis et de belles expériences dans vos communautés qui permettront à l’activiste en vous de briller de mille feux. Oh et de moins en moins de déchets, bien sûr.

Bon maintenant que c’est dit, place à quelques propos plus superficiels. À la demande générale, voici voilà une autre minute mariage.

Minute mariage

Bon 9 mois ! Le mariage est quand même dans 9 longs mois, alors il n’y a pas de panique à bord côté planification. Je ne sais plus si je vous l’avais dit, mais nous avons une planificatrice de mariage (Allo Mélanie !). Elle nous a donné un échéancier à suivre chaque mois avec des choses à faire jusqu’au mariage (ex : trouver un célébrant, réserver la vaisselle, etc.). Ça nous enlève un stress énorme de savoir qu’on fait tout comme il faut en suivant notre petit échéancier haha. Donc depuis ma dernière minute mariage, nous avons pas mal juste réservé la vaisselle (excitant) et nous choisirons les fleurs la semaine prochaine avec mes superbes amies qui les feront pousser pour nous sur leur terrain.

La chose seule qui se passe vraiment en ce moment, c’est que j’essaie d’intéresser mon amoureux au choix de chansons pour notre première danse (OUI, je SAIS, c’est téteux et je m’assume). Je ne veux pas qu’on fasse dur devant tout le monde et je veux qu’on aille LA chanson. Donc en gros, la scène typique c’est moi qui tasse la table du salon, qui mets de la musique et qui retiens mon souffle jusqu’à ce qu’il accepte finalement de danser avec moi SANS NIAISER. Pas des giga succès à date, mais c’est pas mal drôle. Une chance qu’il nous reste 9 mois de pratique.

Bon début d’année 2017 tout le monde,

Charlotte xxxxx

 

 


Comment célébrer le Black Friday cette année

Sortir les poubelles

Aujourd’hui, je veux vous parler de l’initiative « Journée sans achat » ou « Buy Nothing Day », qui aura lieu ce 25 novembre. Ce vendredi, les Américains auront congé pour célébrer l’Action de grâce en famille. Ce vendredi, la majorité d’entre eux prendront également d’assaut les centres d’achat de Burlington, d’Houston, de Miami et d’autres villes pour célébrer le Black Friday.

Durant le Black Friday, les magasins offrent des rabais qui sont parfois spectaculaires, parfois pas. Seulement, les commerçants ne font pas de vrais cadeaux : ils offrent des aubaines sur certains items pour que les gens réfléchissent moins avant de les acheter, et pour que, rendus en magasin, ils achètent beaucoup plus dans la frénésie devant tous ces rabais. Des études ont d’ailleurs démontré que le pourcentage de rabais était de loin l’élément principal motivant les achats des consommateurs, bien avant le prix final (!!!) et les besoins. Car ne nous leurrons pas, ce sont les commerçants qui se font la palette cette journée-là, pas les acheteurs.

Ce qui est intéressant avec le Black Friday, c’est que cette tradition est vraiment arrivée au Canada en 2013 seulement. C’est que les Canadiens, comparativement aux Américains, n’ont pas congé cette journée-là (notre Action de grâce est en octobre). Qu’à cela ne tienne, les Wal-Mart, Cotsco et Best Buy de ce monde se sont dit que le Canada était un marché sous-développé et qu’il y avait sûrement beaucoup, beaucoup d’argent à faire ici comme aux États.

Les premières années ont été décevantes pour les multinationales de la consommation, puisqu’ils ont découvert que cette fête de la surconsommation n’allumait pas les consommateurs canadiens autant qu’espéré. En plus, au Québec ils se sont heurtés à un défi supplémentaire, puisqu’à cause de la loi 101 ils ont dû traduire l’expression Black Friday. Ça a donné « Vendredi noir » (très glauque selon moi), « Vendredi fou », « Vendredi aubaines », « Vendredi rabais » bref, un tas d’expressions pas excitantes qui n’ont pas réussi à aller chercher l’engouement que crée l’expression « Black Friday ». On ne parle pas d’un échec cuisant par contre. En 2014, on a estimé qu’un million de Canadiens avaient prétendu être malades pour aller magasiner au lieu de travailler. De plus, chaque année le phénomène gagne en popularité au Canada. Dans la lignée du Black Friday, les commerçants offrent habituellement des rabais tout au long du week-end, ce qui a fait en sorte que plus de 19 millions de Canadiens ont magasiné ce week-end-là l’an dernier.

http://wageconcern.com

Face à cette frénésie collective, le mouvement mondial du « Buy Nothing Day » ou la « Journée sans achat » est né. C’est que ce ne sont pas tous les Américains qui veulent passer une de leurs rares journées de congé en ligne au K-Mart. Le défi de la « Journée sans achat » est de ne pas dépenser d’argent cette journée-là. On s’impose un moratoire de consommation, par défi personnel ou pour manifester notre désapprobation face à cette tradition de marketing débile. Après tout, le meilleur moyen de sauver son argent, c’est de ne pas le dépenser, n’est-ce pas?

Donc en cette journée du 25 novembre 2016, on n’achète rien. On fait son lunch, on marche partout, on fait son café, on fait des activités gratuites et on reste loin des magasins. Et si on veut, on reste dans cette bonne voie tout le week-end. On peut aussi profiter de l’occasion pour réfléchir sur ses habitudes, sur la consommation en général et échanger sur ses impressions avec des amis.

Vendredi, merci de vous joindre à ce défi afin de faire le doigt d’honneur anonymement aux géants de la consommation de ce monde. Merci de vous joindre à moi pour leur dire que leur marketing ne marche pas et ne marchera pas ici, parce que nous sommes des citoyens et non pas des guichets automatiques, et que notre sport national est le hockey, pas le magasinage.

Vendredi, je vais penser à tous ceux qui participent à ce mouvement mondial de contestation silencieuse. Je vais penser à vous, ailleurs que dans des magasins ou en ligne. Finalement, je vais prendre grand plaisir à m’imaginer ces gens, quelque part dans de grandes tours à bureaux, en train de se casser la tête sur le mystère des consommateurs québécois, desquels il n’est pas si facile de soutirer de l’argent.

Bonne journée et bonne chance ce vendredi,

Charlotte xxxxx

 


J’ai testé: les serviettes hygiéniques lavables

Sortir les poubelles

Chers lecteurs, chères lectrices,

Je viens de franchir une nouvelle étape dans mon parcours d’environnementaliste grano-chic. Je suis plus méritante de mon statut d’hippie aujourd’hui que je ne l’étais la semaine dernière, car j’ai testé les serviettes hygiéniques lavables. Oui lavables. Pour celles qui viennent d’écarquiller les yeux en guise de surprise/incompréhension/incrédulité, cet article est (définitivement) pour vous. Pour celles qui sont des habituées et qui manient cette routine comme des championnes, cet article a le potentiel de vous faire sourire en vous rappelant vos débuts.

Toutes les femmes sensibles à leur empreinte écologique se sont déjà demandé comment aborder cette période du mois de façon plus écologique. Je vous ai déjà parlé de ma transition des tampons faits de coton organique sans embout jetable à la Diva Cup (oui on va dans l’HYPER personnel sur ce blogue). Faire la transition n’a pas été facile et j’ai dû parler de mes enjeux avec la fameuse coupe à probablement toutes mes amies. Qu’on s’entende par contre, pour moi les options non réutilisables ne sont pas mieux. Utiliser des objets « bleachés » qui aspirent tout à l’intérieur ou porter l’équivalent d’une couche pour femmes ne sont pas des options plus intéressantes, pour moi du moins.

Par contre, s’il y a bien quelque chose que je n’osais pas essayer, c’était les serviettes hygiéniques lavables. Je ne sais pas, il y avait quelque chose dans l’idée de frotter et laisser tremper qui me faisait penser au temps des histoires des pays d’en haut, quand les femmes avaient une dizaine d’enfants et lavaient leurs guenilles à la main pour les réutiliser… le mois d’après. Aussi, je n’étais pas capable d’avoir l’heure juste sur ces dernières. C’est comme pour les mouchoirs réutilisables : COMMENT TU LES LAVES ? COMMENT TU LES RANGES ? COMMENT TU LES ENTRETIENS ? Pourquoi personne n’est capable de m’expliquer ça clairement ?! Parce que de me faire répondre : « Bien là, tu les laves comme tu laves un vêtement normal… » n’est PAS une réponse utile.

Puis, j’en ai reçu par la poste. D’habitude, je ne suis pas chaude à l’idée de recevoir des objets par la poste parce que j’aime croire que j’ai tout ce dont j’ai besoin, mais j’étais vraiment trop curieuse quand on m’a dit que j’allais beaucoup aimer mon colis « mystère ». Quand j’ai vu que c’était des serviettes hygiéniques lavables, je me suis dit : “YOLO Charlotte, pus le choix. » Surtout qu’essayer des serviettes hygiéniques lavables fait un peu partie de la description de tâches d’une blogueuse zéro déchet.

Sortir les poubelles

Donc, comment ça marche (pour vrai). Tout d’abord, il faut comprendre qu’on ne s’achète pas une serviette hygiénique lavable mais bien un ensemble de plusieurs serviettes, puisqu’on ne remettra pas la même serviette au cours de la même semaine. Il y a des serviettes plus petites et d’autres plus grandes, dépendamment des pertes. L’idée, c’est d’utiliser une serviette et de la rincer après son utilisation À L’EAU FROIDE dans le lavabo avec un peu de savon. Il est TRÈS IMPORTANT d’utiliser de l’eau froide parce que l’eau chaude fait « cuire » le sang, et c’est ce qui fait des taches qui restent. Donc on rince, oui les deux mains dedans, la petite serviette dans le lavabo. Après, on garde toutes nos serviettes rincées dans un sac ou dans un bol de trempage, avec de l’eau et un peu de vinaigre blanc. À la fin de la semaine, on les envoie toutes au lavage en même temps pour une brassée à l’eau froide. Là ça dépend de vous : si les serviettes vous apparaissent bien rincées, elles peuvent aller avec la brassée normale. Si vous les trouvez toujours sales, vous pouvez faire une mini-brassée avec uniquement les serviettes. Si on prévoit s’absenter de la maison pour une longue période, il faut prévoir un sac hermétique pour pouvoir ranger la serviette utilisée pour pouvoir la changer.

VERDICT

Bon honnêtement, c’est vraiment moins terrifiant que je pensais. Oui, je me suis sentie un peu comme Émilie Bordeleau en lavant mes serviettes à la main dans le lavabo, je ne vous mentirai pas. Aussi, j’ai peur qu’à long terme les serviettes finissent par être tachées. Pour l’instant, en les ayant frottées après leur utilisation dans le lavabo, les avoir laissées tremper quelques jours et les avoir lavées à la laveuse, elles ne sont pas tachées. Par contre, j’ai pas mal frotté pour m’en assurer et je trouve perso que c’est beaucoup de temps passé à frotter des taches.

J’ai une amie qui s’est fait ses propres serviettes hygiéniques lavables, et qui les a faites noires. Quelle idée géniale. Ça m’a vraiment fait me demander pourquoi toutes les serviettes hygiéniques lavables que j’ai jamais vues étaient blanches. Même chose pour les couches lavables, pourquoi est-ce toujours des couleurs pâles ? Ça sert qui exactement ? Je pense honnêtement que si les serviettes hygiéniques lavables étaient de couleurs foncées, ça serait vraiment LA solution écologique pour les menstruations.

Parce qu’honnêtement, c’est hyper confortable. Aussi, pour celles comme moi qui ont des bonnes pertes et des crampes douloureuses, c’est une bonne alternative pour ne pas se sentir un peu… bouchée avec la Diva Cup. Est-ce que je suis la seule ? Bon une autre question pour mes amies haha ! Tout ça pour dire que pendant ces moments-là, je pense que je vais préférer les serviettes hygiéniques lavables. Je me vois bien alterner entre les serviettes réutilisables et la Diva Cup dans le futur.

Si ça vous intéresse, je vais vous recommander la seule marque que j’ai testée et approuvée, Omaïki. Ils ont aussi une petite fiche d’information pratique pour l’entretien des serviettes.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions! Si vous en avez plus, n’hésitez pas à les poser en commentaires ou à m’écrire! Bonne journée,

Charlotte xxxx

//Minute mariage

Il y a plusieurs faits incontestés dans la vie: nous allons tous mourir un jour, on devient un vrai adulte le jour où on s’achète un manteau d’hiver chaud et le fait que la préparation d’un mariage, c’est un truc de filles.

J’ai remarqué que chaque fois que j’ai une discussion sur mon mariage, les questions sont toujours inévitablement dirigées vers moi. Même si mon copain est à côté de moi lorsqu’on en parle, même s’il se marie autant que moi et qu’en fait il est aussi impliqué que moi dans le processus. On s’attend à ce que j’aie toutes les réponses et lui, absolument aucune. À part de connaître la date et le lieu, personne ne semble s’attendre à plus de lui. Les stéréotypes insidieux de la fille légèrement névrosée qui rêve de se marier depuis sa tendre enfance et du gars moyen-embarqué dans le projet qui fait ça pour faire plaisir à sa blonde sont plus présents qu’on ne le croirait.

Je vous mentirais si je vous disais que quand ça arrive, mon amoureux interrompt sec la conversation en disant : « Pardon, c’est mon mariage à moi aussi, j’aimerais que tu t’adresses à moi autant qu’à elle. » Bien sûr que non. Nous sommes malgré nous pris avec cette idée, cette impression, que c’est avec les filles qu’on discute de mariage, pas les gars.

Bref, cette situation m’a fait réfléchir. Si on veut vraiment un mariage égalitaire, bien ancré au 21e siècle et dans un monde où les hommes et les femmes sont des partenaires égaux dans les projets qu’ils entreprennent, il va falloir que ça soit égal du début à la fin.

Je vais devoir faire un effort pour l’inclure davantage dans les décisions et dans les discussions, même si tout le monde lui donne constamment l’impression que cet événement ne le concerne pas. Le plus vite je vais l’inclure, le plus vite on va avoir fait le tour de la question et le plus vite on va pouvoir changer de sujets pour parler de trucs qui nous passionnent vraiment, comme les mini-maisons et Brooklyn Nine-Nine.


Concours sur Facebook avec Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Pour souligner la Semaine québécoise de Réduction des Déchets, Sortir les poubelles s’associe avec Dans le sac pour faire tirer son fameux ensemble de sacs zéro déchet!

Dans le Sac est le projet de Stéphanie et de Laurie, deux filles pétillantes et engagées qui voulaient créer un sac réutilisable parfait pour aller chercher leur pain. À travers cette idée, elles ont décidé de mettre leur créativité et leur enthousiasme au profit du mouvement zéro déchet. C’est un pari réussi parce que leur petite entreprise a le vent dans les voiles et leurs sacs sont vendus dans de plus en plus de magasins et d’épiceries, en plus de leur plate-forme en ligne! Si on se les arrache comme des petits pains chauds, c’est que ces sacs sont beaux, simples et ont de la classe.

L’ensemble zéro déchet à tirer comprend le classique sac à pain qui peut aussi être utilisé en corbeille sur la table ou pour faire des achats en vrac, le sac à baguettes et les deux formats des nouveaux sacs à vrac. D’ailleurs, leur nouvelle ligne de sacs zéro déchet sera en ligne sur leur site web dès aujourd’hui ou les prochains jours! Tous les sacs sont fabriqués à Montréal et sont faits en coton naturel.

POUR PARTICIPER AU CONCOURS:

  1. Aimez les pages Facebook de Sortir les poubelles et de Dans le Sac
  2. Aimez (« likez ») la publication relative au concours sur la page Facebook de Sortir les poubelles
  3. Écrivez (« taguez ») le nom d’une personne qui pourrait être intéressée par ce concours dans cette publication

Partagez avec vos amis, et suivez Dans le Sac sur Instagram! Le tirage au sort aura lieu VENDREDI PROCHAIN LE 28 OCTOBRE. Pour le Canada seulement. Bonne chance!!!

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

// Minute préparatif de mariage

Puisque l’annonce de notre mariage a suscité pas mal d’intérêt et de curiosité de votre part sur les réseaux sociaux, je me suis dit que je vous tiendrais au courant des préparatifs, pour ceux et celles que ça intéresse!

Et là j’ai une histoire à vous raconter! Si vous participez à une conversation avec moi où on jase de mariage, c’est inévitable que je vais vous sortir à un moment donné: “Non mais nous on veut quelque chose de simple.” C’est comme ma ligne de parti. Eh bien cette semaine, j’ai réalisé que c’était faux faux faux et archi faux et que je devais arrêter de vanter à tout bout de champ la simplicité de mon mariage.

Je m’explique au moyen d’un exemple : le choix du traiteur. Nous voulions un super bon traiteur, mais pas juste un super bon traiteur. Nous voulons un traiteur qui comprend nos valeurs environnementales. Nous voulons un buffet complètement végétarien, parce que servir  80 portions de viande, c’est juste pas nous. Nous voulons que les ingrédients proviennent d’un rayon de 100 km et soient en saison. Nous voulons que le service n’occasionne pas de déchet. Nous voulons limiter le gaspillage alimentaire au maximum et pouvoir ramener les restes. Nous voulons du compost et rien à usage unique. ALLO LA SIMPLICITÉ. Ce qui serait simple en fait, ce serait d’engager n’importe quel traiteur, de servir 80 assiettes de poulet ou de bœuf qui viennent de n’importe où et des aliments qui viennent du bout du monde, de servir des assiettes individuelles et de laisser une partie de leur contenu être gaspillée et d’avoir des ustensiles et des serviettes jetables. Remplir des sacs et des sacs de poubelles sans s’en préoccuper, ÇA c’est simple. C’est aussi la norme. Je dirais même plus : je constate que c’est un genre de tradition d’en mettre plein la vue à ses invités en leur offrant une orgie de nourriture, d’abondance et de cochonneries à jeter le soir-même. Car bien sûr, plus le spectacle est gros et extravagant, plus on s’aime…?

Tout ça pour dire que pour ne pas finir dans un mariage qui ne nous ressemble pas, il a fallu mettre des règles. Donc non, notre mariage n’est pas simple parce qu’on a un tas de valeurs qu’on ne mettra pas de côté. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en train de nous monter une équipe qui a la même vision que nous et pleins d’idées! D’ailleurs, nous avons trouvé LE traiteur qui remplit tous nos critères. Nous avons longuement discuté avec lui du gaspillage alimentaire et du gaspillage de ressources lors des mariages. C’est avec bonheur qu’il nous a dit qu’il était très excité à l’idée de cuisiner pour notre mariage atypique. Tout le monde est ravi donc, et la question de la nourriture est réglée.

C’est excitant! Je vous tiens au courant pour la suite xxxx


Voyage zéro déchet à Boston

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Salut tout le monde!

Il y a deux fins de semaine, je suis allée visiter Boston avec ma maman. Elle avait une conférence là-bas et m’a gentiment invitée à squatter sa chambre d’hôtel le temps d’une fin de semaine. J’ai, vous comprendrez, sauté sur l’occasion de me faire gâter par ma mère et de marcher de long en large à travers une ville splendide et grano à souhait.

D’ailleurs, merci pour vos suggestions écolos à Boston! Grâce à vous, j’ai découvert le resto végétalien et thaïlandais My Thai, le casse-croûte végétalien Clover et le restaurant de cuisine saisonnière et locale Townsman. Je ne suis pas végétalienne, mais lorsque je voyage j’essaie de manger dans ce genre d’endroits. La nourriture y est habituellement plus fraîche et plus santé, et chaque repas de viande de moins est bon pour la planète 😉

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Pour ce voyage, je suis partie avec mon kit de voyage zéro déchet, c’est-à-dire un thermos pour le café, un pot Masson (que j’utilise comme bouteille d’eau), une fourchette et une cuillère, une serviette en tissu et un petit sac en tissu (pour quand je vois des bonbons en vrac!).

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Même s’il n’y avait pas eu autant de cafés organiques et de restaurants végétariens, j’aurais adoré Boston. C’est vraiment une ville magnifique, vivante et intéressante dans laquelle il est agréable de déambuler. Je ne connaissais pas beaucoup l’histoire des États-Unis avant ma visite, ainsi au fil d’une marche historique à travers la ville j’ai découvert de vieilles églises dans lesquelles ont été prononcés les premiers discours abolitionnistes et des bâtiments clés de la révolution américaine. Petite parenthèse pour pleurer sur le fait que les parlementaires américains semblaient plus ouverts et progressistes en 1776 qu’aujourd’hui. Fin de la parenthèse.

Ainsi donc cette publication sera surtout une publication de photos qui devraient vous donner le goût d’aller à Boston ou une furieuse envie de manger des légumes.

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Bonne journée,

Charlotte xxxxx