Sortir les poubelles

Retour sur un mois végétalien

Salut tout le monde!

Ceux qui me suivent sur Instagram savent que je viens de faire un mois végétalien en février. Ça faisait longtemps que je voulais essayer ce genre de défi, juste pour le plaisir. Je l’ai fait avec mon amoureux et une de mes meilleures amies. Avant que vous débutiez votre lecture, sachez que l’histoire qui suit relate mon expérience à moi avec ce mode de vie et ne se veut EN RIEN une attaque ou une critique contre quiconque ou quoi que ce soit :).

Les règles du jeu 

Pendant le mois de février, nous voulions éviter la viande et les produits provenant des animaux. C’est donc dire : pas de fromage, œuf, poisson, produits laitiers, mayonnaise, bouillon de bœuf ou de volaille, miel, sauces de poissons, etc. Il faut être créatif (en remplaçant la mayo par du hummus dans un sandwich, par exemple) et oser demander (par exemple, quelles sont les options végétaliennes sur le menu ou s’il est possible d’avoir du bouillon de légumes au lieu d’un autre bouillon).

Crème fouettée végétalienne au lait de coco!

1000 bonnes raisons d’être plus végétalien 

Il y a beaucoup de bonnes raisons d’adopter un régime alimentaire plus végétalien. Il y a d’abord l’argument de base pour l’environnement, qui revient à dire que c’est un peu absurde en termes de gestion des ressources de faire pousser des plantes pour nourrir des animaux qui nous nourriront par la suite, soit avec leur viande ou leurs produits secondaires. Pour entretenir cette production, les ressources nécessaires sont énormes (production, transport, transformation, emballage, entreposage, etc.). Limiter notre consommation de produits animaliers réduirait également la quantité de terres arables utilisées pour les animaux ainsi que l’utilisation d’eau. Au-delà de ça, être végétalien consiste à prendre une position éthique forte contre l’exploitation des animaux, quelqu’exploitation que ce soit.

Être végétalien au resto

Être végétalien à la maison, ça s’apprend et honnêtement c’est facile. On apprend à cuisiner quelques aliments qu’on connaît moins comme les légumineuses, le tofu et le tempeh et les noix, et à jouer avec les sauces et les épices.

Au restaurant par contre, c’est vraiment une autre histoire. En flirtant avec le végétarisme, je pensais que j’allais continuer à pouvoir fréquenter les endroits pleins d’options végé que je fréquente habituellement. Seulement, pas vraiment. Par exemple, les restaurants indiens sont parfaits pour les végétariens, mais moins idéaux pour les végétaliens puisqu’ils utilisent beaucoup de beurre clarifié. Les restaurants asiatiques, le paradis du tofu et des bons plats de pâtes rassasiants, cuisinent énormément avec de la sauce de poisson, de la pâte d’anchois, de la pâte de crevettes ou de la sauce aux huîtres.

Aussi honnêtement, je ne sais pas ce qui a été frit dans le beurre, dilué avec un peu de lait ou sucré avec du miel dans la cuisine. C’est difficile! Est-ce que je suis censée demander au serveur la liste des ingrédients des plats? J’ai aussi dû me faire rappeler que mon cocktail préféré, le Bloody Caesar, était en fait du jus de palourdes. Ouache.

Quand tu rêves de tricher la nuit…

Mon amie, qui a fait le défi avec nous, a rêvé deux fois pendant le mois qu’elle mangeait des desserts avec des produits laitiers et qu’elle se sentait suuuper mal. Mon amoureux s’est aussi réveillé deux matins en me dressant la liste des plats qu’il voulait manger cette journée-là mais qu’il ne pourrait pas manger. Et moi-même, je me suis surprise à vouloir manger un burger, alors que j’en mange à peu près 2 par année. J’ai aussi eu des envies vraiment intenses de chocolat au lait.

Une fois végétalienne au resto réussie au Alep, et une autre fois moins glorieuse avec beaucoup, beaucoup trop de tofu dans ma soupe au Ganadara

Ce que j’ai réalisé, c’est que lorsque tu veux quelque chose mais que tu ne peux pas l’avoir, tu entres dans un mode de « privation ». C’est un état vraiment moche dans lequel être, un peu comme lorsqu’on fait un régime. Par contre, lorsque tu pourrais avoir quelque chose mais que tu ne le veux pas, tu ne te sens pas privé de quoi que ce soit. Je vous jure, je peux passer des semaines sans manger de viande ou de fromage sans y penser, mais à la minute où je ne pouvais plus en avoir, je me sentais privée. Tout ça pour dire que le défi a duré… 3 semaines (21 jours). Brisé en éclat par une poutine à 2h du matin.

Conclusion

Faire ce genre de défi permet de réaliser avant tout que les produits issus des animaux sont présents dans tout, tout le temps. C’est plate, pas seulement parce qu’ils ne sont pas les meilleurs pour la santé mais également parce que je crois que ce sont des produits de luxe qui devraient être traités de la sorte. À la place de tout enduire de fromage, on devrait manger du fromage de temps en temps mais du bon, du vrai de vrai et en profiter.

Si vous êtes tentés par l’expérience, je vous encourage fortement à essayer ce genre de défi! Profitez-en pour découvrir les options végétaliennes des restos que vous aimez, de bons restaurants végétaliens, des nouvelles épices, des nouveaux condiments et des nouvelles recettes! Leçons à tirer et anecdotes à raconter garanties.

Bonne journée tout le monde xxxx


Les pailles

https://kimdewolff.com/tag/straws/

Jasons paille un instant, et prenons un deux minutes de notre journée pour s’arrêter et réfléchir à l’intérêt des pailles de plastique dans la vie. Les pailles se retrouvent partout, dans tous les jus ou smoothies au restaurant, dans toutes les slushs et boissons sur la route et dans tous les cocktails. L’utilité principale de la paille est de téter un liquide quelconque, au lieu de le boire directement du récipient. Elles se retrouvent également logiquement dans les poubelles et dépotoirs, et dans les océans où elles représentent un des dix objets les plus régulièrement retrouvés.

Depuis que je vis un mode de vie zéro déchet, je dois honnêtement avoir refusé une centaine de pailles. Je ne prétends pas avoir sauvé une centaine de poissons, mais je pense tout de même qu’il commence à être temps qu’on fasse le lien entre notre utilisation de plastique à usage unique et la pollution, surtout dans l’océan.

Les pailles vont directement, souvent en l’espace de moins d’une heure, d’un récipient à la poubelle. Chaque paille créée requiert des ressources et prendra entre 200 à 1000 ans à se désintégrer. C’est donc dire que chaque paille créée depuis l’invention des pailles de plastique (environ 50 ans) existe encore quelque part sur cette planète. Je ne peux pas nier que ça me choque d’évoluer, encore aujourd’hui, dans un monde pro-paille malgré la conscientisation environnementale qu’on voit prendre du terrain un peu partout.

En fait, si je vous partage mon opinion c’est très égoïstement dans l’espoir qu’un jour un/e serveur/se me réponde: “Ah oui, il y a plusieurs personnes qui commencent à refuser les pailles”. Au lieu de penser, comme mon amie me l’a si bien dit l’autre jour: “La serveuse doit penser que tu as une allergie au plastique”.

Pas de paille, pas de problème!

C’est très facile de demander son breuvage sans paille. Il suffit de le demander, avec un beau sourire, en se rappelant que ce n’est pas nous qui sommes étranges, mais bien tout ce cycle de consommation et de gaspillage qui l’est.

Est-ce que je peux m’autoriser à rêver du jour où il y aura des pailles dans les restaurants et les bars seulement pour ceux qui en ont vraiment besoin, comme si tu viens de te faire enlever tes dents de sagesse? Les autres seront encouragés à porter leurs lèvres à leur verre, comme dans l’ancien temps.

//Minute mariage

Pour la St-Valentin, mon amoureux m’a encore une fois prouvé qu’il avait bien assimilé les principes du zéro déchet en m’offrant une expérience plutôt qu’un cadeau. Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que nous sommes allés faire un cours d’essai de danse en vue de notre mariage (je capotais, bien entendu).

Cette activité m’a inspiré cette réflexion. L’annonce de notre mariage a suscité une surprenante panoplie de réactions des gens de notre entourage et d’un peu partout. Dans un extrême, il y a les gens qui te regardent les yeux pleins d’eau en te disant à quel point c’est merveilleux l’amour. Dans l’autre extrême, il y a les gens dégouttés par l’idée même du mariage, qui te répondent c’est de la grosse bouette de surconsommation qui coûte une fortune et qu’eux n’ont pas besoin de ça (je vous jure, des fois les réactions sont virulentes). Quelque part entre les deux, il y a ceux qui ne veulent ou ne voudraient pas parce qu’organiser un événement de cette ampleur apparaît comme beaucoup, beaucoup trop compliqué.

C’est avec ceux qui pensent comme ça que j’aimerais partager ici ce que j’ai dit sur Instagram. Ne pas vouloir se marier parce que la préparation est trop compliquée est, selon moi, passer à côté de l’essentiel. La vérité, c’est que je ne pense pas que j’aurais passé mon jeudi soir 16 février avec mon amoureux et Yulia (notre instructrice de danse) à se piler sur les pieds avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles si je ne me mariais pas. Je ne pense pas que j’aurais passé une demi-heure avec mon papa l’autre jour à jaser de quand on va aller visiter les vignobles bios du Québec cet été pour trouver les meilleurs vins. Je ne pense pas que j’aurais passé autant d’heures à rire avec mes amies des décos de mariage quétaines ou à rêver au fou voyage de noces qu’on se planifie pour l’occasion. Sans compter toutes les personnes merveilleuses que cette aventure m’a permis de rencontrer. Ce sont tous ces petits moments incroyables qui font de cette expérience une expérience unique, pas juste les 8 à 10 heures la journée même du mariage.

Oui, organiser un mariage, c’est compliqué (et certainement plus compliqué que de ne rien faire). Sauf que c’est comme être zéro déchet, avoir un blogue ou même faire un défi végétalien. Oui c’est compliqué, mais maudit que c’est l’fun.

Bonne journée tout le monde xxxx


2017

Salut!

Tout d’abord, bonne année. Vous avez été plusieurs à me dire que vous vous ennuyez de moi sur le blogue! Merci, ça me fait toujours plaisir de vous lire. Et pas de raison de vous en faire; j’ai simplement enchaîné une dure fin de session, un beau voyage et un temps des fêtes bien occupé, toutes sortes de choses qui m’ont gardée loin des médias sociaux.

Aussi, mon engagement face au mouvement zéro déchet et mon activisme ont pris une tournure inattendue à la fin 2016. C’est pour cela qu’aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de bénévolat et de comment ce genre d’activité s’insère naturellement d’après moi dans le cheminement de la personne engagée en 2017.

Lorsque Trump a été élu en novembre dernier, ça m’a jetée à terre. Littéralement, en étoile sur le plancher. J’étais découragée, émotionnelle, anxieuse et inconsolable. Je me sentais impuissante et j’ai laissé pendant un certain temps ce sentiment étouffer mon optimisme et mon désir de faire bouger les choses.

Recevoir des câlins, manger des frites et des brownies, prendre des marches en forêt, courir dehors et remanger des frites ont aidé. Puis, au fil du temps, les mouvements citoyens à travers le monde suite aux élections m’ont inspirée et m’ont redonné envie de me battre.

C’est là que j’ai réalisé que j’avais besoin de plus maintenant que d’être zéro déchet ou d’en parler sur mon blogue. J’avais besoin d’être avec les gens, pour vrai, de m’impliquer dans une cause physiquement comme pour manifester mon désaccord face au racisme, au sexisme et à l’obscurantisme que j’observais. C’était un désir fort et puissant, comme celui de crier des fois ou de sacrer dans le trafic. J’avais fait pas mal de bénévolat dans ma vie, mais je n’avais pas compris jusqu’à récemment tout ce que cela pouvait m’apporter.

Laissez-moi vous dire que je suis excessivement fière de faire une différence en vivant un mode de vie zéro déchet. Je suis aussi très fière de faire une différence en vous inspirant au moyen de ce blogue. Mais, depuis la fin de l’année dernière, laissez-moi aussi vous dire que je suis vraiment contente d’avoir ajouté un aspect d’implication communautaire à ma vie.

Qu’est-ce que je fais exactement? Quatre heures par semaine, je travaille avec des éducatrices dans une halte-garderie dans mon quartier. Mon rôle est essentiellement d’alléger leurs tâches en m’occupant d’adorables bambins qui ont moins de chance dans la vie que j’en ai eue. Ce genre d’implication m’en apprend énormément sur moi-même, me fait sortir de ma zone de confort et m’amène à rencontrer des gens que je n’aurais pas rencontrés autrement. Lorsque je sors de là, je suis pleine de morve/bave et épuisée, mais furieusement heureuse. Ce sentiment, ce « High », me suit tout le reste de la journée.

Je ne sais pas combien d’entre vous ont pris la résolution en 2017 de faire une différence. Je crois que même si vous n’avez pas pris officiellement cette résolution, vous en ressentez probablement le besoin. Personnellement, faire une différence dans ma communauté en plus de dans mon quotidien me fait me sentir encore plus cohérente avec mes valeurs et heureuse. C’est donc ce que je vous souhaite pour 2017, de beaux défis et de belles expériences dans vos communautés qui permettront à l’activiste en vous de briller de mille feux. Oh et de moins en moins de déchets, bien sûr.

Bon maintenant que c’est dit, place à quelques propos plus superficiels. À la demande générale, voici voilà une autre minute mariage.

Minute mariage

Bon 9 mois ! Le mariage est quand même dans 9 longs mois, alors il n’y a pas de panique à bord côté planification. Je ne sais plus si je vous l’avais dit, mais nous avons une planificatrice de mariage (Allo Mélanie !). Elle nous a donné un échéancier à suivre chaque mois avec des choses à faire jusqu’au mariage (ex : trouver un célébrant, réserver la vaisselle, etc.). Ça nous enlève un stress énorme de savoir qu’on fait tout comme il faut en suivant notre petit échéancier haha. Donc depuis ma dernière minute mariage, nous avons pas mal juste réservé la vaisselle (excitant) et nous choisirons les fleurs la semaine prochaine avec mes superbes amies qui les feront pousser pour nous sur leur terrain.

La chose seule qui se passe vraiment en ce moment, c’est que j’essaie d’intéresser mon amoureux au choix de chansons pour notre première danse (OUI, je SAIS, c’est téteux et je m’assume). Je ne veux pas qu’on fasse dur devant tout le monde et je veux qu’on aille LA chanson. Donc en gros, la scène typique c’est moi qui tasse la table du salon, qui mets de la musique et qui retiens mon souffle jusqu’à ce qu’il accepte finalement de danser avec moi SANS NIAISER. Pas des giga succès à date, mais c’est pas mal drôle. Une chance qu’il nous reste 9 mois de pratique.

Bon début d’année 2017 tout le monde,

Charlotte xxxxx

 

 


Comment célébrer le Black Friday cette année

Sortir les poubelles

Aujourd’hui, je veux vous parler de l’initiative « Journée sans achat » ou « Buy Nothing Day », qui aura lieu ce 25 novembre. Ce vendredi, les Américains auront congé pour célébrer l’Action de grâce en famille. Ce vendredi, la majorité d’entre eux prendront également d’assaut les centres d’achat de Burlington, d’Houston, de Miami et d’autres villes pour célébrer le Black Friday.

Durant le Black Friday, les magasins offrent des rabais qui sont parfois spectaculaires, parfois pas. Seulement, les commerçants ne font pas de vrais cadeaux : ils offrent des aubaines sur certains items pour que les gens réfléchissent moins avant de les acheter, et pour que, rendus en magasin, ils achètent beaucoup plus dans la frénésie devant tous ces rabais. Des études ont d’ailleurs démontré que le pourcentage de rabais était de loin l’élément principal motivant les achats des consommateurs, bien avant le prix final (!!!) et les besoins. Car ne nous leurrons pas, ce sont les commerçants qui se font la palette cette journée-là, pas les acheteurs.

Ce qui est intéressant avec le Black Friday, c’est que cette tradition est vraiment arrivée au Canada en 2013 seulement. C’est que les Canadiens, comparativement aux Américains, n’ont pas congé cette journée-là (notre Action de grâce est en octobre). Qu’à cela ne tienne, les Wal-Mart, Cotsco et Best Buy de ce monde se sont dit que le Canada était un marché sous-développé et qu’il y avait sûrement beaucoup, beaucoup d’argent à faire ici comme aux États.

Les premières années ont été décevantes pour les multinationales de la consommation, puisqu’ils ont découvert que cette fête de la surconsommation n’allumait pas les consommateurs canadiens autant qu’espéré. En plus, au Québec ils se sont heurtés à un défi supplémentaire, puisqu’à cause de la loi 101 ils ont dû traduire l’expression Black Friday. Ça a donné « Vendredi noir » (très glauque selon moi), « Vendredi fou », « Vendredi aubaines », « Vendredi rabais » bref, un tas d’expressions pas excitantes qui n’ont pas réussi à aller chercher l’engouement que crée l’expression « Black Friday ». On ne parle pas d’un échec cuisant par contre. En 2014, on a estimé qu’un million de Canadiens avaient prétendu être malades pour aller magasiner au lieu de travailler. De plus, chaque année le phénomène gagne en popularité au Canada. Dans la lignée du Black Friday, les commerçants offrent habituellement des rabais tout au long du week-end, ce qui a fait en sorte que plus de 19 millions de Canadiens ont magasiné ce week-end-là l’an dernier.

http://wageconcern.com

Face à cette frénésie collective, le mouvement mondial du « Buy Nothing Day » ou la « Journée sans achat » est né. C’est que ce ne sont pas tous les Américains qui veulent passer une de leurs rares journées de congé en ligne au K-Mart. Le défi de la « Journée sans achat » est de ne pas dépenser d’argent cette journée-là. On s’impose un moratoire de consommation, par défi personnel ou pour manifester notre désapprobation face à cette tradition de marketing débile. Après tout, le meilleur moyen de sauver son argent, c’est de ne pas le dépenser, n’est-ce pas?

Donc en cette journée du 25 novembre 2016, on n’achète rien. On fait son lunch, on marche partout, on fait son café, on fait des activités gratuites et on reste loin des magasins. Et si on veut, on reste dans cette bonne voie tout le week-end. On peut aussi profiter de l’occasion pour réfléchir sur ses habitudes, sur la consommation en général et échanger sur ses impressions avec des amis.

Vendredi, merci de vous joindre à ce défi afin de faire le doigt d’honneur anonymement aux géants de la consommation de ce monde. Merci de vous joindre à moi pour leur dire que leur marketing ne marche pas et ne marchera pas ici, parce que nous sommes des citoyens et non pas des guichets automatiques, et que notre sport national est le hockey, pas le magasinage.

Vendredi, je vais penser à tous ceux qui participent à ce mouvement mondial de contestation silencieuse. Je vais penser à vous, ailleurs que dans des magasins ou en ligne. Finalement, je vais prendre grand plaisir à m’imaginer ces gens, quelque part dans de grandes tours à bureaux, en train de se casser la tête sur le mystère des consommateurs québécois, desquels il n’est pas si facile de soutirer de l’argent.

Bonne journée et bonne chance ce vendredi,

Charlotte xxxxx

 


J’ai testé: les serviettes hygiéniques lavables

Sortir les poubelles

Chers lecteurs, chères lectrices,

Je viens de franchir une nouvelle étape dans mon parcours d’environnementaliste grano-chic. Je suis plus méritante de mon statut d’hippie aujourd’hui que je ne l’étais la semaine dernière, car j’ai testé les serviettes hygiéniques lavables. Oui lavables. Pour celles qui viennent d’écarquiller les yeux en guise de surprise/incompréhension/incrédulité, cet article est (définitivement) pour vous. Pour celles qui sont des habituées et qui manient cette routine comme des championnes, cet article a le potentiel de vous faire sourire en vous rappelant vos débuts.

Toutes les femmes sensibles à leur empreinte écologique se sont déjà demandé comment aborder cette période du mois de façon plus écologique. Je vous ai déjà parlé de ma transition des tampons faits de coton organique sans embout jetable à la Diva Cup (oui on va dans l’HYPER personnel sur ce blogue). Faire la transition n’a pas été facile et j’ai dû parler de mes enjeux avec la fameuse coupe à probablement toutes mes amies. Qu’on s’entende par contre, pour moi les options non réutilisables ne sont pas mieux. Utiliser des objets « bleachés » qui aspirent tout à l’intérieur ou porter l’équivalent d’une couche pour femmes ne sont pas des options plus intéressantes, pour moi du moins.

Par contre, s’il y a bien quelque chose que je n’osais pas essayer, c’était les serviettes hygiéniques lavables. Je ne sais pas, il y avait quelque chose dans l’idée de frotter et laisser tremper qui me faisait penser au temps des histoires des pays d’en haut, quand les femmes avaient une dizaine d’enfants et lavaient leurs guenilles à la main pour les réutiliser… le mois d’après. Aussi, je n’étais pas capable d’avoir l’heure juste sur ces dernières. C’est comme pour les mouchoirs réutilisables : COMMENT TU LES LAVES ? COMMENT TU LES RANGES ? COMMENT TU LES ENTRETIENS ? Pourquoi personne n’est capable de m’expliquer ça clairement ?! Parce que de me faire répondre : « Bien là, tu les laves comme tu laves un vêtement normal… » n’est PAS une réponse utile.

Puis, j’en ai reçu par la poste. D’habitude, je ne suis pas chaude à l’idée de recevoir des objets par la poste parce que j’aime croire que j’ai tout ce dont j’ai besoin, mais j’étais vraiment trop curieuse quand on m’a dit que j’allais beaucoup aimer mon colis « mystère ». Quand j’ai vu que c’était des serviettes hygiéniques lavables, je me suis dit : “YOLO Charlotte, pus le choix. » Surtout qu’essayer des serviettes hygiéniques lavables fait un peu partie de la description de tâches d’une blogueuse zéro déchet.

Sortir les poubelles

Donc, comment ça marche (pour vrai). Tout d’abord, il faut comprendre qu’on ne s’achète pas une serviette hygiénique lavable mais bien un ensemble de plusieurs serviettes, puisqu’on ne remettra pas la même serviette au cours de la même semaine. Il y a des serviettes plus petites et d’autres plus grandes, dépendamment des pertes. L’idée, c’est d’utiliser une serviette et de la rincer après son utilisation À L’EAU FROIDE dans le lavabo avec un peu de savon. Il est TRÈS IMPORTANT d’utiliser de l’eau froide parce que l’eau chaude fait « cuire » le sang, et c’est ce qui fait des taches qui restent. Donc on rince, oui les deux mains dedans, la petite serviette dans le lavabo. Après, on garde toutes nos serviettes rincées dans un sac ou dans un bol de trempage, avec de l’eau et un peu de vinaigre blanc. À la fin de la semaine, on les envoie toutes au lavage en même temps pour une brassée à l’eau froide. Là ça dépend de vous : si les serviettes vous apparaissent bien rincées, elles peuvent aller avec la brassée normale. Si vous les trouvez toujours sales, vous pouvez faire une mini-brassée avec uniquement les serviettes. Si on prévoit s’absenter de la maison pour une longue période, il faut prévoir un sac hermétique pour pouvoir ranger la serviette utilisée pour pouvoir la changer.

VERDICT

Bon honnêtement, c’est vraiment moins terrifiant que je pensais. Oui, je me suis sentie un peu comme Émilie Bordeleau en lavant mes serviettes à la main dans le lavabo, je ne vous mentirai pas. Aussi, j’ai peur qu’à long terme les serviettes finissent par être tachées. Pour l’instant, en les ayant frottées après leur utilisation dans le lavabo, les avoir laissées tremper quelques jours et les avoir lavées à la laveuse, elles ne sont pas tachées. Par contre, j’ai pas mal frotté pour m’en assurer et je trouve perso que c’est beaucoup de temps passé à frotter des taches.

J’ai une amie qui s’est fait ses propres serviettes hygiéniques lavables, et qui les a faites noires. Quelle idée géniale. Ça m’a vraiment fait me demander pourquoi toutes les serviettes hygiéniques lavables que j’ai jamais vues étaient blanches. Même chose pour les couches lavables, pourquoi est-ce toujours des couleurs pâles ? Ça sert qui exactement ? Je pense honnêtement que si les serviettes hygiéniques lavables étaient de couleurs foncées, ça serait vraiment LA solution écologique pour les menstruations.

Parce qu’honnêtement, c’est hyper confortable. Aussi, pour celles comme moi qui ont des bonnes pertes et des crampes douloureuses, c’est une bonne alternative pour ne pas se sentir un peu… bouchée avec la Diva Cup. Est-ce que je suis la seule ? Bon une autre question pour mes amies haha ! Tout ça pour dire que pendant ces moments-là, je pense que je vais préférer les serviettes hygiéniques lavables. Je me vois bien alterner entre les serviettes réutilisables et la Diva Cup dans le futur.

Si ça vous intéresse, je vais vous recommander la seule marque que j’ai testée et approuvée, Omaïki. Ils ont aussi une petite fiche d’information pratique pour l’entretien des serviettes.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions! Si vous en avez plus, n’hésitez pas à les poser en commentaires ou à m’écrire! Bonne journée,

Charlotte xxxx

//Minute mariage

Il y a plusieurs faits incontestés dans la vie: nous allons tous mourir un jour, on devient un vrai adulte le jour où on s’achète un manteau d’hiver chaud et le fait que la préparation d’un mariage, c’est un truc de filles.

J’ai remarqué que chaque fois que j’ai une discussion sur mon mariage, les questions sont toujours inévitablement dirigées vers moi. Même si mon copain est à côté de moi lorsqu’on en parle, même s’il se marie autant que moi et qu’en fait il est aussi impliqué que moi dans le processus. On s’attend à ce que j’aie toutes les réponses et lui, absolument aucune. À part de connaître la date et le lieu, personne ne semble s’attendre à plus de lui. Les stéréotypes insidieux de la fille légèrement névrosée qui rêve de se marier depuis sa tendre enfance et du gars moyen-embarqué dans le projet qui fait ça pour faire plaisir à sa blonde sont plus présents qu’on ne le croirait.

Je vous mentirais si je vous disais que quand ça arrive, mon amoureux interrompt sec la conversation en disant : « Pardon, c’est mon mariage à moi aussi, j’aimerais que tu t’adresses à moi autant qu’à elle. » Bien sûr que non. Nous sommes malgré nous pris avec cette idée, cette impression, que c’est avec les filles qu’on discute de mariage, pas les gars.

Bref, cette situation m’a fait réfléchir. Si on veut vraiment un mariage égalitaire, bien ancré au 21e siècle et dans un monde où les hommes et les femmes sont des partenaires égaux dans les projets qu’ils entreprennent, il va falloir que ça soit égal du début à la fin.

Je vais devoir faire un effort pour l’inclure davantage dans les décisions et dans les discussions, même si tout le monde lui donne constamment l’impression que cet événement ne le concerne pas. Le plus vite je vais l’inclure, le plus vite on va avoir fait le tour de la question et le plus vite on va pouvoir changer de sujets pour parler de trucs qui nous passionnent vraiment, comme les mini-maisons et Brooklyn Nine-Nine.


Concours sur Facebook avec Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Pour souligner la Semaine québécoise de Réduction des Déchets, Sortir les poubelles s’associe avec Dans le sac pour faire tirer son fameux ensemble de sacs zéro déchet!

Dans le Sac est le projet de Stéphanie et de Laurie, deux filles pétillantes et engagées qui voulaient créer un sac réutilisable parfait pour aller chercher leur pain. À travers cette idée, elles ont décidé de mettre leur créativité et leur enthousiasme au profit du mouvement zéro déchet. C’est un pari réussi parce que leur petite entreprise a le vent dans les voiles et leurs sacs sont vendus dans de plus en plus de magasins et d’épiceries, en plus de leur plate-forme en ligne! Si on se les arrache comme des petits pains chauds, c’est que ces sacs sont beaux, simples et ont de la classe.

L’ensemble zéro déchet à tirer comprend le classique sac à pain qui peut aussi être utilisé en corbeille sur la table ou pour faire des achats en vrac, le sac à baguettes et les deux formats des nouveaux sacs à vrac. D’ailleurs, leur nouvelle ligne de sacs zéro déchet sera en ligne sur leur site web dès aujourd’hui ou les prochains jours! Tous les sacs sont fabriqués à Montréal et sont faits en coton naturel.

POUR PARTICIPER AU CONCOURS:

  1. Aimez les pages Facebook de Sortir les poubelles et de Dans le Sac
  2. Aimez (« likez ») la publication relative au concours sur la page Facebook de Sortir les poubelles
  3. Écrivez (« taguez ») le nom d’une personne qui pourrait être intéressée par ce concours dans cette publication

Partagez avec vos amis, et suivez Dans le Sac sur Instagram! Le tirage au sort aura lieu VENDREDI PROCHAIN LE 28 OCTOBRE. Pour le Canada seulement. Bonne chance!!!

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

// Minute préparatif de mariage

Puisque l’annonce de notre mariage a suscité pas mal d’intérêt et de curiosité de votre part sur les réseaux sociaux, je me suis dit que je vous tiendrais au courant des préparatifs, pour ceux et celles que ça intéresse!

Et là j’ai une histoire à vous raconter! Si vous participez à une conversation avec moi où on jase de mariage, c’est inévitable que je vais vous sortir à un moment donné: “Non mais nous on veut quelque chose de simple.” C’est comme ma ligne de parti. Eh bien cette semaine, j’ai réalisé que c’était faux faux faux et archi faux et que je devais arrêter de vanter à tout bout de champ la simplicité de mon mariage.

Je m’explique au moyen d’un exemple : le choix du traiteur. Nous voulions un super bon traiteur, mais pas juste un super bon traiteur. Nous voulons un traiteur qui comprend nos valeurs environnementales. Nous voulons un buffet complètement végétarien, parce que servir  80 portions de viande, c’est juste pas nous. Nous voulons que les ingrédients proviennent d’un rayon de 100 km et soient en saison. Nous voulons que le service n’occasionne pas de déchet. Nous voulons limiter le gaspillage alimentaire au maximum et pouvoir ramener les restes. Nous voulons du compost et rien à usage unique. ALLO LA SIMPLICITÉ. Ce qui serait simple en fait, ce serait d’engager n’importe quel traiteur, de servir 80 assiettes de poulet ou de bœuf qui viennent de n’importe où et des aliments qui viennent du bout du monde, de servir des assiettes individuelles et de laisser une partie de leur contenu être gaspillée et d’avoir des ustensiles et des serviettes jetables. Remplir des sacs et des sacs de poubelles sans s’en préoccuper, ÇA c’est simple. C’est aussi la norme. Je dirais même plus : je constate que c’est un genre de tradition d’en mettre plein la vue à ses invités en leur offrant une orgie de nourriture, d’abondance et de cochonneries à jeter le soir-même. Car bien sûr, plus le spectacle est gros et extravagant, plus on s’aime…?

Tout ça pour dire que pour ne pas finir dans un mariage qui ne nous ressemble pas, il a fallu mettre des règles. Donc non, notre mariage n’est pas simple parce qu’on a un tas de valeurs qu’on ne mettra pas de côté. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en train de nous monter une équipe qui a la même vision que nous et pleins d’idées! D’ailleurs, nous avons trouvé LE traiteur qui remplit tous nos critères. Nous avons longuement discuté avec lui du gaspillage alimentaire et du gaspillage de ressources lors des mariages. C’est avec bonheur qu’il nous a dit qu’il était très excité à l’idée de cuisiner pour notre mariage atypique. Tout le monde est ravi donc, et la question de la nourriture est réglée.

C’est excitant! Je vous tiens au courant pour la suite xxxx


Voyage zéro déchet à Boston

Sortir les poubelles

Salut tout le monde!

Il y a deux fins de semaine, je suis allée visiter Boston avec ma maman. Elle avait une conférence là-bas et m’a gentiment invitée à squatter sa chambre d’hôtel le temps d’une fin de semaine. J’ai, vous comprendrez, sauté sur l’occasion de me faire gâter par ma mère et de marcher de long en large à travers une ville splendide et grano à souhait.

D’ailleurs, merci pour vos suggestions écolos à Boston! Grâce à vous, j’ai découvert le resto végétalien et thaïlandais My Thai, le casse-croûte végétalien Clover et le restaurant de cuisine saisonnière et locale Townsman. Je ne suis pas végétalienne, mais lorsque je voyage j’essaie de manger dans ce genre d’endroits. La nourriture y est habituellement plus fraîche et plus santé, et chaque repas de viande de moins est bon pour la planète 😉

Sortir les poubelles

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Pour ce voyage, je suis partie avec mon kit de voyage zéro déchet, c’est-à-dire un thermos pour le café, un pot Masson (que j’utilise comme bouteille d’eau), une fourchette et une cuillère, une serviette en tissu et un petit sac en tissu (pour quand je vois des bonbons en vrac!).

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Même s’il n’y avait pas eu autant de cafés organiques et de restaurants végétariens, j’aurais adoré Boston. C’est vraiment une ville magnifique, vivante et intéressante dans laquelle il est agréable de déambuler. Je ne connaissais pas beaucoup l’histoire des États-Unis avant ma visite, ainsi au fil d’une marche historique à travers la ville j’ai découvert de vieilles églises dans lesquelles ont été prononcés les premiers discours abolitionnistes et des bâtiments clés de la révolution américaine. Petite parenthèse pour pleurer sur le fait que les parlementaires américains semblaient plus ouverts et progressistes en 1776 qu’aujourd’hui. Fin de la parenthèse.

Ainsi donc cette publication sera surtout une publication de photos qui devraient vous donner le goût d’aller à Boston ou une furieuse envie de manger des légumes.

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Bonne journée,

Charlotte xxxxx

 


Snacks et collations zéro déchet

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Salut tout le monde!

J’ai oublié de vous dire vendredi que j’étais désolée du silence radio du mois d’août! Je me suis organisée un voyage dernière minute au Pérou et c’était fou. D’ailleurs, si vous ne me suivez pas encore sur Instagram, suivez-moi! Quand j’ai moins le temps de bloguer, c’est là que ça se passe.

Aujourd’hui, je veux vous jaser de collations et contributions alimentaires zéro déchet lors de certains événements. Habituellement, le réflexe lorsqu’on participe à un pique-nique, un 5 à 7 ou un autre événement social auquel on est invité à contribuer, c’est d’aller acheter un ou deux bons sacs de chips et une bouteille de Coke à l’épicerie. Ou des crackers, du pain, du fromage ou des trempettes. J’ai fait ça de très nombreuses fois et j’avoue que le combo légumes-trempettes m’a souvent sauvé la vie. Maintenant que je vis un mode de vie zéro déchet, j’ai développé des trucs pour éviter les virées 15-minutes-avant-l’événement à l’épicerie, et la quantité monstre de déchets qui s’en suit.

Là je ne vous parle pas de faire mes propres chips. Vous avez été nombreux/ses à me le suggérer et à me donner des recettes, mais je suis BEAUCOUP TROP PARESSEUSE. À vous qui faites vos propres chips, vous êtes des champions et je vous lève mon chapeau!

Donc pour collationner zéro déchet, il faut s’organiser un peu. Apprendre à s’organiser un peu, c’est un peu le slogan non officiel du zéro déchet. Voici certaines de mes idées. Sentez-vous bien à l’aise d’en ajouter!

  1. Le vrac

Il y a beaucoup d’aliments qu’on peut trouver en vrac qui sont parfaits pour les potlucks! Je pense par exemple aux différentes noix assaisonnées et aux fruits confits. Un truc : on s’en achète une bonne portion lors de notre prochaine virée dans notre magasin de vrac préféré et on les cache dans la penderie. La prochaine fois qu’on a un événement, on se rappelle qu’on a caché des noix ou des fruits confits et que donc on est prêt! De rien pour le truc.

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  1. Le contenant à remplir

Bon tout ce qui peut être acheté dans des magasins ou dans des restaurants et mis dans des boîtes jetables peut habituellement être mis dans votre propre contenant. Timbits, pâtisseries, cupcakes, pizzas : la seule limite est votre imagination (et votre courage). Pour un rappel de la marche à suivre pour la nourriture à emporter dans ses propres contenants (demander-sourire-répéter-sourire-insister-remercier à profusion), retourner lire mon article sur le Take out zéro déchet!

  1. La congélation

Congeler, c’est la vie. Maintenant, dès que je fais des pains, des muffins ou des biscuits, je double la recette et j’en congèle la moitié. Ça fait en sorte que j’ai souvent un pain ou un gâteau maison que je peux sortir pour les occasions.

  1. Les fruits et légumes frais

Un melon d’eau, un cantaloup ou un melon miel coupés en morceaux sont toujours de bonnes options pour les pique-niques. On peut aussi penser aux fraises, aux raisins, aux bleuets, aux quartiers d’orange et pommes. Facile et santé.

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  1. Les snacks faciles à faire

Moi j’avoue être du genre à vouloir cuisiner mes petits plats à partager, surtout quand je suis invitée chez les autres. Je vais sur Google pour m’inspirer et je cherche des recettes de snacks pas trop salissants qui peuvent se manger avec les doigts. Je me demande tout le temps si les gens vont avoir les mains dégueux après ou si mon plat va être plein de bave. Ne pas sous-estimer ces éléments. Par exemple, c’est niaiseux mais du popcorn (grains achetés en vrac), c’est toujours un hit. J’ai aussi fait des pois chiches épicés, des boules d’énergie aux noix et aux dattes, des barres granola et des biscuits.

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Voilà! J’espère que ça aide! En vous souhaitant encore tout pleins de beaux pique-niques ensoleillés (parce que oui, le froid va revenir),

Charlotte xxxx

//Merci pour vos bons voeux pour notre mariage! On est super excités, et on est content de voir que vous aussi! Je vais vous tenir au courant alors!


Une annonce

Membres de la communauté Sortir les poubelles, nous avons quelque chose à vous annoncer: nous allons nous marier!! Ouiiiii! En fait c’est comme l’équipe complète de Sortir les poubelles qui se marie ensemble haha!

Ça va être petit et cutie, grano, champêtre-chic, simple, végé, non traditionnel, écologique, engagé et le plus zéro déchet possible. Bref ça va être nous, et ça va être fou! Instagram, Facebook, Sortir les poubelles, vous êtes juste pas prêts.

Sans vouloir vous spammer de mes péripéties de future mariée, j’ai hâte de vous raconter comment nous naviguerons à travers les préparatifs jusqu’au mariage. À travers toutes les ressources qui veulent que nous consommions-consommions-consommions, les traditions patriarcales et les choses-que-tu-dois-absolument-avoir-ou-faire-à-ton-mariage-sinon-beurk, ça semble être facile de perdre le cap. Heureusement, j’ai un gars bien solide les deux pieds sur terre qui n’a pas l’intention de m’aider à bricoler des centres de table ou des banderoles inutiles, et qui va me rappeler tout au long qu’on se marie parce qu’on s’aime (et parce qu’on aime faire le party). Et peut-être aussi pour montrer qu’on peut créer un événement de ce genre de façon hyper écologique? Suivez-moi sur Instagram pour ne rien manquer, et écrivez-moi si vous avez des suggestions! Bon vendredi tout le monde xxxxxx

savethedate


Baume à lèvres

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Salut tout le monde!

Tout d’abord, avez-vous vu nos belles petites tronches dans La Presse Plus du 1er août dernier? Il y avait un spécial sur les blogues zéro déchet du Québec et Sortir les poubelles était dedans yep yep! Tout comme Tranches de Pimous, le Blog à Jule et Tendance Radis, de beaux blogues que je vous encourage à découvrir. Dans son reportage, la journaliste a choisi de partager ma recette de beurre corporel et elle semble avoir beaucoup plu à mes nouveaux lecteurs.

C’est dans cette lancée de « fait maison » que j’ai décidé de vous partager ma recette de baume à lèvres. J’ai fait cette recette pour la première fois il y a un bout déjà et je l’ai faite et refaite à plusieurs reprises depuis. La première fois, j’étais encore nouvelle dans le merveilleux monde du DIY (« Do it yourself »). Je venais de découvrir que les produits de beauté contenaient des dérivés du pétrole et des produits cancérigènes. Je venais aussi de découvrir que je pouvais faire des produits de beauté avec des trucs dans mon frigo (Œufs! Avocat! Banane! Yogourt! Avoine!) Bref je CA-PO-TAIS.

J’ai commencé par me chercher une recette simple. J’ai essayé la recette de baume pour les lèvres de Wellness Mama, je l’ai adaptée et je vous la propose aujourd’hui. Facile à réaliser, c’est un beau petit projet de fait maison qui ne foutra pas tout en l’air dans votre cuisine, et ça on aime ça.

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Puisqu’on est zéro déchet, on essaie de se procurer les ingrédients en vrac. Ils sont disponibles au Noblessence (ils offrent en vrac si on le demande), chez Coop Coco à Montréal et dans beaucoup d’autres endroits donc il faut fouiller ! Pour les petits contenants, comme vous pouvez voir j’ai collecté des tubes finis à gauche et à droite pendant quelques temps et je les ai nettoyés pour pouvoir les re-remplir avec mon mélange maison. C’est-tu pas du beau zéro déchet ça ?!

Il vous faudra les trois ingrédients suivants : du beurre de mangue (ou du beurre de karité), de l’huile de noix de coco et de la cire d’abeille. La recette initiale proposait du beurre de karité au lieu du beurre de mangue, mais perso je n’aime pas l’odeur du beurre de karité alors j’utilise un substitut qui marche très bien. On peut ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle « comestible » ainsi que quelques gouttes de vitamine E pour davantage d’hydratation, mais c’est facultatif.

Les ingrédients (pour 10 à 12 tubes):

  • 2 cuillères à table de cire d’abeille (vous pouvez en ajouter un peu plus si vous voulez un baume plus solide, mais habituellement cette quantité est correcte)
  • 2 cuillères à table de beurre de mangue ou de beurre de karité
  • 2 cuillères à table d’huile de noix de coco
  • 20 à 30 gouttes d’huile essentielle « comestible » (menthe, orange, cannelle, etc.) (facultatif)
  • 3 à 4 gouttes de vitamine E (facultatif)

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Pour préparer le baume, on fait fondre les trois premiers ingrédients ensemble dans un bain-marie. Si on n’a pas de bain-marie, on peut faire chauffer de l’eau dans une casserole et déposer un plat de verre ou de métal au-dessus ou dedans et ça marche très bien. L’important, c’est que la source de chaleur ne soit pas directement en contact avec le mélange. On fait fondre tranquillement pendant 5 à 10 minutes à feu doux en brassant à l’occasion.

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Lorsque le mélange est homogène, on retire la casserole du feu. On ajoute ensuite les gouttes d’huile essentielle et les gouttes de vitamine E. On brasse. Là il faut procéder relativement rapidement pour que le mélange n’ait pas le temps de durcir et remplir doucement les contenants de baumes à lèvres. On laisse ensuite les baumes durcir à température de la pièce ou au frigo si on veut que ça aille plus vite. Voilà c’est fait !

Bonne chance avec ce projet !

Charlotte xxxx