Sortir les poubelles

Mes débuts dans le zéro déchet: inspirations et optimisme

Résultat du défi « Juillet sans plastique »!

Salut tout le monde! Aujourd’hui, je vous invite à découvrir Amélie, du superbe blogue Bric à bacs. Amélie a mis sur pied cette petite mine d’or d’informations afin d’informer et de sensibiliser les gens sur certains enjeux environnementaux et surtout, sur la gestion des déchets! Elle vous raconte ici ses débuts dans l’aventure zéro déchet et certaines de ses réflexions d’écolo imparfaite. Gageons que vous allez vous y reconnaître! Bonne journée xxxx

Insufflez un vent d’optimisme

C’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation de Charlotte à collaborer à Sortir les poubelles et de partager quelques-unes de mes réflexions sur le sujet qui l’intéresse et qu’elle documente généreusement avec son blogue. Depuis près de 8 mois, j’ai emprunté la route vers le zéro déchet. Mon aventure a commencé en juillet dernier, alors que je me suis engagée à participer au défi « Juillet sans plastique ». L’objectif : réduire la consommation d’emballages en plastique à usage unique pendant un mois. Ce qui semblait au début un défi quasi insurmontable (et perturbant pour certaines personnes de mon entourage : je n’allais quand même pas m’empêcher de vivre pour éviter d’acheter des choses contenant du plastique…) a été un tremplin vers des changements durables.

En plus d’intégrer de nouvelles habitudes et de vivre davantage en cohérence avec mes valeurs, j’ai depuis découvert une multitude d’initiatives inspirantes qui contribuent chacune à leur manière à construire un monde meilleur. Le zéro déchet s’inscrit à mon avis dans un mouvement planétaire plus large, très diversifié, qui propose de reconnecter avec notre environnement et l’humanité.

Aujourd’hui, malgré l’importance du travail à réaliser pour que des changements durables soient mis en place, c’est avec optimisme que je regarde l’avenir… et j’aimerais le partager avec vous!

Réduire et reconnecter avec le savoir-faire

Mon rythme vers le zéro déchet est probablement plus lent que certain-e-s, mais je suis convaincue que nous devons nous écouter pour apporter des changements durables à notre mode de vie. Charlotte l’expose d’ailleurs très bien dans son bilan de 2015, accepter ses limites et ne pas utiliser de l’huile de coco même si c’est LE produit miracle qui permet de tout faire, c’est aussi un choix sain (et meilleur pour sa peau).

Peu à peu, j’ai intégré plein de nouvelles habitudes : acheter en vrac avec mes propres contenants, cuisiner pour éviter d’acheter des produits (sur)emballés (barres tendres, pesto, hummus, faire des gnocchis car je n’ai pas trouvé de pâtes en vrac près de chez moi, congeler des fruits d’été, canner de la sauce tomate, etc.), trouver des alternatives aux produits de soins personnels (comme le shampoing en barre – et le déo que je m’engage à faire quand j’aurai fini celui que j’utilise actuellement). La liste de choses à faire est encore longue, mais c’est loin d’être décourageant : il y a beaucoup de place à l’amélioration et tant de choses à apprendre!

Parce que zéro déchet, c’est aussi synonyme de nombreux apprentissages. C’est une chose que j’apprécie particulièrement : réduire ma consommation d’emballages me permet peu à peu de reconnecter avec le savoir-faire. Faire davantage de choses avec mes mains plutôt que d’opter pour des produits prêts-à-consommation-immédiate est aussi un moyen efficace de décélérer le rythme effréné du quotidien et de connecter avec soi. De prendre le temps.

Nord

Cabane à bouquins pour partager ses livres à Montréal

Collaborer, partager et agir : la société en mouvement!

Cuisiner, réparer, s’informer sur les produits pour choisir celui qui est plus local, éthique, durable, voir chaque matière comme une ressource qui pourrait être valorisée autrement… le zéro déchet mène à des réflexions beaucoup plus larges sur la consommation. Et heureusement, nous sommes entouré-e-s de gens, de projets, d’initiatives et d’innovations qui injectent une bouffée d’optimisme quotidienne. Que ce soit l’Ocean clean up, qui vise à nettoyer les plastiques de l’océan d’ici 10 ans, ou encore des entreprises d’ici qui travaillent à accroître l’écoresponsabilité dans un secteur d’activité (garderies, établissements de santé, pharmacies) : plusieurs s’organisent pour que se concrétisent les transitions nécessaires à une société viable.

L’année 2016 a bien commencé. Avec toute la visibilité qui a été donnée aux blogueuses zéro déchet, force est de constater que ce mouvement (qui était initialement marginal) intéresse de plus en plus de citoyennes et de citoyens. Dans la Capitale-Nationale, le groupe Zéro déchet ville de Québec a presque triplé dans les derniers mois et atteint près de 1 000 membres. La Radio NRJ, qui n’est pas particulièrement reconnue pour sa sensibilité environnementale, m’a récemment proposé une entrevue d’une heure pour parler de zéro déchet. L’animateur, Mario Tremblay, s’est même engagé à rapporter son sac réutilisable la prochaine fois qu’il ferait l’épicerie. Un petit geste témoignant d’une ouverture concrète sur le sujet!

Les changements s’opèrent au niveau individuel, mais aussi collectif. Plusieurs actions bien réelles sont en cours à grande échelle : bannissement des sacs de plastique à Montréal, projet de loi canadien contre le gaspillage alimentaire, mouvement social pour une transition vers des énergies propres, etc. Nous avons de quoi être optimistes!

Finalement, la croissance de l’économie collaborative (et pas l’ubérisation – voir cet article du Devoir qui expose très bien les enjeux opposant ces deux projets) est pour moi une source d’inspiration de taille. Des événements de troc d’objets, des ateliers de réparation, un réseau pour échanger des services, des frigos collectifs, des sites de partage de connaissances, d’idées et d’informations pour réparer : voilà tant d’initiatives qui contribueront à construire une société plus juste, inclusive et écologique.


Les mouchoirs en tissu

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Et une autre belle collaboration pour Sortir les poubelles ! Celle-ci nous vient d’Amélie, une lectrice du blogue qui voit grand côté zéro déchet. J’ai appris à connaître Amélie au fil d’échanges de courriels et à travers ses commentaires sur le blogue. J’ai été séduite par sa plume, si bien que j’ai décidé de lui offrir l’opportunité de nous partager une de ses réflexions sur cette plateforme. Voici donc sans plus attendre et pour le plus grand bonheur de tous, le mystère des mouchoirs en tissu DÉ-MYS-TI-FIÉ ! Merci Amélie et bonne journée tout le monde, Charlotte xxxxx

Je suis née avec un tout petit nez, mais un petit nez qui voit grand. Il se compare aux érables de nos forêts québécoises dont la sève coule abondamment au printemps. La seule différence, c’est que lui croit que cette saison dure 365 jours par année. Autrement dit, j’ai toujours la goutte au nez ! Sans avoir achevé ma transition vers le zéro déchet, j’ai décidé de faire un autre pas dans cette direction. J’utilisais déjà du papier hygiénique recyclé, non blanchi et biodégradable, acheté dans une caisse de carton recyclable. Chaque rouleau est aussi emballé individuellement avec du papier recyclable au lieu du plastique. J’avais en quelque sorte la conscience tranquille sur ce dossier. Mais en constatant l’ampleur du tas de papier remplissant mon compost, je me suis questionnée sur la possibilité de faire un Xième changement. C’est ainsi que j’ai adopté les mouchoirs de tissus. Et comble du bonheur, un atelier tout près de chez moi en confectionne avec du coton biologique. Je vous avoue qu’au début, c’est plutôt bizarre de se moucher dans du tissu. Notre cerveau ne comprend pas ce qui se passe, et notre nez trouve ça drôlement confortable ! Il faut cependant s’enlever de la tête que cette pratique est répugnante. Qui n’a pas déjà quitté la maison pour faire une longue promenade, sans apporter le petit paquet de Kleenex de voyage et être profondément heureux de retrouver un vieux mouchoir usagé dans le fond d’une poche ? C’est exactement le même principe. On utilise le mouchoir à sa pleine capacité, en utilisant à chaque fois un bout de tissu sain.

Saviez-vous que ce n’est qu’en 1924 que la compagnie Kimberly-Clark commercialise les serviettes démaquillantes de papier, qui ensuite changeront de vocation pour être utilisées comme mouchoirs jetables ? Dès 1930, la marque Kleenex s’impose aux États-Unis mais il faudra attendre vers 1960 pour que les produits traversent l’océan vers la France. L’ère du jetable prend son essor plus lentement dans ce pays. Mon mari se rappelle bien qu’encore dans les années 80, à Grenoble, tous les membres de sa famille possédaient leur propre pile de mouchoirs en tissus. Il avoue même qu’il aimait bien se moucher sur Bambi !

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De nos jours, plusieurs centaines de milliards de mouchoirs sont vendus annuellement aux États-Unis. Imaginons alors la quantité mondiale que cela représente ! Non seulement nous devons considérer la pollution liée à l’utilisation de papiers que l’on jette aux ordures mais également celle liée à sa production. Pour leur fabrication, une grande quantité d’eau est gaspillée, du chlore est utilisé pour le blanchiment et certaines compagnies se procurent encore des fibres non recyclées, donc provenant de nos forêts si précieuses. C’est pourquoi je vous encourage à consulter la liste des alternatives plus respectueuses de l’environnement offerte par Greenpeace Canada concernant les divers produits de papier jetables.

Pour réussir ma transition, j’ai simplement dû prévoir au moins un mouchoir par jour, que je glisse dans mon sac à main avant de quitter la maison. Il ne faut évidemment pas que j’oublie de les intégrer à ma lessive hebdomadaire. Puisque je lave seulement à l’eau froide, j’aime faire tremper mes mouchoirs dans une petite quantité d’eau savonneuse très chaude avant de les ajouter à ma lessive de serviettes. Au besoin, je profite de cette étape pour frotter quelques taches qui semblent plus tenaces.

Pour l’instant, je suis plutôt discrète en public et j’ai tendance à me retirer afin d’éviter le jugement des autres. J’imagine qu’avec le temps, je réussirai à assumer pleinement ce choix que je fais pour la planète. Par contre, si je suis très malade et  que je puisse être contagieuse, je reviendrais exceptionnellement aux mouchoirs jetables afin d’éviter la prolifération et la transmission des microbes, qui peut être un peu plus probable avec les mouchoirs réutilisables. Aujourd’hui, c’est mon nez qui me remercie pour ce changement car il est bien heureux d’avoir fait peau neuve et de laisser derrière lui son ancienne apparence rougeâtre et irritée !

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Un dernier petit truc pour les nez sensibles comme le mien : Je vous conseille de rincer vos sinus régulièrement en utilisant une tasse d’eau tiède dans laquelle on ajoute 1/4 c.à.thé de sel et la même quantité de bicarbonate de soude. Il s’agit d’un moyen bien efficace pour soulager nos voies nasales durant la saison des rhumes et des allergies.

Bonne continuité à tous dans vos démarches vers le zéro déchet,

Amélie

Liens utiles

– Mouchoirs de tissus stylisés fabriqués à Montréal

Tshu : www.1tshu1tree.com/fr/

– Mouchoirs de coton biologique fabriqués à Laval

Öko Créations : http://okocreations.ca/product/petits-mouchoirs/

– Application gratuite de Greenpeace pour les papiers jetables et liste de produits qui sont moins dommageables pour l’environnement :

www.greenpeace.org/canada/guidepapiersjetables/


5 façons de surmonter les conflits de valeurs

Je suis heureuse de vous présenter Emma du blogue Planet Addict, et la première collaboration officielle de Sortir les poubelles! Emma est une grande voyageuse et une passionnée de l’environnement. J’adore lire ses réflexions et suivre ses nombreuses expériences écolos à travers le monde. C’est moi qui lui ai proposé de bloguer sur les conflits de valeurs, car je sais que des belles valeurs elle en a et beaucoup. Car être zéro déchet est une chose, mais que fait-on lorsqu’on veut consommer à la fois sans faire de déchet et local et biologique et équitable et sans produits chimiques et sans huile de palme et sans plastique…? C’est souvent un véritable casse-tête! Je vous invite à suivre Emma dans sa réflexion, ainsi qu’à découvrir son blogue Planet Addict. Bonne journée tout le monde, Charlotte xxxx

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Lorsqu’on s’embarque sur le chemin de l’application de ses valeurs au quotidien, il n’est pas rare de se retrouver bloqué face à un choix draconien entre plusieurs choses qui nous tiennent à coeur. Dans mon cas, il s’agit d’arriver à trouver des produits de consommation qui répondent à certains critères éthiques, tels que la provenance, le commerce équitable, le procédé de fabrication, l’absence de produits toxiques, et bien sûr, l’absence d’emballages superflus! Des critères qu’on ne trouve que rarement ensemble!

Qui ne s’est jamais demandé pourquoi il fallait choisir entre un produit bio sous plastique, et un produit conventionnel non emballé? Ou bien choisir entre une paire de chaussures végane (ie. sans produits animaux) faite à partir de pétrole et une paire de chaussures en cuir qui va nous durer plusieurs années? Ou encore entre un vêtement synthétique produit de manière équitable à l’autre bout du monde et un vêtement en matière naturelle sans garantie de fabrication mais produite localement?

“Ah bon, il n’y a que moi? ;)”

En tout cas, ces conflits de valeurs m’ont souvent parfois donné mal à la tête, mais surtout ils m’ont poussée à ne jamais être satisfaite de mes choix, à me juger du fait que je n’en faisais pas assez et à me culpabiliser de consommer. Si être écolo c’est être mal dans sa peau, est-ce que ça vaut vraiment le coup?

Par un long processus qui a impliqué de grandes remises en question personnelles, je suis arrivée à déterminer 5 manières de me libérer de mes propres chaînes, et ainsi répondre à la question: Comment prendre des décisions lorsque nos valeurs nous tirent dans des directions opposées?

Accepter d’être imparfait

Cela paraît assez banal, mais on en vient souvent à devenir ultra-exigeant envers nous-même et à nous auto-flageller. Mais n’oublions pas que nous ne sommes pas là pour être irréprochables et que se juger ne fera en rien avancer les choses. Avoir des principes, c’est bien; se rendre malade, beaucoup moins!

Arrêtons également de nous comparer aux autres, à ceux qui font “plus”, qui font “mieux”, qui nous semblent parfaits. Ce jugement est totalement subjectif et nous maintient dans une frustration permanente. Eux aussi ont leurs dilemmes et leurs imperfections, si si!

Moi, j’ai accepté que je ne voulais pas me “spécialiser” dans un domaine de l’éthique, mais être plutôt dans l’équilibre. Par exemple que ma garde-robe ne soit pas 100% éthique et que j’ai parfois envie d’un vêtement qui ne réponde pas à mes critères ou que mon alimentation ne soit “que” à 70% végétalienne et bio. La vie est un chemin, pas une destination, alors pratiquons l’auto-indulgence, ça nous fera du bien!

Ne pas chercher à tout contrôler

N’oublions pas que nous sommes dans une société en transition. Les choses bougent à un rythme sans doute encore trop lent pour les écolos experts, mais il faut faire avec ce qu’on a. Alors oui ce serait top de vivre dans un monde éthique à 100%, mais ce n’est pas encore le cas. On pourrait tous repartir dans les campagnes et vivre en communautés, mais c’est encore loin de se généraliser et ce n’est pas le souhait de tout le monde. Alors on doit encore jouer les équilibristes quelques temps, en gardant en tête que quel que soit le choix on soutiendra au moins une de nos valeurs et on aidera le monde à aller dans ce sens.

Lâchons prise pour ce que nous ne pouvons maîtriser à l’instant. Regarder ce qu’on fait, pas ce qu’on ne fait pas. 

Pourquoi portons-nous systématiquement notre attention sur le vide et non le plein? Sur ce qu’on ne fait pas ou qu’on pourrait faire mieux? Et si on s’arrêtait un instant et qu’on se félicitait déjà d’avoir pris en compte un critère éthique dans nos choix de consommation? C’est loin d’être quelque chose que tout le monde fait, alors on pourrait commencer par être content de soi, même si ce n’est pas parfait!

Par exemple, malgré mes efforts je ne suis pas encore une Béa Johnson avec son 1kg de déchets par an. Mais je me dis que si je ne produis qu’un petit sac de déchets par mois, c’est déjà bien, non?

A une échelle plus grande, on peut aussi être content de tous ces changements positifs qui se produisent chaque jour. Aujourd’hui, quand je vais dans un biocoop, je vois qu’ils vendent des sacs de vrac. Même s’ils ne sont pas très visibles et encore trop peu utilisés, ils sont là où ils ne l’étaient pas avant. Se réjouir du positif plutôt que de se morfondre du négatif.

Se fixer des priorités

Une autre astuce qui peut nous aider à faire nos choix est de déterminer quelles valeurs sont plus importantes que les autres, selon nous. Ce choix est bien évidemment propre à chacun et est fait en fonction de sa sensibilité personnelle, son éducation, son histoire, sa personnalité. Face à un choix difficile, on peut se demander quel principe on veut mettre en application cette fois-ci (qui pourra aussi bien être différent la fois suivante!).

Pour ma part, je me dirige de plus en plus vers une priorisation de la santé et du plaisir! C’est à dire que j’accepte parfois de consommer des choses emballées, mais qui sont bio ou dont j’ai vraiment envie, ou de sortir avec mes amis et consommer des plats qui ne seront pas bios, mais qui resteront généralement végétariens et délicieux. Ou encore de consommer quelque chose tout simplement, car j’en ai besoin ou envie, alors que je suis dans une démarche minimaliste.

Je sais que l’éthique est ce qui m’anime et que je consomme le moins possible, mais je fixe une limite lorsque je sens que cela devient une contrainte qui m’ôte une certaine joie de vivre, ou que cela peut nuire à ma sante (physique ou mentale!). Mais ça, c’est moi 😉

Être tolérant envers les autres

C’est un point qui est important à mes yeux car je ressens parfois de l’agressivité et du jugement de la part de certaines personnes qui estiment que leur façon de faire est la voie à suivre pour tous. Loin de moi l’idée d’attaquer qui que ce soit, bien au contraire. Mais je pense que l’une des raisons qui fait que l’on se martèle un peu la tête est qu’on se dit que si on ne fait pas “ça”, alors c’est mal car quelqu’un nous a dit que c’était mal. Je ne pense pas que vivre dans la culpabilité soit sain. Et donc si je recommande que chacun se déculpabilise en se concentrant sur ses efforts, je pense que de ne pas contribuer à culpabiliser les autres reste une démarche logique.

Le choix de nos principes est subjectif et personne n’est parfait. Tout le monde a ses failles, va à son rythme et a une sensibilité qui lui est propre. Suis-je la mieux placée pour juger de ce qui est pire entre consommer des animaux, contribuer à l’exploitation des travailleurs dans les pays moins riches, consommer des produits de l’autre bout du monde, prendre l’avion 5 fois par an, ou n’acheter que des produits jetables et suremballés (entre autres)? Je ne pense pas.

Après tout, je ne connais pas l’histoire ni la vie des autres. Et si on veut inviter les gens à se poser des questions, je pense que cela passe plus facilement par l’information et l’exemple, là où – à mon sens – l’agressivité mène au conflit et au mal-être. Mais si je fais tout ça, ce n’est pas pour vivre mal à cause de ce que les autres ne font pas et sur quoi je n’ai aucun contrôle.

Alors remonte en selle, petit écolo! Fais de ton mieux et tout ira bien!


Panama!

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Hóla de Panama ! Je suis dans ce pays depuis déjà trois merveilleuses semaines et je suis en amour avec le Panama. Mon nouveau pays d’adoption est un pays de gens accueillants, de jungles denses, de salsa et de reggaeton, de plages intouchées et de poulet frit avec du riz et des fèves ! Ça va tellement bien en ce moment que mes plus gros problèmes sont en fait que tout, tout, tout ce qui se mange est frit et que j’ai peur du Zika ; alors, je m’asperge de la tête aux pieds de chasse-moustiques ! D’ailleurs, je m’en étais amené du naturel, mais il a pris le bord rapidement vu la vélocité et la quantité de bibittes ici.

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Maintenant, c’est comment le zéro déchet au Panama ? Comme chez nous, les objets suremballés, les petits formats et les formats individuels sont partout. Par contre, ici il n’y a pas de recyclage. PAS de recyclage. Donc toutes les choses et les contenants qu’on achète chez nous en se disant qu’au pire on les recyclera sont jetés ici. Les bords de rue, les trottoirs et les ruisseaux sont remplis de déchets et de plastique et ça me brise le cœur à chaque fois que je vois ça. La gestion des déchets est un enjeu majeur ici. La plupart du temps, faute d’alternatives, les gens font des tas avec leurs déchets et y mettent le feu. J’ai toujours l’impression que les gens se font des petits feux de camp de fin de journée, entre amis, mais quand je m’approche des feux et que je sens l’odeur écœurante du plastique qui brûle, je me rappelle qu’on parle d’autres choses ici …

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En fait, ils consomment comme nous parce que pouvoir consommer comme nous est vachement tentant; mais après, il n’y a aucun système pour trier les déchets. J’aurais pu joindre à cet article un million de photos d’amoncellements de déchets, mais puisque, malgré cela, le Panama est un pays absolument magnifique, je préfère vous montrer à quel point c’est beau ici.

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Alors, en fait, je n’arrive pas à être zéro déchet ici. Je n’achète pas de bouteille d’eau, je traîne mes ustensiles et j’évite le plus possible les contenants, mais c’est très, très difficile. Par contre, j’ai rencontré plusieurs personnes et plusieurs chercheurs qui travaillent fort pour rendre leur communauté et le monde plus vert et ça me remplit d’espoir. Il y a vraiment beaucoup de gens qui se battent ici comme ailleurs pour protéger notre belle planète, et je suis fière d’en faire partie ! Vivre ici me donne envie de redoubler d’efforts à la maison, où on l’a pas mal facile en fait.

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Dans un autre ordre d’idées, je participe à un projet de recherche sur l’impact des changements climatiques sur l’agriculture locale. En mars, je vais visiter plusieurs fermes et rencontrer des agriculteurs pour comprendre leurs préoccupations et leurs défis. Je sais que c’est la deuxième année d’une sécheresse sévère qui sévit à travers le pays et j’ai hâte de voir comment ils s’adaptent à cette situation. Et de vous en parler ! À suivre !

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C’est tout pour l’instant ! Gros bisous d’une petite chambre dans une petite casa dans un petit village quelque part dans la province de Veraguas ! Bonne journée xxx

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Les bons coups et les moins bons coups de 2015

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Bonne année tout le monde!

Je suis de retour après un temps de repos bien mérité, et c’est l’heure des bilans! Cette dernière année, ma première année zéro déchet a été vraiment incroyable et remplie d’émotions. Il y a eu des moments fabuleux et enivrants, et des moments de découragement total en petite boule à me demander pourquoiiiii? Mais bon, je vais vous épargner ces derniers parce qu’ils sont peu nombreux et que je veux me concentrer sur tout le positif que cette expérience m’a apporté et m’apporte encore! Je veux également vous faire sourire en vous racontant en toute honnêteté (et en toute humilité), mes moins bons coups zéro déchet de 2015.

Les bons coups

Le grand ménage

Cette année, j’ai fait un vrai de vrai ménage de mes affaires. C’est fou ce que j’avais réussi à accumuler en quelques années. J’ai pris le temps de faire le tri et de vider vider vider. Un an plus tard, j’ai enfin de la place et j’arrive à retrouver mes choses quand je les cherche. J’aime tellement mon petit cocon simple et rangé que j’ai décidé que je ne voudrais jamais vivre dans un endroit plus gros, de peur de vouloir le remplir à nouveau de trucs.

Sortir les poubelles

Sortir les poubelles

Bye bye produits toxiques

Pour éviter de faire des déchets, j’ai évité au maximum les emballages et le plastique. Grâce à mes achats en vrac, je suis capable d’acheter mes aliments non transformés et d’éviter le BPA, les produits de conservations, les colorants alimentaires, bref tout ce qui est dégeux et qui finit dans notre bouffe. Puis, je me suis débarrassée de tous mes cosmétiques à usage unique comme mon maquillage, et je leur ai trouvé des alternatives plus naturelles ou zéro déchet. Finalement, je me suis débarrassée de produits nettoyants toxiques que j’avais chez moi et j’ai fouillé sur Internet pour trouver par quoi les remplacer. C’est ainsi que sans m’en rendre compte, devenir zéro déchet m’a permis d’assainir mon environnement, un avantage auquel je n’avais pas pensé.

Vive le compost

Le compost, c’est vraiment la vie. En faisant un effort pour éviter le suremballage à l’épicerie, en choisissant des contenants recyclables et en compostant, on peut facilement réduire de moitié le contenu de ses poubelles.

Les gens et la communauté zéro déchet

Là c’est le moment où je suis émue seule devant mon ordinateur en me disant à quel point tout le monde qui m’accompagne dans cette aventure est extraordinaire. Le monde est beau! Je suis remplie d’espoir pour le futur, et vous rencontrer ainsi que d’autres membres de la communauté zéro déchet a sans aucun doute été l’expérience la plus marquante de cette première année.

Vivre plus simplement

C’est ça le but, non? Personnellement, je voulais surtout être plus libre et sentir que je pouvais vraiment vivre ma vie comme je l’entendais. Je ne suis plus la mode, je fais de moins en moins les choses comme tout le monde et je ne consomme plus comme avant. Je n’accorde plus autant d’importance à ce que les gens pensent. Je sens que je coure moins après mon temps, et je m’amuse beaucoup plus.

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Les moins bons coups

Voici, chers lecteurs, mes moins bons coups de 2015. L’aventure du zéro déchet est une aventure qui ne se vit pas sans faire quelques erreurs, qui font de drôles d’histoires à raconter!

Ce que je pense de l’huile de noix de coco

J’en suis venue à la conclusion que l’huile de noix de coco, ce n’est pas pour tout le monde. Et ça ne peut pas remplacer les crèmes, exfoliants et nettoyants de tout le monde. Cette année, je l’ai essayée à toutes les sauces parce qu’Internet me disait à quel point c’était merveilleux. Le visage, les cheveux, les yeux… J’ai finalement jeté l’éponge: ça rend ma peau et mes cheveux gras et ça me donne des boutons! Si certaines huiles vous font pareil, pour l’amour du ciel n’attendez pas aussi longtemps que moi pour démissionner et retourner à votre bonne vieille crème. La vie est TROP courte.

Un vrai rasoir, ça coupe

L’hiver dernier, j’ai acheté un rasoir réutilisable et durable et encore aujourd’hui, 9 mois plus tard, j’ai de la misère avec. Soit je me coupe, soit ça ne rase rien. Je lis sur Internet que j’ai peut-être la peau très sensible, que je n’ai pas la bonne lame, que je n’ai pas la bonne technique et que bla bla bla. Bref des fois je rêve d’entrer dans une pharmacie et de m’acheter le bon vieux rasoir rose bon marché. Ou d’être assez à l’aise avec mon corps pour ne plus avoir à me raser du tout. Un des deux. Mais je résiste et continue d’essayer. D’ailleurs, vos trucs sont les bienvenus!

La guerre aux mouches à fruits

J’ai eu des mouches à fruits une grande partie de l’été et tout notre bel automne dans ma cuisine. Je les DÉTESTE. Elles rôdent autour de mon compost et de mon vermicompost. C’est sûr que si je n’avais pas de compost, je n’aurais pas des colonies et des nuages de plusieurs générations de mouches dans ma cuisine. Des fois, je pète une coche et j’essaie frénétiquement et pathétiquement de les attraper. Des fois, j’ai envie d’ouvrir ma fenêtre et de jeter mon bac dans la rue. Ce n’est pas encore arrivé; donc le combat se poursuit.

Les chips

Je m’ennuie de manger des chips. Je n’en mange pas souvent, mais maintenant que je dois m’en priver à cause de leur sac et de mon défi, c’est comme si les sacs de chips me parlent dès que je passe devant à l’épicerie. Je résiste, mais des fois je craque. C’est la vie!

La pâte à dents

Oui, je l’aime ma recette de pâtes à dents. Elle est simple, peu dispendieuse, sans fluor et sans microbilles de plastique. Mais des fois, quand je vais à l’extérieur chez les gens, je prends de leur pâte à dents chimique et je m’en mets un gros moton sur ma brosse à dents en bambou. Je suis infidèle à ma pâte à dents parce que des fois, c’est vraiment plaisant d’avoir un gros goût de menthe intense et chimique dans la bouche. Voilà c’est dit!

Les friperies

Je vais mettre ça dans la catégorie à travailler. J’aimerais vraiment être devenue une pro des friperies et de l’usagé, mais j’ai de la difficulté à trouver des vêtements usagés qui me plaisent. Et puis il y a quelque chose avec le neuf… je n’en achète plus souvent, mais je ne suis pas encore arrivée à m’en passer.

Voilà mes bons coups et, disons, ce qu’il me reste à travailler en 2016. Vous êtes-vous reconnus? J’espère que oui; je ne dois pas être la seule à aimer les chips et haïr les mouches à fruits. Enfin j’espère.

Bonne journée tout le monde xxxxx

P.S. Je travaille une petite vidéo pour le premier anniversaire de Sortir les poubelles bientôt. J’ai hâte de vous le montrer!


Noël zéro déchet, version 2015

Sortir les poubellesHo Ho Ho tout le monde!

Ça commence à sentir le temps des fêtes par ici et je suis trèèèès excitée par la perspective d’avoir plusieurs jours de congés bientôt. Et bien sûr, fidèle à mes aspirations, je tenterai de faire de cette période festive une période simple, minimaliste et zéro déchet!

Je trouve qu’il existe beaucoup de belles ressources sur Internet pour trouver des idées sur comment recevoir, donner et décorer simplement et sans trop de bébelles. On dirait que le tourbillon de consommation, de stress et de papiers d’emballage commence à puer au nez de plusieurs, et je suis très heureuse d’être aux premières loges de ce changement. Cette année, je tenterai de faire en sorte que mon temps des fêtes soit une suite de beaux soupers et de belles activités, tout ça entrecoupé de 48h en pyjama bien senti. Par où commencer? Voici mes réflexions version Noël 2015.

Les cadeaux

Les cadeaux. Le cauchemar du minimaliste en toi. On passe l’année à rien vouloir vraiment et à désencombrer nos maisons et PAF! Tout d’un coup tout le monde veut notre liste. Pas de panique. Voici mes 10 idées favorites de choses à recevoir et à donner cette année :

  1. Donner à des organismes au nom de quelqu’un : Ok, ça ne sonne peut-être pas comme un vrai cadeau, mais moi ça me ferait VRAIMENT plaisir si quelqu’un me disait que je n’aurai pas de bébelles de cuisine ou de yoga cette année et qu’au lieu Équiterre ou la Fondation David Suzuki recevront l’équivalent en argent. Vraiment plaisir (avis à ma famille!). Dans le même ordre d’idées, ça me ferait plaisir si quelqu’un faisait un don pour planter des arbres quelque part dans le monde en mon nom grâce à une initiative comme Tree Nation.
  1. Les cadeaux fait maison : Ça c’est chouette!!! Et puisque c’est plus d’efforts que de simplement acheter quelque chose, c’est tellement plus personnel. Les produits cosmétiques ou les produits pour le corps faits maison sont un gros succès cette année!
  1. De la bouffe : Biscuits, friandises, plats cuisinés, etc. Avec un peu de travail, je fais des trucs pas mal bons qui font plaisir à leurs destinataires.
  1. Les cadeaux pour une cause : Avis à tous ceux qui cherchent des cadeaux pour des enfants! À travers plusieurs organismes, il est possible de parrainer un animal en danger ou d’aider à restaurer l’habitat d’une espèce menacée grâce à l’achat d’un jouet. Je vous recommande chaudement le site du World Wide Fund, le site du Climate Store et le site du Nature Conservancy. J’adore le programme « Adoptez une espèce » du World Wide Fund. Les peluches sont adorables, et on reçoit même un reçu pour les impôts.
  1. Une sortie : Au Jardin Botanique, au planétarium, au cinéma… Toujours gagnant.
  1. Un dîner au restaurant : Super idée cadeau à offrir et recevoir, surtout si le restaurant est original. Barbecue coréen, nourriture afghane, resto végétalien cru, il existe tellement de choix!
  1. Un soin relaxant : On peut se mettre à plusieurs pour l’offrir!
  1. Des billets de spectacle : Il existe tellement de bonnes pièces de théâtre et de bons spectacles d’humour. On en achète deux et on s’invite!
  1. L’incontournable carte cadeau : Je pense qu’il est préférable d’offrir une carte cadeau d’un endroit qui plait à son destinataire plutôt que d’acheter n’importe quoi. Ce n’est pas l’option la plus personnalisée, mais faute d’alternatives intéressantes, ça dépanne.
  1. Le bien qu’on consomme (et son emballage qu’on recycle) : Chocolat, thés ou cafés, vin ou bière, confitures, fromages, etc.
Sortir les poubelles

Échelle de plantes de Noël!

L’échange de cadeaux est une idée géniale pour ne pas surconsommer à Noël. J’organise un échange de cadeaux dans ma famille et chaque personne a pigé une personne et s’y consacre, si bien que les cadeaux sont plus réfléchis. Au lieu d’acheter huit cadeaux, j’en achète un. J’y ai vraiment pensé et il est super! Tout le monde est content de cette initiative et arrive à Noël vraiment moins fatigué.

Personnellement, ce Noël j’ai l’ambition de faire plein de bonne bouffe. Je trouve que ça fait les meilleurs cadeaux (surtout quand on peut les congeler et les décongeler quand le frigo est vide!). Et même si je compte acheter quelques biens comme des livres, je me suis assurée qu’ils rendraient réellement leurs destinataires heureux, parce qu’un cadeau bien pensé vaut mieux que mille cadeaux insignifiants.

La décoration

Je suis un peu un retard cette année sur les décorations de Noël. Je sais par contre que j’en ai peu et que j’ai tout ce qu’il me faut, si bien que je n’en achèterai pas. Si j’achète quelque chose pour décorer ce sera un arbre de Noël véritable puisque, selon la Fondation David Suzuki, c’est l’option d’achat la plus écologique.

Les emballages

Les papiers d’emballages colorés et brillants ainsi que les boucles, les rubans et autres, sont faits de trop de matériaux différents pour être recyclés. À défaut de les réutiliser, ils finissent habituellement à la poubelle. J’ai écrit sur le sujet l’an dernier (un de mes premiers articles! Un an déjà!). Mes cadeaux seront emballés dans des papiers recyclés comme des journaux et auront des boucles recyclables parce que c’est beau et que je vais sauver pas mal d’argent en n’achetant pas d’emballages superflus.

Voilà! J’espère vous avoir inspiré à simplifier votre temps des fêtes! Plus que 14 dodos! Bonne journée xxxx


La marche 100% possible à Ottawa le 29 novembre!

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Le 30 novembre prochain, la Conférence sur le climat des Nations Unies (aussi appelée la COP21) débutera à Paris. Le but de cette conférence est d’obtenir un accord universel juridiquement contraignant sur le climat. Contraignant, ça veut dire que si les pays ne rencontrent pas les cibles prévues, il y aura des conséquences. Des vraies.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui? Parce que dimanche prochain, je m’en vais à la marche 100% possible pour le climat à Ottawa! Cette marche est organisée de concert avec une multitude d’organismes et de regroupements citoyens, dont certains que vous connaissez bien comme Équiterre et la Fondation David Suzuki. Le but de cette marche est de dire à nos élus que les changements climatiques nous préoccupent, que nous voulons des accords contraignants et qu’on veut qu’ils nous fassent honneur à Paris! À date, c’est prometteur. Nos nouveaux élus se sont exprimés pour des accords contraignants et des cibles réelles. C’est bien, mais nous voulons être certains que « les bottines suivent les babines », et c’est pour ça que nous serons à Ottawa le 29.

Cette marche sera un événement familial et coloré. Les participants sont invités à se costumer, à porter du vert et à faire des pancartes! J’ai déjà les miennes! La marche débutera à 13h devant l’Hôtel de Ville d’Ottawa (Marion Dewar Plaza, 110 avenue Laurier Ouest) et se terminera à 16h devant le parlement.

J’avais envie de vous parler de ce rassemblement non seulement parce que l’enjeu me préoccupe, mais également parce que je pense qu’il faut se rassembler. Je pense que tout changement commence par des prises de conscience au niveau de l’individu. Ensuite, je pense que ces mêmes individus engagés peuvent se rencontrer sur Internet, lors d’activités ou dans des rassemblements citoyens pour s’exprimer ensemble pour ou contre certaines choses. Il n’y a pas de changement sans changement au niveau de l’individu, mais il n’y aura pas de changement réel si ces individus ne s’expriment pas ensemble. Et le 29 novembre prochain, tout plein d’organismes que j’aime m’ont invitée à m’exprimer pour une transition vers des sources d’énergie vertes, contre l’expansion des sables bitumineux et contre Énergie Est.

Pour plus d’information, je vous invite à lire ce communiqué d’Équiterre sur la marche ainsi que le site de la marche 100% possible.

On se voit bientôt alors? Bonne journée xxxx


Les 6 gestes zéro déchet à adopter au quotidien

Mon dieu que le temps passe vite en ce moment! Avez-vous l’impression comme moi que novembre vous file entre les doigts et que les journées s’enchaînent à un rythme effréné? Malgré cela, ne vous inquiétez pas je garde le cap sur mon défi zéro déchet! Une chance vraiment que j’ai déjà 10 mois de défi derrière la cravate et que j’ai réussi à intégrer des habitudes zéro déchet dans mon quotidien. Je me suis passé la réflexion que je ne pouvais pas choisir un meilleur moment de l’année que ce mois de novembre froid (et noir) et occupé-occupé pour vous parler de six habitudes zéro déchet faciles à adopter pour les personnes écolos et occupées-occupées que vous êtes. Et les voici. Bravo si elles font déjà parties de vos quotidiens, sinon c’est bien de se rafraîchir la mémoire!

1. Le thermos à café: Un MUST pour les buveurs de café. Si chaque jour vous allez à la même place vers la même heure chercher toujours le même café, il n’y a pas de raison pour ne pas rajouter à ça l’habitude de trainer son thermos avec soi. Il suffit d’y penser, de le trainer et de le rincer après l’avoir utilisé. Les plus? Souvent ils sont beaux et certains endroits offrent même un rabais si on utilise notre tasse! Et puisque Noël s’en vient, pourquoi ne pas proposer cette idée à quelqu’un qui veut vous faire plaisir? Cela fera changement de votre classique : « Oufff je ne sais pas me semble que j’ai tout ce qu’il me faut et que Noël est encore revenu vite cette année… »? De rien pour l’idée.

2. La bouteille d’eau réutilisable : J’ai parlé de la problématique du plastique et des bouteilles d’eau dans l’océan en juillet dernier, et je vous conseille d’aller me lire si ça vous intéresse (ici et ici)! On peut traîner avec soi une gourde en acier inoxydable, en verre ou en plastique sans BPA. Personnellement, je traine un pot Masson parce que c’est petit et que je peux aussi y mettre des boissons chaudes. Pratique!

3. Les sacs à l’épicerie : On les traine et on ne les oublie pas! Et si on les oublie, on fait tout pour éviter les sacs de plastique, quitte à mettre la pinte de lait dans la sacoche et les oranges dans les poches.

bags predator

http://kate-book.com/adventures-in-greening-pondering-plastic-bags-with-music/

4. Connaître les numéros des plastiques : Les objets et emballages de plastique sont identifiés à l’aide d’un numéro, allant de 1 à 5. Les numéros 1 à 5 sont recyclables, mais pas le numéro 6! À moins que vous pensiez le ramener à un endroit spécialisé qui en fait la cueillette (plusieurs écocentres le font), il va à la poubelle et non au recyclage. Pour me faciliter la vie, dès que je vois le chiffre 6 sur un emballage, j’évite de l’acheter. Comment se souvenir que c’est le numéro 6? Vous pourriez vous dire que 666 est le numéro du diable, et donc que c’est méchant, et donc qu’on l’évite à tout prix!

Sortir les poubelles

5. Éviter le suremballage à l’épicerie : Le suremballage à l’épicerie est hal-lu-ci-nant. Des poivrons emballés individuellement aux pièces de viandes sur du styrofoam suffoquées par des pellicules de plastique, c’est partout! À l’épicerie, je n’achète rien qui est emballé dans des pellicules de plastique, quitte à me passer de certaines choses. Je choisis toujours l’option la moins emballée et j’évite le styrofoam. Si j’achète des choses emballées, je m’assure que l’emballage soit recyclable (donc pas de plastique numéro 6 ou d’emballages de plastique mince). Si cela vous semble impossible, peut-être que votre épicerie est particulièrement portée sur le suremballage. Toutes les épiceries ne sont pas pareilles. Je sais par exemple que très peu de produits frais sont emballés au Adonis. Avez-vous d’autres options de magasinage? Sinon, pourquoi ne pas en glisser un mot au gérant? C’est vous le client après tout! Avec le temps, on apprend à connaître les produits (et leurs emballages) et faire l’épicerie en faisant beaucoup moins de déchets est vraiment facile!

Sortir les poubelles

6. Avoir son lunch et ses collations : Personnellement, j’ai souvent une fringale au milieu de l’après-midi, et c’est pour cette raison que je traine toujours avec moi des fruits ou des noix que j’emballe moi-même. Ce petit réflexe m’évite de me tourner vers les options moins santé et emballées des cafés et dépanneurs comme les chips, les muffins, les biscuits ou les barres tendres. Également, faire son lunch est vraiment l’habitude zéro déchet qui change la vie. Combien de repas de cafétérias et de « food courts » ai-je évités? Longue vie aux lunchs! J’ai déjà écrit sur l’art de se faire des beaux lunchs zéro déchet si cela vous intéresse.

Voilà! Bien sûr il y a tellement plus à dire sur comment vivre le zéro déchet au quotidien! Seulement, j’ai l’impression qu’entre mon réveil (à la noirceur), mon café du matin, mes appels, mes cours, mes courses et mon retour à la maison (dans la noirceur également), ce sont ces petites habitudes qui me permettent de ne pas faire de déchets. Quels sont vos trucs au quotidien? Je serais ravie de vous lire sur le sujet!

Bon vendredi tout le monde xxxx


Comment expliquer ses choix et réagir face aux commentaires des gens

Sortir les poubelles

Récemment, l’une de vous m’a demandé dans un très gentil courriel comment les gens autour de moi me perçoivent et réagissent à mon mode de vie. Par le fait même, elle me demandait comment je gérais certains problèmes, comment je répondais aux interrogations, etc. Bref, comment je gérais certaines situations inévitables qui se produisent lorsqu’on est zéro déchet, ou lorsqu’en général on fait attention à l’environnement. Ce sont des questions vraiment importantes, pertinentes et pas faciles, quel que soit son niveau d’engagement environnemental. Et je vous donne aujourd’hui ma vision des choses et mes trucs, en espérant que cela puisse vous guider un peu, ou au moins vous faire rire!

Il existe quatre grands types de personnes selon moi par rapport auxquels il faut adopter des attitudes différentes lorsqu’on jase d’environnement. Le premier type de personnes regroupe les gens pas intéressés par les enjeux environnementaux. Niet zéro. Cela va au-delà de ce qu’ils savent ou ne savent pas; ça ne les intéresse pas. Je parle des personnes qui perçoivent tes efforts pour l’environnement comme « mignons ». Par exemple, je me rappelle de plusieurs fois à mon ancien travail, alors que j’essayais de me faire acheminer des documents par courriel plutôt que de les imprimer, d’avoir reçu en réponses des petits sourires qui voulaient dire quelque chose comme : « Ah t’es cute, tu fais attention à l’environnement. » Yark. Je me suis même fait dire une fois « T’es tellement verte toi. » Verte!? Je suis verte!??? Je suis verte parce que je ne veux pas que l’imprimante me crache un arbre pendant une demi-heure alors que j’aurais juste pu lire le document sur l’ordinateur? Le gros bon sens, c’est vert apparemment. En tout cas, à part engendrer une certaine frustration, habituellement ce ne sont pas ces personnes qui posent des questions ou passent des commentaires. Tes histoires ne les intéressent pas assez. On passe au suivant.

Le second type de personnes dont je veux vous parler est différent : ce sont les personnes que tu gosses. Tes principes et idéaux les dérangent et les irritent. Ils veulent que tu le prennes le sac en plastique ou t’imprimer leur document en paix et passer à autre chose. Ce sont ceux qui pensent faire déjà AMPLEMENT leur part en recyclant et en amenant leurs sacs à l’épicerie. Alors quand tu sors ta tasse ou que tu leur dis que quelque chose n’est pas la chose la plus écologique à faire, tu leur dis en fait que l’enjeu va au-delà de leur bac de recyclage… Et ils n’aiment pas ça. Ils réagissent alors dans le passif-agressif soit en s’obstinant, soit en te méprisant, soit en se défendant ou soit en t’accusant d’avoir toi aussi certains comportements pas écologiques. Des champions du monde quoi. C’est le genre de personnes qui sont déstabilisantes (et démoralisantes) et personnellement, je ne m’investis pas beaucoup dans le dialogue avec eux. Au contraire, je m’en éloigne parce que s’ils ne sont pas réellement ouverts à la discussion, rien de constructif ne ressortira de mes échanges avec eux.

Puis, il existe deux autres catégories de personnes qui sont beaucoup plus intéressantes et avec lesquelles l’environnementaliste en toi peut avoir des interactions plus enrichissantes. Ce sont les gens réceptifs mais qui ne connaissent pas bien les enjeux, et les gens qui veulent/pensent bien faire, mais qui font parfois ça tout croche. Remarquez la différence avec les deux premières catégories de personnes; elles sont minimalement ouvertes et intéressées. Avec ces dernières, tu peux avoir une conversation et expliquer tes démarches. Il faut alors être ouvert d’esprit et patient et souvent on peut être agréablement surpris.

Maintenant, est-ce que tu dois investir du temps et de l’énergie pour sensibiliser ces personnes aux enjeux environnementaux? Non. Ce n’est pas parce que tu as réalisé certaines choses que tu es maintenant investi de la mission de sensibiliser tout le monde. Tu peux le faire, mais tu n’as PAS à éduquer les gens. Ce ne serait pas juste de t’imposer ce fardeau. Les seules personnes que tu as l’obligation de sensibiliser sont les personnes qui n’ont pas accès aux mêmes informations que toi ou aux nouvelles ou à Internet, c’est-à-dire personne. J’ai moi-même vécu l’expérience de me sentir investie d’une « mission » lorsque j’ai commencé à prendre position pour l’environnement. J’ai réalisé tout d’un coup qu’on s’attendait de moi à cause de mes positions que j’aie (pas mal) toutes les réponses, en plus d’avoir une patience infinie à la mère Theresa face aux gens et à leur manque de conscience environnementale. Que je sois prête à expliquer et réexpliquer et bref que je transmette la bonne nouvelle maintenant que je l’avais comprise. Allo la pression. C’était très frustrant et j’ai réalisé que c’était trop lourd de porter le poids « d’éduquer » tout le monde sur mes épaules. Alors j’ai décidé de lâcher prise et d’accepter mes limites, comme celles des autres. Maintenant, je discute d’environnement et d’habitudes de vie avec les gens seulement s’ils sont ouverts et si c’est agréable (comme sur le blogue!). Sinon, je me sens très à l’aise de dire que je n’ai pas toutes les réponses et que je me fous pas mal de leurs raisons pour avoir acheté tel ou tel item emballé dans du styrofoam à l’épicerie parce que c’était en vente et parce qu’ils en avaient vraiment besoin et parce que bla bla bla… Je vis ma vie et fais mes choix sans porter le poids des actions de tout le monde sur mes épaules, et je vous encourage fortement à en faire autant!

Tout ça pour dire que je vous comprends. Je comprends vos malaises, je comprends vos dilemmes et vos petits combats au quotidien. Il est long le chemin de l’environnementaliste, et il n’y en aura pas de facile. Alors laissez-moi conclure en vous donnant mes trucs :

  1. Bien comprendre son interlocuteur : lorsqu’on se fait questionner ou avant d’intervenir pour suggérer une idée plus écologique, je vous conseille de prendre le temps de bien saisir votre interlocuteur et ses intentions. Essaie-t-il de vous provoquer ou est-il intéressé? Prendre quelques secondes pour se poser cette question peut faire toute la différence. Si vous concluez qu’il y a peu de chances que votre réponse change quoi que ce soit, peut-être alors vaut-il mieux éviter de s’embarquer dans des explications ou dans une situation potentiellement conflictuelle qui vous fâcherait et vous trotterait dans la tête toute la journée. Il faut choisir ses combats.
  1. Comprendre (et accepter) ses limites : c’est correct si tu as pris ta voiture parce qu’il faisait froid et noir, si tu mélanges tes numéros pour le recyclage du plastique ou que tu ne veux pas composter les excréments de ton chien. Ça se peut. Ce n’est pas la preuve que tu es un faux environnementaliste ou pire, un hypocrite. C’est la preuve que tu es un humain et qu’il y a toujours de la place à l’amélioration. Alors si on te reproche certaines choses, réponds que tu es bien conscient de tes lacunes, que tu cherches toujours à t’améliorer et que tu fais beaucoup d’autres choses.
  1. Ne pas se prendre trop au sérieux! Je pense que c’est le meilleur conseil que je puisse vous donner! Ne pas se prendre trop au sérieux est non seulement bon pour passer des messages, mais également essentiel pour rester sain d’esprit. Tu as indiqué à quelqu’un ou étaient les ustensiles réutilisables, mais il a pris les ustensiles en plastique? C’est la vie! Pas besoin de le maudire dans ta tête, de te dire qu’il n’est plus ton ami ou de penser aux baleines qui mangent du plastique dans l’océan. Vivre, laisser vivre et lâcher prise.
  1. S’entourer et partager : s’entourer de gens comme soi pour se motiver, partager sur des plateformes ses opinions pour s’encourager ou lire des articles comme celui-ci pour ne pas se sentir seul dans ses démarches! S’entourer et s’encourager mutuellement, c’est essentiel!

Voilà! N’hésitez pas à m’écrire si vous voulez des encouragements, je vous les donnerai GRATOS ou à partager vos histoires dans les commentaires ou sur ma page Facebook. Et surtout n’oubliez pas que vous êtes vraiment très chouettes d’essayer de faire votre part et que je vous aime.

Bonne fin de semaine tout le monde xxxxx