Sortir les poubelles

Comment célébrer le Black Friday cette année

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Aujourd’hui, je veux vous parler de l’initiative « Journée sans achat » ou « Buy Nothing Day », qui aura lieu ce 25 novembre. Ce vendredi, les Américains auront congé pour célébrer l’Action de grâce en famille. Ce vendredi, la majorité d’entre eux prendront également d’assaut les centres d’achat de Burlington, d’Houston, de Miami et d’autres villes pour célébrer le Black Friday.

Durant le Black Friday, les magasins offrent des rabais qui sont parfois spectaculaires, parfois pas. Seulement, les commerçants ne font pas de vrais cadeaux : ils offrent des aubaines sur certains items pour que les gens réfléchissent moins avant de les acheter, et pour que, rendus en magasin, ils achètent beaucoup plus dans la frénésie devant tous ces rabais. Des études ont d’ailleurs démontré que le pourcentage de rabais était de loin l’élément principal motivant les achats des consommateurs, bien avant le prix final (!!!) et les besoins. Car ne nous leurrons pas, ce sont les commerçants qui se font la palette cette journée-là, pas les acheteurs.

Ce qui est intéressant avec le Black Friday, c’est que cette tradition est vraiment arrivée au Canada en 2013 seulement. C’est que les Canadiens, comparativement aux Américains, n’ont pas congé cette journée-là (notre Action de grâce est en octobre). Qu’à cela ne tienne, les Wal-Mart, Cotsco et Best Buy de ce monde se sont dit que le Canada était un marché sous-développé et qu’il y avait sûrement beaucoup, beaucoup d’argent à faire ici comme aux États.

Les premières années ont été décevantes pour les multinationales de la consommation, puisqu’ils ont découvert que cette fête de la surconsommation n’allumait pas les consommateurs canadiens autant qu’espéré. En plus, au Québec ils se sont heurtés à un défi supplémentaire, puisqu’à cause de la loi 101 ils ont dû traduire l’expression Black Friday. Ça a donné « Vendredi noir » (très glauque selon moi), « Vendredi fou », « Vendredi aubaines », « Vendredi rabais » bref, un tas d’expressions pas excitantes qui n’ont pas réussi à aller chercher l’engouement que crée l’expression « Black Friday ». On ne parle pas d’un échec cuisant par contre. En 2014, on a estimé qu’un million de Canadiens avaient prétendu être malades pour aller magasiner au lieu de travailler. De plus, chaque année le phénomène gagne en popularité au Canada. Dans la lignée du Black Friday, les commerçants offrent habituellement des rabais tout au long du week-end, ce qui a fait en sorte que plus de 19 millions de Canadiens ont magasiné ce week-end-là l’an dernier.

http://wageconcern.com

Face à cette frénésie collective, le mouvement mondial du « Buy Nothing Day » ou la « Journée sans achat » est né. C’est que ce ne sont pas tous les Américains qui veulent passer une de leurs rares journées de congé en ligne au K-Mart. Le défi de la « Journée sans achat » est de ne pas dépenser d’argent cette journée-là. On s’impose un moratoire de consommation, par défi personnel ou pour manifester notre désapprobation face à cette tradition de marketing débile. Après tout, le meilleur moyen de sauver son argent, c’est de ne pas le dépenser, n’est-ce pas?

Donc en cette journée du 25 novembre 2016, on n’achète rien. On fait son lunch, on marche partout, on fait son café, on fait des activités gratuites et on reste loin des magasins. Et si on veut, on reste dans cette bonne voie tout le week-end. On peut aussi profiter de l’occasion pour réfléchir sur ses habitudes, sur la consommation en général et échanger sur ses impressions avec des amis.

Vendredi, merci de vous joindre à ce défi afin de faire le doigt d’honneur anonymement aux géants de la consommation de ce monde. Merci de vous joindre à moi pour leur dire que leur marketing ne marche pas et ne marchera pas ici, parce que nous sommes des citoyens et non pas des guichets automatiques, et que notre sport national est le hockey, pas le magasinage.

Vendredi, je vais penser à tous ceux qui participent à ce mouvement mondial de contestation silencieuse. Je vais penser à vous, ailleurs que dans des magasins ou en ligne. Finalement, je vais prendre grand plaisir à m’imaginer ces gens, quelque part dans de grandes tours à bureaux, en train de se casser la tête sur le mystère des consommateurs québécois, desquels il n’est pas si facile de soutirer de l’argent.

Bonne journée et bonne chance ce vendredi,

Charlotte xxxxx

 


J’ai testé: les serviettes hygiéniques lavables

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Chers lecteurs, chères lectrices,

Je viens de franchir une nouvelle étape dans mon parcours d’environnementaliste grano-chic. Je suis plus méritante de mon statut d’hippie aujourd’hui que je ne l’étais la semaine dernière, car j’ai testé les serviettes hygiéniques lavables. Oui lavables. Pour celles qui viennent d’écarquiller les yeux en guise de surprise/incompréhension/incrédulité, cet article est (définitivement) pour vous. Pour celles qui sont des habituées et qui manient cette routine comme des championnes, cet article a le potentiel de vous faire sourire en vous rappelant vos débuts.

Toutes les femmes sensibles à leur empreinte écologique se sont déjà demandé comment aborder cette période du mois de façon plus écologique. Je vous ai déjà parlé de ma transition des tampons faits de coton organique sans embout jetable à la Diva Cup (oui on va dans l’HYPER personnel sur ce blogue). Faire la transition n’a pas été facile et j’ai dû parler de mes enjeux avec la fameuse coupe à probablement toutes mes amies. Qu’on s’entende par contre, pour moi les options non réutilisables ne sont pas mieux. Utiliser des objets « bleachés » qui aspirent tout à l’intérieur ou porter l’équivalent d’une couche pour femmes ne sont pas des options plus intéressantes, pour moi du moins.

Par contre, s’il y a bien quelque chose que je n’osais pas essayer, c’était les serviettes hygiéniques lavables. Je ne sais pas, il y avait quelque chose dans l’idée de frotter et laisser tremper qui me faisait penser au temps des histoires des pays d’en haut, quand les femmes avaient une dizaine d’enfants et lavaient leurs guenilles à la main pour les réutiliser… le mois d’après. Aussi, je n’étais pas capable d’avoir l’heure juste sur ces dernières. C’est comme pour les mouchoirs réutilisables : COMMENT TU LES LAVES ? COMMENT TU LES RANGES ? COMMENT TU LES ENTRETIENS ? Pourquoi personne n’est capable de m’expliquer ça clairement ?! Parce que de me faire répondre : « Bien là, tu les laves comme tu laves un vêtement normal… » n’est PAS une réponse utile.

Puis, j’en ai reçu par la poste. D’habitude, je ne suis pas chaude à l’idée de recevoir des objets par la poste parce que j’aime croire que j’ai tout ce dont j’ai besoin, mais j’étais vraiment trop curieuse quand on m’a dit que j’allais beaucoup aimer mon colis « mystère ». Quand j’ai vu que c’était des serviettes hygiéniques lavables, je me suis dit : “YOLO Charlotte, pus le choix. » Surtout qu’essayer des serviettes hygiéniques lavables fait un peu partie de la description de tâches d’une blogueuse zéro déchet.

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Donc, comment ça marche (pour vrai). Tout d’abord, il faut comprendre qu’on ne s’achète pas une serviette hygiénique lavable mais bien un ensemble de plusieurs serviettes, puisqu’on ne remettra pas la même serviette au cours de la même semaine. Il y a des serviettes plus petites et d’autres plus grandes, dépendamment des pertes. L’idée, c’est d’utiliser une serviette et de la rincer après son utilisation À L’EAU FROIDE dans le lavabo avec un peu de savon. Il est TRÈS IMPORTANT d’utiliser de l’eau froide parce que l’eau chaude fait « cuire » le sang, et c’est ce qui fait des taches qui restent. Donc on rince, oui les deux mains dedans, la petite serviette dans le lavabo. Après, on garde toutes nos serviettes rincées dans un sac ou dans un bol de trempage, avec de l’eau et un peu de vinaigre blanc. À la fin de la semaine, on les envoie toutes au lavage en même temps pour une brassée à l’eau froide. Là ça dépend de vous : si les serviettes vous apparaissent bien rincées, elles peuvent aller avec la brassée normale. Si vous les trouvez toujours sales, vous pouvez faire une mini-brassée avec uniquement les serviettes. Si on prévoit s’absenter de la maison pour une longue période, il faut prévoir un sac hermétique pour pouvoir ranger la serviette utilisée pour pouvoir la changer.

VERDICT

Bon honnêtement, c’est vraiment moins terrifiant que je pensais. Oui, je me suis sentie un peu comme Émilie Bordeleau en lavant mes serviettes à la main dans le lavabo, je ne vous mentirai pas. Aussi, j’ai peur qu’à long terme les serviettes finissent par être tachées. Pour l’instant, en les ayant frottées après leur utilisation dans le lavabo, les avoir laissées tremper quelques jours et les avoir lavées à la laveuse, elles ne sont pas tachées. Par contre, j’ai pas mal frotté pour m’en assurer et je trouve perso que c’est beaucoup de temps passé à frotter des taches.

J’ai une amie qui s’est fait ses propres serviettes hygiéniques lavables, et qui les a faites noires. Quelle idée géniale. Ça m’a vraiment fait me demander pourquoi toutes les serviettes hygiéniques lavables que j’ai jamais vues étaient blanches. Même chose pour les couches lavables, pourquoi est-ce toujours des couleurs pâles ? Ça sert qui exactement ? Je pense honnêtement que si les serviettes hygiéniques lavables étaient de couleurs foncées, ça serait vraiment LA solution écologique pour les menstruations.

Parce qu’honnêtement, c’est hyper confortable. Aussi, pour celles comme moi qui ont des bonnes pertes et des crampes douloureuses, c’est une bonne alternative pour ne pas se sentir un peu… bouchée avec la Diva Cup. Est-ce que je suis la seule ? Bon une autre question pour mes amies haha ! Tout ça pour dire que pendant ces moments-là, je pense que je vais préférer les serviettes hygiéniques lavables. Je me vois bien alterner entre les serviettes réutilisables et la Diva Cup dans le futur.

Si ça vous intéresse, je vais vous recommander la seule marque que j’ai testée et approuvée, Omaïki. Ils ont aussi une petite fiche d’information pratique pour l’entretien des serviettes.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions! Si vous en avez plus, n’hésitez pas à les poser en commentaires ou à m’écrire! Bonne journée,

Charlotte xxxx

//Minute mariage

Il y a plusieurs faits incontestés dans la vie: nous allons tous mourir un jour, on devient un vrai adulte le jour où on s’achète un manteau d’hiver chaud et le fait que la préparation d’un mariage, c’est un truc de filles.

J’ai remarqué que chaque fois que j’ai une discussion sur mon mariage, les questions sont toujours inévitablement dirigées vers moi. Même si mon copain est à côté de moi lorsqu’on en parle, même s’il se marie autant que moi et qu’en fait il est aussi impliqué que moi dans le processus. On s’attend à ce que j’aie toutes les réponses et lui, absolument aucune. À part de connaître la date et le lieu, personne ne semble s’attendre à plus de lui. Les stéréotypes insidieux de la fille légèrement névrosée qui rêve de se marier depuis sa tendre enfance et du gars moyen-embarqué dans le projet qui fait ça pour faire plaisir à sa blonde sont plus présents qu’on ne le croirait.

Je vous mentirais si je vous disais que quand ça arrive, mon amoureux interrompt sec la conversation en disant : « Pardon, c’est mon mariage à moi aussi, j’aimerais que tu t’adresses à moi autant qu’à elle. » Bien sûr que non. Nous sommes malgré nous pris avec cette idée, cette impression, que c’est avec les filles qu’on discute de mariage, pas les gars.

Bref, cette situation m’a fait réfléchir. Si on veut vraiment un mariage égalitaire, bien ancré au 21e siècle et dans un monde où les hommes et les femmes sont des partenaires égaux dans les projets qu’ils entreprennent, il va falloir que ça soit égal du début à la fin.

Je vais devoir faire un effort pour l’inclure davantage dans les décisions et dans les discussions, même si tout le monde lui donne constamment l’impression que cet événement ne le concerne pas. Le plus vite je vais l’inclure, le plus vite on va avoir fait le tour de la question et le plus vite on va pouvoir changer de sujets pour parler de trucs qui nous passionnent vraiment, comme les mini-maisons et Brooklyn Nine-Nine.


Concours sur Facebook avec Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Crédit photo: Dans le sac

Pour souligner la Semaine québécoise de Réduction des Déchets, Sortir les poubelles s’associe avec Dans le sac pour faire tirer son fameux ensemble de sacs zéro déchet!

Dans le Sac est le projet de Stéphanie et de Laurie, deux filles pétillantes et engagées qui voulaient créer un sac réutilisable parfait pour aller chercher leur pain. À travers cette idée, elles ont décidé de mettre leur créativité et leur enthousiasme au profit du mouvement zéro déchet. C’est un pari réussi parce que leur petite entreprise a le vent dans les voiles et leurs sacs sont vendus dans de plus en plus de magasins et d’épiceries, en plus de leur plate-forme en ligne! Si on se les arrache comme des petits pains chauds, c’est que ces sacs sont beaux, simples et ont de la classe.

L’ensemble zéro déchet à tirer comprend le classique sac à pain qui peut aussi être utilisé en corbeille sur la table ou pour faire des achats en vrac, le sac à baguettes et les deux formats des nouveaux sacs à vrac. D’ailleurs, leur nouvelle ligne de sacs zéro déchet sera en ligne sur leur site web dès aujourd’hui ou les prochains jours! Tous les sacs sont fabriqués à Montréal et sont faits en coton naturel.

POUR PARTICIPER AU CONCOURS:

  1. Aimez les pages Facebook de Sortir les poubelles et de Dans le Sac
  2. Aimez (« likez ») la publication relative au concours sur la page Facebook de Sortir les poubelles
  3. Écrivez (« taguez ») le nom d’une personne qui pourrait être intéressée par ce concours dans cette publication

Partagez avec vos amis, et suivez Dans le Sac sur Instagram! Le tirage au sort aura lieu VENDREDI PROCHAIN LE 28 OCTOBRE. Pour le Canada seulement. Bonne chance!!!

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

Crédit photo: Marï photographe & rêveuse

// Minute préparatif de mariage

Puisque l’annonce de notre mariage a suscité pas mal d’intérêt et de curiosité de votre part sur les réseaux sociaux, je me suis dit que je vous tiendrais au courant des préparatifs, pour ceux et celles que ça intéresse!

Et là j’ai une histoire à vous raconter! Si vous participez à une conversation avec moi où on jase de mariage, c’est inévitable que je vais vous sortir à un moment donné: “Non mais nous on veut quelque chose de simple.” C’est comme ma ligne de parti. Eh bien cette semaine, j’ai réalisé que c’était faux faux faux et archi faux et que je devais arrêter de vanter à tout bout de champ la simplicité de mon mariage.

Je m’explique au moyen d’un exemple : le choix du traiteur. Nous voulions un super bon traiteur, mais pas juste un super bon traiteur. Nous voulons un traiteur qui comprend nos valeurs environnementales. Nous voulons un buffet complètement végétarien, parce que servir  80 portions de viande, c’est juste pas nous. Nous voulons que les ingrédients proviennent d’un rayon de 100 km et soient en saison. Nous voulons que le service n’occasionne pas de déchet. Nous voulons limiter le gaspillage alimentaire au maximum et pouvoir ramener les restes. Nous voulons du compost et rien à usage unique. ALLO LA SIMPLICITÉ. Ce qui serait simple en fait, ce serait d’engager n’importe quel traiteur, de servir 80 assiettes de poulet ou de bœuf qui viennent de n’importe où et des aliments qui viennent du bout du monde, de servir des assiettes individuelles et de laisser une partie de leur contenu être gaspillée et d’avoir des ustensiles et des serviettes jetables. Remplir des sacs et des sacs de poubelles sans s’en préoccuper, ÇA c’est simple. C’est aussi la norme. Je dirais même plus : je constate que c’est un genre de tradition d’en mettre plein la vue à ses invités en leur offrant une orgie de nourriture, d’abondance et de cochonneries à jeter le soir-même. Car bien sûr, plus le spectacle est gros et extravagant, plus on s’aime…?

Tout ça pour dire que pour ne pas finir dans un mariage qui ne nous ressemble pas, il a fallu mettre des règles. Donc non, notre mariage n’est pas simple parce qu’on a un tas de valeurs qu’on ne mettra pas de côté. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en train de nous monter une équipe qui a la même vision que nous et pleins d’idées! D’ailleurs, nous avons trouvé LE traiteur qui remplit tous nos critères. Nous avons longuement discuté avec lui du gaspillage alimentaire et du gaspillage de ressources lors des mariages. C’est avec bonheur qu’il nous a dit qu’il était très excité à l’idée de cuisiner pour notre mariage atypique. Tout le monde est ravi donc, et la question de la nourriture est réglée.

C’est excitant! Je vous tiens au courant pour la suite xxxx


Voyage zéro déchet à Boston

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Salut tout le monde!

Il y a deux fins de semaine, je suis allée visiter Boston avec ma maman. Elle avait une conférence là-bas et m’a gentiment invitée à squatter sa chambre d’hôtel le temps d’une fin de semaine. J’ai, vous comprendrez, sauté sur l’occasion de me faire gâter par ma mère et de marcher de long en large à travers une ville splendide et grano à souhait.

D’ailleurs, merci pour vos suggestions écolos à Boston! Grâce à vous, j’ai découvert le resto végétalien et thaïlandais My Thai, le casse-croûte végétalien Clover et le restaurant de cuisine saisonnière et locale Townsman. Je ne suis pas végétalienne, mais lorsque je voyage j’essaie de manger dans ce genre d’endroits. La nourriture y est habituellement plus fraîche et plus santé, et chaque repas de viande de moins est bon pour la planète 😉

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Pour ce voyage, je suis partie avec mon kit de voyage zéro déchet, c’est-à-dire un thermos pour le café, un pot Masson (que j’utilise comme bouteille d’eau), une fourchette et une cuillère, une serviette en tissu et un petit sac en tissu (pour quand je vois des bonbons en vrac!).

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Même s’il n’y avait pas eu autant de cafés organiques et de restaurants végétariens, j’aurais adoré Boston. C’est vraiment une ville magnifique, vivante et intéressante dans laquelle il est agréable de déambuler. Je ne connaissais pas beaucoup l’histoire des États-Unis avant ma visite, ainsi au fil d’une marche historique à travers la ville j’ai découvert de vieilles églises dans lesquelles ont été prononcés les premiers discours abolitionnistes et des bâtiments clés de la révolution américaine. Petite parenthèse pour pleurer sur le fait que les parlementaires américains semblaient plus ouverts et progressistes en 1776 qu’aujourd’hui. Fin de la parenthèse.

Ainsi donc cette publication sera surtout une publication de photos qui devraient vous donner le goût d’aller à Boston ou une furieuse envie de manger des légumes.

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Bonne journée,

Charlotte xxxxx

 


Snacks et collations zéro déchet

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Salut tout le monde!

J’ai oublié de vous dire vendredi que j’étais désolée du silence radio du mois d’août! Je me suis organisée un voyage dernière minute au Pérou et c’était fou. D’ailleurs, si vous ne me suivez pas encore sur Instagram, suivez-moi! Quand j’ai moins le temps de bloguer, c’est là que ça se passe.

Aujourd’hui, je veux vous jaser de collations et contributions alimentaires zéro déchet lors de certains événements. Habituellement, le réflexe lorsqu’on participe à un pique-nique, un 5 à 7 ou un autre événement social auquel on est invité à contribuer, c’est d’aller acheter un ou deux bons sacs de chips et une bouteille de Coke à l’épicerie. Ou des crackers, du pain, du fromage ou des trempettes. J’ai fait ça de très nombreuses fois et j’avoue que le combo légumes-trempettes m’a souvent sauvé la vie. Maintenant que je vis un mode de vie zéro déchet, j’ai développé des trucs pour éviter les virées 15-minutes-avant-l’événement à l’épicerie, et la quantité monstre de déchets qui s’en suit.

Là je ne vous parle pas de faire mes propres chips. Vous avez été nombreux/ses à me le suggérer et à me donner des recettes, mais je suis BEAUCOUP TROP PARESSEUSE. À vous qui faites vos propres chips, vous êtes des champions et je vous lève mon chapeau!

Donc pour collationner zéro déchet, il faut s’organiser un peu. Apprendre à s’organiser un peu, c’est un peu le slogan non officiel du zéro déchet. Voici certaines de mes idées. Sentez-vous bien à l’aise d’en ajouter!

  1. Le vrac

Il y a beaucoup d’aliments qu’on peut trouver en vrac qui sont parfaits pour les potlucks! Je pense par exemple aux différentes noix assaisonnées et aux fruits confits. Un truc : on s’en achète une bonne portion lors de notre prochaine virée dans notre magasin de vrac préféré et on les cache dans la penderie. La prochaine fois qu’on a un événement, on se rappelle qu’on a caché des noix ou des fruits confits et que donc on est prêt! De rien pour le truc.

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  1. Le contenant à remplir

Bon tout ce qui peut être acheté dans des magasins ou dans des restaurants et mis dans des boîtes jetables peut habituellement être mis dans votre propre contenant. Timbits, pâtisseries, cupcakes, pizzas : la seule limite est votre imagination (et votre courage). Pour un rappel de la marche à suivre pour la nourriture à emporter dans ses propres contenants (demander-sourire-répéter-sourire-insister-remercier à profusion), retourner lire mon article sur le Take out zéro déchet!

  1. La congélation

Congeler, c’est la vie. Maintenant, dès que je fais des pains, des muffins ou des biscuits, je double la recette et j’en congèle la moitié. Ça fait en sorte que j’ai souvent un pain ou un gâteau maison que je peux sortir pour les occasions.

  1. Les fruits et légumes frais

Un melon d’eau, un cantaloup ou un melon miel coupés en morceaux sont toujours de bonnes options pour les pique-niques. On peut aussi penser aux fraises, aux raisins, aux bleuets, aux quartiers d’orange et pommes. Facile et santé.

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  1. Les snacks faciles à faire

Moi j’avoue être du genre à vouloir cuisiner mes petits plats à partager, surtout quand je suis invitée chez les autres. Je vais sur Google pour m’inspirer et je cherche des recettes de snacks pas trop salissants qui peuvent se manger avec les doigts. Je me demande tout le temps si les gens vont avoir les mains dégueux après ou si mon plat va être plein de bave. Ne pas sous-estimer ces éléments. Par exemple, c’est niaiseux mais du popcorn (grains achetés en vrac), c’est toujours un hit. J’ai aussi fait des pois chiches épicés, des boules d’énergie aux noix et aux dattes, des barres granola et des biscuits.

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Voilà! J’espère que ça aide! En vous souhaitant encore tout pleins de beaux pique-niques ensoleillés (parce que oui, le froid va revenir),

Charlotte xxxx

//Merci pour vos bons voeux pour notre mariage! On est super excités, et on est content de voir que vous aussi! Je vais vous tenir au courant alors!


Une annonce

Membres de la communauté Sortir les poubelles, nous avons quelque chose à vous annoncer: nous allons nous marier!! Ouiiiii! En fait c’est comme l’équipe complète de Sortir les poubelles qui se marie ensemble haha!

Ça va être petit et cutie, grano, champêtre-chic, simple, végé, non traditionnel, écologique, engagé et le plus zéro déchet possible. Bref ça va être nous, et ça va être fou! Instagram, Facebook, Sortir les poubelles, vous êtes juste pas prêts.

Sans vouloir vous spammer de mes péripéties de future mariée, j’ai hâte de vous raconter comment nous naviguerons à travers les préparatifs jusqu’au mariage. À travers toutes les ressources qui veulent que nous consommions-consommions-consommions, les traditions patriarcales et les choses-que-tu-dois-absolument-avoir-ou-faire-à-ton-mariage-sinon-beurk, ça semble être facile de perdre le cap. Heureusement, j’ai un gars bien solide les deux pieds sur terre qui n’a pas l’intention de m’aider à bricoler des centres de table ou des banderoles inutiles, et qui va me rappeler tout au long qu’on se marie parce qu’on s’aime (et parce qu’on aime faire le party). Et peut-être aussi pour montrer qu’on peut créer un événement de ce genre de façon hyper écologique? Suivez-moi sur Instagram pour ne rien manquer, et écrivez-moi si vous avez des suggestions! Bon vendredi tout le monde xxxxxx

savethedate


Baume à lèvres

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Salut tout le monde!

Tout d’abord, avez-vous vu nos belles petites tronches dans La Presse Plus du 1er août dernier? Il y avait un spécial sur les blogues zéro déchet du Québec et Sortir les poubelles était dedans yep yep! Tout comme Tranches de Pimous, le Blog à Jule et Tendance Radis, de beaux blogues que je vous encourage à découvrir. Dans son reportage, la journaliste a choisi de partager ma recette de beurre corporel et elle semble avoir beaucoup plu à mes nouveaux lecteurs.

C’est dans cette lancée de « fait maison » que j’ai décidé de vous partager ma recette de baume à lèvres. J’ai fait cette recette pour la première fois il y a un bout déjà et je l’ai faite et refaite à plusieurs reprises depuis. La première fois, j’étais encore nouvelle dans le merveilleux monde du DIY (« Do it yourself »). Je venais de découvrir que les produits de beauté contenaient des dérivés du pétrole et des produits cancérigènes. Je venais aussi de découvrir que je pouvais faire des produits de beauté avec des trucs dans mon frigo (Œufs! Avocat! Banane! Yogourt! Avoine!) Bref je CA-PO-TAIS.

J’ai commencé par me chercher une recette simple. J’ai essayé la recette de baume pour les lèvres de Wellness Mama, je l’ai adaptée et je vous la propose aujourd’hui. Facile à réaliser, c’est un beau petit projet de fait maison qui ne foutra pas tout en l’air dans votre cuisine, et ça on aime ça.

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Puisqu’on est zéro déchet, on essaie de se procurer les ingrédients en vrac. Ils sont disponibles au Noblessence (ils offrent en vrac si on le demande), chez Coop Coco à Montréal et dans beaucoup d’autres endroits donc il faut fouiller ! Pour les petits contenants, comme vous pouvez voir j’ai collecté des tubes finis à gauche et à droite pendant quelques temps et je les ai nettoyés pour pouvoir les re-remplir avec mon mélange maison. C’est-tu pas du beau zéro déchet ça ?!

Il vous faudra les trois ingrédients suivants : du beurre de mangue (ou du beurre de karité), de l’huile de noix de coco et de la cire d’abeille. La recette initiale proposait du beurre de karité au lieu du beurre de mangue, mais perso je n’aime pas l’odeur du beurre de karité alors j’utilise un substitut qui marche très bien. On peut ajouter quelques gouttes d’une huile essentielle « comestible » ainsi que quelques gouttes de vitamine E pour davantage d’hydratation, mais c’est facultatif.

Les ingrédients (pour 10 à 12 tubes):

  • 2 cuillères à table de cire d’abeille (vous pouvez en ajouter un peu plus si vous voulez un baume plus solide, mais habituellement cette quantité est correcte)
  • 2 cuillères à table de beurre de mangue ou de beurre de karité
  • 2 cuillères à table d’huile de noix de coco
  • 20 à 30 gouttes d’huile essentielle « comestible » (menthe, orange, cannelle, etc.) (facultatif)
  • 3 à 4 gouttes de vitamine E (facultatif)

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Pour préparer le baume, on fait fondre les trois premiers ingrédients ensemble dans un bain-marie. Si on n’a pas de bain-marie, on peut faire chauffer de l’eau dans une casserole et déposer un plat de verre ou de métal au-dessus ou dedans et ça marche très bien. L’important, c’est que la source de chaleur ne soit pas directement en contact avec le mélange. On fait fondre tranquillement pendant 5 à 10 minutes à feu doux en brassant à l’occasion.

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Lorsque le mélange est homogène, on retire la casserole du feu. On ajoute ensuite les gouttes d’huile essentielle et les gouttes de vitamine E. On brasse. Là il faut procéder relativement rapidement pour que le mélange n’ait pas le temps de durcir et remplir doucement les contenants de baumes à lèvres. On laisse ensuite les baumes durcir à température de la pièce ou au frigo si on veut que ça aille plus vite. Voilà c’est fait !

Bonne chance avec ce projet !

Charlotte xxxx

 


Au-delà des pesticides : Le bio en 6 points

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Salut tout le monde! Je me permets aujourd’hui de m’écarter légèrement de ma ligne éditoriale zéro déchet pour parler d’un sujet que mes études m’ont permis d’approfondir, j’ai nommé le bio. Car oui, les mercredis soirs, été comme automne, j’embarque sur mon vélo pour aller chercher mon panier bio en vrai hippie grano-chic que je suis.

Depuis que j’étudie en agronomie, j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de réfléchir à ma position sur l’agriculture biologique. J’ai découvert que le débat autour du biologique se résume souvent à cette question : Est-ce que ça vaut la peine de manger biologique pour consommer moins de pesticides, ou non? Il existe des études scientifiques allant dans tous les sens sur la question des traces de pesticides sur les fruits et légumes, et c’est pour ça que certains diront que ça vaut la peine, d’autres non. Je trouve dommage que souvent le débat s’arrête là. On choisit de manger bio pour beaucoup d’autres raisons, et laissez-moi utiliser la petite expérience que j’ai acquise en agriculture pour vous expliquer les autres avantages du bio, en 6 points.

  1. La santé de nos sols et de notre environnement

Je crois sincèrement que la majorité des agriculteurs aimeraient que leur pratique soit le moins dommageable possible pour l’environnement. Malheureusement, la compétition avec les fruits et légumes californiens et mexicains bons marchés pousse les agriculteurs à utiliser les produits qui leur permettront d’avoir rapidement les meilleurs rendements possibles. Il y a aussi les consommateurs qui veulent des aliments parfaits parfaits, forçant les agriculteurs à appliquer doses de pesticides après doses de pesticides pour contrôler les ravageurs. L’agriculture biologique permet aux agriculteurs de se libérer du cercle vicieux des pesticides. Ce faisant, ils développent des techniques qui sont plus respectueuses de l’environnement. Ce n’est pas facile et ça demande du temps, des efforts et de la créativité et c’est génial parce que les consommateurs acceptent de payer une prime pour ces aliments.

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  1. Ramener l’agriculture ici

Encore une fois, c’est une question de valeurs. Plusieurs personnes pensent qu’il serait mieux de faire pousser notre nourriture en Chine et au Mexique, où les coûts de production sont moins élevés. Ces produits sont moins chers, et la facture d’épicerie des consommateurs serait moins élevée.

Personnellement, je pense que nous devrions avoir des fermes et de l’agriculture dans notre pays, même si ça coûte plus cher aux consommateurs et aux contribuables qu’importer notre nourriture. Parce que les agriculteurs s’occupent bien de nos terres, parce que notre histoire agricole fait partie de notre histoire et parce que nos régions agricoles méritent d’être gardées vivantes. Est-ce que manger local coûte plus cher? Oui, parce que les travailleurs agricoles sont payés au salaire minimum, qu’ils ont des congés et de l’assurance-maladie et parce que nos réglementations environnementales sont parmi les plus exigeantes au monde. Puisqu’il y a engouement pour le bio et que beaucoup de jeunes aspirent à retourner en région pour partir des fermes bios, une des façons de ramener l’agriculture ici c’est d’acheter local et bio.

  1. Le retour à un mode de vie plus sain pour les agriculteurs

Je pense que les agriculteurs, qui travaillent très fort, devraient bien vivre de leur métier. Dans les faits, les agriculteurs vivent souvent des vies stressantes avec d’importantes pressions financières. Ils sont à la merci des conditions climatiques et des prix du marché. D’ailleurs, on s’en rend compte quand on voit que souvent la relève agricole n’est pas au rendez-vous (on est pas mal tous d’accord que c’est une vie qui semble beaucoup plus difficile et exigeante qu’une vie de bureau de 9 à 5). Avec l’agriculture bio, c’est différent. Il y a une discussion entre les consommateurs et les producteurs. Le producteur explique ce que ça lui coûte de produire ses aliments. Le consommateur lui répond qu’il veut payer un prix raisonnable, mais qu’il est prêt à payer une prime pour des bons produits. Et c’est au fil de cette conversation que le prix est fixé. Ce n’est pas la bourse, ni le prix des engrais chimiques, ni le prix du pétrole, ni la valeur en bourse des compagnies agrochimiques qui dictent le prix. La vraie indépendance, c’est ça.

  1. La santé de nos agriculteurs

Bien que les pesticides ne soient pas dangereusement présents sur nos fruits et nos légumes lorsque nous les achetons, ils sont tout de même présents dans l’air et l’eau dans nos régions agricoles. Les agriculteurs qui appliquent les pesticides y sont exposés, malgré les précautions qu’ils prennent. Les fertilisants et les pesticides s’infiltrent dans les sols et les nappes phréatiques, si bien que les sources d’eau potables de nos belles campagnes sont souvent contaminées. Ceux qui en souffrent, ou disons ceux qui risquent d’en souffrir, sont les mêmes qui travaillent si forts à nous nourrir. C’est pas juste ça, non?!

Sortir les poubelles

  1. Le début d’une réflexion

Les aliments ne sont pas un bien de consommation comme les autres. On peut vivre sans meuble, sans linge, sans électronique mais on ne peut pas vivre plus de trois jours sans nourriture. Ce n’est pas normal de chercher à payer le moins cher possible pour sa nourriture. Ce n’est pas normal de faire son épicerie à la même place où on achète des télés et des meubles. Il y a des gens et des compagnies qui travaillent très fort pour nous faire oublier que derrière chaque fruit et chaque légume il y a un sol, une source d’eau et des gens. Je pense qu’on ne peut pas les laisser nous faire oublier tout le travail nécessaire à faire pousser de la bonne nourriture. Lorsqu’on leur laisse ce pouvoir, on devient déconnecté et on leur laisse le contrôle de nos terres et de notre santé.

J’ai eu la chance d’être élevée dans une famille où il n’y a jamais eu de compromis sur la qualité de la nourriture. En vieillissant, j’ai réalisé que trop de personnes consomment de la nourriture comme des produits, en cherchant à payer le moins cher possible. Payer le moins cher possible pour de la nourriture, vraiment? Quand est-ce que c’est devenu une valeur collective ça!?

  1. Les légumes biologiques sont à peu près un million de fois meilleurs au goût que les légumes du Cotsco

Sans blague. La perspective d’une salade pour souper ne vous excite pas plus qu’il faut, ou vous avez de la difficulté à faire manger des légumes à vos enfants? Demandez-vous si c’est peut-être parce qu’objectivement, vos légumes goûtent fades. Ou l’eau, ou amer, ou le contenu du sac de la tondeuse. Je pense qu’honnêtement, on aurait moins de problèmes de santé et de poids si nos légumes goûtaient toujours aussi bons que les légumes de notre jardin.

Dans un monde où bien souvent on se sent impuissant face à la dégradation des milieux naturels et autres drames écologiques, savoir que je vis davantage enlignée sur mes valeurs en achetant mon panier bio m’amène un bonheur énorme. Je vous préviens par contre : si vous commencez à manger des légumes frais et bios, vous risquez d’avoir de la misère à retourner aux légumes moches pas mûrs du Mexique. Vous aurez été prévenus.

Bonne journée tout le monde,

Charlotte xxxx

P.S. Le site Web d’Équiterre te permettra de trouver un fermier bio qui livre près de chez toi 😉


J’ai assez de linge.

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Parlons linge. Parlons de la quantité gênante de linge que la majorité d’entre nous possède. Là je ne veux pas que les garçons qui me lisent se disent que cet article ne les concerne pas. Cet article ne parle pas de mode, mais de choses. Et je sais que vous en avez aussi, des tiroirs pleins et des piles de t-shirts.

J’ai longtemps cru que la façon écologique de s’habiller consistait à devenir un/une pro des friperies. J’en ai fait beaucoup, mais j’ai de la misère. Comme beaucoup, je suis coquette, j’aime le beau linge, je suis quand même les tendances et j’aime être bien habillée. J’ai SOUVENT envie de nouveau linge. Pas qu’il n’y ait pas de belles choses dans les friperies, mais on s’entend qu’on n’est pas dans le chic. Est-ce que c’est même possible d’être écolo et… bien habillée? Suis-je trop… superficielle? Peut-être, mais je n’y peux rien; la perspective d’une vie dans du linge de friperie usagé et jamais tout à fait à ma taille me déprime.

C’est à force d’arpenter les friperies que je me suis rendue compte que c’était plutôt l’idée même d’avoir besoin de nouvelles choses que je devais remettre en question. Ce dont j’avais besoin, c’était d’apprendre à me contrôler. À mon humble avis, je crois qu’on peut être bien habillé et écolo. Suffit juste de penser à quelques trucs et de se demander… de combien de vêtements ai-je vraiment besoin?

J’ai récemment vécu plusieurs mois avec 5 t-shirts. C’est extrême, mais c’est vrai que c’est possible et j’ai survécu. Je ne dis pas que je veux continuer de vivre avec 5 morceaux, mais ça m’a fait réaliser que j’avais assez de linge en ce moment dans ma garde-robe à Montréal. Quand tu peux passer trois semaines sans jamais reporter les mêmes choses, tu as assez de linge.

Se sentir obligée de renouveler continuellement sa garde-robe est presqu’aussi absurde que de ne pas être capable de trouver, jamais, des vêtements fabriqués par des gens travaillant dans des conditions décentes. Comme le rappelait la merveilleuse Mélissa de La Fontaine dans un article récent, les vêtements qu’on achète sont fabriqués par des femmes… et des enfants… Ouch mon cœur que je m’arrête pour y penser. Me semble qu’il n’y a rien qui vaut que quelqu’un travaille dans des conditions terribles… non? On cherche le café et le cacao bio et équitable, pourtant pour le linge, l’offre n’est pas là. Et la demande non plus. Je ne veux pas être ultra-déprimante, mais n’oublions pas aussi que plusieurs aspects de la production des vêtements, de la production du coton aux teintures chimiques qui finissent dans les cours d’eau, sont très polluants. Il faut donc revoir notre relation avec l’achat de linge.

Des vêtements pleins… de plastique?

Quand on pense pollution par le plastique, on pense bouteilles d’eau et emballages d’aliments. En fait, il semblerait que le vrai problème du plastique dans la nature et dans l’océan serait l’œuvre de choses bien plus petites; les nanoparticules de plastique. Ce type de plastique, invisible à l’œil nu, est très souvent camouflé dans nos vêtements. On connaît le problème des microbilles de plastique (dans les produits cosmétiques entre autres), mais ici on parle de particules souvent invisibles à l’oeil nu ou même de la taille d’une cellule humaine!

Avez-vous déjà remarqué que vos vêtements deviennent plus raides, moins soyeux et moins lustrés après quelques lavages? Le réflexe, c’est d’accuser notre laveuse et son option cycle délicat ou nous-mêmes de ne pas laver notre linge à la main (rien d’autre à faire, tsé). La vérité, c’est que notre linge est conçu pour devenir raide grâce aux microfibres de plastique. Les microfibres de polyester, de nylon et d’acrylique sont insérées à même les tissus et quittent notre linge lors du lavage. On estime que jusqu’à 1900 microfibres de plastique peuvent quitter un morceau de linge à chaque lavage. Multiplions cela par le nombre de vêtements par brassée, par le nombre de brassées, par le nombre de maisons… Jusqu’à ce que notre linge, surtout les morceaux de mauvaise qualité, soit raide, raide, raide. Ce sont des millions de microfibres qui se retrouvent dans les écosystèmes marins chaque année. Comme les petits morceaux de plastique, ces derniers sont ingérés par les animaux aquatiques et s’accumulent dans leurs corps au sein même de leurs tissus causant une panoplie de problèmes. Devons-nous comprendre que si elles s’accumulent au sein de leurs tissus, elles s’accumulent au sein des nôtres lorsque nous mangeons du poisson? Il y a peu d’études sur le sujet (c’est d’ailleurs un gros problème), mais tout porte à croire que oui.

Maintenant que je sais ça, me semble que je le vois. Quand je touche un tissu au magasin et que je vois que c’est très doux, je sais que c’est trop beau pour être vrai, que ça doit être l’effet du plastique. Surtout quand c’est 17.99$.

Qu’est-ce qu’on peut faire alors, dans ce tourbillon de mode et de consommation, pour s’habiller cute sans se sentir coupable?

Tout d’abord, on peut, s’il vous plaît, arrêter d’acheter du linge de mauvaise qualité. Réalisons collectivement que c’est à coup de 17.99$ qu’on dépense des centaines de dollars pour des vêtements chaque année. On doit essayer d’acheter des morceaux de meilleure qualité et robustes, et tenter le plus possible de privilégier les fibres naturelles comme le coton biologique, la laine et le lin.

On peut également acheter usagé! Je sais que j’ai commencé cet article en vous donnant tout sauf le goût d’aller dans une friperie, mais c’est vraiment pratique des fois! J’y ai trouvé des chandails, un jeans, un manteau… Si j’avais des enfants, je n’irais que là pour eux. En plus, on peut se dire que si les vêtements sont encore beaux dans les friperies, ils risquent de rester beaux pour encore beaucoup de lavages. Aussi, on contribue à faire rouler le marché d’occasion où les ressources ont déjà été exploitées et si en plus on peut soutenir des organismes comme Renaissance, ça vaut le coup.

Finalement, on peut réaliser, comme moi, qu’on a bien assez de vêtements. Malgré ce sentiment de manque qu’on ressent, qui n’est pas le reflet de la réalité. Je terminerai là-dessus en vous invitant à aller jeter un coup au Guide du vêtement responsable d’Équiterre!

Juillet sans plastique, version 2.0

http://www.gosfordest-p.schools.nsw.edu.au/news/plastic-free-july

Parlant de plastique, êtes-vous prêt pour le défi Juillet sans plastique?!? L’an dernier, vous avez été nombreux à me suivre dans ce défi, qui consiste à éviter le plastique à usage unique pendant le mois de juillet. On fait ça pour se rendre compte de l’omniprésence du plastique dans notre quotidien, pour adopter de nouvelles habitudes meilleures pour l’environnement et pour se lancer un défi personnel! Je vous ai raconté mes défis, mon camping zéro déchet et je vous ai montré mon plastique du mois. On refait ça cette année, mais en mieux! Si l’initiative vous intéresse, je vous invite fortement à lire mon article là-dessus, ainsi qu’à vous inscrire sur le site de l’initiative pour trouver des trucs et des conseils!

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Bonne journée et bonne chance à tout le monde qui commence le défi vendredi! Go GOOO!

Charlotte xxxx

 


Retour du Panama et à la vie normale

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Salut tout le monde !

Si vous me suivez sur Instagram ou Facebook, vous savez que je suis revenue au pays depuis trois semaines déjà. Je me suis faite discrète au début pour mieux gérer le choc de retour intense que j’ai vécu.

Là, honnêtement, je rembarque dans ma vie et dans mes habitudes petit à petit. J’ai encore des sacs à défaire, des trucs à laver, de la boue partout sur mes affaires… J’ai l’impression que je suis revenue, mais seulement à moitié. Je ne m’identifiais pas à ma vie là-bas, mais je ne me ré-identifie pas tout à fait à ma vie ici.

Je suis sous le choc de voir à quel point le temps passe vite ici et à quel point les gens sont pressés de faire les choses et de passer à autre chose. Je m’ennuie de mes amis du Panama, de la chaleur, de la jungle et d’être dehors. Je m’ennuie de n’avoir qu’une chose à penser à la fois et de ne pas avoir à faire de listes.

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Un petit bilan de mon séjour qui s’impose

Vivre au Panama dans le fond, ça aura été comme revenir à l’autre extrême côté déchet. Tous les produits frais étaient emballés dans du plastique et individuellement. C’était impossible de vivre en fonction de mes convictions tout en restant en santé ou saine d’esprit. Alors j’ai lâché prise… temporairement.

Puis, j’ai eu des moments d’intense consommatrice là-bas. Loin chez moi et toujours dans ma valise, j’avais l’impression de ne plus avoir de repères. Je suis retombée dans certaines vieilles habitudes de consommatrice pour du bonheur rapide. Je me suis achetée des choses et des vêtements qui me rappelaient la vie à Montréal et qui comblaient le vide temporairement. Et j’ai commencé à avoir hâte de rentrer à Montréal pour pouvoir m’acheter plein de choses. Je sais ! Pas cool ! C’était bizarre de repenser comme ça. Là je suis rentrée et vous serez heureux d’apprendre que j’ai pété ma bulle de consommation en réintégrant ma vie, tout naturellement.

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L’apprentissage le plus important au Panama fut le suivant : quand tu ne peux pas éviter de polluer ou de faire des déchets, tu ne peux pas éviter de polluer. Ça peut arriver dans certains moments ou à certains endroits. Mais quand tu peux éviter de polluer, tu as un peu le devoir d’essayer d’éviter de le faire. Il y a des gens qui vivent dans des endroits où ils n’ont pas le choix de polluer. Pas le choix. Je pense aux gens qui doivent acheter l’eau potable dans des sacs de plastique. Au Panama, la majorité des produits sont importés, alors on fait son possible, mais on ne s’en sort pas côté emballage et plastique. Maintenant pour moi le Canada est devenu une terre de choix et d’options ! On est vraiment chanceux de vivre ici. Vraiment chanceux.

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Moment fort, et maintenant

Je veux vous raconter un de mes moments forts du voyage, le genre qui te reste dans la tête longtemps. Ce fut lors d’une de mes entrevues avec un agriculteur du Panama. J’effectuais un projet de recherche où nous documentions la sécheresse épouvantable qui sévit depuis 2 ans au centre et au nord du pays. Nous parlions du climat changeant qui rend la vie difficile, et il m’a dit, en me regardant droit dans les yeux : « Le problème, c’est que les gens riches du Nord, ils s’en foutent des pauvres. » Simple, direct et cru. Et il n’a rien ajouté. Je suis restée là, bouche bée, à le fixer parce que je n’avais rien à dire pour contrer cet argument. C’est vrai dans le fond. C’est vrai qu’on s’en fout. Ou du moins on pense très rarement à eux. Je ne pouvais même pas lui dire qu’on prenait les choses en main côté climat, parce qu’aux dernières nouvelles on veut toujours le passer le c**** de pipeline Énergie Est.

Sortir les poubelles

Là, je ne veux plus oublier de m’en préoccuper et de penser à eux, parce que j’ai l’impression de les connaître. Et ce sera à coups de petits et de plus gros changements. Zéro déchet, panier bio local, activisme pour le climat et bénévolat pour verdir mon quartier sont au programme cet été ! Et aussi profiter d’une bonne dose de terrasses et de BBQ, pour me rappeler à quel point c’est incroyable de vivre ici.

À bientôt,

Charlotte xxxx